Énergie : Tailiby Sylla vante les progrès réalisés depuis le lancement de Kaléta

30 mai 2019 à 17 05 31 05315

A l’occasion du quatrième anniversaire du lancement du premier groupe du barrage hydroélectrique de Kaléta, le 28 mai 2015, le ministère de l’Energie fait un bilan dans le secteur énergétique. Une journée portes ouvertes est organisée dans ce sens à partir de ce jeudi 30 mai 2019. Les activités ont débuté à Kaléta et Souapiti dans le cadre de la semaine de l’électricité, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La semaine de l’électricité s’est ouverte ce jeudi à travers une visite de terrain organisée par le ministère de l’Energie à Kaléta et Souapiti, dans la commune rurale de Tondon à Dubreka. Initialement annoncé à cette cérémonie, le Premier ministre s’est finalement fait représenté par Dr Ibrahima Kourouma, ministre de la Ville et l’ Aménagement du Territoire. La délégation était également composée de responsables de la Guinéenne d’électricité ( EDG).

Dans son intervention, Dr Cheikh Tailiby Sylla a magnifié les actions réalisées depuis cette date à nos jours avec une forte augmentation de la quantité d’énergie produite en Guinée même si la demande reste toujours forte.

Pour sa part, Dr Ibrahima Kourouma, représentant Kassory Fofana à cette rencontre, a dit son émerveillement devant le gigantesque barrage en construction qui est d’une capacité prévisionnelle de 450 MW. Pour le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, les guinéens ont bien fait de choisir le président Alpha Condé qui va sortir la Guinée de l’obscurité.

L’administrateur général d’EDG, Abdenbi Attou, est revenu sur les causes des délestages. Selon lui, c’est entre_autres le déficit hydrique, les incidents d’origine atmosphérique et les dégradations volontaires de personnes mal intentionnées.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo depuis Kaléta pour Guineematin.com

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Ligue 1 de football : bienvenue au Loubha FC de Télimélé dans l’élite !

30 mai 2019 à 17 05 14 05145

Il aura fallu plusieurs années de travail sans relâche pour parvenir à ce résultat. Entre les profondeurs abyssales de la division nationale et le ventre mou de la Ligue 2, si ce n’est carrément le forfait, le Loubha FC de Télimélé a patiemment emprunté l’échelle de l’effort pour enfin parvenir à intégrer l’élite du football guinéen.

Cette performance, Télimélé tout entier la doit à l’engagement et à la détermination d’un homme qui s’est voulu porteur de l’héritage de son grand frère, feu Amadou Barry « Katoumba », capitaine et libéro de charme de ce qu’était le Télé FC.

Mohamed Barry, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a volontairement pris les rênes du Loubha FC, la nouvelle appellation de l’équipe comme pour être en phase avec ce qui symbolise le mieux la préfecture de Télimélé, le renommé col de Loubha, dont la dangerosité n’a d’égal que celui de Sita entre Labé et Koundara.

Cependant, l’euphorie jubilatoire et les effluves populaires de cette montée en ligue 1 ne doivent pas nous faire oublier le fait que c’est maintenant que le plus dur commence. Car il ne s’agira pas d’entrer dans la loge par la grande porte et d’en sortir dans la matinalité du laitier par la petite porte.

Autrement dit, la régularité et la constance doivent faire partie des priorités du club dans l’affichage de ses ambitions, celles d’être sacré champion de

Guinée pour aller à la conquête de l’Afrique. Mais, avouons-le tout suite, cela suppose une forte mobilisation de tous les fils de Télimélé et de leurs ressources tant matérielles que financières pour installer durablement le Loubha FC au trône. Lui, qui constitue aujourd’hui la semence de la reconstruction pour servir de vitrine à l’image de notre préfecture, pour qui connait la popularité et le prestige du football, devenu de nos jours une véritable religion des temps modernes.

Imaginez tant soit peu ces dimanches parés de football au terrain de football de Télimélé, avec cette mosaïque de couleurs d’un public aux anges, venu de la ville et de ses environs pour apporter son soutien à son équipe et vivre aussi le beau football en respectant l’adversaire.

Justement à ce niveau, une importante sensibilisation s’impose. Car par deux fois, le public de Télimélé a envahi le terrain, molesté les arbitres et causé des dégâts matériels importants. Ce qui a poussé la ligue de football professionnel à prendre des sanctions sévères et justifiées contre le Loubha FC, parmi lesquelles la délocalisation de ses matchs à Kindia.

La ligue 1 est un autre palier et un autre grade de tolérance 0 pour tous ceux qui violent les textes régissant son fonctionnement. Autant donc pour le Loubha FC, ses dirigeants et tous les segments de la vie active de Télimélé de ne pas se laisser emporter par la passion et les émotions, au risque de compromettre les chances de maintien et de progression du club.

Aussi, serait-il important de créer et d’entretenir une pépinière essentiellement constituée de jeunes plants issus de la localité dont des impératifs de famille, de scolarité ou de travail fixent durablement à Télimelé. Ce qui aura l’avantage de constituer une bonne réserve pour le Loubha FC et de palier les mouvements parfois imprévus des joueurs venus d’ailleurs à la faveur des mercatos ou de cas de force majeure tout simplement. Sans ces préalables, à mon avis, il est à craindre que cette montée du Loubha FC en ligue1 ne soit saisonnière.

On dit souvent que c’est de la vieille corde qu’on tisse une nouvelle. Cela nous amène à rendre des hommages appuyés à tous ceux qui ont participé à la création, à l’animation et à l’affirmation du Télé FC hier et du Loubha FC aujourd’hui. Fils de Télimélé ou y ayant vécu dans le cadre de l’exercice de fonctions administratives.

Ceux dont le limon de Télimélé entre dans la composition de la chair (Mawdho l’attaquant solitaire des années 60, Zito, Katoumba, Perez, Younoussa Goulgoul sans oublier les arbitres Barry de Kollet et maitre Bamus) etc…

Et les seconds parmi lesquels, le bouillant secrétaire général du comité régional de la JRDA, général Mouk Baldé, les gouverneurs Bah Thierno Ibrahima, Docteur Alpha Oumar Barry, Elhadj Salimou Cissoko, Momo Bangoura, Seydou Keïta pour ne citer que ceux-là.

A ces illustres fils de la Guinée, viennent s’ajouter d’autres comme Moussa Solano, Aly Kania Bangoura, Naroumba Condé, Mohamed Traoré, Fodé Souaré, Mamadi Koulibaly, dont l’abnégation a fait de Télimélé une destination prisée.

Toute chose que le Loubha FC devrait s’atteler à faire revivre et pérenniser en servant de locomotive tirant plusieurs wagons remplis de passagers embarqués dans toutes les gares d’arrêt, en partance pour la ville à cheval entre la Basse et la Moyenne Guinée.

Comme le TP Mazembe et son cuivreux Lubumbashi, l’étoile du Sahel et sa Sousse émeraude de la Tunisie, le Wydad et sa mégapole casablancaise ou encore Al Ahly et son Caire des Pyramides, le Loubha FC peut en faire des références et des exemples pour obliger ses adversaires et le football à désormais écrire Télimélé en gras sur la carte de la Guinée.

Pour y arriver, le Loubha FC doit apprendre Ces deux leçons :

1- les terrains de foot ne sont pas des pistes de défilés de mode.

2- les seuls canons qui vaillent doivent être issus de l’artillerie et non de l’esthétique.

Bon vent au Loubha FC de Télimelé !

Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Ibrahima Diallo du FNDC : « Kassory s’arroge d’un orgueil démesuré pour tromper la vigilance des citoyens »

30 mai 2019 à 16 04 58 05585
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Un an après sa nomination au poste de Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana était hier, mercredi 29 mai 2019, face aux médias pour présenter le bilan de sa gestion. Un exercice au cours duquel le locataire du Palais de la Colombe s’est exprimé en faveur d’une nouvelle constitution dans le but d’offrir un troisième mandat au président Alpha Condé.

Ce jeudi, 30 mai 2019, lendemain de cette conférence de presse, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de monsieur Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ibrahima Diallo, Coordinateur des opérations du FNDC

Pour Ibrahima Diallo, Ibrahima Kassory Fofana devait plutôt se contenter de « parler du bilan de sa gouvernance depuis qu’il est Premier ministre. Il s’est plutôt focalisé à répondre aux questions politiques qui, à notre sens, n’ont aucun intérêt pour le peuple de Guinée. Non seulement ça n’impacte pas la vie du citoyen et ça ne contribue à rien au développement de notre pays. Donc, pour nous, c’est un non-évènement », a-t-il lancé.

L’un des faits marquants de la conférence de presse du Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana a évidemment été son soutien au projet d’une nouvelle Constitution. L’actuel locataire du Palais de la Colombe a affirmé devant le public qu’il dit doublement Oui et que tous les ministres de son gouvernement partagent le même avis.

Réagissant à ces propos tenus par l’un des anciens opposants d’Alpha Condé, Ibrahima Diallo du FNDC estime que « tout le monde connait la moralité de Kassory Fofana dans ce pays. C’est quelqu’un qui a toujours insulté monsieur Alpha Condé. Et, aujourd’hui, il se retrouve comme Premier ministre de la personne qu’il insultait avant. Donc, ne soyez pas étonnez demain qu’il puisse dire qu’il n’a jamais soutenu un projet de troisième mandat et que c’est sous l’effet de la pression qu’il s’est prononcé. Il peut se renier demain », a-t-il dit.

L’activiste de la société informe qu’ils ont tiré deux intérêts de la conférence de presse animée par Dr Ibrahima Kassory Fofana. « Lorsqu’il dit qu’il a consulté tous les membres du gouvernement qui ont unanimement dit qu’ils sont favorables au troisième mandat. C’est pourquoi, il nous a permis de finaliser notre premier rapport préliminaire de la liste des promoteurs du troisième mandat. Parce que le peuple de Guinée doit savoir quelles sont ces personnes-là qui travaillent pour détruire les fondements de la République. Quelles sont ces personnes-là qui prennent en otage notre pays et qui prennent en otage l’avenir de toute une génération ? Quelles sont ces personnes-là qui travaillent pour mettre le feu dans le pays ? Le deuxième intérêt est que nous donnons 60 jours aux ministres membres du gouvernement qui ne sont pas pour le projet de troisième mandat de faire valoir leur droit à la démission comme l’a fait maitre Cheick Sako, ministre de la justice et garde des sceaux. Passé ce délai, nous allons considérer et assimiler tous les ministres qui sont restés comme étant des personnes qui travaillent pour la promotion d’un troisième mandat dans ce pays ; comme des personnes qui seront responsables de toutes les conséquences qui adviendront du fait d’un tel projet », avertit-il.

