Éducation : la région de Boké entre 88 et 90% d’exécution des programmes

15 mai 2019 à 21 09 39 05395
Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 15 mai 2019, à son bureau, Monsieur Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a indiqué que le taux d’exécution des programmes scolaires de l’ensemble des écoles des cinq (5) préfectures de la région est aux alentours de 90%.

Malgré un retard de trois (3) mois accusé par les établissements scolaires de la région de Boké (notamment Boffa et Boké) dû à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’Inspection Régionale de l’Education a trouvé une stratégie pour se rattraper, voire même avancer dans le programme scolaire.

« Après la grève, l’inspection régionale de l’éducation a jugé nécessaire de sillonner toutes les écoles pour reprendre la répartition des programmes avec les enseignants. Nous avons réparti les programmes scolaires en 20 semaines, puisque nous avions perdu déjà 12 semaines sur les 32 possibles de l’année. Cette répartition s’étale du 14 janvier au 31 mai 2019. On a fait de telle sorte que tout enseignant qui respecte cette nouvelle grille termine le programme. Et, je vous avoue que les professeurs ont réellement affiché la volonté de travailler. Au secondaire, on travaille matin et soir, à l’élémentaire on utilise les jeudis et les samedis. On a même pris les jours fériés pour se rattraper. C’est ainsi qu’on a pu enregistrer ce taux d’exécution qui varie entre 88 et 90% dans les cinq (5) préfectures, à savoir : Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara. Nous sommes aujourd’hui à la 18ème semaine de notre répartition qui correspond à la 30ème semaine de celle nationale. Il nous restait donc deux (2) semaines, et Dieu merci que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation nous a donné la chance de continuer les cours jusqu’en fin juin », a expliqué monsieur Moriba Sidibé.

D’ailleurs, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké précise qu’il y a déjà des enseignants qui ont achevé leurs programmes. « C’est le cas par exemple d’un professeur de Mathématiques au lycée Yomboya (dans la commune urbaine) du nom de Sékou Soumah qui a terminé le programme en classe de terminale ».

Ainsi, malgré les multiples remous sociaux enregistrés depuis son arrivée à l’IRE de Boké, en septembre 2017, Monsieur Moriba Sidibé se dit optimiste de pouvoir réaliser ses ambitions de transformer Boké en une région d’élite. « Depuis que je suis venu ici, il y a maintenant bientôt 2 ans, à chaque ouverture des classes, nous perdons 3 mois sans faire cours. Mais, cette année, nous avons tiré les leçons de l’échec aux examens de l’année dernière. Les professeurs et les élèves ont tous pris conscience et ont accepté de travailler de façons intenses, conformément à notre recommandation. C’est pourquoi, je vous avoue être confiant qu’à cette allure, la région de Boké fera des lauréats aux prochains examens », a promis l’Inspecteur.

Enfin, dans ses ambitions d’améliorer la qualité de la gestion de l’administration scolaire, Monsieur Moriba Sidibé dit avoir engagé des réformes et de toilettages des directions des écoles. « Dans le souci d’obtenir des résultats aux différents examens nationaux, j’ai pris l’initiative de procéder à une restructuration des directions des écoles en y intégrant les jeunes talents, surtout dans les établissements qui ont récolté des très faibles taux de réussite l’an dernier. Et, c’est un processus qui va continuer jusqu’à ce que Boké soit une région phare et référentielle qui fera sortir chaque année des lauréats », s’est engagé l’Inspecteur.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Vente d’un bus : Thierno Hamidou condamné à payer 30 mille dollars à un Canadien

15 mai 2019 à 21 09 16 05165

La bataille judiciaire qui opposait Thierno Hamidou Diallo à la Société Garage CANAGUI Sarl a pris fin ce mercredi, 15 mai 2019, au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Poursuivi pour faux et usage de faux, Thierno Hamidou Diallo a été reconnu coupable des faits et condamnés à payer 30 mille dollars à titre principale à la partie civile, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire qui remonte au mois de mars 2017. A cette période, le ressortissant canadien, Luck Joyal, Directeur Général de la société CANAGUI Sarl, a revendu un bus à Thierno Hamidou Diallo à 40 mille dollars US.

Mais, selon nos informations, l’acquéreur du bus n’aurait versé que 10 mille dollars. Il était prévu de payer le reliquat pour les mois suivants. Une clause que Thierno Hamidou n’aurait pas respectée.

Pire, Thierno Hamidou aurait changé les papiers du bus, notamment la carte grise, en y mettant son propre nom. Il aurait changé la plaque d’immatriculation sans le consentement aussi bien du PDG de CANAGUI Sarl, son oncle maternel, Alpha Saliou Diallo, que celui du Directeur Général de CANAGUI Sarl, le canadien.

Finalement, Luck Joya a porté plainte au tribunal de Dixinn où Thierno Hamidou sera jugé pour faux et usage de faux. Tout au long du procès, il a nié les faits.

Mais, après les explications des parties au procès, la comparution des témoins et les preuves fournies devant le tribunal, Thierno Hamidou Diallo a été déclaré coupable de faux et usage de faux dans les documents administratifs. Il a été condamné au payement de 30 mille dollars américains comme reliquat du prix du bus, et 20 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. :224623532504

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Alpha Condé à Télimélé ? « Je voudrais qu’on lui réserve un accueil chaleureux »

15 mai 2019 à 17 05 44 05445
Monsieur Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le nouveau préfet de Télimélé a eu une rencontre de prise de contact ce mercredi, 15 mai 2019, avec les sages de sa juridiction. A cette occasion, Amadou Sadio Diallo a annoncé son intention d’inviter le président de la République dans la préfecture. Il a invité les citoyens à réserver « un accueil chaleureux » à Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le conseil des sages, les autorités religieuses et le collège des imams ont pris part à cette rencontre, qui s’est tenue dans les locaux de la préfecture. Officiellement, il s’agit d’une rencontre de prise de contact avec ces différentes couches pour échanger autour de la paix, la quiétude et le développement de Télimélé. Mais, le préfet Amadou Sadio Diallo qui est un fils de Télimélé, a mis l’occasion à profit pour annoncer son souhait d’inviter le président Alpha Condé dans la ville. Et, il veut que le chef de l’Etat soit chaleureusement accueilli dans cette localité, fief de l’opposition.

Amadou Sadio Diallo

« Je demande aux différentes structures présentes à cette rencontre leur accord pour recevoir monsieur le président de la République à Télimélé. Je voudrais qu’on lui réserve un accueil chaleureux pour lui signifier que Télimélé ne le déteste pas. Battons-nous et essayons de tout faire pour être avec le gouvernement, cela va nous aider. Le pouvoir a besoin de Télimélé. Avec la bénédiction de nos parents, profitons pour ne pas perdre cette opportunité », a demandé le préfet.

