Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université et l’institut Réné Levesque

Le feuilleton judiciaire opposant Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université privée René Levesque, à Hadja Mariama Baldé, propriétaire de l’immeuble abritant les locaux de l’institution, a pris fin hier mercredi, 8 mai 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. La fondatrice a été condamnée au payement de 330 millions de francs guinéens représentant les frais de location des lieux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Dame Salimatou Diallo était poursuivie pour abus de confiance portant sur une somme de 330 millions de francs guinéens au préjudice de Hadja Mariama Baldé, propriétaire de l’immeuble abritant l’école. Le tribunal, en rendant sa décision ce mercredi, a dit que l’abus de confiance n’est pas établi à l’égard de la prévenue Salimatou Diallo. Par conséquent, le « tribunal la renvoie des fins de la poursuite ». Mais, sur l’action civile, elle a été condamnée au payement de 330 millions, à titre principal, et 20 millions de francs guinéens au titre de dommage et intérêt.

Pour rappel, c’est en juin 2007 que madame Salimatou Diallo a signé avec Hadja Mariama Baldé le contrat de location du bâtiment. L’immeuble, situé à Hamdallaye Pharmacie, dans la commune de Ratoma, abrite l’Université René Levesque depuis lors. Plus de 10 ans plus tard, la propriétaire de l’immeuble a porté plainte contre sa locataire pour non payement des frais de loyer d’une valeur de 330 millions de francs guinéens.

Devant le tribunal correctionnel de Dixinn, la prévenue avait nié les faits qui lui sont reprochés assurant que c’est plutôt la propriétaire de l’immeuble qui lui devait de l’argent.

Le 24 avril 2019, les débats ont été clos et le procureur Daouda Diomandé avait requis contre la prévenue « un an d’emprisonnement et le payement intégral du montant total réclamé par la partie civile ». Il avait également demandé à ce qu’un mandat de dépôt soit décerné contre Salimatou Diallo.

Abondant dans le même sens que le procureur, l’avocat de la partie civile, maître Mohamed Diop, avait réclamé la condamnation de la prévenue au payement du montant dû à la plaignante et le payement d’une somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Par contre, maître Alsény Aissata Diallo, avocat de la défense, avait estimé que ce dossier est une affaire civile qui ne devait pas être traitée par un tribunal correctionnel. Pour lui, c’est plutôt sa cliente qui est victime dans cette affaire. « Elle a dépensé de l’argent dans cet immeuble plus que ce qu’elle devait à Hadja Mariama Baldé. C’est cette dernière qui est devenue débitrice. Elle a donné plus que ce qu’elle devait donner. Elle a investi toute sa fortune dans cette école. L’école était R+2, elle a financé son propre argent jusqu’à R+5 », avait-il soutenu.

Maître Alsény Aissata avait d’ailleurs demandé la condamnation de la plaignante au payement d’un montant de 2 milliards de francs guinéens pour les dommages qu’elle a causés à la fondatrice de l’Université René Levesque.

Au terme du procès, le tribunal a écarté l’infraction d’abus de confiance. Dame Salimatou Diallo a été finalement condamnée au payement de 330 millions de francs guinéens et à 20 millions de FG dommages et intérêts.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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