Enfin, le Premier ministre, s’inspirant d’une citation de Georges Pompidou, a dit qu’il préfère l’impopularité à l’irresponsabilité. Une affirmation qui amène Ibrahima Diallo du FNDC à dire que « Kassory Fofana, c’est quelqu’un qui joue à l’imposture pour camoufler ses faiblesses. Il s’arroge d’un orgueil démesuré pour tromper la vigilance des citoyens. C’est de cela qu’il s’agit, rien d’autre ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Déguerpissement de Kaporo-Rails : Musidal Union Hollande offre des vivres aux victimes

30 mai 2019 à 16 04 22 05225

L’Association Musidal Union Hollande (MUH), composé des guinéens vivant dans ce pays d’Europe, vole au secours des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et de Dimesse (Koloma), dans la commune de Ratoma. Cette association a offert des vivres à plusieurs familles dont les maisons ont été démolies dans ces zones. La cérémonie de remise de ce don a eu lieu ce jeudi, 30 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

135 sacs de riz et 135 bidons d’huile de 5 litres, c’est le don que L’Association Musidal Union Hollande (MUH) a offert à 135 familles déguerpies (y compris ceux qui étaient en location). En remettant ce don aux bénéficiaires, Bachir Diallo, chargé des affaires sociales et religieuses du MUH, a souligné que cette association a été créée dans le but de recenser et résoudre les difficultés des Guinéens vivant en Hollande. Mais au fil des années, elle a jugé utile de venir aussi en aide à nos concitoyens se trouvant dans des difficultés extrêmes en Guinée.

Bachir Diallo, chargé des affaires sociales et religieuse du Musidal Union Hollande
Bachir Diallo

Et, c’est dans ce cadre que s’inscrit ce don. « Au tout début, l’association avait été créée pour assister les Guinéens vivant en Hollande. Le pays étant constitué en majorité de chrétiens, quand quelqu’un décédait, on assistait financièrement les proches de la victime pour le rapatriement du corps. Quand il y avait un baptême là-bas, on se réunissait pour contribuer en notre façon au baptême. Aussi, s’il y a un guinéen qui tombait malade, nous l’assistons. Mais, puisque l’association a grandi, nous avons dit que nous ne devrions pas limiter nos actions qu’en Hollande, nous avons dit qu’il faille penser à nos compatriotes qui seraient dans des conditions difficiles au pays.

C’est ainsi que, chaque fois qu’il y a un problème au pays, une calamité par exemple, nous nous retrouvons et nous assistons les victimes. Donc, ce don, d’une valeur de 60 millions de francs guinéens que nous faisons aux victimes des casses de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, composé de 135 sacs de riz et 135 bidons d’huile, s’inscrit dans ce cadre », a dit monsieur Diallo.

Conscient que ce don ne suffira pas à toutes les victimes, ce responsable de l’association Musidal Union Hollande a promis d’aller faire le compte rendu à ses mandants, afin de voir s’il y aura une possibilité d’assister le reste des victimes. « Ce don ne pourra pas couvrir toutes les victimes du site. Nous allons continuer à recenser les victimes. A notre retour en Hollande, nous allons faire le compte rendu aux autres membres de l’association, et ensemble nous allons voir ce qu’on pourrait faire », a-t-il ajouté.

ElhadjAlpha Oumar Diallo, président du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2, Dimesse,
ElhadjAlpha Oumar Diallo

De son côté, au nom des bénéficiaires, ElhadjAlpha Oumar Diallo, président du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, a remercié les donateurs. « Je suis partagé entre un sentiment de joie d’une part, et de tristesse de l’autre part. De joie parce que je reçois un don, de tristesse parce qu’on a cassé chez moi. On a démoli chez nous, c’est pourquoi on a ces dons-là sinon on ne les aurait pas eus. Nous remercions les donateurs très sincèrement pour ce don. La population guinéenne nous apporte son secours, on a eu en tout 900 millions de francs guinéens ; ça c’est l’apport surtout de nos compatriotes et le riz, c’est à l’infini. Depuis que le Ramadan a commencé, on nous donne du riz, les gens nous assiste, surtout les ressortissants, qu’ils en soient remerciés », a-t-il dit.

Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma
Elhadj Mohamed Aliou Bah

Présent sur les lieux, Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma et initiateur de ce présent don, a remercié les donateurs. Selon lui, pour une première fois, c’était au cours de sa visite en Hollande qu’il a rencontré les membres de cette association. Et, après les cordiaux échanges qu’ils ont eus, il leur a demandé de penser aux guinéens qui passent actuellement des moments difficiles au pays. « Malheureusement, il y a eu cette action de déguerpissement de Kaporo-Rails, de manière inopportune. Alors, les amis de la Hollande, nous avons échangé, ils ont dit qu’ils feront pour leur part ce qu’ils pourront faire.

Alors ce matin, nous assistons à un don de 135 sacs de riz et de 135 bidons d’huile de 5 litres. Donc c’est pour moi un réconfort, je vois que cette organisation caritative n’est pas à l’abandon de ses décisions prises ou de ses engagements. Ils honorent leurs engagements, ils me font plaisir. Je ne peux pas bénir ici, mais insha Allah j’ai déjà béni pour cette association caritative qui ne fait que faire du bien en faveur des victimes de Kaporo-Rails », a dit l’élu de Ratoma.

A noter que ce n’est pas la première fois que cette organisation caritative, dirigée par monsieur Mamadou Saïdou Diallo, assiste nos compatriotes en détresse en Guinée. Elle était récemment au chevet des victimes de manifestations politiques dans la commune de Ratoma. Là aussi, Musidal Union Hollande avait offert de l’argent et des vivres à ces victimes dont des handicapés à vie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Évaluation du système éducatif : des inspecteurs du MENA outillés à Kindia

30 mai 2019 à 15 03 52 05525

Plusieurs membres des corps de contrôle du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation prennent part à un atelier de formation organisé à l’ENI de Kindia. Ils renforcent leurs capacités sur le contrôle et l’évaluation du système éducatif guinéen, notamment l’enseignement-apprentissage, a appris un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Lancé le mardi, 28 mai 2019, cet atelier de quatre jours regroupe des inspecteurs en service dans des IRE, DPE et DCE du pays. La rencontre est organisée par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, dans le cadre de la redynamisation des activités d’inspection dans les écoles.

Dr Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia,
Dr Doman Traoré

« L’objectif du présent atelier est d’améliorer les capacités d’intervention des corps de contrôle du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en situation d’évaluation et de contrôle de l’enseignement-apprentissage. Car, il est nécessaire et urgent de mettre non seulement un accent sur la qualité de la formation mais aussi et surtout sur l’efficacité des inspections sur un dispositif cohérent de suivi des activités pédagogiques et administratives, en vue de la qualification du personnel éducatif. Aussi, vous conviendrez avec moi que tout système éducatif qui se veut ambitieux, le corps d’inspection constitue une charnière incontournable pour le suivi et la régulation des tâches pédagogiques et administratives des personnels », a indiqué Dr Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, qui a procédé au lancement officiel de cet atelier.

Fodé Issiaga Cissé, inspecteur en service à l’inspection générale de l'éducation,
Fodé Issiaga Cissé

Fodé Issiaga Cissé, inspecteur en service à l’inspection générale de l’éducation, est l’un des facilitateurs de cet atelier. Selon lui, les travaux consistent à « renforcer les capacités des cadres, chargés du contrôle et l’évaluation du système éducatif, à travers les inspections dans les classes avec les enseignants et l’inspection aussi dans les écoles avec les directions d’écoles et les chefs d’établissements. Donc, il faut qu’il y ait une certaine compétence pour aller administrer les outils que nous allons élaborer ensemble. C’est dans ce cadre que nous sommes là.

Nous avons effectué un déplacement à Lyon, en France, précisément à CEPEC international où nous avons renforcé nos compétences. Et, on ne peut pas garder ces connaissances par devers nous, on se doit de les partager avec tous les cadres chargés de contrôler l’enseignement-apprentissage et la gestion administrative des établissements scolaires. Nous aurons plusieurs modules dont entre autres les enjeux du numérique dans l’enseignement. Aujourd’hui, les tableaux, dans certains pays, sont remplacés par des tablettes », a dit ce formateur.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Eau : le Partenariat National de l’Eau de Guinée célèbre la journée mondiale de la ressource

30 mai 2019 à 15 03 23 05235

Le Partenariat National de l’Eau de Guinée a célébré en différé ce jeudi la journée mondiale de l’eau. « Ne laissez personne de côté » est le thème de cette année, une manière de rappeler le rôle et la place de l’ensemble des acteurs dans la gestion intégrée et durable de la ressource.

C’est devant plusieurs acteurs venus de départements techniques comme l’environnement, la santé, les mines, mais aussi de la société civile que cette célébration s’est déroulée, sur appui financier du GWP-AO, le Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest.

Dans son intervention, le Président du PNEGUI, Elhadj Mamadou Alpha HANN a rappelé les missions de son organisation qui vise à contribuer de manière  »efficace et durable » à la gestion de la ressource, aujourd’hui menacée par le monde a-t-il regretté. Les statistiques indiquent d’ailleurs que près de 2 milliards de personnes n’ont pas encore accès à l’eau potable et à un assainissement de qualité dans le monde.

Il a poursuivi son allocution en parlant du contexte du thème de cette année 2019 qui est « Ne laisser personne de côté ». Il ajoute que « son choix repose sur un contexte marqué par l’adoption en septembre 2015, à l’unanimité par les 193 États Membres de l’Assemblée générale des Nations Unies y compris la Guinée du document intitulé : « Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». Au travers de ce plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité, les États Membres ont résolu d’« éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », de prendre des mesures audacieuses et porteuses de transformation pour « engager le monde sur une voie durable, marquée par la résilience » et de veiller à « ne laisser personne de côté ».