Le préfet a également demandé aux sages de continuer leurs prières en faveur du développement de la préfecture. « Grâce à vos prières et bénédictions, nous avons l’eau courante à Télimélé, nous avons connu ce qu’on appelle le goudron. Je vous prie de continuer pour que notre préfecture puisse avoir le courant du barrage de Souapiti. Je me confie à vous chers pères pour la paix et le développement de la préfecture de Télimélé. Je voudrais que tout soit révolu en ce qui concerne les petits problèmes qu’on a connus chez nous. Je voudrais qu’il y ait l’entente à Télimélé », a dit le préfet.

A l’issue de cette rencontre, certains participants ont salué la tenue de cette rencontre. C’est le cas d’Elhadj Mouctar Banty Diallo, membre du conseil des sages de la préfecture.

Elhadj Mouctar Banty Diallo

« Je suis très heureux de participer à cette rencontre qui s’est déroulée dans les meilleurs conditions. Les débats ont tourné autour d’un certain nombre de points. Premièrement, c’est la prise en charge du développement de Télimélé, parce que Télimélé ne peut pas se développer sans nous conseil des sages, affaires religieuses parce que nous sommes les parents des jeunes qui sont le moteur du développement.

Deuxièmement, le préfet nous a demandé de resserrer les rangs et d’abandonner certaines pratiques comme dire  »je suis d’ici, je suis de là, je suis le fils de tel ». Ensuite, il nous a demandé d’assurer la propreté de la ville, la salubrité, qu’on veille à l’environnement. Il a ajouté que si nous voulons nous aider, il faut bien qu’on soit en accord et en harmonie avec les tenants du pouvoir. C’est ça la vérité. Parce que nous avons besoin d’un certain nombre de choses qu’on ne peut pas avoir de nous-mêmes, il faut l’appui du gouvernement. Nous disons que ces messages sont tombés dans de bonnes oreilles et nous promettons de les mettre en application », a indiqué l’ancien député.

Elhadj Mamadou Falilou

De son côté, Elhadj Mamadou Falilou Bah, le président du conseil des sages de la préfecture, a remercié le préfet pour cette invitation, avant de faire savoir qu’il est content de la nomination d’un fils du terroir comme préfet de Télimélé. « Je suis vraiment content de cette initiative. Nous avons un fils qui aime Télimélé comme maire et Dieu nous amène un de nos fils comme préfet, cela me réconforte à plus d’un titre. Si le président Alpha Condé veut avoir Télimélé, il doit associer la parole à l’acte. Mais, les actions doivent dépasser la parole. Depuis 1958, nous avons entendu assez de promesses.

Télimélé a été une fédération pilote au temps du premier président, Ahmed Sekou Touré ; mais, jusqu’à présent, on n’a pas trop bénéficié. Si tu veux récupérer ta femme dans les mains d’une personne qui veut la récupérer, essaye d’abord de savoir les besoins de ta femme. Suite à ça, tu pourras facilement la récupérer. Et, je profite de l’occasion pour demander au préfet et au maire de travailler main dans la main pour la cause de Télimélé », a exhorté le sage.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Coopération : revue du portefeuille de l’USAID en Guinée

15 mai 2019 à 17 05 01 05015

Le ministère guinéen de la coopération internationale et de l’intégration africaine et l’agence américaine pour le développement international ont procédé ce mercredi, 15 mai 2019, à la revue annuelle du portefeuille de l’USAID en Guinée.

Organisée à Conakry, cette revue visait à évaluer les réalisations de cette agence des Etats-Unis dans les domaines de la santé, l’agriculture, la démocratie et la bonne gouvernance en Guinée, au cours de l’année 2018, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jeff Bryan

Dans son discours de circonstance, le directeur de l’USAID, a tout d’abord remercié le gouvernement guinéen pour la qualité des relations qui existent entre les deux parties. Jeff Bryan a souligné qu’en 2018, son institution a « investi 26 millions de dollars US des ressources allouées à la mission en Guinée et plusieurs millions de dollars par le biais des programmes financés par l’USAID depuis Washington ».

Il ajoute que cette revue a pour but de partager avec la Guinée les efforts consentis, les résultats atteints par l’USAID et de tirer les enseignements qui découlent de cette intervention ainsi que les actions prioritaires pour l’année 2019.

Selon Jeff Bryan, la vision de l’agence américaine pour le développement international (USAID) est d’aider la Guinée à améliorer les conditions de vie de sa population et de renforcer sa capacité à être autonome. Pour atteindre ces objectifs, l’agence va mettre en place des stratégies efficaces pouvant favoriser une croissance économique inclusive, le développement humain, l’amélioration de la santé et de la gouvernance démocratique.

Il a, par la même occasion, promis de soutenir certains projets de développement contenus dans le PNDES de la Guinée. « La mission de l’USAID continuera à accompagner le gouvernement dans ses efforts de développement en promouvant les investissements privés guinéens et le partenariat dans les domaines du commerce, de la sécurité et d’autres domaines prioritaires », a dit le directeur de l’USAID.

Dr Diéné Keïta

De son côté, la ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le gouvernement américain pour toutes les actions réalisées en Guinée, visant à soutenir le développement socioéconomique du pays. « L’intervention de l’USAID dans les quatre régions de la Guinée a un succès majeur sur la vie des populations. Ces réalisations reposent sur des résultats visibles surtout dans le domaine de la santé, l’éducation, le renforcement de la décentralisation, la capacité et la transparence dans la gestion de l’Etat, la lutte contre le VIH Sida, la participation de l’USAID dans l’organisation des élections et l’amélioration de la gouvernance », a-t-elle énuméré.

Pour ce qui est des prochaines revues, la chef du département de la coopération internationale et de l’intégration africaine a invité le directeur de l’USAID en Guinée à organiser une visite de terrain un mois avant la revue. Cela, pour faciliter l’identification des résultats obtenus sur le terrain.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Attaque de la prison civile de Fria : « tous les détenus ont fui », dit le Régisseur

15 mai 2019 à 16 04 32 05325

La tension est montée d’un cran à Fria dans la journée de ce mercredi, 15 mai 2019. Tout est parti des violences exercées par les forces de l’ordre depuis hier, mardi, sur des manifestantes qui ne veulent plus sentir le préfet, madame Gnalen Condé.

En réponse à ces attaques contre les femmes de Fria, des jeunes ont riposté en y érigeant des barricades. Ils se sont attaqués à la prison civile où l’ensemble des détenus auraient profité pour prendre le large, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Les agents de maintien d’ordre et les jeunes de Fria ont joué à la course-poursuite dans la journée de ce mercredi, 15 mai 2019. Aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre, les jeunes ont répliqué par des jets de pierres et des barricades.

Après avoir complètement paralysé la circulation à l’aide de troncs d’arbres, dépaves de véhicules incendiés et de gros cailloux, les jeunes en colère sont allés s’en prendre à la prison civile de Fria. Là, le régisseur n’a pas résisté à la furie des manifestants qui ont réussi à casser les cadenas de la prison. Les détenus de cette maison carcérale ont profité de cette manifestation pour s’évader.

