Dioubaté Kemoko, chef du service Officier d’Etat civil de Matoto

A l’image des années antérieures, les activités ont été intenses cette année encore à l’Etat civil de Matoto à l’approche du Ramadan. Plus de 600 mariages ont été célébrés dans cette commune pendant les cinq semaines qui ont précédé ce mois saint des musulmans, a appris Guineematin.com auprès des services d’Etat civil.

« Nous avons célébré 617 mariages en cinq (5) semaines pleines. C’est-à-dire du 1er avril au 05 mai 2019. C’est un facteur religieux, vous savez nous sommes dans un pays où les 90% de la population sont des musulmans. Donc, il y a le facteur religieux qui joue sur l’esprit des gens. On dit que le Ramadan est un mois béni, un mois de prospérité. C’est ce qui fait qu’il y a une forte affluence », explique Kémoko Dioubaté, responsable du service d’Etat civil de Matoto.

L’officier d’Etat civil se dit impressionné par ce nombre élevé de mariages célébrés à la veille du Ramadan. Et, il relève une particularité cette année. « La particularité cette année est que ce sont les jeunes qui se marient. Ce sont pour la plupart des jeunes nés en 1994, en 1990 qui se marient actuellement », a-t-il confié.

Face à cet envahissement de l’Etat civil de Matoto, monsieur Dioubaté indique que ses services ont dû prendre des dispositions pour éviter des problèmes. « Ici, c’est la collectivité pure et simple. Nous avons essayé de surmonter les difficultés. Nous avons décentralisé la célébration des mariages parce que quand vous imaginez qu’il y a plus de 60 mariages le même jour, un seul officier ne peut pas célébrer. Donc, nous avons cherché à cadrer, à former les jeunes pour que chaque couple puisse bénéficier de bons conseils le jour de son mariage. Ça nous a permis de d’évacuer rapidement les mariages sans incidents. Ça, c’est au niveau des civils.

Les difficultés, c’est au niveau des militaires, tous corps confondus. Quand le cortège accompagnant les mariés arrive, tout le monde veut rentrer et au même moment. Mais finalement, chaque problème a sa solution. On a décidé que dans la cour, seule la voiture du couple peut rentrer, les autres véhicules attendent dehors. Quand ce n’est pas respecté, je bloque le volet jusqu’à ce que ça soit respecté. On a travaillé ainsi tout au long du mois et tout s’est bien passé à la fin du compte », a-t-il laissé entendre.

A noter qu’on n’a cependant pas pu avoir avec le service d’Etat civil la somme d’argent rapportée par la célébration de ces 617 mariages dans la commune de Matoto.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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