Avant de terminer il dira que « le PNEGUI est un réseau d’intervenants ayant pour mission le soutien de la Guinée dans la gestion durable de ses ressources en eau, afin d’en assurer un développement durable et partant, de meilleures conditions de vie des populations… ». S’agissant des domaines d’intervention de la plate-forme qui sont notamment « la conceptualisation et la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) pour atteindre la sécurité nationale de l’eau ; le développement, au niveau des politiques et des décideurs, de la prise de conscience sur les questions liées à l’eau et à la nécessité d’adopter et mettre en œuvre la GIRE ; le partage d’expériences et de connaissances sur la GIRE au sein des Partenaires du PNEGUI ; le travail conjoint avec les Partenaires du PNEGUI pour identifier, aux niveaux national et local, les problèmes liés à l’eau ; et la formulation des priorités, la conception et la mise en œuvre des programmes et projets pour solutionner les problèmes prioritaires à travers l’approche GIRE ».

La journée s’est poursuivie par la présentation du thème par M.Kawe GBONIMY, qui a rappelé l’histoire de la GIRE, gestion intégrée des ressources en eau depuis la conférence de Stockholm en 1992.

Une communication qui a porté sur l’état de la ressource dans le monde, les défis du secteur notamment depuis l’adoption des ODD en 2015, et des recommandations pour améliorer le secteur de l’eau et de l’assainissement dans le pays.

Parmi les activités réalisées depuis près de 2 ans, il citera « la participation à la COP 24 à Katowice en Pologne en décembre dernier, la signature de partenariats avec des organisations comme la Société des eaux de Guinée, SEG, la création d’un site internet et d’autres outils de communication. L’organisation d’un Dialogue National sur la Gouvernance de l’Eau en Guinée, la Participation à plusieurs conférences, séminaires et ateliers au plan national et international sur la GIRE, changements Climatiques, intégrité de l’eau, la participation aux assemblées générales du GWP/AO, l’Elaboration d’un nouveau plan d’actions et des propositions de projets… ».

La participation à la mise en œuvre de l’observatoire de la CEDEAO sur l’eau et la mission du PNEGUI dans le massif du Fouta Djallon en novembre 2018. Une manière de toucher du doigt les réalités de la dégradation des têtes de sources et proposer des solutions.

La journée s’est achevée par des débats riches et fructueux qui ont permis à l’auditoire de mieux comprendre les enjeux liés à la problématique de l’eau en Guinée. Il s’agit de l’accès à la ressource, la qualité de l’eau distribuée, les conflits liés à l’eau et la prolifération des eaux dites minérales sur le marché.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Corée du Nord vs USA : les risques d’une 3ème Guerre Mondiale font exploser Google

30 mai 2019 à 15 03 16 05165

Lire Opinion : Les risques que le monde bascule vers une 3ème Guerre Mondiale inquiète la population mondiale de plus en plus. Les récents événements au Moyen-Orient et en Corée du Nord ont exacerbé cette crainte

Les réseaux sociaux s’enflamment. Désormais, cette crainte s’est transférée vers les réseaux sociaux où nombreux s’interrogent sur une éventuelle 3ème Guerre Mondiale. Cette situation fait que les recherches liées ce sujet sur les moteurs tels que Google connaisse une hausse exponentielle ces dernières années. Un pic a été atteint en 2017.

En effet, en 2017, au moment où le président américain, Donald Trump, menaçait de punir sévèrement la Corée du Nord si ce pays ne mettait pas fin à son programme d’enrichissement nucléaire, les mots « Guerre de Trump », « Guerre Nucléaire », « 3ème Guerre Mondiale » avaient été largement utilisés dans Google.

« Un pic atteint en 2017 »

Le pic de 2017 fut un record qui avait battu celui de 2004. La menace américaine qui pesait sur la Syrie et les frappes militaires ordonnées par Trump sur ce pays avait également provoqué la crainte des internautes. A cette date, l’expression « Guerre en Syrie » avait été très utilisée dans Google.

Rappelons qu’en 2017, les risques de guerre entre la Corée du Nord et les Etats-Unis faisaient trembler non seulement les internautes, mais aussi les experts militaires. Ainsi, un rapport publié par le média américain Bloomberg prédisait déjà qu’en cas de guerre Etats-Unis vs Corée du Nord, environ 300 000 personnes seraient tuées en si peu de temps.

Une situation extrêmement tendue qui avait poussé le président russe à tirer la sonnette d’alarme. « Dans cette situation, poursuivre l’hystérie militaire ne donnera rien. Ceci pourrait déboucher sur une catastrophe mondiale et sur d’importantes pertes de vie », prévenait Poutine en 2017.

« L’intelligence artificielle pourrait déclencher une 3ème Guerre mondiale »

La crainte d’une 3ème Guerre Mondiale avait gagné le monde tel que l’indique l’origine des recherches effectuées sur les moteurs. Ainsi, des pays tels que l’Afrique du Sud, l’Australie, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore le Canada ont généré un nombre de recherches impressionnant sur le sujet. 

Il est important de souligner qu’une 3ème Guerre Mondiale pourrait aussi être déclenchée par l’intelligence artificielle. C’est en tout cas l’avis d’Elion Musk, milliardaire américain et personnalité très connue dans le monde de la nouvelle technologie. Dans un tweet posté en septembre 2017, il écrivait à ce sujet : « la compétition pour l’intelligence artificielle à tous les niveaux peut éventuellement provoquer une 3ème guerre mondiale ».

Ce contenu n’engage pas Guineematin

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Kindia : les premières pluies causent des dégâts à l’abattoir préfectoral

30 mai 2019 à 12 12 14 05145

Une fois n’est pas coutume. La saison hivernale vient cette année encore avec son cortège de problèmes pour les bouchers de Kindia. Dès la tombée des premières pluies, l’abattoir préfectoral a été complètement inondé et des vaches ont même été tuées sur place. La coopérative des bouchers déplore cette situation et interpelle une nouvelle les autorités locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis le mardi, 28 mai 2019, l’abattoir préfectoral de Kindia est impraticable. Suite à une forte pluie qui s’est abattue ce jour sur la ville, eaux de ruissellement, boue et ordures se sont donné rendez-vous sur les lieux. Cette inondation a causé la mort de trois bœufs et rendu le travail difficile pour les bouchers.

Djouma Barry

Une situation que regrette et déplore Mamadou Djouma Barry, vice-président de la coopérative des bouchers de Kindia. « On a déjà perdu 3 bœufs ici, tués par une inondation de l’abattoir. Et nous travaillons aujourd’hui dans des conditions très déplorables ici. Regardez vous-mêmes, la boue et les ordures que les eaux de ruissellement ont transportées ici. C’est vraiment déplorable ! » Se désole-t-il.

Il faut dire que cette situation n’est pas une première sur place. Depuis quelques années, l’abattoir préfectoral de Kindia est inondé et devient impraticable pendant chaque saison pluvieuse. Les bouchers disent avoir saisi toutes les autorités concernées pour solliciter des mesures face à cette situation, mais en vain. Aujourd’hui encore, Sadjo Diallo, membre de la coopérative des bouchers, interpelle ces mêmes autorités sur ce problème, devenu inquiétant pour lui.

Sadjo Diallo

« L’état actuel de notre abattoir est inquiétant, surtout en cette période hivernale. Cela nous cause d’énormes pertes. Pourtant, on a beaucoup signalé le cas aux autorités ; et, le secrétaire général Bangaly Camara qui est censé défendre les intérêts des travailleurs de Kindia. Mais, il n’y a jamais eu de solution, on a eu que des fausses promesses, on n’est vraiment fatigués. Nous demandons encore une fois à la commune auprès de laquelle nous payons nos taxes et général Bangaly de nous aider à trouver solution à ce problème. On a payé beaucoup d’argent pour ça mais on ne voit rien. Ils doivent faire quelque chose pour sauver cet abattoir », a martelé ce boucher.

En attendant une réponse favorable des autorités à leur sollicitation, les bouchers de Kindia prennent leur mal en patience.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Le Maire de Malapouya en colère contre la SMB : « le chinois nous dit qu’il travaille avec Alpha Condé »

30 mai 2019 à 10 10 36 05365
Abdoulaye Yeressa, maire de la commune rurale de Malapouya
Monsieur Abdoulaye Yeressa, maire de la commune rurale de Malapouya

Depuis maintenant quelques jours, l’affaire de compensations entre les populations de certains villages de Malapouya et la société minière de Boké (SMB) fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il s’agit notamment des villages de Kasseydou, Momo, Silipouya, Mamoudouya, Ariboya, Kambaki, Hafia et Garaya, qui verront le chemin de fer traverser leur village en quittant le port fluvial de Dapilon pour la préfecture de Télimélé.

Rencontré à son bureau par Guineematin.com dans l’après-midi de ce mercredi 29 mai 2019, monsieur Abdoulaye Yeressa, maire de la commune rurale de Malapouya, s’est montré très en colère contre les responsables de la SMB mais aussi ses concitoyens. Les uns parce qu’ils n’ont aucune considération pour les autorités locales et les autres parce qu’ils n’écoutent pas les conseils de la mairie.

Concernant l’état de sa collaboration avec les entreprises minières implantées dans sa commune rurale, monsieur Yeressa a laissé entendre sa colère ! « Il n’y a pas de bonnes relations entre nous et la société des chinois qui est venue ici. Puisque ces gens-là n’ont aucune considération pour les autorités locales que nous sommes. Ils viennent directement sur les sites rencontrer les communautés, ils ne voient ni le maire, ni un président de district, ni un chef de secteur. Tout ce que la SMB fait à Malapouya, elle n’associe aucune autorité communale. Peut-être le sous-préfet ; mais, en tout cas pas le maire. Ici, dans mon bureau, je suis assis, je vois leurs véhicules passer et repasser vers les villages. Aucun n’est passée me dire mot », se lâche-t-il.