Trouvé sur les lieux et dépassé par l’événement, le régisseur n’a pas daigné répondre aux questions de l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture. « Je n’ai rien à vous dire. Allez voir le juge Keita. Ce qui reste clair, tous les prisonniers qui étaient là ont fui », a-t-il lancé laconiquement.

Notre reporter a fait l’effort de se rendre à la justice de Paix de Fria. Mais, les portes étaient désespérément fermées.

Il faut rappeler que pour la journée de ce mercredi, toute l’administration est paralysée, le commerce fermé et toutes les activités tournent au ralenti dans la cité de l’Alumine.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Violences à Fria : le maire promet de « trouver les commanditaires… » (Interview)

15 mai 2019 à 14 02 38 05385
Elhaj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

La manifestation pacifique des femmes de Fria, qui exigeaient le départ du préfet Gnalen Condé, a pris une tournure violente depuis la nuit du mardi. Des heurts ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et des jeunes venus soutenir leurs mamans violentées. C’est pour riposter aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre que les jeunes ont érigé des barricades, brûlé des pneus et incendié des voitures sur l’artère principale de la ville.

Au lendemain de ces événements douloureux, l’envoyé spécial de Guineematin.com s’est entretenu avec le maire de la commune urbaine de Fria. Elhadj Lansana Boffa Camara, très peiné par les scènes violences, a déploré les événements survenus dans sa ville.

Guineematin.com: les habitants de Fria ont vécu une soirée mouvementée hier mardi. Des affrontements ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et les jeunes. Qu’est-ce vous savez de ces accrochages ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : c’est avec beaucoup de peine que je m’explique ce matin. Nous avons voulu empêcher une chose qui a eu lieu. Nous avons voulu que les esprits épris de paix des Friakas ne soient pas troublés. Mais hélas ! Les hommes ont voulu, Dieu en a décidé. C’est avec beaucoup d’amertume que j’ai constaté ce matin les dégâts qui ont eu lieu, puisque j’ai voulu éviter, connaissant le terrain de Fria. Ce matin, je rentre de la visite de constat de tout ce qui s’est passé hier. Ils sont allés même dans la cité pour violenter des familles. Ça, c’est triste. Quant aux femmes qui étaient regroupées au niveau de l’esplanade de la préfecture, je leur présente beaucoup d’excuses. Pourquoi ? Parce qu’elles ont exprimé leur colère et elles sont restées. Nous avons cru à un moment donné, que le temps jouant, nous pouvions quand-même leur venir en aide pour qu’elles déguerpissent les lieux. Mais, aux environs de 17 heures et 18 heures, j’apprends qu’elles ont été gazées et elles ont été déguerpies de là. C’est malheureux, ce n’est pas un événement heureux pour nous, parce que ce sont nos populations. Et quelle population ? La frange de la population la plus vulnérable, les femmes qui n’ont pour arme que leurs cris, qui n’ont pour arme que les actes qu’elles posent. Donc, c’est encore vous dire jusqu’où je suis peiné. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est quand j’ai vu au delà de l’esplanade de la préfecture, on a fait une démonstration de force dans les quartiers, partout. La bretelle qui longe en passant par l’ex grande salle de cinéma, en allant jusqu’au niveau de la gare routière, tout est parti de là. Il y a eu une bagarre féroce. Même l’hôpital a essuyé le gaz lacrymogène qu’on jetait. C’est quand-même pénible. Certainement, ceux-ci ne connaissent pas que c’est un hôpital. Si non, eux-mêmes, quand ils sont blessés, c’est là-bas ils doivent être traités.

Guineematin.com: vous venez de quitter l’hôpital, dans quel état se trouvent les femmes violentées ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : ce matin, nous sommes allés en groupe avec les conseillers et le quatrième vice maire. Nous sommes allés à l’hôpital pour nous enquérir de la réalité. Le docteur nous a fait comprendre que chaque victime qui se sentait un peu soulagée, demandait à rentrer chez elle. C’est comme ça que ça s’est passé. Donc à ce jour, on me dit que c’est quelqu’un de la garde communale qui est le seul là-bas. Même à l’hôpital, il y a une dame asthmatique qui a été sérieusement secouée hier.

Guineematin.com : la ville est sous haute surveillance des services de sécurité, les forces de l’ordre sont visibles partout. Est-ce que vous avez pu transmettre un message à ces hommes en tenue ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je crois que ce n’est pas une frange qui va m’obéir. Mais, je passerai par les moyens pour trouver les commanditaires pour qu’ils arrêtent.

Guineematin.com : les femmes manifestantes ont été déguerpies de la préfecture, mais elles ne décolèrent pas. Que comptez-vous faire ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je vais lancer un appel aux femmes pour qu’elles se maîtrisent, pour qu’elles se contrôlent. Parce que tout ce qui s’est passé comme dégâts, ça s’est passé sur le terrain de Fria. Elles ne vivent pas ailleurs si ce n’est pas à Fria. Donc, elles doivent voir cet aspect extrêmement important.

Guineematin.com : la ville est complètement salie par les échauffourées. Qu’allez-vous faire pour y faire face ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : j’avoue que certains chefs de quartiers, qui sont natifs d’ici, se sont déjà engagés à nettoyer la rue, à enlever tout ce qui est débris. Peut-être que des groupes se formeront pour pousser les gros véhicules qui sont ça et là le long de la route nationale Conakry-Fria.

Interview réalisée à Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Grève des huissiers à Labé : « les justiciables commencent à se plaindre »

15 mai 2019 à 14 02 24 05245

La grève générale et illimitée, lancée par le Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG) depuis le lundi dernier, 13 mai 2019, est largement suivie dans la commune urbaine de Labé. Ces auxiliaires de justice dénoncent les nombreuses pressions subies et la non-application de leur statut particulier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le Tribunal de Première Instance de Labé vit au rythme de la grève des huissiers de justice depuis le lundi dernier. Interrogé sur la question, maître Mamoudou Baïlo Diallo, huissier de justice, près le TPI de Labé, est revenu sur les points de revendication de cette corporation.

« Depuis ce lundi 13 mai 2019, nous sommes en grève par rapport à des cas. Il y a d’abord la signature du statut particulier des huissiers de justice de Guinée que nous réclamons, la libération d’un de nos confrères, qui a été effective le lundi, il y a ensuite la signature de la réquisition qu’on doit maintenant annuler. Nous demandons la cessation de toute forme d’intimidation, l’implication du ministre de la justice, garde des sceaux et l’assistance de tout agent de la force publique », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, maître Diallo a fait savoir que la grève est suivie dans la zone de Labé. « Cette grève a des conséquences directes sur le déroulement des activités dans les différents tribunaux du pays. Aujourd’hui, on ne pose aucun acte, aucun constat, aucune assignation, aucune exécution. Les justiciables bénéficiaires d’une décision de justice commencent à se plaindre. Il y en qui sont venus me voir personnellement dans ce cas, et j’ai dit que je ne peux rien en ce moment », a fait savoir l’huissier.

