Fria : les femmes qui exigent le départ de leur préfet ne reculent devant rien

14 mai 2019 à 11 11 41 05415

Bien qu’elles soient en jeûne, les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet semblent bien déterminées à manifester jusqu’à ce qu’elles soient entendues par le président Alpha Condé. Ce mardi matin, un leader religieux de la ville s’est rendu dans les locaux de la préfecture où campent les manifestantes pour tenter de les dissuader, mais en vain. Les femmes promettent de ne pas reculer jusqu’à la satisfaction de leur revendication, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville.

Après avoir passé toute la journée d’hier lundi, 13 mai 2019 et même la nuit, pour certaines, dans la cour de la préfecture de Fria, les femmes de la ville ont repris leur mouvement ce mardi matin sur place. Elles défilent dans la cour avec des chants hostiles à leur préfet, Hadja Gnalén Condé, et des prières en faveur du départ de la première responsable de cette préfecture.

Face à cette situation, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de la ville, s’est rendu sur les lieux pour tenter de dissuader les manifestantes. Il a demandé aux femmes de surseoir à leur mouvement à cause du mois de Ramadan. Mais, le calme n’a duré que le temps accordé à l’érudit pour passer son message de sensibilisation. Il n’a même pas franchi le portail de la cour lorsque le mouvement a repris de plus belle.

Pour les manifestantes, ni l’intimidation, ni la sensibilisation ne peuvent les amener à reculer. Selon elles, la seule chose qui peut les pousser à mettre fin à leur manifestation, c’est le remplacement de Hadja Gnalén Condé à la tête de la préfecture de Fria. Elles promettent de camper dans les locaux de la préfecture jusqu’à ce que le président de la République accepte de satisfaire cette revendication.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mois d’avril à Matam : 177 mariages célébrés pour 8 millions 850 mille GNF

14 mai 2019 à 11 11 18 05185
Elhadj Youssouf Keïta, agent chargé de l’état de civil à la commune de Matam

A l’approche du mois saint de Ramadan, l’on assiste à une hausse généralisée du nombre de mariages dans la communauté musulmane. Rien que pour le mois d’avril 2019, ce sont 177 mariages qui ont été célébrés dans la commune de Matam, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la veille du mois de Ramadan de chaque année, c’est à une ruée vers les états civils que nous assistons. De très nombreux couples s’y rendent pour légaliser leur relation.

Selon Elhadj Youssouf Keïta, officier chargé de l’état de civil à la commune de Matam, la commune a enregistré un grand nombre de mariages à l’approche de ce mois saint de Ramadan. « La commune de Matam n’est pas comme les communes de Matoto ou Ratoma. Nous avons une petite commune. Mais, cela nous a permis quand-même cette année, de faire 177 mariages seulement au mois d’avril, avec une valeur estimative de 8 millions 850 mille francs guinéens », a-t-il révélé.

En outre, Elhadj Youssouf Keïta a dit avoir été impressionné par l’âge des mariés ces dernières années. « A l’approche du mois de Ramadan, vous remarquerez qu’il y a beaucoup de mariages. Ceci s’explique par le simple fait que les 95% de la population guinéenne, pour ne pas dire les 99%, sont de religion musulmane. Ce qui fait qu’à l’orée de ce mois saint, ce qui fait que la jeunesse, ne voulant pas faire la délinquance, préfère se marier. Moi, ce qui m’a marqué depuis deux à trois ans, la jeunesse se marie beaucoup, c’est-à-dire ceux dont la moyenne d’âge varie entre 18 et 20 ans. Alors qu’auparavant, il fallait avoir 25 ans, 30 ans, voire 40 ans pour se marier. Or, en se mariant tôt, on grandit forcement avec ses enfants. En se mariant tard, c’est pour faire des enfants orphelins. Alors, cela m’enchante à plus d’un titre ».

Enfin, Elhadj Youssouf Keïta a dit que les officiers d’état civil rencontrent d’énormes difficultés dans la gestion des mariages. « Quand vous avez par exemple 20 à 30 mariages pour une seule soirée, au-lieu que les mariés viennent à partir de 13 heures, 14 heures ou 15 heures comme ça, ils attendent tous à la même heure, c’est-à-dire à 16 heures, pour être à la mairie. Et, arrivé à la mairie, chacun voudrait être dans la salle. Voyez-vous, ça nous occupe, ça nous crée de sérieux problèmes. Sinon, s’ils respectent l’heure d’enregistrement, nous n’aurions pas de problème et eux-mêmes n’auront pas de problèmes et leur mariage sera très bien célébré », a-t-il fait remarquer.