D’ailleurs, Abdoulaye Yeressa a réitéré ce que le chef d’un secteur avait déjà confié à l’envoyé spécial de Guineematin : les responsables de la SMB prétendent travailler directement avec le chef de l’Etat. « Un jour, j’ai envoyé mon deuxième vice-maire rencontrer les responsables de la SMB pour leur dire de passer par nous (mairie) pour aborder la population. Lorsqu’il a dit ça au chinois, ce dernier lui a répondu que lui il travaille avec Alpha Condé, il n’a pas besoin de demander l’avis d’un maire pour faire son travail. Il est alors venu me faire le compte rendu. Je me suis énervé et je me suis levé directement pour aller lui dire de répéter ces propos devant moi. Malheureusement, je ne l’ai pas trouvé. Sinon, je lui aurais demandé si je pouvais parler comme ça en Chine. Alors, ces gens-là doivent savoir que monsieur Alpha Condé est Président de la République et que moi je suis Maire de la petite commune rurale de Malapouya. Quiconque doit travailler ici je dois le savoir », a-t-il martelé.

Par contre, monsieur Abdoulaye Yeressa a également des reproches à faire à ses concitoyens. Le maire estime que les populations locales se font manipuler bêtement par les sociétés minières. « Mes parents aussi sont parfois trop naïfs. Dès qu’ils voient les peaux blanches avec leurs problèmes de signature là, ils oublient tout ce qu’on leur a donné comme conseils. C’est ainsi qu’ils ont fait signer bêtement les populations des villages sur le passage des rails. On vient te prendre pour t’amener dans une case restreinte à plus de 10 mètres des autres, on te dit signer un chèque en masquant la partie où le montant est mentionné. Et puis, quand tu finis de signer, on te communique le montant et on te conseille de ne le dire à personne, même pas à ta femme. Ça c’est quelle affaire ça ? », se demande-t-il.

Pour une solution définitive qui permettrait de baisser les tensions et permettre de continuer paisiblement les activités de la SMB, le Maire exige une assise avec les responsables de la société pour reprendre les calculs ensemble afin de rétablir chacun dans son droit. « C’est ainsi que nous pourrons aller vers nos parents pour les sensibiliser dans notre propre langue. Il faut qu’on soit témoins entre les communautés et nos hôtes ; sinon, on ne peut pas continuer à accepter cette anarchie », a insisté le maire Abdoulaye Yeressa.

A préciser que l’envoyé spécial de Guineematin.com essaie depuis plusieurs jours à entrer en contact avec les responsables locaux de la Société minière de Boké (SMB), sans succès pour le moment.

A suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Labé : ce que le doyen des prisonniers demande au président de la République

30 mai 2019 à 10 10 24 05245
Noumouké Bah

A l’occasion d’une visite des locaux de la prison civile de Labé, un correspondant de Guineematin.com s’est entretenu avec le plus vieux prisonnier de cette maison carcérale. Il s’agit de Noumouké Bah, 47 ans, condamné à perpétuité. Il s’est dit innocent et s’est adressé au président Alpha Condé.

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre, Noumouké Bah a passé plus de 15 années à la prison civile de Labé. Interrogé, il est revenu sur les raisons de son arrestation et sa condamnation. « C’est un jeune léonais qui a été tué dans une rivière à Gaoual. Le jour de sa disparition, nous étions ensemble toute la journée jusqu’à 19 heures. Et trois jours après, ce jeune a été retrouvé mort au bord de la rivière. C’est ainsi que j’ai été accusé avec 5 de mes amis d’être les auteurs de ce meurtre, et on a été aussitôt arrêtés. Un d’entre nous du nom de Mamadou Oury a pris la fuite », témoigne-t-il.

Aujourd’hui, Noumouké Bah est le plus ancien détenu de la prison civile de Labé. Mais selon lui, son état de santé s’est fortement dégradé dans la prison.

« Dans notre groupe, c’est moi seul qui suis en vie aujourd’hui, tous les autres sont décédés, dont un à la maison centrale de Conakry. Moi j’ai été conduit ici en 2002 avant d’être condamné en 2004 à perpétuité. Actuellement je souffre : mes pieds sont presque paralysés, tout mon corps me fait mal et ma visibilité est réduite. Et moralement, je souffre aussi. Parce que je suis là et je n’ai aucune nouvelle de ma famille », regrette ce prisonnier.

Ce détenu clame encore son innocence dans cette affaire et interpelle le chef de l’Etat guinéen. « Je demande au président de la République de me gracier parce que moi je ne connais rien de cette affaire », a-t-il lancé.

A rappeler que 211 personnes sont détenues aujourd’hui, dans des conditions très précaires, à la prison civile de Labé. La maison carcérale est devenue très petite par rapport au nombre de prisonniers. C’est pourquoi, le régisseur a sollicité la construction d’une nouvelle prison civile répondant aux normes dans la capitale de la Moyenne Guinée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Journée mondiale du Qods à l’Ambassade d’Iran : un dîner en solidarité au peuple Palestinien

30 mai 2019 à 9 09 30 05305

En marge à la célébration de la journée mondiale du Qods, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, a offert un dîner à des leaders religieux hier jeudi, 29 mai 2019 à la Chancellerie de son pays, sise à la Camayenne (Commune de Dixinn). Le diplomate iranien a mis l’occasion à profit pour dénoncer la persécution et les nombreuses exactions dont est victime le peuple palestinien sur son propre territoire de la part des autorités israéliennes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En offrant ce dîner aux religieux, à l’occasion de la célébration mondiale du Qods, l’Ambassadeur d’Iran en Guinée a voulu marquer ainsi le soutien de son pays au peuple palestinien qui vit le martyr depuis plusieurs années sur son propre sol de la part des autorités israéliennes, soutenues par les Etats-Unis d’Amérique.

Dans son allocution de circonstance, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani a indiqué que l’année de la défense de la cause palestinienne et du Qods al-Sharif est une question centrale, et l’une des principales priorités des nations islamiques. « La question de la Palestine dans le monde islamique est une question de dignité, dans laquelle les gouvernements, les parlements et tous les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux des pays musulmans devraient apporter leur soutien à la question palestinienne. Qods al-Sharif, en tant que première Qibla des musulmans dans le domaine, a une place particulière dans le monde et il faut le soutenir.

Les organisations internationales ont condamné à plusieurs reprises le régime sioniste pour avoir occupé les territoires palestiniens et ont appelé à ce que l’occupation du régime soit abandonnée. Mais les sionistes, avec le soutien des Etats-Unis, ont ignoré les approbations internationales. Des résolutions telles que les résolutions 242, 338, 478, et 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU font partie des résolutions qui mettent l’accent sur la suppression de l’occupation sioniste », a-t-il souligné.

En outre, l’Ambassadeur iranien a dénoncé et condamné la décision des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. Une décision qui entraîné un regain de tensions dans les territoires palestiniens occupés, causant beaucoup de dégâts. « La réponse des Etats-Unis à propos de Jérusalem a accru la tension et la violence dans les territoires occupés de la Palestine. Jusqu’à présent, 300 Palestiniens ont été martyrisés et 30 mille blessés à la suite de cette action arbitraire des Etats-Unis visant à transporter son ambassade à Jérusalem. L’occupation de la Palestine a fait déplacer des milliers et des milliers de Palestiniens vers d’autres pays, ce qui leur a créé une situation très difficile.

Selon l’annonce de l’Agence UNRWA, 5 millions 900 mille palestiniens n’ont été enregistrés en tant que réfugiés palestiniens que chez cette agence. Actuellement, 6500 palestiniens sont emprisonnés dans les prisons israéliennes, dont 250 enfants et adolescents, 62 femmes et filles, 7 parlementaires, 1500 prisonniers et 350 activistes des réseaux sociaux. Plus d’un million d’arrestations de palestiniens ont été enregistrées depuis l’occupation de la Palestine. Et, au cours des 50 dernières années, plus de 217 prisonniers palestiniens ont été torturés », a révélé le diplomate iranien.

Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani réitère donc le soutien de son pays au peuple palestinien dans son combat contre l’oppression d’Israël et son allié américain. « La République islamique d’Iran, sur la base de ses devoirs religieux et humanitaires, soutient le peuple et la résistance palestinienne jusqu’à l’élimination complète de l’occupation et l’octroi du droit de décision au peuple palestinien ; respecter le droit des peuples autochtones palestiniens à participer dans la détermination de leur destin et se référer aux votes des principaux résidents palestiniens constitue une solution efficace au conflit », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que cette cérémonie dînatoire, organisée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, a surtout été marquée par la lecture du saint coran et le rappel historique de la guerre qui oppose la Palestine et Israël. Les leaders religieux présents à la rencontre ont prié aussi pour le retour de la paix en Palestine.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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La prison civile de Labé surpeuplée : « elle ne répond pas aux critères », avoue le régisseur

30 mai 2019 à 6 06 11 05115

Comme la plupart des maisons carcérales des grandes villes de la Guinée, la prison civile de Labé est actuellement surpeuplée. Le régisseur qui s’est confié à un correspondant de Guineematin.com sur place, a reconnu que cette prison ne répond plus aux normes et souhaité sa délocalisation.

Construite pour une petite population carcérale, la prison civile de Labé abrite aujourd’hui plus de 200 détenus. « Au moment où on construisait cette prison, la population de Labé n’était pas si grande. Aujourd’hui, elle est surpeuplée. Au total, il y a 211 détenus à la prison civile de Labé. Ils sont repartis par calles comme suit: il y a 4 femmes et 8 mineurs. Les femmes ont une calle, les mineurs une calle et les majeurs sont repartis dans les autres calles. Dans cette prison, il y a 50 condamnés pour crimes, 14 prévenus criminels, 103 condamnés correctionnels et 44 prévenus correctionnels », a expliqué Albert Zaoro Balamou, le régisseur de cette prison.

Il déplore l’état de cette maison carcérale et appelle les autorités judiciaires à penser à construire une nouvelle prison répondant aux normes. « Vous pouvez trouver 40 prisonniers par calle, l’espace entre les détenus est petit. Donc actuellement, la prison civile de Labé ne répond pas aux critères pour une détention qui est dans les normes internationales. Il faut que les autorités revoient cette situation. Et, je lance un appel même à notre hiérarchie pour la délocalisation de cette prison et construction d’une autre », a-t-il sollicité.