En outre, notre interlocuteur que la porte du dialogue est ouverte, même se les huissiers feront preuve de fermeté. « Dans les jours à venir, s’il y a eu une entente, on va reprendre le boulot. Mais, dans le cas contraire, la grève continue. L’Etat est obligé de nous écouter. Parce que quand tu entends parler d’une décision de justice, c’est les huissiers d’abord. Une décision non exécutée n’a pas de sens. Quand le juge prend une décision, c’est l’huissier qui va l’exécuter. Donc, l’huissier est exposé, il est en amont et en aval de toute procédure. Actuellement, aucun huissier ne pose d’acte à Labé, nous somme en train de veiller sur ça. Nous sommes trois huissiers à Labé. Etant le porte -parole, quand je vois un huissier de justice qui fait un acte ici, je fais le compte-rendu à qui de droit », a laissé entendre maître Mamoudou Baïlo Diallo.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre l’insécurité : 22 membres du CLSPD de Ratoma à l’école de la COGINTA

15 mai 2019 à 14 02 18 05185

Ces derniers temps, la commune de Ratoma connait une recrudescence de l’insécurité sous toutes ses formes. Face à ce phénomène, et pour mieux répondre aux attentes des populations en matière de sécurité, l’ONG CONGINTA a initié un atelier de formation des membres du Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (CLSPD). Financée par l’Union européenne, cette formation a démarré ce mercredi, 15 avril 2019.

La cérémonie d’ouverture a connu la présence du vice maire de la commune de Ratoma, d’un représentant du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ainsi que la Directrice Pays de l’ONG COGINTA, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont au total 22 acteurs, issus de différents secteurs d’activités de la commune de Ratoma, qui prennent part à cette formation de trois jours. Ces membres du Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (CLSPD) seront formés sur leurs rôles et attributions, afin qu’ils mutualisent les efforts de leurs services dans la lutte contre la délinquance et la criminalité dans leur collectivité.

Mohamed Diarra Camara

Plaçant l’évènement dans son contexte, Mohamed Diarra Camara, représentant du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation à cette cérémonie, a révélé qu’une étude menée récemment par des partenaires a montré que le niveau d’insécurité dans la commune de Ratoma est l’un des plus élevés à Conakry. « Il faut inverser cette tendance. C’est pourquoi, les partenaires en collaboration avec le gouvernement voudraient inscrire la lutte contre l’insécurité dans un encrage communautaire à travers une approche participative en responsabilisant davantage les élus locaux », a-t-il indiqué.

Marguerite Téwa Camara

Selon Marguerite Téwa Camara, Directrice Pays de COGINTA en Guinée, à l’issue de cette formation, les membres du CLSPD doivent être en mesure de réfléchir sur la question sécuritaire et de faire des propositions au conseil communal. « Comme ils se prénomment des conseils, ils vont faire des propositions au conseil communal qui va décider des actions de sécurité à mettre en priorité dans le plan local de développement et de sécurité des communes », a-t-elle laissé entendre.

Cette initiative de COGINTA, matérialisée par le financement de l’Union européenne, est vivement saluée par les autorités de la commune de Ratoma. Issa Soumah, le premier vice maire de cette commune, s’est dit très heureux de voir sa commune abriter une telle formation.

Issa Soumah

« Nous espérons que cette formation va nous permettre, avec nos élus ainsi que l’ensemble des populations de Ratoma, de juguler un peu le banditisme et les mauvaises pratiques qui se peuvent se faire. Elle permettra également aux bénéficiaires de se mettre à l’œuvre pour l’atteinte des objectifs visés au bénéfice des populations de notre commune », espère-t-il.

A rappeler que les CLSPD ont été initiés par le gouvernement guinéen, appuyé par ses partenaires, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans les collectivités. « C’est le ministère de la sécurité qui a monté le projet et qui a appelé les partenaires, notamment le ministère de l’Administration à engager cette politique pour créer des organes de concertation avec les forces de sécurité, notamment la police nationale.

Ce sont des organes de consultation au niveau de chaque commune pour qu’il y ait un organe qui représente toutes les couches sociales de la commune et qui va désormais aider, avec les services de sécurité, à juguler le phénomène d’insécurité », a souligné Mohamed Cissé, commissaire divisionnaire de police et coordinateur national de la police de proximité.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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« Entre Gnalen Condé et nous, Alpha Condé n’a qu’à faire un choix », dit une femme de Fria

15 mai 2019 à 13 01 12 05125

Le calme est revenu mais la situation reste toujours tendue à Fria, au lendemain des violences enregistrées dans la soirée d’hier, mardi 14 mai 2019, dans cette ville. Des violences causées par l’intervention musclée des forces de l’ordre qui ont délogé de force les femmes qui campaient dans la cour de la préfecture pour exiger le départ de leur préfet. Aujourd’hui, les manifestantes ont quitté la préfecture, mais elles n’ont pas abandonné leur revendication, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le centre-ville de Fria est méconnaissable ce mercredi, 15 mai 2019. Sur l’artère principale de la ville, on voit des traces de pneus brûlés et de voitures incendiées. Cette situation a fait suite aux violences que les forces de l’ordre ont perpétrées sur les femmes qui occupaient la cour de la préfecture depuis lundi matin. Les manifestantes exigeaient le départ sans délai ni condition de madame le préfet de Fria, Hadja Gnalen Condé. Après cette intervention musclée, plusieurs jeunes sont descendus dans les rues de la ville pour apporter leur soutien aux femmes. Ils ont brûlé des pneus sur la route et incendié des véhicules.

Mme Mamadama Bangoura

De leur côté, les manifestantes qui avaient promis d’occuper la cour de la préfecture jusqu’au départ de leur préfet, ont dû quitter les lieux de force. Mais, elles maintiennent leur revendication, indique Madame Mamadama Bangoura, l’une d’entre elles. « Nous les femmes, sommes allées à la préfecture pour dire que madame le préfet, Gnalen Condé, nous a fatiguées, elle a fatigué nos enfants. Donc nous voulons qu’elle parte, on ne veut plus d’elle. Tout ce qui est gâté à Fria, c’est Gnalen Condé qui en est responsable. Depuis qu’elle est là, rien n’a été fait pour la population.

Nous sommes allées à la préfecture, pas pour faire la guerre, on n’a même pas insulté quelqu’un, on a juste dit qu’on ne veut plus d’elle. On a fait deux jours à la préfecture, on n’a pas insulté, on n’a rien cassé, c’est là qu’on faisait la rupture du jeûne et on passait la nuit aussi. On a reçu une délégation du gouvernorat de Boké. Après avoir écouté les discours, nous lui avons fait part de notre revendication qui est le départ de Gnalen Condé. Mais dans les environs de 17 heures, alors nous étions en train de faire la cuisine, on a vu trois pick-up d’agents des forces de maintien d’ordre.