A noter que les agents de l’Etat civil de Matam travaillent dans des conditions peu confortables. Ils manquent de hauts parleurs et de fauteuils.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : plus de 165 mariages célébrés en avril à la commune de Dixinn

14 mai 2019 à 11 11 03 05035
Mamadou Kana Baldé, l’officier de l’Etat civil délégué de la commune de Dixinn

A l’approche du mois saint de Ramadan, l’on assiste une à hausse exponentielle du nombre de mariages en Guinée. Les états civils sont pris d’assaut par des dizaines de milliers de couples qui veulent légaliser leur union. Pour cette année, le mois d’avril a encore battu tous les records à Conakry en termes de mariages célébrés devant les officiers d’état civil, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Il n’est un secret pour personne que le taux de mariages célébré dans les mairies grimpe à l’approche du mois de Ramadan chez les musulmans. Dans la commune de Dixinn, l’une des cinq que compte Conakry, plus de cent soixante cinq mariages ont été célébrés rien que pour le mois d’avril, apprend-on.

Selon Mamadou Kana Baldé, l’officier de l’Etat civil délégué de la commune de Dixinn, « cette année, seulement pour le mois d’avril, nous avons fait plus de 165 mariages. Ça, c’est à deux ou à trois semaines de l’arrivée du mois de Ramadan. Comparativement à l’année dernière, il y a eu hausse à des endroits pour la période et quelque part aussi il y a eu baisse. A travers les statistiques que nous avons ici, c’est à peu près le même engouement. Mais, seulement je voudrais dire que par rapport un peu à l’année dernière, ce n’est qu’au mois de janvier, février et mars il y a eu baisse. C’est seulement à partir de la fin du mois d’avril qu’il y a eu hausse au niveau de l’enregistrement des mariages au niveau de la commune de Dixinn ».

Poursuivant, l’officier de l’Etat Civil délégué de Dixinn justifie cette forte affluence par le fait que « nous sommes dans un pays laïc, où il y a des musulmans et des chrétiens. Mais, comme les musulmans sont majoritaires, le plus souvent c’est seulement à l’approche du mois de Ramadan que les gens viennent pour célébrer le mariage. Cependant, quand vous prenez aussi les mois de novembre et décembre de chaque année, les chrétiens aussi viennent se mettre à jour. Donc, ce sont des périodes non seulement pour les chrétiens mais aussi pour les musulmans », a expliqué monsieur Baldé.

Les officiers d’Etat civil rencontrent de nombreuses difficultés pendant la célébration de ces mariages, notamment à cause de la forte demande. Selon Mamadou Kana Baldé, « la loi est claire. On dit que le jour du mariage est choisi par les futurs époux et l’heure est fixée par l’officier d’Etat civil. D’une manière générale, nous sommes là de 09 heures à 17 heures et 18 heures, surtout les week-ends. Quand on dit à un couple par exemple, vous êtes programmés à 14 heures, ils ne viennent qu’à 15 heures, 16 heures. Et ceux qui sont programmés pour 15 heures, viendront en retard, parce qu’il y a eu décalage. Le plus souvent entre 15 heures 30 et 16 heures 30, tout le monde est là et chacun va dire qu’il faut l’aider. Alors qu’on a obligation, en célébrant le mariage, de livrer quelques articles liés au mariage. Mais le plus souvent, il y a certains qui écoutent et d’autres qui n’écoutent pas, parce que c’est l’affaire d’ambiance. Un autre problème que j’ai rencontré cette année à Dixinn, c’est lorsque j’ai reçu un dossier d’une fille de 17 ans. Immédiatement, on a saisi le dossier, on l’a bloqué et on leur a dit qu’on ne peut pas faire ce mariage et que c’est seulement l’année prochaine, lorsque la fille aura 18 ans, qu’on va le faire », a-t-il révélé.

