La période qui précède le mois de Ramadan rime désormais avec une explosion du nombre de mariages célébrés à travers la Guinée. Cette forte affluence est observée dans tous les états civils de des cinq communes de Conakry. C’est le cas à l’Etat Civil de Ratoma où les couples viennent en grand nombre pour légaliser leur relation, a appris Guineematin à travers un de ses reporters.

C’est une forte affluence qui a été observée ces dernières semaines à l’état civil de Ratoma. Des centaines de couples y ont fait un tour pour célébrer leur union devant les officiers d’Etat Civil. Selon nos informations, le nombre de mariages célébrés au cours de cette période continue à s’accroitre année après année.

Interrogé à ce sujet, Aliou Souaré, l’officier d’Etat civil adjoint de Ratoma, a confirmé cette hausse par rapport à l’année passée. « Ce n’est pas cette année 2019 seulement. Puis que nous sommes dans un pays à peu près de 90 % de musulmans, les gens choisissent les mois avant le début du Ramadan pour procéder à la célébration des mariages. Ça, c’est de coutume. C’est ce qui fait qu’on a eu beaucoup d’affluence encore, un peu plus que l’année dernière. Si je prends d’une manière générale, du 1er janvier au 30 avril 2019, nous avons célébré 872 mariages. Cependant pour la même période en 2018, on avait célébré 791 mariages. Soit à peu près 100 mariages de plus que l’année dernière », a-t-il fait savoir.

Ces célébrations ne se passent pas sans difficultés, ajoute monsieur Souaré. « Les difficultés sont de beaucoup d’ordres. Il y a des difficultés d’ordre infrastructurel. Nous, nous avons deux grandes salles de célébration de mariage. Evidemment, toutes les salles ne sont pas affectées à l’Etat Civil, mais il y a l’une des salles de conférence de la mairie qu’on utilise, plus la salle de réception. L’une des difficultés est que les couples ne connaissent pas respecter l’heure. On dit que la date est fixée par le couple, mais l’heure par l’officier d’Etat civil. Nous, nous fixons l’heure en connaissant le nombre que nous allons recevoir. On les repartit dans l’espace-temps de la journée, puisque le plus souvent, les gens fixent la même date. Chacun veut aller se rendre plus beau au niveau des salons de coiffure, les salons sont plus réduits et le temps qu’ils font là-bas est plus grand que le temps qu’on met pour célébrer le mariage. Les gens retardent et viennent le plus souvent au même moment », regrette-t-il.

Outre ces difficultés, monsieur Souaré affirme que des militaires, gendarmes ou policiers viennent souvent jouer aux troubles fêtes en souhaitant être prioritairement servis. Mais, précise-t-il, le respect de l’ordre d’arrivée à l’état civil a toujours été une question de principe.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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