Ils sont venus comme des rebelles. Ils sont entrés dans la cour où on était assises et ont jeté des gaz lacrymogènes sur nous. Moi j’ai piqué une crise sur le coup, je me suis retrouvée plus tard à l’hôpital. Mais, notre revendication reste maintenue. Nous demandons au président de la République de voir clair dans cette affaire, notre souhait c’est de voir Gnalen Condé partir. Entre Gnalen Condé et nous Alpha Condé n’a qu’à faire un choix. Soit elle quitte Fria, ou alors nous nous quittons pour la laisser ici », a dit cette dame.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Marché central de Fria : une femme molestée par les forces de l’ordre

15 mai 2019 à 12 12 59 05595
Ils se sont jetés sur moi, en me frappant avec des bâtons. Ils ont retiré mon téléphone et ont jeté mes légumes

La ville de Fria est toujours agitée suite à l’arrivée massive des fores de l’ordre pour tenter de ramener le calme après la manifestation de colère des femmes contre madame le préfet. Comme c’est souvent le cas, les agents sont intervenus sans ménagement au siège de la préfecture, violentant certaines femmes. Dans la matinée de ce mercredi, 15 mai 2019, une femme a été molestée par les forces de l’ordre, son téléphone emporté, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la cité de l’alumine.

Les femmes de Fria ne veulent plus de leur préfet, madame Gnalen Condé, accusée de tous les péchés d’Israël. Après avoir occupé pour quelques jours le bloc préfectoral, elles en ont été délogées sans ménagement par les forces de l’ordre, hier mardi.

Au lendemain de ces échauffourées, une femme venue faire des achats au grand marché de la ville, a été prise à partie et bastonnée par des agents de forces de l’ordre dans la matinée de ce mercredi. Son malheur, c’est de s’être retrouvée au mauvais endroit et au mauvais moment, c’est-à-dire au milieu des manifestantes, soutient-elle.

Sous le sceau de l’anonymat, la bonne femme que le reporter de Guineematin.com a trouvé l’hôpital, est revenue sur sa mésaventure. « J’étais venue acheter mes légumes au marché. Après avoir fini, j’ai vu qu’il y avait une embuscade. Les agents de maintien d’ordre ont commencé à jeter du gaz lacrymogène. Toutes les routes étaient barrées. Maintenant, je suis venue là où les femmes étaient arrêtées pour me protéger. J’étais là en train de manipuler mon téléphone, directement ils sont venus vers moi. Ils se sont jetés sur moi, en me frappant avec des bâtons. Ils ont retiré mon téléphone et ont jeté mes légumes. Ils m’ont frappé et pourtant je ne suis pas manifestante. Et, même si je ne suis pas venue pour manifester, mais c’est pour une cause commune que les autres le font », a dit la pauvre femme, portant encore les traces de sa bastonnade sur certaines parties de son corps.

Propos recueillis depuis Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

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Femmes au foyer et vie professionnelle : comment gèrent-elles cette double fonction ?

15 mai 2019 à 12 12 28 05285
Mme Keïta Bountouraby Soumah, responsable du service Genre et Équité au ministère de l’Economie et des Finances

Dans les sociétés comme la nôtre, il n’est pas du tout aisé d’être une femme mariée et d’être salariée de quelqu’un. Si la plupart des femmes désirent trouver un emploi leur permettant d’avoir un revenu, ce ne sont pas toutes qui parviennent à bien gérer leur foyer et leur travail à la fois. Les obligations étant nombreuses, beaucoup ne parviennent pas à s’en sortir. Comment faire donc pour réussir à gérer cette double fonction sans faillir à ces obligations ? Pour en parler, Guineematin.com a donné la parole à deux dames qui ont une expérience en la matière.

Mme Fatou Ann Souaré

Notre première interlocutrice, c’est madame Fatou Ann Souaré, directrice exécutive de l’ONG WAFRICA. Pour commencer, elle reconnaît que cette tâche n’est pas du tout facile. « Gérer la vie au foyer et la vie professionnelle, c’est quelque chose qui est difficile : le matin, il faut s’occuper des enfants, de la maison, après sortir pour aller au travail. Après le travail, il faut rentrer pour s’occuper encore une fois des enfants, du mari, de la maison, donc c’est un double emploi », dit-elle.

Ce double emploi et les difficultés qui vont avec, Fatou Ann Souaré les a vécus pendant qu’elle était salariée. Mais aujourd’hui, sa vie professionnelle a changé, et à la maison aussi, elle a beaucoup de chance. « Dans la vie professionnelle, je pense que suis quand même une personne privilégiée aujourd’hui parce que je travaille de manière un peu indépendante. Ce qui veut dire aussi que je n’ai pas de salaire.

En fait, c’est un choix qu’on fait. En plus de ça, à la maison aussi j’ai un grand appui de mon mari et de ma belle-mère, il y a beaucoup de choses pour lesquelles on m’aide. Donc je n’ai pratiquement pas de difficultés. La seule difficulté, le double emploi comme je le disais tantôt. C’est-à-dire qu’il y a des travaux à faire le matin avant d’aller au bureau et des travaux à faire aussi le soir au retour du bureau », explique la directrice exécutive de l’ONG WAFRICA.

De par son expérience, notre interlocutrice estime que sans un maximum de courage et d’attention, une femme ne peut pas gérer son foyer et son travail sans faillir à certaines de ses obligations. « C’est pourquoi il faut faire très attention, être vigilant et savoir faire le bon choix. Je vous ai dit que j’ai choisi d’être indépendante parce que j’ai eu une certaine expérience pendant que je travaillais comme employée. Je me suis dit qu’en avançant en âge et en ayant des enfants à la maison, je risque de faillir à certaines de mes obligations, soit à la maison ou au travail. C’est ainsi que j’ai décidé d’être indépendante et de travailler avec une certaine liberté.

Mais je sais que ce n’est pas tout le monde qui peut le faire, c’est pourquoi je dis que je suis privilégiée à ce niveau. Il y a des femmes qui sont obligées de travailler comme employées de quelqu’un. Et cela peut les empêcher de bien s’occuper de leur foyer. C’est pourquoi, il faut bien faire le choix. Parce qu’il y a des moments où la vie de famille est plus importante, il ne faut pas rater certaines choses ; et il y a des moments où la vie professionnelle est plus importante. Il faut donc prendre courage, évaluer les choses à tout moment et chercher à faire le bon choix », conseille madame Fatou Ann Souaré.

Contrairement à cette dernière, madame Keïta Bountouraby Soumah, elle, est fonctionnaire. Elle est la responsable du service Genre et Équité au ministère de l’Economie et des Finances. Un travail assez contraignant pour une mère de famille. Mais elle aussi parvient à s’en sortir en gérant les choses avec tact. « Ce n’est pas du tout chose aisée. C’est pourquoi, il faut faire la négociation à la base et bien se planifier. Tout commence par la négociation, la compréhension et le respect mutuel.

De mon côté, je remercie mon cher époux qui me soutient et qui m’aide dans tout ce que je fais. S’il n’y avait pas cette compréhension je n’allais pas pouvoir arriver à mes fins. Déjà à la maison, je suis avec pas mal d’enfants : il faut les réveiller, les préparer à prendre le petit-déjeuner et à aller à l’école ; il y a aussi des petites tâches ménagères que je fais avant de sortir. Ça aussi, je le fais avec l’aide de mon mari, puis on part ensemble au bureau. Donc jusque-là, je m’en sors bien et au foyer et au travail », a-t-elle laissé entendre.

