Elhadj Mamoudou Barry, poursuivi pour avoir égorgé le petit Gono Emmanuel Yomalo, dit Junior, a comparu pour la deuxième fois au tribunal criminel de Mafanco, ce mardi, 21 mai 2019. Mais, l’audience n’a duré que quelques minutes à cause des surprenantes réactions de l’accusé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assassinat du petit Junior le 04 mars 2018 au quartier Lansanayah barrage, dans la commune de Matoto, avait suscité une vive émotion. Elhadj Mamoudou, accusé d’avoir égorgé le jeune garçon, est entrain de se faire juger au tribunal criminel de Mafanco.

Le mardi, 07 mai 2019, les débats se sont ouverts dans ce dossier. Ce jour-là, maitre Mohamed Abou Camara, avocat de l’accusé, avait soutenu que son client ne disposait pas de toutes ses facultés mentales. Il avait sollicité que son client fasse un examen psychiatrique. Mais, sa demande avait été rejetée par le tribunal qui a estimé que les débats pouvaient se poursuivre.

Appelé à la barre ce mardi, 21 mai 2019, Elhadj Mamoudou Barry, qui a reconnu avoir tué Gono Emmanuel Yomalo à l’aide d’un couteau, a refusé de répondre aux questions du tribunal. Il a demandé sa condamnation pour mettre fin aux débats. « Aujourd’hui je ne vais répondre à vos questions. Je n’ai plus envie de parler de ça. Je veux que vous me condamniez pour l’amour de Dieu. J’ai déjà fait un an et six mois en prison. Donc, je veux que je sois condamné pour avoir égorgé Junior et je l’ai tué parce que je le voyais dans mon rêve. Le jour qu’il est venu dans notre concession, j’ai dit comme je l’ai tué dans mon rêve, donc je vais le tuer maintenant en réalité. C’est le commissaire Taliby qui m’a dit de tuer Junior. J’étais malade lorsque j’ai tué. Monsieur le président, s’il vous plait, condamnez-moi. Je vous prie de me condamner », a-t-il demandé.

Cette déclaration faite par Elhadj Mamoudou Barry, a créé le doute sur sa santé mentale. C’est pourquoi, dans le but de mener à bien ce procès pour la manifestation de la vérité, le juge Amadou Kindy Baldé a demandé aux différentes parties au procès (partie civile, défense et le ministère public) que l’accusé soit soumis à un examen psychiatrique. Une demande qui sera entièrement acceptée.

Le procès a été donc renvoyé pour le 28 mai 2019 en attendant la désignation d’un spécialiste en psychiatrie à l’effet de faire l’expertise nécessaire sur la santé mentale de ce jeune homme, diplômé en Géographie de l’université de Kankan.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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