En outre, Mamadou Kana Baldé n’a pas occulté le comportement de certains hommes en uniformes qui viennent souvent leur mettre la pression. L’officier d’Etat civil a dit avoir toujours fait preuve de pédagogie avec les hommes en uniforme pour les persuader de respecter l’ordre d’arrivée à la mairie.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Moussa Conté contre Gaston Morel et Guy Mansaré : les réquisitions du procureur contre les journalistes

14 mai 2019 à 10 10 35 05355
Moussa Ibnou Conté

Le procès opposant Moussa Ibnou Conté, président contesté de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI), aux journalistes André Gaston Morel et Guy Mansaré a connu son dernier virage au Tribunal correctionnel de Mafanco.

Pour la journée d’hier lundi, 13 mai 2019, on en était aux plaidoiries et réquisitions dans ce dossier de diffamation et injures publiques par voie de presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un long feuilleton judiciaire qui va s’achever dans moins d’un mois. André Gaston Morel, directeur de publication du journal Le Patriarche, et Guy Mansaré, directeur de publication du journal Le Résultat, sont poursuivis pour diffamation et injures publiques par voie de presse.

Pour la journée d’hier lundi, les débats ont été clos pour passer aux plaidoiries et réquisitions.

C’est l’avocat de la partie civile, maître Lanciné 3 Camara, qui a été le premier à prendre la parole pour ses plaidoiries. « Les deux journalistes, preuves à l’appui, ont diffamé mon client. André Gaston Morel, du journal Le Patriarche, et Guy Mansaré, du journal Le Résultat, ont dit des affirmations sans aucune preuve. Sur ce, eu égard aux coups moraux reçus par mon client, Moussa Ibnou Conté, son honneur et sa considération sont handicapés. Si vous lisez ces allégations graves, vous comprendrez que Moussa Ibnou n’existe plus. C’est pourquoi monsieur le président, je vous demande de condamner les deux journalistes dépourvus de formation et de déontologie, au payement d’une amende de 500 millions de francs guinéens. En plus de ce montant, je demande l’interdiction de parution de ces deux journaux pendant trois mois. En outre, ordonner la publication de la décision à intervenir sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il plaidé.

Abondant dans le même sens, le ministère public, représenté par Joséphine Loly Tenguiano, va faire remarquer que les faits de diffamation et injures publiques sur la personne de Moussa Ibnou sont réels. « Quand vous lisez l’article publié dans le journal Le Patriarche, vous vous rendez compte que c’est de la diffamation. Il parle de gestion malsaine et que Moussa Ibnou aurait donné 75 millions de francs guinéens à un certain Koné. Il le dit sans aucune preuve. Conformément aux articles 108 et 109 de la loi sur la liberté de la presse, monsieur le président, je demande qu’il vous plaise de condamner les deux prévenus au payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens », a-t-elle requis.

À l’absence de son avocat, le journaliste André Gaston Morel n’a pas reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi.

Le juge Amadou Kindy Baldé a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 10 juin 2019.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kankan : des acteurs de la chaîne pénale outillés sur la protection des victimes des VBG

14 mai 2019 à 10 10 24 05245

L’ONG « Les Mêmes Droits pour Tous » a lancé hier lundi, 13 mai 2019, à Kankan, un atelier régional portant sur la protection des violences basées sur le genre. La rencontre qui va durer trois jours, réunit des magistrats, des officiers de police judiciaire, des agents de santé, venus des régions administratives de Faranah, N’zérékoré et Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est sous le thème : « Protection juridique et judiciaire des victimes des violences basées sur le genre » que se tiennent ces travaux. Selon Adrien Tossa, coordinateur national de l’ONG « Les Mêmes Droits pour Tous » et un des facilitateurs dudit atelier, ce thème est parti du constat selon lequel, les cas de violences basées sur le genre ne sont généralement pas punis en Guinée.

« La plupart des cas de violences basées sur le genre dans notre pays, bénéficient malheureusement d’une impunité. Les cas de viol, violences conjugales, les cas de pratiques traditionnelles néfastes, de mariages précoces et autres, ne sont pas portés devant les tribunaux, alors que les lois de la République, les conventions internationales légitimement ratifiées par la Guinée proscrivent ces pratiques. Donc, c’est pour lutter contre l’impunité des cas de violences basées sur le genre que nous avons initié cet atelier, grâce à l’appui technique et financier de la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED) des Etats-Unis d’Amérique », a-t-il indiqué.