Bountouraby Soumah invite aussi les femmes au courage et à la bonne organisation afin de pouvoir travailler et bien s’occuper de leur foyer.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : quand le Ramadan rime avec changement de mode vestimentaire

15 mai 2019 à 12 12 11 05115

L’arrivée du mois saint du Ramadan influe visiblement sur le comportement des jeunes filles et garçons dans la ville carrefour. Ce comportement est marqué par un changement général et brusque du mode vestimentaire, de la façon de se coiffer, voire la façon de parler, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis le début du mois de Ramadan, chacun essai de se conformer aux règles et principes de l’Islam. Cette période est marquée à Mamou par un changement de comportement au niveau de la couche juvénile. Le constat est le même à divers endroits de la ville, de l’école au marché, du bureau au quartier ou dans les rues. Il est devenu très rare de rencontrer une jeune fille sans un voile sur la tête et dans des tenues africaines.

Autant dire que les minijupes, pantalons serrés, bodys autres décolletés ont laissé la place aux habits traditionnels. De même, les mèches qui ne se conjuguent pas avec les conditions des ablutions, sont aussi écartées. C’est le même constat chez les jeunes garçons qui ont visiblement changé d’attitude.

Interrogé par Guineematin.com, Mamadou Aliou Barry estime que c’est mauvais d’attendre le mois saint de Ramadan pour chercher à pratiquer la religion conformément aux principes. « C’est une bonne chose de voir les jeunes garçons et filles de se priver de leurs habitudes bizarres et leurs pantalons serrés et autres vêtements sexys pendant cette période pour se conformer aux prescriptions d’Allah. Mais, ce serait bien si ce changement de comportement durait toujours, même après le Ramadan. Il faut que ce changement affecte aussi les autres mois de l’année. Cela contribuera à réduire positivement de nombreux actes considérés comme attentatoires à la pudeur », a laissé entendre ce citoyen de Mamou.

Fatoumata Binta Bah

Quant à Fatoumata Binta Bah, élève en classe de 10ème année, au lycée Elhadj Boubacar Barry, elle conseille ses sœurs à faire preuve de responsabilité. « Même la tradition africaine est consciente qu’une femme doit se voiler, son corps ne doit pas paraître, surtout pour ce mois de pénitence. J’invite les filles de valoriser leurs corps. C’est une perle cachée. Dans notre tradition, quand une fille vient de naître, on dit qu’elle a accouché d’un SOUDDIDHO (qui signifie femme voilée). Pourquoi donc ne pas prendre le voile, même après le Ramadan ? Je suis très choquée quand je vois mes collègues filles faire apparaître leurs corps avec des habits aussi transparents », a dit la candidate au BEPC.

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, indique sans ambages que « la spiritualité qui caractérise ce mois saint de Ramadan oblige tous les musulmans et musulmanes à changer leur train de vie habituel. Tout le monde veut se repentir vers Allah. Le mois de Ramadan est un mois de purification. Le musulman doit renforcer son comportement. Nous devons conserver les acquis de Ramadan. Nous conseillons les musulmans de consolider leur comportement. Je conseille les musulmans encore de garder leurs langues. Évitons la politique. Aux frères commerçants, de diminuer les prix. Que Dieu nous donne la santé de parfaire ce mois », a souhaité Elhadj Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Kindia : Sékou Koundouno tresse des lauriers aux 7 opposants libérés et prévient

15 mai 2019 à 11 11 57 05575

Les sept (7) jeunes guinéens condamnés en première instance à Kindia et libérés par la Cour d’Appel de Conakry, sont rentrés dans la ville des agrumes hier, mardi 14 mai 2019. Une forte délégation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a accompagné ces héros opposés à toute modification de la Constitution en faveur du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une foule nombreuse qui a accueilli les sept héros de Kindia au siège local de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) situé au quartier Féréfou.

Interrogé par notre reporter, Sékou Koundouno, chargé des opérations du FNDC, a parlé de réelle satisfaction avant de mettre en garde les promoteurs d’une nouvelle Constitution.

« C’est un sentiment de réjouissance, mais surtout de motivation. C’est sentiment qui galvanise toute la troupe du FNDC dans les 33 préfectures et 5 communes de Conakry, y compris la diaspora afin de renvoyer un revers à ces gangsters et pyromanes qui sont entrain de préparer ce coup d’Etat civil et leur prouver, aux yeux de l’opinion nationale et internationale, que nous sommes entrain de vaincre, et que nous sommes entrain de mettre toutes les dispositions en place afin que le peuple souverain de Guinée puisse être mobilisé et anéantir cet adversaire dès le coup d’envoi.

Ces anciens 7 détenus, qui ont été injustement arrêtés, condamnés et qui ont été relaxés par la Cour d’Appel de Conakry, sont en fait les héros qui symbolisent en peu l’incarnation du combat que nous menons. Donc, on ne peut pas les recevoir dans le Kania comme étant des vendeurs de poulet. Il faudrait qu’ils soient reçus ici comme des héros, des personnes qui ont combattu… Ces 7 héros symbolisent le combat que nous allons mener. On ne peut jamais le déduire de ce combat. Tant que ce combat va exister, vous verrez que leurs images vont toujours exister au sein de ce mouvement.

Sous le leadership du coordinateur régional du FNDC, un travail de terrain est entrain d’être mené dans les quartiers, avec toutes les entités politiques, syndicat et organisations de la société civile, et les citoyens et citoyennes engagés afin de travailler sur l’aspect information, mobilisation, mais surtout démonstration de force. Déjà, les indices que nous avons du côté de la coordination nationale font comprendre qu’un travail sérieux est entrain d’être fait. Et au moment opportun, je vous dis que nous sommes dans la première phase, c’est quand l’envahisseur va essayer un quelconque projet ou proposition de loi afin de changer la République vers la monarchie, la cadence de frappe dans le Kania se fera automatiquement sentir ».

Propos recueillis à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Travaux publics : le ministre Moustapha Naïté sur les chantiers de Guéckédou

15 mai 2019 à 10 10 20 05205

En tournée dans le pays profond, le ministre des Travaux Publics, en compagnie de plusieurs cadres de son département, était hier, mardi 14 mai 2019, dans la préfecture de Guéckédou. Moustapha Naïté est allé s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction et de reconstruction de la route nationale PK63-Guéckédou-Kondébadou et de la voirie urbaine de Guéckédou, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Cette visite intervient un peu plus de 4 mois après le lancement officiel par le président Alpha Condé, en décembre dernier, des travaux de reconstruction de la route PK63-Guéckédou-Kondébadou, distante de 53 kilomètres. Pour s’assurer du démarrage effectif des travaux et constater le niveau d’avancement des travaux, le patron du département des Travaux Publics s’est rendu sur place. Moustapha Naïté et la délégation qui l’accompagne ont visité les travaux de l’ombre que sont les bases vies et les centrales à béton qui sont en train d’être construites par les entreprises en charge des travaux (ETEP, GUICOPRES, ENAN CHINE et BEGEC).