A rappeler que des deux cas de décès, causés par des maladies diarrhéiques ont été enregistrés récemment dans cette prison. C’est pourquoi, les responsables de la maison carcérale veillent actuellement sur l’hygiène des lieux.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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La grève des huissiers de justice suspendue : reprise effective du travail à Kankan

30 mai 2019 à 6 06 10 05105

La Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a suspendue avant-hier mardi, 28 mai 2019, la grève générale et illimitée qu’elle avait déclenchée sur l’ensemble du territoire guinéen depuis le lundi, 13 mai 2019. Au lendemain de l’annonce de cette décision, le travail a repris effectivement dans le secteur à Kankan. C’est en tout cas fait par le correspondant de Guineematin.com hier, mercredi.

C’est dans la soirée du mardi que certains cabinets ont ouvert leurs portes à Kankan après plus de deux semaines d’inactivité. Selon Me Ibrahima Sory Keïta, en service dans un cabinet d’huissiers de justice, c’est au regard du résultat obtenu par la corporation que la grève a été suspendue. « La suspension de cette grève, c’est au regard du résultat obtenu et un travail abattu par notre chambre nationale, que nous remercions du fond du cœur. Parce que nous avons obtenu la signature du décret No 152 en date du 24 mai qui régularise nos activités professionnelles. Donc, c’est un ouf de soulagement et un début qui satisfait tout le monde », a-t-il dit.

De son côté, maître Kémoko Camara, huissier de justice près la Cour d’Appel de Kankan et représentant de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée, cette grève a impacté les tribunaux du premier et du second ressort de Kankan. « La grève avait impacté les tribunaux, parce qu’un plaideur qui quitte le village, il vient à l’audience, on lui dit : il vous manque l’assignation en cause d’appel, l’ordonnance par exemple pour faire arrêter les travaux, vous voyez, seule l’exécution qui pouvait se faire, ne peut pas être fait parce que la grève était là, l’huissier est au-devant, au milieu et à la fin des choses », estime-t-il.

Cet huissier se dit donc satisfait des résultats obtenus par la corporation suite à cette grève. « Nos réactions sont bonnes parce qu’on a obtenu ce qu’on voulait. Premièrement, le statut que je tiens en main d’ailleurs, je l’ai reçu hier, signé par le président de la République suite au mouvement et à l’intervention principale de monsieur Mohamed Lamine Fofana, qui est présentement nommé ministre intérimaire de la justice », s’est-il félicité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Droit de réponse à l’article du Prof. ZOGBELEMOU

29 mai 2019 à 19 07 55 05555

Suite à la sortie récente du professeur ZOGBELEMOU, ancien Garde des sceaux de notre pays, notre Goliath en droit constitutionnel, moi, jeune juriste qui pourrait être David, je réponds à l’invitation du professeur qui souhaite qu’il y’ait un débat au tour de l’actualité brulante de notre pays (Cf. sa publication du 27 mai sur plusieurs sites de la presse en ligne)

Alerte : cet article n’est pas politique, il est juridique. Il serait donc bien de ne pas voir à travers lui ces deux choses :

  1. il n’est pas écrit dans le but de manquer du respect au professeur ZOGBELEMOU. Il est simplement une réponse à l’invitation faite par le professeur. Son but est donc d’alimenter le débat juridique ; et
  2. il n’est pas non plus écrit en guise d’opposition à un éventuel énième machin. La question n’étant pas officiellement posée.

Cela dit, dans cet article, j’ai fait le choix de répondre directement aux arguments du professeur. Le lecteur pourra ainsi mieux situer l’argument et le contre argument. Aussi, certains passages de l’article du professeur qui ne me paraissent pas importants de commenter ont été retirés pour diminuer la longueur de l’article.

Tout ceci précisé, le coup d’envoi peut être donné même s’il n’y ni arbitre ni modérateur.

Cher professeur, vous dites :

On ne défend pas une constitution en la violant. Aux termes des articles 7 et 11 de la constitution de 2010, chaque citoyen est libre de croire, de penser et de professer ses opinions politiques et philosophiques ; il est libre d’exprimer et diffuser ses idées et opinions par la parole, l’écrit et l’image. Surtout quand il s’agit d’une question d’intérêt national comme l’élaboration d’une nouvelle constitution.

Je dis :

Absolument Cher professeur. Mais cela doit se faire conformément au droit positif. Je ne vous apprends certainement rien en disant que ces droits et libertés ne sont pas absolus. Pour la quiétude et l’intérêt national, ils peuvent être (ils le sont d’ailleurs) limités très souvent. C’est pour cela que la liberté d’expression est limitée par la pénalisation de certains propos. Ainsi, au nom de la liberté d’expression, il est interdit de diffamer mais aussi et surtout de faire l’apologie de certaines idéologies réputées dangereuses pour la République et les valeurs auxquelles elle s’attache (Cf. Code pénal). A ce titre, il est possible de citer comme exemple le terrorisme. Personne ne pourrait, au nom de la liberté d’opinion ou de pensée ou d’expression, faire impunément l’apologie du terrorisme. Cette interdiction est aussi valable pour tout ce qui serait de nature à mettre en danger les valeurs censées caractériser notre République à savoir la démocratie, l’état de droit, etc.

Ainsi, vous comprendrez que l’on ne puisse pas être d’accord avec quelqu’un qui fait l’apologie ou défend des thèses ou des démarches qui sont de nature à porter atteinte à l’État de droit (agir sans fondement juridique ou en contradiction au droit). S’y opposer est un acte républicain et légaliste. Ce serait une erreur d’interpréter cela comme une atteinte à la liberté d’expression des personnes. Dans une République chaque citoyen a des droits mais aussi des devoirs dont celui de respecter le droit qui fonde ses droits. 

Cher professeur, vous dites :

  1. De quelques observations liminaires

Ces observations tendent à la clarification d’un certain nombre d’idées et de concepts dont la compréhension par certains citoyens et leaders politiques ou d’opinion crée la confusion dans le débat actuel.

Le Président ne pourrait pas proposer au Peuple une nouvelle constitution pour au moins trois raisons :

  • il a déjà été élu deux fois sur la base de la constitution de 2010 ;
  • il est en fin de mandat : la constitution limitant le nombre de mandat présidentiel à deux, le moment n’est plus idéal ;
  • il y a les dispositions intangibles de l’article 154 de la constitution.

Cet argumentaire amène, de prime abord, à observer que les constitutions ne prévoient généralement que les modalités de leur révision ; quant à l’adoption d’une nouvelle constitution, aucune constitution ne l’interdit. Il suffit à ce sujet de se référer à l’histoire constitutionnelle des États dans le monde. L’exception américaine de la constitution de 1787 ne peut constituer une règle, encore que dans ce cas il y a eu plus d’une vingtaine d’amendements.

Relativement à ces idées, il y a lieu de rappeler, sur le premier point, que conformément aux articles 51 et 152 de la constitution de 2010, l’initiative de proposer au référendum un texte constitutionnel appartient au Président de la République et aux députés, qu’il s’agisse d’une révision constitutionnelle ou d’une nouvelle constitution. Or à date, le mandat du Président actuel n’a pas encore expiré et aucun texte juridique ne lie l’exercice de ce pouvoir d’initiative, conféré par la constitution, à la limitation du nombre de mandat présidentiel ou à la durée du mandat présidentiel.

Je dis

Non professeur. Vous faites erreur. Contrairement à est ce que vous dites l’article 51 CG ne permet pas aux ORGANES CONSTITUÉS (président et parlement notamment) de soumettre une nouvelle constitution. Il concerne exclusivement les projets et/ou proposition de loi et au mieux les projets et/ou propositions de loi constitutionnelle VISANT À RÉVISER l’actuelle constitution. IMPOSSIBILITÉ DE SOUMETTRE PAR CE BIAIS UNE NOUVELLE CONSTITUTION. LE REFERENDUM DE L’ARTICLE 51 CONCERNE LE REFERENDUM LÉGISLATIF. Sinon comment comprenez vous l’alinéa 3 de l’article 51 qui veut que la Cour contrôle la conformité du projet avec l’actuelle constitution ? Comment peut on prévoir que la Cour puisse contrôler la conformité d’un projet ou proposition d’une nouvelle constitution par rapport à une autre constitution en vigueur ? A moins que les constituants de l’actuelle constitution soient tous des incompétents, je ne vois pas comment est ce possible de le faire. Je vous rappelle juste que vous étiez membre du CNT qui a élaboré cette constitution avec le concours des experts étrangers dont l’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, le professeur Holo.  Je vous fais remarquer également que même De gaulle (dont l’attitude « controversée » en 1962 semble vous avoir inspiré) n’a pas proposé une nouvelle constitution à la France par le biais de l’article 11 de la Constitution française. Il a procédé à sa révision.

Cher professeur, vous dites :

Sur le second point, la constitution n’indique pas la période au cours de laquelle peut être entreprise une initiative tendant à modifier ou à abroger la constitution : il n’existe pas de moment idéal, c’est une question d’opportunité politique, surtout lorsque le débat s’ouvre plus d’un an et demi avant l’élection présidentielle.

Je dis :

Vous avez raison mais en partie seulement. Il est vrai que la Constitution n’indique pas de période au cours de laquelle la révision de la Constitution peut être proposée. Le Président de la République détient ce droit jusqu’au dernier jour de son mandat (sous réserve des limitations de l’article 153 CG). En revanche, vous faites erreur de rajouter à cela l’abrogation. Aucun organe constitué ne peut abroger une constitution à moins d’avoir reçu expressément ce mandat du peuple (consultation populaire ou promesse de campagne).

Cher professeur, vous dites :

Il a été par ailleurs reproché que l’initiative n’a pas été prise  dès 2011. A cela, on peut observer que la constitution ne datant que de mai 2010, aucun candidat à l’élection présidentielle de 2010 n’avait dans son programme l’initiative d’une révision constitutionnelle, encore moins l’élaboration d’une nouvelle constitution. Par ailleurs, les troubles socio-politiques de 2013 et l’épidémie de fièvre à virus Ebola à partir de 2014 n’auraient pas permis avant 2015, année de l’élection présidentielle, d’entreprendre une initiative constitutionnelle.