A l’issue de ces trois jours de travaux, les organisateurs s’attendent à ce que « les acteurs principaux, notamment les acteurs de la chaîne pénale soient informés et sensibilisés sur les pratiques des violences basées sur le genre et leur impunité dans notre pays. Ensuite, la deuxième attente est celle qui permettra de définir une stratégie commune de lutte entre acteurs de la chaîne pénale pour diminuer, à défaut d’enrayer complètement les violences basées sur le genre. La troisième attente, c’est d’informer le grand public et sensibiliser les responsables à différents niveaux sur l’ampleur des violences basées sur le genre dans notre pays », a dit Adrien Tossa.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Visite du tronçon Coyah-Mamou-Dabola : Moustapha Naïté « globalement satisfait »

14 mai 2019 à 10 10 10 05105

Le ministre des Travaux Publics poursuit la visite des chantiers lancés en décembre dernier par le Chef de l’Etat, dans le cadre de la reconstruction et la construction des routes nationales et des voiries. C’est dans cette dynamique que Moustapha Naïté, en compagnie des cadres de son département, a visité les chantiers du tronçon Coyah-Mamou-Dabola, hier lundi 13 mai 2019. Au terme de cette tournée, le ministre a exprimé sa satisfaction sur le démarrage des travaux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour la journée de ce lundi, différents chantiers ont été visités par le ministre des TP et sa suite. La démarche de cette mission de contrôle vise à s’enquérir du niveau actuel d’exécution des travaux. Moustapha Naïté s’est rendu sur les différents chantiers, notamment les bases vies construites par China Road And Bridge Corporation (CRBC), entreprise en charge des travaux.

Christian Perchet

Selon Christian Perchet, chef de la mission de contrôle de la société EGIS, « le chantier est actuellement sur la phase provisoire. C’est-à-dire la mise en place de la logistique, qui est très important pour le démarrage des travaux d’un chantier comme celui-ci. Nous sommes à la phase des installations des bases vies, pour l’encadrement, les techniciens. Et, comme on peut apercevoir derrière nous, les stations de concassage qui sont en cours de montage. Il y aura aussi sur l’itinéraire, 6 ou 7 bases vies secondaires, où il y aura des stations de bétonnage, de façonnage des aciers, aussi des plateformes techniques et des bases vies principales sur Kolentin, puis des bases vies secondaires pour les techniciens du chantiers. Vous savez, pour réaliser un chantier, il faut trois acteurs : il faut un maître d’ouvrage, il faut l’entreprise et une mission de contrôle que j’ai l’honneur de diriger. Nous, nous devons faire appliquer le cahier de charges qui a été appliqué entre l’entreprise et le maître d’ouvrage. Au vue de la qualité des infrastructures qui sont réalisées, vous avez pu vous rendre compte de la qualité de l’installation principale qui est très bien réalisée, qui est de qualité avec de beaux bureaux, avec une logistique je dirai digne d’un gros chantier».

Yang Senlin

De son côté, Yang Senlin, directeur général du projet, a salué le travail qui a été fait en cinq mois seulement après le lancement des travaux. Selon lui, à ce rythme, son entreprise sera à même d’achever les travaux conformément au délai contractuel. « On a déjà réalisé les travaux d’installation provisoire y compris les bases vies, les bases techniques, les centrales à béton, les centrales d’enrobés ER, la préfabrication. Vous savez, nos engins sont déjà sur place et on a déjà fait les travaux de préparation. Une fois l’étude achevée, on peut commencer les travaux immédiatement », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre des Travaux Publics a commencé par dire sa satisfaction quant au niveau d’exécution des travaux. « Je dois encore vous dire que nous sommes globalement satisfait de ce que nous avons vue aujourd’hui, en cette quatrième étape de notre mission de visite des chantiers lancés par le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, dans le cadre de la construction et de la reconstruction des routes nationales, des voiries etc. Aujourd’hui, c’est Coyah-Mamou-Dabola. Nous avons eu la chance d’échanger avec les responsables de l’entreprise en charge des travaux et la mission de contrôle pour voir effectivement ce qui a été réalisé, est-ce que le calendrier est effectivement respecté ? Donc, je suis vraiment satisfait de voir que les bases vies ont commencé déjà à être construites… Il y a déjà la base vie centrale qui va servir de lieu de réunion et de dispatching des autres bases vies déjà construites. Nous avons aussi eu la chance de visiter les laboratoires, qui est fondamentale dans les projets de construction de route. Le laboratoire, vous l’avez visité avec nous, tous les équipements nécessaires y sont déjà. Ça nous permet de tester la dureté des matériaux qui vont être utilisés avec la validation de la mission de contrôle qui accompagne la construction de cet important tronçon sur la route nationale numéro 1 qui est de 357 kilomètres, plus 5 kilomètres de voirie à Dabola », a expliqué Moustapha Naïté.

