Plus de Seize (16) villages du district de Séré, situé à sept (7) kilomètres de la commune urbaine de Mamou, rencontrent d’énormes difficultés à traverser le fleuve de Sifama. Il y a aujourd’hui quelques huit (800) personnes qui sont confrontées à la vétusté du pont qui relie le district à la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, ce pont qui est plus connu sous le nom de Koléwî Boli, a été réalisé par les citoyens du district de Séré depuis 300 ans. De nos jours, cette infrastructure constituée en un gros bois, est complètement endommagée par l’eau.

Le président du district, Thierno Issa Barry, a dit son engagement de faire face à cette situation pour soulager ses concitoyens et appelle les autorités au secours.

Thierno Issa Barry

« Depuis nos ancêtres, ce pont existe sous cette forme, en bois. Plus de seize (16) villages traversent ici tous les jours pour aller en ville à la quête du quotidien, en envoyant des mangues, des oranges, du riz ou des arachides pour avoir de quoi manger. Ce pont est coupé, mais d’ici pour aller au goudron, c’est seulement 100 mètres. C’est vraiment pénible. Nous demandons à l’État de nous aider à finir définitivement nos peines et le calvaire de mes citoyens. Nous sommes prêts à venir utiliser nos forces et les moyens dont nous disposons pour accompagner le gouvernement. Tous les élèves et les enseignants passent par là tous les jours. Nous lançons également un SOS à toutes les personnes de bonne volonté, aux institutions de nous venir en aide. Nous souffrons vraiment, parce que chaque année, il faut le renouveler et nos moyens sont limités », a-t-il expliqué.

De nombreux élèves et enseignants risquent d’être affectés par l’état de ce pont, surtout que les cours vont se poursuivre jusqu’au 30 juin 2019, période des grandes pluies. Il s’agit des pensionnaires du lycée Elhadj Boubacar Barry et de l’école primaire Gallé Coumbassa.

Mamadou Garanké Baldé

Une perspective qui inquiète Mamadou Garanké Baldé, professeur de Physique au lycée Elhadj Boubacar Barry. « Bientôt les grandes pluies et le ministère de l’Education nous demande de continuer les cours jusqu’au mois de juin. Et si ce pont n’est pas réglé, nous aurons des difficultés à recevoir nos élèves alors que nous avons des candidats à tous les niveaux. Ce pont est plus que nécessaire pour nous ici. Nous sommes vraiment nécessiteux. Nous avons beaucoup de difficultés ici. Donc, réaliser ce pont est indispensable pour nous », a laissé entende l’enseignant.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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