Je dis

Votre analyse est intéressante mais incomplète. Car, le problème avec ceux qui veulent donner ce droit à un pouvoir constitué est qu’ils oublient qu’en 2015 aucun candidat à l’élection présidentielle n’avait proposé une nouvelle Constitution. Si cela avait été fait, l’élection de la personne qui portait ce projet aurait pu être interprétée comme une adhésion de la majorité à l’idée d’une nouvelle constitution. Cette personne serait alors fondée pour mettre en place un pouvoir constituant originel qui travaillerait sur une nouvelle constitution qu’il pourrait alors faire adopter par le peuple. Mais, cela n’étant pas fait. Aucun pouvoir constitué ne peut sur la base de l’actuelle constitution user de ce droit. S’il veut le faire, il lui faudra solliciter le peuple à cet effet. Cela revient à dire, qu’aussi longtemps que nous serons dans une période normale et sous le régime de l’actuelle Constitution, le pouvoir constituant qui souhaite proposer une nouvelle constitution doit obtenir ce mandat du peuple. De plus, je vous frais remarquer que les références faites à certains pays pour affirmer que le président dispose de ce droit ne tiennent pas. Les personnes qui les font oublient souvent que dans ces pays, les acteurs (président de la République) qui ont exercé ce droit l’avait annoncé pendant la campagne présidentielle précédente. Ainsi, Ouattara avait promis pendant la campagne que s’il est élu, il proposerait au peuple une nouvelle constitution. Son élection était ainsi une marque d’adhésion à son projet

Cher professeur, vous dites :

L’idée de règles supra-constitutionnelles reflétant des valeurs sociales est une idée relative, surtout quand il s’agit d’une constitution comme celle de 2010 dont le reproche majeur est de n’avoir pas été adoptée par référendum.

Je dis

Vous avez raison professeur. Personnellement j’ai des réserves quant à la prise en compte de valeurs sociales pour l’élaboration d’une nouvelle constitution. Cela dit, je relève juste que le reproche que vous évoquez à présent comme majeur vous semblait minime en 2013 (voir en ce sens l’article que vous avez publié dans la revue ivoirienne d’informations juridiques et judiciaires pages 85, 86 et 87). Alors, certes, vous avez le droit de faire évoluer votre position, mais, faites nous le plaisir de nous expliquer les raisons avec des arguments objectifs. 

Cher professeur, vous dites :

  1. Sur la proposition d’une nouvelle constitution au peuple de Guinée 

Le débat porte bien sur la question, non d’une révision constitutionnelle au sens de l’article 152 de la constitution de 2010, mais d’une nouvelle constitution. Une révision constitutionnelle laisse subsister la constitution, elle n’affecte que certaines de ses dispositions.

Je dis :

Merci professeur de dire que l’article 152 concerne la révision de la Constitution. Prière donc aux personnes qui prennent vos propos comme l’évangile d’arrêter désormais de nous parler de l’article 152 CG, car, vous, leur pape, avez fait cette prêche.

Cher professeur, vous dites :

L’âpreté du débat tient au fait que la notion de constitution est liée dans les sociétés modernes à celle de la démocratie qui apparaît comme sa finalité. La constitution a donc une fonction politique, elle est porteuse d’un projet de société.

Aussi pour sortir d’un régime d’exception, d’une crise politique ou de la dénaturation d’une constitution consécutive à une pratique politique en marge des textes juridiques (accords politiques), il peut apparaître nécessaire d’établir une nouvelle constitution pour revenir à un ordre constitutionnel normal tirant les leçons des événements de la vie socio-politique du pays.

Je dis :

Rien de cela n’est le cas en Guinée. Nous ne sommes pas dans un régime d’exception mais sous la troisième République. Il n’y a pas de crise politique et la faible dénaturation de la constitution par une pratique politique (accords politique) ne peut être mise en avant pour rendre nécessaire une nouvelle constitution, car, dans ce cas, l’urgence n’est pas une nouvelle Constitution mais l’application effective et rigoureuse de l’actuelle. 

Cher professeur, vous dites :

La constitution de 2010, dont l’abrogation est visée par l’établissement d’une nouvelle constitution, est une constitution de sortie d’un régime militaire d’exception instauré après le coup d’État du 23 décembre 2008 consécutif au décès du Président Lansana CONTE : elle a été rédigée dans la précipitation par le Conseil national de la transition, installé seulement le 13 mars 2010 pour préparer les bases juridiques (y compris le code électoral) d’une élection présidentielle dont le premier tour était prévu pour fin juin 2010 car la déclaration de Ouagadougou du 15 janvier 2010 avait fixé à cet effet un délai de six mois.

Si par sa composition sociologique, la légitimité du Conseil national de la transition, (devenue assemblée constituante souveraine) était moins contestable, en revanche la non maîtrise de l’articulation entre les différentes institutions constitutionnelles de l’État et la défense des intérêts catégoriels ou politiques ont conduit à un processus d’écriture relevant bien plus de la perception des acteurs sociaux composant le CNT que de la réalité politique.

Dans ces conditions, l’écriture d’une constitution par une élite politique seule justifie la conclusion d’un nouveau pacte politique.

Il a, en effet, été régulièrement fait grief à la constitution de 2010 d’avoir été adoptée par une assemblée non élue ou par voie décrétale, de sorte que la non-organisation d’un référendum constitutionnel affecte, selon les critiques, la légalité de ladite constitution. Dans un article publié en France dans la Revue Juridique et Politique des États Francophones en 2013 (n°2, page 195), et consacré au contexte et innovations de la constitution guinéenne de 2010, j’avais analysé les conditions (contraintes financières et de temps, en particulier) dans lesquelles cette constitution a été rédigée et qui explique le non-recours au référendum.

Je dis :

Soit, cher professeur. Néanmoins, je vous fait remarquer : i) il faut que cela se fasse conformément au droit ; et ii) ce n’est pas ce que vous disiez il y’a quelques temps dans la revue juridique précitée. A l’époque vous disiez « la Constitution de 2010 marque un tournant réel dans la vie politique du pays dans le sens de la construction de l’état de droit et d’un ancrage social de la démocratie ». Vous disiez aussi que « la constitution a été élaborée après avoir consulté plusieurs constitutions africaines et les multiples propositions des guinéens de l’étranger et des ONG nationales, de même que les contributions de simples citoyens guinéens ». Vous comprendrez donc qu’il peut être difficile pour nous d’accepter que vous nous dites aujourd’hui que cette constitution a été rédigée dans la précipitation. 

De même concernant sa non adoption par référendum, je vous rappelle que dans l’histoire constitutionnelle de notre pays, c’est seulement la constitution de 1990 qui a été adoptée par référendum. Et, même si c’est l’idéal, il n’est pas obligatoire qu’une constitution soit adoptée  par référendum. Si un organe représentatif du peuple a ce mandat, il peut l’exercer valablement. Des exemples de cette pratique existent et la doctrine le conçoit (A toutes fins utiles, voir en ce sens les ouvrages de droit constitutionnel notamment ceux des professeurs Gicquel et/ou du professeur Louis Favoreu). 

Cher professeur, vous dites :

L’occasion serait donc opportune de restaurer le Peuple dans ses prérogatives de détenteur du pouvoir constituant originaire.

Je dis

Le peuple est déjà dans ses prérogatives. Maintenant si vous poursuivez d’autres buts, inutile de se cacher derrière cet argument.

Cher professeur, vous dites :

Par ailleurs, la constitution de 2010 est souvent critiquée pour son manque de clarté quant à la définition des rapports entre le Président de la République et le Premier ministre (dont la fonction a été pour la première fois constitutionnalisée), notamment en matière de nomination des cadres de l’administration publique, des forces de défense et de sécurité et de conduite du dialogue avec les partenaires sociaux.

Je dis :

Non professeur, en ces matières la Constitution n’est pas confuse. Je vous explique.

  • Concernant la nomination des cadres de l’Administration publique, la Constitution dit expressément dans son article 46 que le président nomme en Conseil des ministres aux emplois civils DONT LA LISTE EST FIXÉE PAR UNE LOI ORGANIQUE. Dans le même sens l’article 58 dispose que le Premier ministre dispose de l’Administration et nomme à tous les emplois civils excepté ceux réservés au président de la République. Partant, il n’y a pas de confusions. C’est la non adoption de la loi organique prévue à l’article 46 précitée qui annihile l’application des prévisions constitutionnelles et biaise les rapports entre le président de la République et le Premier ministre. Si la loi organique avait été prise comme le prévoit la Constitution chacun des deux têtes de l’exécutif aurait su clairement à quels postes il pouvait exercer son pouvoir de nomination. Ce n’est pas donc la faute à la Constitution. Elle est même victime car en l’espèce elle n’a pas été respectée. D’ailleurs, je vous fais remarquer que dans la plupart des constitutions le pouvoir de nomination est partagé exactement comme l’a fait notre constitution.
  • Concernant les nominations des forces de défense, je ne comprends pas non plus quand vous dites qu’il y’a une ambiguïté de la Constitution. Je constate juste de mon côté que l’article 47 de la Constitution dispose que le Chef de l’État nomme à tous les emplois militaires. Et, sauf erreur de ma part, en aucun cas il n’est dit ailleurs dans la Constitution que le Premier ministre détient un pouvoir concurrent à celui du PRG en la matière. Je ne vois donc pas d’ambiguïté au plan constitutionnel, et
  • je ne vois pas l’ambiguïté de la constitution pour ce qui concerne le pouvoir du Premier ministre de conduire le dialogue social avec les partenaires sociaux. Cela ne relève en aucun cas du pouvoir présidentiel. Si la pratique a favorisé cela ce n’est pas parce que la Constitution a des failles, c’est parce qu’on ne la respecte simplement pas.  