En outre, le ministre des TP est revenu sur les raisons fondamentales de sa présence régulière sur le terrain. « Nous pouvons être à Conakry et peut-être avoir des rapports chaque semaine. Mais, il est toujours important de venir toucher du doigt la réalité et rendre compte à sa hiérarchie, au Premier ministre, chef du gouvernement, et au président de la République de ce qui se passe sur le terrain. Vous savez, des projets comme ça, il y a toujours des obstacles sur le terrain, il y a toujours des difficultés. C’est de mettre du doigt sur ces difficultés. Ensemble, au tour des réunions que nous faisons avec l’entreprise en charge de la mission de contrôle, nous trouvons des solutions nécessaires et pour avancer ».

A noter que le délai contractuel d’exécution des travaux du tronçon Coyah-Mamou-Dabola est de 36 mois (3 ans). Après ce tronçon, le ministre Moustapha Naïté a mis le cap sur Kissidougou. Ce mardi, il aura une rencontre avec les autorités locales et va visiter les chantiers et les bases vies dans la préfecture de Gueckédou.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fria : les manifestantes contre le préfet rompent le jeûne et passent la nuit à la préfecture

14 mai 2019 à 9 09 40 05405

Les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet ne manquent visiblement pas de détermination. Comme elles l’ont promis, les manifestantes campent toujours dans la cour de la préfecture où elles ont fait la rupture du jeûne et passé la nuit dernière, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Depuis hier, lundi 13 mai 2019, le travail est arrêté à la préfecture de Fria. Les bureaux sont fermés et la cour est occupée par de nombreuses femmes de la ville qui exigent le départ de leur préfet, Hadja Gnalén Condé. Les manifestantes détiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits des slogans comme : « Préfet Zéro », « A bas Gnalen Condé », « On veut ton départ ». Elles reprochent un certain nombre de choses à leur préfet. « Nous sommes là depuis 06 heures du matin pour une cause bien déterminée : c’est le départ de notre préfet Gnalen Condé. On en a marre d’elle maintenant.

Premièrement, depuis la reprise de l’usine Friguia, on avait dit que les enfants de Fria seraient prioritaires dans le recrutement. Mais nos enfants n’ont pas bénéficié de cette usine, il n’y a que des étrangers qui sont là en train de travailler dans l’usine. Ensuite, on a appris que le président Alpha Condé avait donné des frigos aux femmes de Fria. Elle a fait de ces frigos une propriété privée. Elle les a donnés à des femmes qui vendaient pour elle. Et maintenant on apprend qu’elle a revendu ces frigos.

La troisième raison, c’est que nous avons voyagé avec elle (madame le préfet) à Kindia pour la réception du professeur Alpha Condé. Le transport s’élevait normalement à 400 mille francs guinéens mais elle n’a donné que seulement 50 mille à chaque femme. Donc nous voulons qu’elle nous restitue les 350.000 restants parce que c’est notre droit absolu », a expliqué M’Mah Camara, une des manifestantes.

Même le Ramadan n’a rien enlevé de la détermination de ces dames. Elles ont passé toute la journée d’hier dans la cour de la préfecture, y ont fait la rupture du jeûne et ont même passé la nuit sur place. Les manifestantes promettent de camper sur les lieux jusqu’au départ de Gnalén Condé et la nomination d’un nouveau préfet à Fria.

A suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Arrêt des cours en fin juin : « les programmes seront bouclés avant »

14 mai 2019 à 9 09 27 05275

Selon le calendrier spécial élaboré pour l’année scolaire en cours, les cours vont s’arrêter dans toutes les écoles du pays le 30 juin prochain. Les évaluations de fin d’année et les examens nationaux seront organisés pendant le mois de juillet.