Le ministre a eu aussi des réunions techniques avec les responsables desdits projets et la mission de contrôle, en vue connaître davantage le niveau d’exécution des travaux et d’éventuels contraintes auxquels ils pourraient être confrontés sur le terrain.

Cheickna Cissé

Dans son intervention, Cheickna Cissé, chef de la mission de contrôle pour les travaux d’aménagement et de réhabilitation de la route nationale Guéckédou-Kondébadou et des 10 kilomètres de voiries de la ville de Guéckédou, a indiqué que depuis le lancement des travaux par le président de la République, notification leur a été faite pour le démarrage des travaux le 18 avril dernier. Et depuis cette date, précise-t-il, l’entreprise sous le regard de la mission de contrôle dont il a la charge de diriger, travaille sans relâche sur le terrain. Cela, afin de respecter le délai contractuel.

« L’entreprise a pu réaliser des travaux au niveau de la base vie là où nous sommes actuellement. Elle a pu faire aussi des travaux au niveau de la base de production située au PK34, et des travaux de démolition et de nettoyage ont aussi été effectués sur le site qui doit abriter les bureaux et les logements de la mission de contrôle. Donc, pour les travaux d’installation, c’est ça qui a été fait : au niveau de la base de production, on est à 65% ; et pour le site destiné aux bureaux et aux logements de la mission de contrôle, nous sommes à 5%. Ça, c’est pour les travaux d’installation.

Maintenant, de notre côté, les études d’exécution sont en train d’être réalisées par l’entreprise. Et de ce point de vue, l’entreprise a déjà effectué sur le point topographique l’implantation de la polygonale de base, l’entreprise a déjà effectué aussi les levées de terrain naturel. Donc, il reste maintenant à produire un projet de terrassement sur les 10 premiers kilomètres ; et aussi pour valider les études concernant les ouvrages hydrauliques etc. ça nous permettra, en attendant que l’hivernage ne se termine en octobre, de démarrer au-moins certains travaux de préfabrication, aussi des travaux de débroussaillage, de démolition etc. », a-t-il expliqué.

Moustapha Naïté

De son côté, Moustapha Naïté a commencé par rappeler que sa délégation et lui sont à l’étape 5 de suivi des chantiers lancés par le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé en décembre 2018. Il a ensuite livré son constat sur le terrain. « La mission d’aujourd’hui, c’était deux tronçons : le premier c’est PK63 à Guéckédou (18 kilomètres) dont l’adjudicateur est le groupement GUICOPRES-ETEP pour un montant d’environ 180 milliards de francs guinéens, et le second tronçon c’est Gucéckédou-Kondébadou qui sera réalisé par BEGEC et ENAN CHINE pour un montant d’environ 300 milliards. Donc, tout est en bon état, nous avons eu des discussions sereines avec les entreprises, les réunions de chantiers.

Dans le premier cas, nous nous sommes rendus compte qu’il y a un léger retard de la mobilisation pour l’entretien périodique du chantier, dû au fait que la mission de contrôle n’avait pas été recruté jusqu’il y a deux semaines de cela. Aujourd’hui, c’est chose faite au niveau du premier tronçon. La mission de contrôle est sur le terrain, l’avance du démarrage est aussi payée. Nous avons demandé à l’entreprise d’accélérer la cadence, de faire en sorte qu’après la saison des pluies que les travaux de terrassement commencent. Mais d’ores et déjà, nous leur avons demandé d’amener une équipe sur place pour l’entretien de la route et la fluidité sur le tronçon pour permettre aux populations de bien circuler », a-t-il indiqué.

Poursuivant, le ministre des Travaux Publics a souligné que dans le cadre du second tronçon, dont les travaux ont été confiés à BEGEC et ENAN CHINE : « les travaux de maintenance ont déjà commencé. Nous sommes satisfaits de ce que l’on voit déjà. Nous avons recommandé à l’entreprise de rendre encore plus fluide la circulation. Au niveau de la mobilisation de la mission de contrôle, elle est effectivement sur place, on a échangé avec cette mission de contrôle, avec l’entreprise, les dispositions sont là-bas aussi totalement prises pour que l’entreprise aille de l’avant dans la construction de cet important tronçon de 35 kilomètres. Et, je rajoute là-bas aussi que dans le cadre du projet de BEGEC et ENAN CHINE, 10 kilomètres de voirie seront construits à Guéckedou centre », a dit Moustapha Naïté.

A rappeler que ces deux tronçons sont des financements du premier lot de la Banque Islamique de Développement, et le second projet est financé par le fonds Koweitien et la BADEA avec une partie prise en charge par le gouvernement guinéen.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : 2 personnes tuées dans une mine d’or à Kintinia

15 mai 2019 à 9 09 59 05595

L’exploitation artisanale de l’or continue de faire des victimes dans la préfecture de Siguiri. Deux personnes ont péri dans un nouvel éboulement survenu hier, mardi 14 mai 2019, dans une mine d’or à Kintinia, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

C’est sur la mine d’or de Gnakönö, située dans le district de Kamatiya, relevant de la sous-préfecture de Kintinia que cet éboulement s’est produit. Siné Camara, 49 ans, marié à une femme et père de 8 enfants, et Selh Camara, 36 ans, marié à une femme et père de 3 ans, se sont retrouvés coincés dans le trou. Appelés d’urgence, les agents de la Croix-Rouge locale sont intervenus pour tenter de les sauver, mais en vain. Quand ils ont retrouvé les deux hommes, ils étaient déjà morts.

« C’était entre 11 heures et midi, je suis parti effectuer un contrôle sur la mine. J’ai entendu une femme qui alertait les gens par rapport à un éboulement, et j’ai aussitôt appelé la Croix-Rouge qui est extraire les deux corps du trou. Les victimes sont des frères, ils sont de la même famille. C’est vraiment pitoyable », a expliqué Mory Tenin Camara, le Tömböloma (gardien de la mine).

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi à Goukouron, un village de la sous-préfecture de Franwalia, d’où ils sont originaires.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Makissa Camara aux manifestants contre le préfet de Fria : « la violence n’a jamais été la solution aux crises »

15 mai 2019 à 9 09 58 05585
Amadou Makissa Camara, Directeur national des impôts (image d’archive)

La situation de crise à Fria, à l’origine du soulèvement des femmes contre la préfète de la ville, se tend du jour au lendemain. Malgré l’implication des autorités et d’autres personnes de bonne volonté, qui ont engagé des médiations, les femmes restent toujours campées sur leur position. Elles exigent toujours le départ de Mme Gnalen Condé.

Le directeur national des impôts, natif de Fria, en mission en France, appelle à la retenue

Lisez !

