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Accusé d’avoir tué un enfant d’environ 7 ans à Lansanayah Barrage, Elhadj Mamoudou Barry a comparu hier, mardi 07 mai 2019, devant le tribunal criminel de Mafanco. A la barre, l’accusé a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés, expliquant avoir égorgé la victime à l’aide d’un couteau, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le 04 mars 2018, un crime odieux s’est produit au quartier Lansanayah Barrage, dans la commune de Matoto. Gono Emmanuel Yomalo alias « Junior », âgé d’environ 7 ans, a été égorgé dans cette localité. Arrêté après cet acte dont il est accusé d’être l’auteur, Elhadj Mamoudou Barry a été renvoyé ce mardi, 07 mai 2019 devant le tribunal criminel de Mafanco pour s’expliquer sur ce qui lui est reproché. Et, l’accusé a reconnu sans détour être l’auteur de ce crime.

« Je reconnais l’avoir tué, je l’ai égorgé à l’aide d’un couteau. J’ai trouvé le petit dans notre concession avec un couteau. Il m’insultait beaucoup, il insultait mes parents et mes tontons et il aimait se moquer des gens. Il voulait me poignarder avec le couteau qu’il tenait en main. C’est pourquoi moi aussi je l’ai égorgé », a reconnu l’accusé à la barre.

Après cet aveu de l’accusé, la procureure Joséphine Loly Tenkiano va poser cette question à Elhadj Mamoudou Barry : « vous avez des petits frères à la maison qui vous insultent, alors pourquoi vous ne les aviez pas égorgés comme Emmanuel Gono Yomalo ? » Et, l’accusé de répondre : « nous sommes au nombre de trois enfants. Si mes petits frères m’insultent à la maison, je les corrige », a-t-il répondu.

N’ayant pas aimé cette phase des questions-réponses, Me Mohamed Abou Camara, l’avocat de la défense, demande au tribunal de soumettre son client à un examen psychique. Car, pour lui, l’accusé ne jouit pas de toutes ses facultés mentales. « Monsieur le président du tribunal, je vous demande humblement de soumettre mon client à un examen psychique pour la manifestation de la vérité. Si vous le faites, vous auriez contribué à un procès équitable. C’est un crime sans précédent, au moment des faits il était dément. Même sa façon de parler prouve que c’est quelqu’un qui ne jouit pas de ses facultés mentales », a-t-il demandé.

Une demande à laquelle s’opposent catégoriquement le ministère public et le pool d’avocats de la partie civile. « Mon confrère a fait un raisonnement par analogie. Il dit que c’est un crime sans précédent mais il n’a prouvé aucun certificat médical qui atteste que son client ne jouit pas de ses facultés mentales. C’est une demande fantaisiste pour se moquer de la religion du tribunal. Cette demande ne passera pas », a réagi Me Kpana Emmanuel Bamba.

Après quelques empoignades verbales autour de cette demande de l’avocat de la défense, le juge Amadou Kindy Baldé, a demandé une suspension de l’audience pour qu’il se concerte avec ses assesseurs, afin de se décider sur la demande faite par Me Abou Camara.

A son retour, le tribunal annonce que la requête du conseil de l’accusé est non recevable et ordonne la poursuite des débats. Ce qui met en colère l’avocat qui a décidé de claquer la porte, laissant son client en train de répondre aux questions du parquet.

L’audience ne pouvant pas se poursuivre sans avocat de la défense, le juge Amadou Kindy Baldé, a décidé de renvoyer l’affaire au 14 mai 2019.

A suivre !

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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