A moins de deux mois de cette échéance fixée par les autorités éducatives, un reporter de Guineematin.com a sillonné certaines écoles de la commune de Kaloum pour s’enquérir de l’état d’avancement des programmes d’enseignement.

Un mois et deux semaines, c’est exactement le délai qui reste aux écoles pour boucler les programmes scolaires. Un délai que Mamady Condé, le censeur du lycée-collège 28 septembre de Kaloum, trouve tout à fait suffisant pour achever les programmes.

Mamady Condé

« Les cours vont s’arrêter le 30 juin prochain. Ça va trouver que les programmes sont bouclés. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes autour de 70% pour le lycée et le collège. Ça c’est le pourcentage global. Pour ce qui est des détails, on ne peut pas tout donner. Il y a quand même certains qui sont à 99%, d’autres entre 70 et 80%. Il semblerait que les examens auront lieu au mois de juillet. Au mois de juin déjà, ça va trouver que les programmes sont finis, les gens sont en train de réviser », a fait savoir ce responsable éducatif.

Selon lui, depuis la fin de la grève des enseignants qui a paralysé les écoles pendant les trois premiers mois de l’année scolaire, un programme de rattrapage est en cours dans cet établissement.

« On a établi un tableau de cours rattrapage pour que le délai donné soit respecté. Et parallèlement, il y en a qui ont donné leur programme spécial pour se rattraper davantage. Et, cela consiste, pour les enseignants par exemple qui n’ont pas de cours le soir, de programmer les élèves le soir. Les samedis, tous les groupes pédagogiques ne sont pas programmés. Donc les samedis aussi leur permettent de venir combler les vides », a indiqué Mamady Condé.

Adrien Gbamy

Adrien Gbamy donne des cours de Français en 12ème année et en Terminale Sciences Sociales dans cette école. Il dit avoir réalisé plus de 75% de son cours. « Au jour d’aujourd’hui, je suis à 77,42%. La semaine prochaine on va atteindre les 80%. Et donc, je pense que nous allons rester dans le cadre du délai. Le 30 juin, je crois que c’est une chance qu’on a donnée aux enseignants et aux élèves de pouvoir se préparer conséquemment pour les examens.

Puisque les cours devaient s’arrêter au mois de mai. Mais, s’il faut aller jusqu’au 30 juin, je crois que c’est un plus surtout pour les candidats mais aussi pour les élèves des classes intermédiaires de boucler correctement les cours », a estimé cet enseignant.

Par contre, à l’Ecole Primaire du Centre, toujours à Kaloum, aucune statistique ne nous a été fournie par les responsables. Mais, ces derniers ont laissé entendre qu’un programme de rattrapage est en cours d’exécution.

Aly Diagne

« Après la période de grève, nous avons mis un programme de rattrapage sur pied et qui fonctionne normalement. Il y a eu quand même des perturbations c’est pourquoi d’ailleurs la mesure était générale pour toutes les écoles. Concernant les statistiques, nous n’avons pas pour le moment des statistiques à vous donner. Sauf qu’on a pris un programme de rattrapage qui nous a amenés à donner les cours jusqu’à 14 heures alors qu’ici on sortait à 13 heures. Donc ça veut dire chaque jour on a 1 heure de cours de rattrapage. Dans la semaine on a 6 heures. Donc si vous multipliez 6 heures par 4 vous voyez ce que ça fait », a indiqué Aly Diagne, le directeur de l’Ecole Primaire du Centre.

Lanssa Morlaye Sylla

Lansana Morlaye Sylla, maître d’une des classes de 6ème dans cette école élémentaire, promet de son coté, de finir son programme avant la date indiquée. « Actuellement je suis à 75% de mon cours. Je crois qu’avec le changement de programme et les cours de rattrapage, je vais finir mon programme avant la fin de l’année scolaire », assure l’instituteur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Loi contre la polygamie : « C’est honteux et dangereux pour la Guinée », dixit l’Imam de Boké

14 mai 2019 à 6 06 44 05445
Alhassane Sampou, imam de Boké

Depuis l’adoption par les députés de la République de Guinée de la loi favorisant la monogamie, des réactions fusent de partout. Des acteurs politiques, de la société civile et surtout les religieux qui estiment que cette loi est très dangereuse pour la population.

