Elhadj Youssouf Keïta, agent chargé de l’état de civil à la commune de Matam

A l’approche du mois saint de Ramadan, l’on assiste à une hausse généralisée du nombre de mariages dans la communauté musulmane. Rien que pour le mois d’avril 2019, ce sont 177 mariages qui ont été célébrés dans la commune de Matam, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la veille du mois de Ramadan de chaque année, c’est à une ruée vers les états civils que nous assistons. De très nombreux couples s’y rendent pour légaliser leur relation.

Selon Elhadj Youssouf Keïta, officier chargé de l’état de civil à la commune de Matam, la commune a enregistré un grand nombre de mariages à l’approche de ce mois saint de Ramadan. « La commune de Matam n’est pas comme les communes de Matoto ou Ratoma. Nous avons une petite commune. Mais, cela nous a permis quand-même cette année, de faire 177 mariages seulement au mois d’avril, avec une valeur estimative de 8 millions 850 mille francs guinéens », a-t-il révélé.

En outre, Elhadj Youssouf Keïta a dit avoir été impressionné par l’âge des mariés ces dernières années. « A l’approche du mois de Ramadan, vous remarquerez qu’il y a beaucoup de mariages. Ceci s’explique par le simple fait que les 95% de la population guinéenne, pour ne pas dire les 99%, sont de religion musulmane. Ce qui fait qu’à l’orée de ce mois saint, ce qui fait que la jeunesse, ne voulant pas faire la délinquance, préfère se marier. Moi, ce qui m’a marqué depuis deux à trois ans, la jeunesse se marie beaucoup, c’est-à-dire ceux dont la moyenne d’âge varie entre 18 et 20 ans. Alors qu’auparavant, il fallait avoir 25 ans, 30 ans, voire 40 ans pour se marier. Or, en se mariant tôt, on grandit forcement avec ses enfants. En se mariant tard, c’est pour faire des enfants orphelins. Alors, cela m’enchante à plus d’un titre ».

Enfin, Elhadj Youssouf Keïta a dit que les officiers d’état civil rencontrent d’énormes difficultés dans la gestion des mariages. « Quand vous avez par exemple 20 à 30 mariages pour une seule soirée, au-lieu que les mariés viennent à partir de 13 heures, 14 heures ou 15 heures comme ça, ils attendent tous à la même heure, c’est-à-dire à 16 heures, pour être à la mairie. Et, arrivé à la mairie, chacun voudrait être dans la salle. Voyez-vous, ça nous occupe, ça nous crée de sérieux problèmes. Sinon, s’ils respectent l’heure d’enregistrement, nous n’aurions pas de problème et eux-mêmes n’auront pas de problèmes et leur mariage sera très bien célébré », a-t-il fait remarquer.

A noter que les agents de l’Etat civil de Matam travaillent dans des conditions peu confortables. Ils manquent de hauts parleurs et de fauteuils.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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