Me Cheick Sako

La démission du ministre d’Etat, ministre de la Justice, maître Cheick Sako, alimente la chronique ce lundi 27 mai 2019. Pour Souleymane Keïta, conseiller chargé de mission à la présidence de la République et coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel, « c’est du plein droit de Cheick Sako de vouloir ne pas continuer à travailler avec le gouvernement actuel ». Il l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com, quelques heures après l’annonce de cette démission.

Dans son intervention, Souleymane Kéita a semblé banaliser la démission du ministre d’Etat. Selon lui, « c’est son droit de ne pas vouloir continuer à travailler avec le gouvernement actuel. Le président de la République a mis un gouvernement en place avec une feuille de route bien définie. Je pense que si, pour une raison ou pour une autre, un ministre se voit dans la difficulté d’aller au bout des objectifs qui lui ont été assignés dans sa lettre de mission, qu’il démissionne. Moi, je ne trouve pas de problème à cela… Mais, ce que je pourrais relever tout de suite, c’est que le président de la République a une mission claire. Et, tout haut cadre qui se voit dans l’impossibilité pour lui d’aller dans la mesure du possible vers l’objectif fixé en termes de résultats à atteindre, bien entendu il peut rendre le tablier et partir », a laissé entendre le coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel.

Parlant de l’intention nourrie par le président de la République de s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels et qui constitue une des raisons de la démission de Cheick Sako, ce cadre du RPG pense qu’à ce niveau, « ce n’est plus le ministre Cheick Sako qui parle. Dans ces conditions-là, c’est le politique qui parle. C’est une attitude que je pourrai considérer comme le fait de ne pas pouvoir s’assumer. Vous savez, le processus qui consiste aujourd’hui à vouloir débattre de la problématique de la nouvelle Constitution, mon parti, le RPG arc-en-ciel a déjà donné sa position. Maintenant, qu’un ministre nommé en fonction d’un certain nombre d’objectifs à atteindre, moi je pense que son travail serait de se consacrer sur l’exécution de sa feuille de route. Parce que, sa volonté ne compte pas quant à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ça ne relève pas de lui, il est simple citoyen. C’est au peuple de se prononcer sur cette question-là. Donc pour moi, si c’est la raison fondamentale de sa démission, puisque c’est ce que je viens d’apprendre, ça signifie seulement que c’est de la diversion. Parce que pour moi, ça signifie que c’est une façon de se trouver une place dans le cœur de l’opinion publique. Mais malheureusement pour lui, si c’est le cas, nous, nous sommes déterminés de toutes les façons à faire en sorte que la Guinée, pour une fois en tout cas depuis plusieurs années, va avoir l’occasion de se doter d’une nouvelle Constitution qui défie le temps et qui va garantir la stabilité de nos institutions et la continuité de l’Etat », soutient le conseiller chargé de mission à la présidence.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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