C’est avec beaucoup de regret et une réelle stupéfaction que je suis, depuis la France, où je me trouve dans le cadre d’une mission, l’évolution de la situation de crise à Fria.

Je tiens à préciser que Fria n’a pas la culture de la violence et ne saurait s’illustrer dans ce sens. Votre préoccupation croise celle du président qui n’a ménagé aucun effort jusque-là pour le développement et le bien-être des populations de cette ville, à travers entre autres la relance de l’usine, la création de la MUFA et d’autres activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes.

Je vous demande très humblement de la retenue et de rester à l’écoute de toutes les bonnes personnes qui s’investissent pour trouver un dénouement heureux à cette triste situation. Je vous avoue que les crises n’ont jamais eu leur solution à travers la violence.

Il est donc souhaitable de privilégier le dialogue afin de parvenir à une solution apaisée. L’image de casses, renvoyée en ce moment ne fait pas honneur à notre ville, elle brise également le pacte que nous avons scellé avec le Chef d’État qui s’engage sans relâche pour la cause de cette préfecture.

Je sais que vous, chers mamans et jeunes de Fria, ferez en sorte que cette triste réalité soit très rapidement un mauvais souvenir pour que reprennent normalement les activités.

Aboubacar Makhissa Camara

Depuis Paris (France)

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N’zérékoré : 390 gilets de sauvetage aux populations

15 mai 2019 à 9 09 51 05515

A quelques mois de la saison des pluies, 390 gilets de sauvetage ont été remis aux communautés riveraines des grands cours d’eau et aux pêcheurs de N’zérékoré. C’est le préfet qui a présidé la cérémonie de remise, dans la journée d’hier, mardi 14 mai 2019, en présence des cadres de la préfecture, des élus locaux, des pêcheurs ainsi que des plongeurs traditionnels, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à la distribution des 390 gilets de sauvetage dont, 350 gilets repartis entre les communautés riveraines des grands cours d’eau et les pêcheurs ; 27 gilets répartis entre neuf (9) sous-préfectures bénéficiaires, en raison de 3 gilet par sous-préfecture. Il y a également 13 gilets retenus comme stock pour les travailleurs de la préfecture de N’zérékoré.

Elhadj Sory Sanoh

Selon le préfet, Elhadj Sory Sanoh, « c’est l’occasion pour moi, au nom de la population de N’zérékoré, de remercier le chef de l’État, de l’encourager et de le féliciter. Qui donne un gilet de sauvetage, sauve des dizaines de vies. Dans nos communautés rurales, ces gilets-là vont protéger nos populations contre les noyades qui sont souvent suivis de pertes en vies humaines ».

En ce qui concerne le partage et la gestion des gilets de sauvetage dans les communautés, le préfet de N’zérékoré a fait une mise au point. « Il y’a un ou deux mois que ces gilets là nous ont été donnés par le chef de l’État. Mais, c’est l’occasion de dire que la spécificité de N’zérékoré dans la gestion de ces gilets est un exemple. Nous avons numéroté tout les gilets que nous avons reçus, en mettant N’Z, c’est-à-dire N’zérékoré. Cela voudrait dire que partout où nos gilets se trouvent en dehors de la préfecture, on saura qu’il est de N’zérékoré et c’est détourné ou il s’est vendu. Les gilets aussi sont répartis entre les sous-préfectures par numéro. Donc, chaque sous-préfecture connaîtra son numéro. Quand ça sort en dehors de la sous-préfecture, on saura tout de suite et on va demander les raisons. C’est pour les sécuriser contre le vol, contre le détournement que nous avons mis ce temps sans pouvoir les repartir », a-t-il expliqué.

Cécé Philipe Haba

Au nom des bénéficiaires, le maire de la commune rurale de Gouécké, Cécé Philipe Haba, a remercié le chef de l’État pour ce geste avant de promettre qu’ils rendront compte à leur base. « Dès que nous avons été invités à Conakry pour les états généraux de la décentralisation et le développement des communautés, tout ce que le président nous a dit, il l’a fait, et nous sommes en train de bénéficier dans toutes les collectivités locales, à travers les projets qu’ils nous ont envoyés. Et voilà encore, il accompagne les pauvres communautés locales dans leurs champs. Je le remercie et nous serons là pour rendre compte à nos communautés de ce que le chef de l’État est entrain de faire », a dit Cécé Philippe Haba.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Biodiversité et changement climatique en Afrique: Quel rôle pour les médias africains ?

15 mai 2019 à 9 09 38 05385

« Mieux comprendre les milieux environnementaux, évoquer les lacunes dans la collecte et le traitement des informations en vue de les corriger accroître l’efficacité des partenaires dans la formation et le soutien aux initiatives des journalistes», voilà entre autres objectifs de la table ronde des médias qui s’est tenue ce mardi 14 mai à Accra au Ghana.

Une quarantaine de participants venus de plusieurs pays de la sous-région, à savoir le Sénégal, la Sierra Leonne, le Libéria, le Ghana et la Guinée. Une initiative de WABiCC, le programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Il est tout d’abord revenu à M. Stephen KELLEHER, Chef de projet à WABiCC, et Patricia Mensah de rappeler les objectifs de la rencontre avant de faire réagir les participants sur les problèmes environnementaux vécus dans leurs pays.

A ce niveau, le constat révèle que les problèmes sont presque identiques sur le continent. Qu’il s’agisse de l’insalubrité, des pollutions, de la déforestation, de l’accès à l’eau potable notamment en milieu rural ou du changement climatique, les pays africains ont des situations quasi-identiques.

Stephen KELLEHER

S’agissant de la menace des espèces sauvages, ….dira que les auteurs mettent en avant les retombées financières plutôt que de protéger ces espèces, d’où la lutte contre le braconnage sous toutes ses formes. Il poursuit en rappelant que la corruption et l’implication de certains cadres constituent des obstacles pour mener à bien la protection de ces espèces. En ce qui concerne la déforestation, il dira qu’il faut trouver des activités génératrices de revenus pour les populations riveraines de ces forêts afin qu’elles évitent de détruire le couvert végétal.

Par ailleurs, il a mis un accent sur la dégradation de l’environnement par le biais des activités minières, comme c’est le cas au Ghana et en Guinée, une situation face à laquelle « nous devons réagir et sans attendre …» dira-t-il.

La nature nous nourrit, nous vivons grâce à elle, elle nous donne tout et si nous la détruisons nous perdons tout !

S’agissant de l’état des lieux dans les médias environnementaux, plusieurs points été cités. A savoir, «peu de spécialistes sur les questions environnementales, peu de temps consacrés ou à de manière occasionnelle à ces sujets, le faible appui aux initiatives de production, le manque de professionnalisme de certains médias dans le traitement de l’information, la difficulté d’accès aux sources d’information ou encore la non prise en compte des aspects culturels… ».

C’est donc un véritable rendez-vous d’échanges qui entend mettre les médias africains en synergie en vue de lutter ensemble contre ces problèmes qui mettent en danger la vie des générations présentes et futures.

Idiatou CAMARA à Accra pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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