La situation administrative des près de 800 contractuels d’Etat chargés de cours dans les établissements scolaires du public des préfectures de Labé, Mali, Lélouma et Koubia reste confuse auprès du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation qui, apparemment, refusent de payer les primes d’encouragement, pour avoir accepté d’enseigner pendant les 3 mois de la grève générale organisée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pendant la crise, un rapport confidentiel redigé par une main jusque-là invisible a expliqué aux autorités nationales de l’éducation que la grève générale provoquée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigée par le camarade Aboubacar Soumah a bel et bien été suivie dans la Région Administrative de Labé, exceptée la préfecture de Tougué.

En réaction, à la reprise des cours, ce sont seulement les contractuels de Tougué qui ont reçu leurs primes d’encouragement et une promesse ferme d’intégration à la Fonction Publique. Depuis leurs collègues des préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma cherchent à apporter les preuves qu’ils ont, eux-aussi, donné des cours pour boycotter la grève déclenchée par le SLECG.

Malgré toute la documentation fournie par chaque contractuel concerné, rien n’a changé. Jusqu’à présent personne n’a rien reçu de personne comme primes de prestations, conformément aux promesses faites au début de la grève par le gouvernement qui voulait à tout prix étouffer dans l’œuf les revendications formulées par les enseignants affiliés au SLECG du camarade Aboubacar Soumah.

Pire ! Dans le cadre de la constitution des dossiers pour l’intégration à la Fonction Publique, le coordinateur national des contractuels d’Etat de Guinée, Alseyni Mabinty Camara s’est rendu dans la région pour un recensement des enseignants concernés et un contrôle de la conformité des dossiers fournis par les intéressés. Au cours de cette opération, chaque contractuel d’Etat en poste dans la Région Administrative (RA) de Labé aurait donné, en plus de son dossier, la modique somme de 10.000 francs guinéens soit un montant global estimé à plus de 8 millions de francs guinéens collectés par cette mission de la coordination nationale.

Or, jusqu’à présent, dans les communications officielles, le coordinateur national, Alseyni Mabinty Camara n’a pas encore intégré les données de la région dans les statistiques globales.

Il parle souvent de « 7430 contractuels d’Etat au niveau national et la liste de Labé.»

Plusieurs chargés de cours de la région de Labé qui sont concernés par cette situation se demandent pourquoi jusqu’à présent la région est stigmatisée de la sorte alors que les preuves ont été apportées que les cours ont été effectivement donnés dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma au même titre que la préfecture de Tougué. Pourquoi a-t-on réellement dissocié Tougué des autres préfectures de la région ?

Pour en savoir plus, Guineematin.com est entré en contact avec Alseyni Mabinty Camara dans l’après-midi de ce dimanche, 05 mai 2019. L’intéressé a préféré donner le téléphone à une dame qui était à côté : « actuellement, il n’y a pas de problème. Nous sommes en train de travailler sur le fichier de Labé. Au moment où vous m’appelez, je suis avec la chargée de la communication de Labé. Vous pouvez même la prendre pour que vous puissiez échanger. Elle est mieux placée pour vous donner des informations sur le cas de Labé » a-t-il coupé court.

Et au bout du fil, la dame se présente comme étant « Mme Oumou Bobo Diallo. Déjà, c’est 2 volets. D’abord, lorsqu’on a donné les primes, la coordination est partie en fonction de ça. C’est lorsque la coordination s’est rendue à Labé qu’elle a constaté que Labé a effectivement enseigné. La mission était déjà passée dans les préfectures où la prime a été donnée. Maintenant, nous sommes en train de traiter le fichier de Labé. Labé ne sera pas portée sur la première liste des 7430 contractuels. Mais, toute la région sera prise en compte, parce qu’on a montré les preuves de Labé a enseigné » a-t-elle rassuré.

Il semble que les 4 préfectures de la région de Labé étaient dans la même situation que Boké et Dinguiraye. Mais, en croire madame Oumou Bobo Diallo il y a plus de peur que de mal.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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