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com dans l’après-midi du dimanche dernier, 12 mai 2019, dans la mosquée de Yomboya, commune urbaine de Boké où il dirige la prière, l’Imam Alhassane Sampou s’est exprimé sur le sujet. Le chef religieux a dénoncé l’attitude des députés guinéens qui, selon lui, au lieu d’apporter des solutions aux multiples problèmes socio-économiques du pays, falsifient les principes de l’islam en vigueur depuis des années.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de la réaction de l’imam.

« Voter une loi qui dit que si l’homme veut se marier à une seconde épouse il faut que la première donne son consentement, c’est donner un pouvoir aux femmes sur les hommes que Dieu ne leur a pas donné. La femme que tu as épousée et amenée chez toi te dit que tu ne peux pas épouser une autre telle que tu as fait pour elle, c’est faire du tort aux filles qui veulent aussi être mariées. Ce que nous leur disons, ils ont voté une mauvaise loi pour nous qui est contraire aux principes de l’islam et qui engendreront des lourdes conséquences dans les familles. Si chaque homme épouse 3 à 4 femmes, il restera encore des femmes célibataires mais en nombre réduit. Or, on nous impose une seule, c’est très grave puisque la rue sera pleine de débauche.

La loi qui vient d’être votée-là ne nous ressemble pas du tout. Il n’y a aucun député à l’Assemblée nationale qui n’est pas élu par le peuple. Ils sont là-bas pour parler au nom du peuple. Donc, s’ils sont vraiment conscients d’être élus par le peuple, ils devaient aller devant ce dernier demander son avis sur toutes questions qui lui concernent. Chacun va donner son opinion et eux à leur tour vont tirer la synthèse. Mais, s’asseoir seulement dans leurs bureaux climatisés et décider des lois inadmissibles sur nous ? Et puis, ces députés ne viennent devant le peuple que lorsqu’ils ont besoin de leur électorat ; sinon, il y a certains d’entre eux depuis leur élection ils sont invisibles. Ils ne servent rien à ceux qu’ils représentent. Même leurs véhicules, ils mettent en vitres fumées pour ne pas se faire reconnaître dans la circulation, c’est pour vous dire que la population ne s’abrite point de leur ombre. Cette loi n’est pas du tout guinéenne, elle est importée d’ailleurs.

Si la monogamie demeure en Guinée telle que voulu par ces députés, nous courons le risque d’une grave malédiction de Dieu ; car, lorsque les femmes célibataires sont beaucoup plus nombreuses que celles qui sont dans des foyers, c’est la débauche qui galopera. Le créateur se fâchera et s’Il se fâche, il abattra des malheurs sur la population. Ainsi, ces députés en seront responsables. Ces genres de lois sont sciemment importées des occidentaux (Al Yahoud et Anna char) pour affaiblir l’islam dans notre pays. Tout le combat de ces gens-là, c’est comment réduire le nombre de musulmans. Mais, si vous voyez des pareilles lois anti-islamiques dans un pays à 95% de musulmans, c’est le pouvoir en place, dans ses ambitions démesurées de se maintenir au trône, qui agit selon ce que les occidentaux leur dictent ; puisque ce sont ces derniers qui font leur affaire. Cette loi n’est pas votée en faveur du peuple mais contre lui. Mais, qu’ils (les députés, ndlr) sachent que Dieu a dit dans le Saint Coran, dans la sourate 5 (Al-Maidah), « toute personne qui invente une règle qui n’est pas dans la charia islamique, c’est un mécréant, un égaré. Et, la demeure d’un mécréant, c’est l’enfer ». Le peuple (surtout les religieux) devrait se lever pour montrer aux députés qui ont voté cette loi que c’est lui qui les a envoyés à l’hémicycle pour parler en son nom. Sinon, si nous laissons maintenir cette fameuse loi, quelle sera la place de l’islam, où seront les musulmans ?

Le conseil que je pourrai donc donner à nos dirigeants, c’est d’avoir peur de Dieu, avoir peur des péchés de ceux qui les ont élus. Que l’argent ou la volonté de satisfaire autrui ne les conduit à l’égarement. Qu’ils n’oublient pas que Dieu les jugera du pouvoir qu’il leur a confié. C’est honteux et dangereux qu’on apprenne qu’une telle loi a été adoptée en Guinée.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél : +224 622 671 242

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