Les prix de plusieurs denrées alimentaires ont connu une certaine hausse dans les marchés de la capitale guinéenne en ce début du mois de Ramadan. C’est le cas du marché de Taouyah, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com ce mardi, 07 mai 2019.

Dans ce centre de négoce de la commune de Ratoma, vendeurs et consommateurs se plaignent. Selon des citoyens rencontrés et qui ont accepté de répondre à nos questions, le sac de riz CIAM qui était vendu à 170 000 GNF se négocie désormais à 180 000 GNF, le sac de 50 kg de riz communément appelé Bengladesh qui coûtait 270 000 GNF est actuellement vendu à 280 000 GNF, soit une hausse de 10 000 GNF. Quant au sac de sucre de 50 kg, il se négocie aujourd’hui à 310 000 GNF au lieu de 300 000 GNF. Le kilo de maïs aussi passe de 7000 GNF à 8000 GNF.

Mais, les hausses les plus importantes sont constatées au niveau de l’huile d’arachide et de l’oignon. Le bidon d’huile d’arachide de 20 litres connaît une hausse de 30 000 GNF, passant de 180 000 à 210 000 GNF. Le sac d’oignon est vendu de nos jours à 290 000 GNF alors qu’il coûtait 150 000 GNF il y a seulement quelques jours, soit une hausse de près de 100%.

Selon des commerçants interrogés par un reporter de Guineematin.com, cette hausse des prix s’explique par les difficultés liées au dédouanement auxquels sont confrontés les opérateurs économiques au port de Conakry et au payement des taxes. Mais, cette situation n’est pas une première à Conakry. Chaque année, les denrées de première nécessite connaissent une augmentation de leur prix à l’occasion du mois de Ramadan.

Pourtant, à quelques jours de ce mois de jeûne et de pénitence pour les fidèles musulmans du monde, le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) avait publié un communiqué appelant les commerçants à ne pas augmenter les prix de leurs produits pendant le Ramadan. Mais, cet appel ne semble pas être tombé dans de bonnes oreilles.

Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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