Les responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ont fermement condamné les violences exercées récemment sur leurs militants et sur d’autres opposants au 3ème mandat à Kankan et Kouroussa. Profitant de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 4 mai 2019, cette formation politique a dit qu’elle ne se laissera pas faire face à de tels agissements, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La semaine qui s’achève a été marquée à Kankan et Kouroussa par une agression des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) par des militants du RPG, le parti au pouvoir. Selon nos informations, ils ont été violentés et empêchés de manifester par les promoteurs du troisième mandat.

S’exprimant sur ce sujet, Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, a dénoncé cet état de fait tout en invitant ses partisans à résister. « Nos militants, avec les éléments du Front National de la Défense de la Constitution, ont été victimes d’agressions barbares, de violence, d’arbitraire. Notre siège a été agressé, des loubards sont venus détruire des biens dans notre siège. Pourquoi ? Parce que nous nous opposons à toute modification de la Constitution. Lorsqu’il s’agit du pouvoir et de la mouvance, les manifestations pour le changement de la Constitution sont accompagnées, soutenues et même financées par l’argent public. Lorsqu’il s’agit de dire que cela est mauvais, on envoi des loubards, des forces de l’ordre pour violenter les manifestants alors qu’ils sont dans leur droit. C’est important de résister à ces intimidations. La liberté d’expression est un droit constitutionnel, la défense de la Constitution est un droit. Nous n’allons pas du tout céder, parce que nous sommes dans le sens de la justice, dans le sens du droit », a-t-il dit.

En ce qui concerne le respect de la liberté d’expression en Guinée, Mohamed Kaba soutient que notre pays a encore régressé dans le classement annuel de Reporters Sans Frontières. « J’ai entendu beaucoup de propos par rapport au classement de la Guinée par Reporters Sans Frontières. Mais, lorsque des journalistes sont molestés ; ça a été le cas à Kankan, ça a été le cas Conakry ici et c’est encore le cas, lorsque les journalistes sont inquiétés parce qu’ils font leur métier, parce qu’ils ont le droit de dire ce qui n’est pas bon, on dit non, il y a des pays qui font pire, mais ils ne sont pas mieux classés que nous. Le problème n’est pas là. Le problème est qu’il y a des principes, il y a des lois et il faut que nous respections ces lois. C’est ce qui est important. Et lorsqu’il n’y a pas une liberté d’expression, on ne peut pas avoir une véritable démocratie », soutient le coordinateur administratif du PADES.

Pour finir, Mohamed Kaba a réitéré l’engagement du PADES et du FNDC à continuer le combat malgré toutes les tentatives d’intimidation. « Le PADES est à l’avant-garde de ce combat, le PADES va se battre pour la démocratie en Guinée. Ça a commencé. Nous allons nous lever avec toutes les autres forces pour agir dans ce sens. Et nous disons ici solennellement que nous ne serons pas inquiétés, nous ne serons pas intimidés par quelques manœuvres que ce soit », a-t-il martelé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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