Santy Keïta, responsable adjoint à l’Etat civil délégué de la commune de Kaloum

L’approche du Ramadan est connue pour être une période pendant laquelle la célébration des mariages est le plus fréquente. Cette année, ce sont 194 mariages qui ont été célébrés à la mairie de Kaloum au cours des trois mois qui ont précédé celui du Ramadan. Ces statistiques ont été confiées à Guineematin.com par Sansy Keïta, responsable adjoint du service d’Etat civil de cette commune de Conakry.

« Du 1er janvier 2019 jusqu’au 25 avril 2019, 194 cas de mariages ont été célébrés dans notre service. Mais ce qui est clair, c’est que c’est souvent à la veille du mois de Ramadan que la demande est plus élevée. Sinon, pratiquement par semaine ici à Kaloum, nous enregistrons entre 5 et 7 mariages dans la semaine. Mais, à l’approche du Ramadan ce n’est pas le cas. L’avant dernier samedi avant le mois de Ramadan par exemple, on a enregistré quelque chose de 11 mariages. Le dimanche aussi, on a enregistré 12 mariages », a-t-il expliqué.

A en croire Santy Keïta, certains couples ne respectent pas le délai prévu pour le dépôt des dossiers. « Les dossiers sont déposés 10 jours avant le mariage. Il y en a qui respecte ce délai et d’autres qui ne le respectent pas. Mais, comme l’Etat civil est un service social, souvent on est obligé, même ceux qui viennent en retard, de les accepter. Sinon vouloir les renvoyer, ils peuvent ne même pas célébrer le mariage après. Donc, ils vont se contenter du mariage religieux et ne plus venir pour le mariage civil ».

A l’image d’autres mairies, l’Etat civil de Kaloum dit avoir rencontré à l’occasion de la célébration de ces mariages. « Le code civil si je ne me trompe en son article 202, dit que le jour de la célébration du mariage est fixé par les futurs époux, l’heure est désignée par l’officier de l’Etat civil. Mais qu’est-ce qui se passe ? Les mariés, ils viennent à la même heure. Il peut arriver qu’on ait 10, 15 mariages par jour. Dans la publication du banc, on programme les mariés par ordre.

Mais, celui qui est programmé à 15 heures, s’il vient à 16 heures, dans la programmation s’il est le premier, on ne peut pas attendre que le deuxième soit là pour célébrer le mariage. Donc, chez nous, le premier à être là est le premier à être servi. Donc, ce qui nous fatigue vraiment, c’est le non-respect de l’heure et pratiquement les mariés viennent à la même heure, 16 heures », a relevé monsieur Keïta.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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