Cher professeur, vous dites :

En particulier au niveau des attributions, une confusion s’est glissée dans la rédaction des articles 45 alinéa 4 et 52 alinéa 2 : alors qu’elle déclare que ‘’le Président de la République détermine et contrôle la conduite de la politique de la Nation’’ (article 45 alinéa 4), la constitution affirme dans le même temps que ‘’le premier ministre est chargé de diriger, de contrôler, de coordonner et d’impulser l’action du gouvernement’’ (article 52 alinéa 2).

Je dis

Oui professeur, à ce niveau il y’a une ambiguïté. Mais, je me demande comment cela a pu passer alors que le CNT était composé de ce que le pays espérait avoir de mieux en matière de droit constitutionnel dont vous, le professeur Sylla, le magistrat Thiam, etc. Cela dit, cette lacune peut être résolue par une simple révision constitutionnelle sur la base de l’article 152 CG.

Cher professeur, vous dites :

Une clarification s’impose d’autant plus que le Premier ministre, nommé par le Président de la République, est responsable devant celui-ci qui peut le révoquer (articles 52 et 53 de la constitution de 2010).

Je dis

Ce reproche ne peut être fait à la Constitution mais à ceux (dont vous) qui l’ont rédigé. Ce n’est pas elle qui a dit je veux créer un PM qui dépend entièrement du président de la République. Vous ne pouvez donc pas dire que c’est de sa faute. C’est plutôt celle de ceux qui ont fait ce choix. Il faut dire qu’il y’a eu là un problème de vision. Car, espérer qu’un PM entièrement dépendant du PRG sera émancipé relève de l’utopie. En cette matière le pouvoir constituant n’a pas tiré les conséquences de notre histoire compliquée avec les PM, mais, surtout, il n’a pas tenu compte des revendications du peuple en 2007, lesquelles avait esquissé le profil de PM dont le peuple avait besoin : un véritable chef de Gouvernement capable d’exister sans être étouffé par le PRG (voir en ce sens les accords tripartites de 2007).     

Cher professeur, vous dites :

Au-delà des griefs que les uns et les autres peuvent alléguer à l’encontre de la constitution de 2010, force est de reconnaître que les différents accords politiques conclus ont mis en mal les fondements juridiques du pays. Une réflexion s’imposerait dans le cadre d’une nouvelle constitution pour refonder l’État de droit, hors de la pression d’une élection présidentielle à tenir dans l’immédiat, et ce dans le sens d’une modernisation plus accrue des institutions.

Je dis

Non Professeur, les accords politiques ne peuvent justifier un changement de constitution. Il faut plutôt arrêter les accords politiques contraires à la Constitution. L’urgence est là.

Cher professeur, vous dites :

L’occasion serait opportune pour évoquer, en plus des problèmes ci-dessus, d’autres questions comme la notion d’institutions républicaines étendue aujourd’hui à toutes les institutions créées par la constitution. La mode constitutionnelle des années 1990 avait conduit à l’insertion dans la constitution de structures d’Etat chargées de l’exécution de services publics relevant traditionnellement de l’administration publique. Il faut clarifier les choses pour ne retenir que les institutions inhérentes à l’existence même de l’Etat à travers ses fonctions découlant de la séparation des pouvoirs. L’incidence financière de la multiplication des institutions constitutionnelles devrait être appréciée.

Je dis

Cher professeur, peut être qu’il y’a en effet plusieurs institutions dans notre constitution et que certaines auraient pu être régies par des dispositions exclusivement législatives. Mais, je vous fais remarquer que là aussi c’est le choix du pouvoir constituant dont vous étiez membre. Plus encore, je vous rappelle que dans la revue ivoirienne précitée vous présentiez ces structures comme des « innovations » utiles de la nouvelle Constitution (page 87 de la revue).

CHER PROFESSEUR, Vous dites

NOS POPULATIONS ONT ACQUIS UNE CERTAINE MATURITÉ GRÂCE AUX MOYENS DE COMMUNICATION MODERNES : IL FAUT DONC ÉDIFIER LEUR OPINION ET LES LAISSER DÉCIDER

Je dis

Absolument et c’est pour cela qu’il faut être TRÈS RIGOUREUX dans les analyses juridiques

Cher professeur, vous dites :

Par ailleurs, il faudrait tirer les leçons :

  • de la pratique de certaines dispositions comme la déclaration de politique générale du Premier ministre après sa nomination (article 57 de la constitution) : le vécu de cette prescription constitutionnelle invite à revoir le mécanisme de façon à permettre à l’Assemblée nationale, à travers une résolution, de donner son appréciation générale de la politique présentée et de faire des suggestions au gouvernement.

Je dis

Cher professeur, ce que vous demandez n’est pas interdit par l’actuelle constitution. Nulle part. Rien d’interdit aux députés de voter une résolution (qui par principe n’a pas force de loi) dans laquelle ils feraient des propositions au PM. Je vous rappelle que la déclaration du PM est même suivie d’un débat (sans vote). Si c’est seulement pour permettre aux députés de s’exprimer sur le sujet, ils ont donc ce droit. Mais si vous voulez qu’il leur soit reconnu le pouvoir de l’adopter ou de le rejeter, il faudrait le dire. Tout en sachant que cela fera évoluer notre régime vers ce qu’on qualifie de régime parlementaire. Personnellement, j’avoue que je trouve certaines vertus à cette forme de régime.

  • de la qualité de la production législative quand on sait de l’Assemblée Nationale ne travaille qu’au cours de deux sessions ordinaires de six mois en tout sur douze, hormis quelques sessions extraordinaires ;

Je dis

L’instauration d’une session unique pourrait être en effet utile, mais cela n’est pas une garantie de la qualité des textes législatifs. C’est à l’échelle et à l’intérieur du parlement qu’il faut agir. Je vous rappelle que l’essentiel de la procédure légisaltive est régit par une loi organique qui est le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

  • du fonctionnement de certaines institutions comme la Cour constitutionnelle dont les crises internes ont largement affecté la crédibilité : la composition et surtout le renforcement du contrôle du respect des règles de désignation des membres pourraient être revus.

Je dis

Alors concernant la Cour constitutionnelle, il y a en effet un souci. Le pouvoir constituant de 2010 a fait du vrai n’importe quoi à ce niveau, surtout par rapport à la durée des mandats et le processus de renouvellement de la Cour. La crise qui a secoué l’institution à l’occasion de son premier et dernier renouvellement est ainsi imputable aux lacunes du pouvoir constituant qui a prévu des dispositions ambiguës voire contradictoires.  

Cher professeur, vous dites :

Dans l’euphorie de l’établissement de la constitution de 2010, certaines dispositions qui relèvent normalement de lois organiques ou ordinaires, y ont été insérées. C’est le cas, par exemple, de la composition du Conseil supérieur de la magistrature, si bien que la réforme de la composition dudit conseil arrêtée au cours d’un atelier organisé avec l’assistance d’un expert de l’Union Européenne, n’a pu être mise en œuvre.

Ce serait aussi l’occasion d’agir en consolidation et renforcement des droits des citoyens au plan du respect de leur intégrité physique, du droit à un procès équitable dans un délai raisonnable, etc. Le principe de la laïcité de l’État devrait être proclamé avec force. Et surtout, la question importante de la parité homme-femme, qui vient de faire l’objet d’une loi, devrait être abordée dans l’optique de la conciliation entre les principes d’égalité et d’équité par rapport au genre dans les organes et assemblées délibérants.

La vocation panafricaniste de la Guinée, consacrée par les constitutions de 1958 et 1982, mais abandonnée dans les constitutions de 1990 et 2010, pourrait être réaffirmée.

Je dis

Professeur votre objectif est ailleurs. Avouez le. Tout ce que vous dites ci-dessus est déjà consacré dans la Constitution. Je vous l’illustre :

  • l’intégrité physique des citoyens est préservée par l’article 5 de la Constitution,
  • le droit à un procès juste et équitable se trouve dans l’article 9 de la Constitution,
  • la laïcité est fortement consacrée, elle est même une intangibilité constitutionnelle (article 154 de la Constitution), il n’est donc pas possible de faire mieux.

Pour la question de la parité homme – femme, pourquoi pas ? Mais allons nous adopter une nouvelle constitution pour cela alors qu’une révision le permet ? D’ailleurs, est ce une urgence capitale ? Surtout que, comme vous le dites vous même, la question vient de faire l’objet d’une loi. N’est ce pas suffisant si elle est appliquée ?

Cher professeur, vous dites :

  • Sur la procédure à suivre

Le débat ne concernant pas une révision de la constitution de 2010 mais l’établissement d’une nouvelle constitution, les dispositions des articles 152 à 154 de la constitution relatives à la procédure et aux limites matérielles et temporelles de la révision, ne peuvent trouver à s’appliquer.

L’élaboration d’une nouvelle constitution, à l’initiative du Président de la République, a donc pour base légale l’article 51 de la constitution qui dispose que :

« Le Président de la République peut, après avoir consulté le Président de l’Assemblée Nationale, soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur la protection et la promotion des libertés et droits fondamentaux, ou l’action économique et sociale de l’Etat, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité.

Il doit, si l’Assemblée Nationale le demande par une résolution adoptée à la majorité des deux tiers des membres qui la composent, soumettre à référendum toute proposition de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics ou concernant les libertés et les droits fondamentaux.

Avant de convoquer les électeurs par décret, le Président de la République recueille l’avis de la Cour constitutionnelle sur la conformité du projet ou de la proposition à la constitution.

En cas de non-conformité, il ne peut être procédé au référendum.

Lorsque le référendum a conclu à l’adoption du projet ou de la proposition, la loi ainsi adoptée est promulguée dans les conditions prévues à l’article 78 ».

Contrairement à ce qui a pu être soutenu, le pouvoir du Président de la République de proposer une nouvelle constitution à la consultation populaire repose sur l’article 51 et non sur les articles 2 alinéa 1er et 21 alinéa 1er de la constitution de 2010, qui sont relatifs à la souveraineté du Peuple dans la libre détermination de ses choix politiques, donc autorisent le recours aux consultations populaires.

De ce texte, il résulte que l’initiative du référendum constitutionnel appartient concurremment au Président de la République (alinéa 1er) et à l’Assemblée Nationale (alinéa 2).

