Au lendemain du début de la manifestation de plusieurs femmes de Fria qui exigent le départ de leur préfet, le gouvernorat de Boké a tenté de mener une médiation ce mardi, 14 mai 2019. Une délégation conduite par Baba Dramé, le directeur de cabinet du gouvernorat de Boké, s’est rendue à Fria pour essayer de convaincre les femmes à quitter la cour de la préfecture qu’elles occupent depuis deux jours. Mais, ce fut un échec pour la mission qui s’est butée sur la détermination des femmes, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Elles ont promis qu’elles ne reculeront devant rien jusqu’au départ de madame le préfet de Fria, Hadja Gnalén Condé, et jusque-là elles tiennent leur promesse. Les manifestantes qui campent depuis hier dans la cour de la préfecture ont reçu, ce mardi, une délégation du gouvernorat de Boké, venue les sensibiliser à libérer les lieux. Mais le chef de mission, Baba Dramé, a eu du mal même à véhiculer son message. Il a été interrompu à plusieurs reprises par des cris d’humeur des femmes en colère.

Finalement, il a dû quitter les lieux sans pouvoir convaincre les manifestantes. Ce responsable du gouvernorat de Boké dit avoir pris acte de la position des femmes mais il précise qu’elles ne peuvent pas, toutes seules, faire partir une autorité préfectorale.

« J’ai pris acte de ce qu’elles ont dit. On me dit que c’est une trentaine de femmes qui sont venues en rouge ici, et Fria comprend combien de femmes ? Nous allons demander aussi les avis des autres populations. Parce qu’elle (Gnalén Condé, préfet de Fria) ne commande pas seulement les femmes, elle commande toute la population de Fria. Alors, les notables sont là, le Kountigui lui-même est là, je vais recueillir leurs avis et je rapporterai à celui-là qui m’a envoyé », a-t-il laissé entendre, ajoutant que « ce n’est pas une vingtaine de femmes arrêtées-là qui peuvent décider ».

A rappeler qu’avant les émissaires du gouvernorat de Boké, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de Fria, avait tenté de convaincre les manifestantes à surseoir à leur mouvement à cause du Ramadan, mais sans succès. Ces dames se montrent plus que jamais déterminées à camper dans la cour de la préfecture jusqu’au départ de leur préfet, Hadja Gnalén Condé.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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