L’arrivée du mois saint du Ramadan influe visiblement sur le comportement des jeunes filles et garçons dans la ville carrefour. Ce comportement est marqué par un changement général et brusque du mode vestimentaire, de la façon de se coiffer, voire la façon de parler, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis le début du mois de Ramadan, chacun essai de se conformer aux règles et principes de l’Islam. Cette période est marquée à Mamou par un changement de comportement au niveau de la couche juvénile. Le constat est le même à divers endroits de la ville, de l’école au marché, du bureau au quartier ou dans les rues. Il est devenu très rare de rencontrer une jeune fille sans un voile sur la tête et dans des tenues africaines.

Autant dire que les minijupes, pantalons serrés, bodys autres décolletés ont laissé la place aux habits traditionnels. De même, les mèches qui ne se conjuguent pas avec les conditions des ablutions, sont aussi écartées. C’est le même constat chez les jeunes garçons qui ont visiblement changé d’attitude.

Interrogé par Guineematin.com, Mamadou Aliou Barry estime que c’est mauvais d’attendre le mois saint de Ramadan pour chercher à pratiquer la religion conformément aux principes. « C’est une bonne chose de voir les jeunes garçons et filles de se priver de leurs habitudes bizarres et leurs pantalons serrés et autres vêtements sexys pendant cette période pour se conformer aux prescriptions d’Allah. Mais, ce serait bien si ce changement de comportement durait toujours, même après le Ramadan. Il faut que ce changement affecte aussi les autres mois de l’année. Cela contribuera à réduire positivement de nombreux actes considérés comme attentatoires à la pudeur », a laissé entendre ce citoyen de Mamou.

Fatoumata Binta Bah

Quant à Fatoumata Binta Bah, élève en classe de 10ème année, au lycée Elhadj Boubacar Barry, elle conseille ses sœurs à faire preuve de responsabilité. « Même la tradition africaine est consciente qu’une femme doit se voiler, son corps ne doit pas paraître, surtout pour ce mois de pénitence. J’invite les filles de valoriser leurs corps. C’est une perle cachée. Dans notre tradition, quand une fille vient de naître, on dit qu’elle a accouché d’un SOUDDIDHO (qui signifie femme voilée). Pourquoi donc ne pas prendre le voile, même après le Ramadan ? Je suis très choquée quand je vois mes collègues filles faire apparaître leurs corps avec des habits aussi transparents », a dit la candidate au BEPC.

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, indique sans ambages que « la spiritualité qui caractérise ce mois saint de Ramadan oblige tous les musulmans et musulmanes à changer leur train de vie habituel. Tout le monde veut se repentir vers Allah. Le mois de Ramadan est un mois de purification. Le musulman doit renforcer son comportement. Nous devons conserver les acquis de Ramadan. Nous conseillons les musulmans de consolider leur comportement. Je conseille les musulmans encore de garder leurs langues. Évitons la politique. Aux frères commerçants, de diminuer les prix. Que Dieu nous donne la santé de parfaire ce mois », a souhaité Elhadj Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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