Après la psychose enregistrée au mois de Mars dernier, suite à la distribution de praziquantel dans des écoles à Coyah, Dubréka, Fria… le ministère de la santé compte revoir sa stratégie de communication. Ceci, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ses activités communautaires comme les campagnes de vaccination ou de distribution de médicaments. Et, c’est dans ce cadre qu’une réunion d’échange s’est tenue ce Jeudi, 09 Mai 2019, dans la salle de réunion du PEV (programme élargi de vaccination), rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Depuis que la distribution du praziquantel (le 18 Mars dernier) dans certaines écoles de Conakry et de l’intérieur du pays (Coyah, Dubréka, Fria, Koundara et Beyla) a viré à la psychose, le ministère de la santé et ses partenaires rencontrent une farouche résistance des populations vis-à-vis des activités de masse (campagne de vaccination, distribution de médicaments et moustiquaires) dans le pays. Cette distribution du praziquantel a renforcé de manière drastique la méfiance, les préjugés et les rumeurs sur les activités dudit ministère, dans le cadre de la prévention des maladies.

Selon nos informations, le programme élargi de vaccination (PEV) a déjà des campagnes programmées. Mais, à cause de la réticence des populations sur le terrain, les autorités sanitaires se demandent bien comment mettre en œuvre ces campagnes.

C’est donc pour inverser cette tendance et susciter l’intérêt chez la population que le ministère de la santé et ses partenaires comptent revoir leurs stratégies de communication. Et, c’est dans ce cadre qu’une rencontre d’échange s’est tenue ce jeudi dans la salle de réunion du PEV, à la pharmacie centrale de Guinée.

Dr Timothé Guilavogui

« L’objet de cette réunion, c’est comment revoir les stratégies de communication afin d’aider le ministère de la santé, pour la mise en œuvre des activités communautaires telles que les campagnes de vaccination, la distribution des médicaments et des moustiquaires. Donc, nous avons invité les programmes, les partenaires et quelques médias pour expliquer les difficultés que le ministère de la santé rencontre aujourd’hui dans la mise en œuvre des activités communautaires. Et, cette fois-ci, nous avons tiré des leçons, nous avons compris qu’il faut associer l’ensemble des parties prenantes y compris les populations. Car, il n’y a pas de population difficile, il faut juste revoir les stratégies », a expliqué Dr Timothé Guilavogui, directeur national des grandes épidémies et la lutte contre la maladie.

Dans ce plan de communication, il est prévu de réaliser des tables rondes, des émissions, des spots, des causeries éducatives en langues nationales pour expliquer l’importance de la vaccination. Il est aussi prévu l’organisation d’une conférence de presse (par le ministre de la santé, assisté de ses collègues de l’éducation et de l’action sociale) et des activités d’information et de sensibilisation. D’où la nécessité d’organiser des sessions de formation à l’endroit des hommes de médias pour les aider à mieux comprendre l’importance des activités du ministère de la santé et de ses partenaires sur le terrain.

A noter qu’une commission technique chargée de travailler sur la stratégie qui doit être adaptée à la situation actuelle de réticence, a été mise en place. Ceci, afin d’aider la population à recevoir les services de santé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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