Le référendum doit, dans son objet, porter notamment sur l’organisation des pouvoirs publics ou sur la promotion et la protection des libertés et droits fondamentaux.  Or de par son essence, la constitution, au sens matériel, est l’ensemble des règles relatives à la dévolution et à l’exercice du pouvoir politique, donc des règles relatives aux organes de l’État, à leur désignation, à leur compétence et à leur fonctionnement.

Je dis

Je recopie mon précédent commentaire (page 2).

Non professeur. Vous faites erreur. Contrairement à est ce que vous dites l’article 51 CG ne permet pas aux ORGANES CONSTITUES (président et parlement notamment) de soumettre une nouvelle constitution. Il concerne exclusivement les projets et/ou proposition de loi et au mieux les projets et/ou propositions de loi constitutionnelle VISANT À RÉVISER l’actuelle constitution. IMPOSSIBILITÉ DE SOUMETTRE PAR CE BIAIS UNE NOUVELLE CONSTITUTION. IL S’AGIT D’UN REFERENDUM LÉGISLATIF. Sinon comment comprenez vous l’alinéa 3 de l’article 51 qui veut que la Cour contrôle la conformité du projet avec l’actuelle constitution ? Comment peut on prévoir que la Cour puisse contrôler la conformité d’un projet ou proposition d’une nouvelle constitution par rapport à une autre constitution en vigueur ? A moins que les membres du pouvoir constituant qui ont rédigé l’actuelle constitution soient tous des incompétents, je ne vois pas comment est ce possible de le faire. Je vous rappelle juste que vous étiez membre du CNT qui a élaboré cette constitution avec le concours des experts étrangers dont l’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, le professeur Holo. Je vous rappelle que même De gaulle (dont l’attitude « controversée » en 1962 semble vous inspirez) n’a pas proposé une nouvelle constitution à la France par le biais de l’article 11. Il a procédé à sa révision.

Cher professeur, vous dites :

Cependant dans l’exercice de cette attribution constitutionnelle, le Président de la République doit respecter une double formalité substantielle :

  • la consultation préalable du Président de l’Assemblée nationale pour un avis consultatif (non conforme) sur le projet de référendum constitutionnel ;
  • l’avis conforme de la Cour constitutionnelle sur le projet avant la convocation du corps électoral par décret.

Je dis

L’avis conforme de la Cour par rapport à quoi ? La Cour va comparer l’hypothétique nouvelle Constitution à l’actuelle ? Ça n’a pas de sens cher professeur. Comment contrôler la conformité d’une nouvelle constitution par rapport à l’ancienne ? Un peu plus de rigueur. Plus encore, supposons que l’on accepte votre théorie, qu’elle sera la suite ? La Cour va contrôler l’hypothétique nouvelle constitution, et de deux chose l’une :

  • si celle-ci est identique avec l’actuelle, aurait elle un intérêt ? Si elle doit est différente mais conforme aux procédures et aux exigences (notamment les intangibilités) établies par l’actuelle, il ne s’agirait plus de nouvelle mais d’une révision de l’actuelle ; et/ou
  • si l’hypothétique nouvelle constitution est différente, il serait donc impossible d’organiser le référendum car en la matière l’avis obligatoire de la Cour est contraignant pour l’exécutif.

Cher professeur, vous dites :

Ces formalités accomplies, le référendum constitutionnel peut valablement avoir lieu.

Je dis

Cher professeur, un référendum constitutionnel visant à réviser l’actuelle Constitution peut avoir lieu. Il peut l’être sur la base de l’article 152 CG. L’article 51 concerne le référendum législatif. C’est cela le droit.

Cher professeur, vous dites :

En définitive, le débat actuel doit être conduit avec sérénité, sans passion ; l’intoxication et les menaces ne doivent être de mise comme on le constate sur le web et les réseaux sociaux : la qualité du débat doit reposer sur la confrontation des idées, de façon à éclairer le peuple sur les enjeux de toute consultation populaire.

Il appartient à l’élite d’agir avec moins de subjectivité et plus d’objectivité, car la décision appartient au Peuple, en application des articles 2 alinéa 1er, 21 alinéa 1er, 51 alinéas 1er et 2 et 152 alinéa 2 de la constitution de 2010.

Je dis

Très bien cher professeur, vous avez ouvert le débat, je propose qu’on le poursuive avec ce droit de réponse. Sur toutes ces questions et sur mes propos, si vous n’êtes pas d’accord, respectueusement, je vous invite à poursuivre le débat. Vous le Goliath et moi le David.

David/Cellou DIALLO

Ceux qui souhaitent améliorer cet article par des observations et/ou corrections, prière de les envoyer à : ce.diallo@gmail.com

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Coupe nationale : le Horoya élime le Wakriya en demie finale

29 mai 2019 à 19 07 11 05115

La première demie finale de la 60ème édition de la coupe nationale de Guinée s’est jouée ce mercredi, 29 mai 2019. Elle a opposé le Horoya AC de Conakry au Wakriya AC de Boké. Et, c’est le champion de Guinée et vainqueur de la dernière édition de cette compétition qui l’a emporté, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était au stade du 28 septembre de Conakry.

Cette rencontre s’annonçait comme une revanche du club de Boké, battu en finale de la coupe nationale de l’année dernière par son adversaire du jour. Mais, c’est encore une fois le club de Matam qui a pris le dessus par la plus petite des marques. Le match a commencé par un engagement de part et d’autre. Dès l’entame, le Horoya a voulu garder la possession de balle pour faire courir l’adversaire. Mais, les hommes de Didier Da Rosa ont trouvé en face une équipe de Wakriya pleine d’arguments. Le match est donc équilibré pendant toute la première demie heure de jeu.

En manque de solution collective, le champion de Guinée tente alors de faire parler ses individualités. Et c’est le Nigérian Simon Bolaji qui fait le boulot en éliminant plusieurs adversaires avant de servir Daouda Camara « Thiago ». L’international junior guinéen ouvre le score pour les siens. Peu avant la pause, le Wakriya passe tout près de l’égalisation sur une action similaire. Malheureusement pour l’équipe de Boké, Aboubacar Camara ne trouve pas les filets adverses.

En seconde période, le match est plus ouvert avec une animation offensive très intense des deux côtés. Le Wakriya domine le match après et pousse pour tenter de revenir au score. Mais, les joueurs de Boké sont douchés par un pénalty concédé à la 76ème minute sur une faute de main du défenseur central, Ibrahima Sory Doumbouya, dans sa propre surface de réparation. Simon Bolaji s’élance et rate le pénalty, maintenant encore le Wakriya en vie dans cette rencontre.

Le club de Boké court donc après l’égalisation jusqu’au coup de sifflet final. Le score reste de 1-0 en faveur du Horoya AC. Le club de Matam va défendre son titre en finale et tenter un doublé championnat-coupe nationale.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Dar-Es-Salam : la pathétique vie des déguerpis, sans abris

29 mai 2019 à 19 07 07 05075
Mabinty Camara et ses enfants n’avaient que la maison comme seul bien laissé par son défunt mari. Aujourd’hui, ils sont devenus des sans abris chez eux à Dar-es-Salam, parce que le Gouvernement a détruit leur maison. Ils n’ont plus où aller

Plusieurs jours après la démolition de leurs maisons, plusieurs familles déguerpies à Dar-Es-salam n’ont toujours d’abris. Vieilles personnes et enfants vivent encore sur les débris de leurs maisons, complètement rasées. Ils disent n’avoir nulle part où aller et promettent de rester sur les lieux aussi longtemps que le gouvernement refusera de les recaser ou les indemniser convenablement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pas de maison, pas de nourriture, pas de toilettes et même pas le moindre espoir. C’est la situation que vivent aujourd’hui plusieurs familles déguerpies à Dar es-salam, dans la commune de Ratoma. Sur les débris des maisons complètement rasées, on retrouve surtout des vieilles dames et des enfants. D’aucuns sont sous des arbres et d’autres ont érigé des abris de fortune. Après avoir perdu leurs habitations et leurs biens, ils y mènent une vie misérable et très pathétique.

Mme Mariétou Sylla

Madame Mariétou Sylla, l’une des dames que nous avons trouvées sur les lieux, se souvient encore de son arrivée dans la zone en 1984. « On a acheté notre terrain avec le chef de quartier d’alors du nom de Salifou Sylla. A ce moment-là, il n’y avait pas la décharge ici, il n’y avait aucune ordure. Je me suis débrouillée, avec mon commerce, à construire une grande concession ici où je vivais avec mes enfants qui sont, pour la plupart, petits. Mais aujourd’hui, on a perdu tout cela par la faute d’Alpha Condé.

Il nous a chassés pour vendre nos terres à des étrangers. Je suis là avec mes enfants parce qu’on n’a pas où aller. Il (le gouvernement : ndlr) nous propose une somme de 20 millions de francs guinéens par famille comme dédommagement ; mais, qu’est-ce qu’on peut faire avec 20 millions alors qu’on a perdu nos maisons et nos terres ? On ne va pas insulter Alpha Condé ; mais, on le laisse avec Dieu, on demande à Dieu de juger entre nous », témoigne cette vieille, en sanglots.

N’ayant ni maison encore moins de l’argent pour se trouver un logement, Madame Mariétou Sylla annonce qu’elle ne quittera pas les lieux jusqu’à ce que le gouvernement accepte de la recaser ou de l’indemniser comme il se doit. « Je suis assise sur les débris de ma concession, je ne suis pas prête à quitter ici. Même s’il pleut, je vais rester ici et attendre la personne qui osera venir avec un centimètre pour prendre des mesures ici.

La seule chose qui peut m’enlever ici, c’est si le gouvernement me donne une nouvelle maison ou alors il me tue. Je suis prête à braver la pluie, je suis prête même à mourir mais je ne suis pas prête à quitter ici comme ça, parce que je n’ai nulle part où aller. Dites à Alpha Condé que quiconque viendra ici avec un centimètre, il mourra ce jour avec moi », a-t-elle insisté.

Mme Mabinty Camara et ses enfants

Non loin de là, se trouve Madame Mabinty Camara, la soixantaine. Elle est assise avec plusieurs enfants sur les débris de sa maison. Après avoir perdu son mari et maintenant la seule maison qu’elle avait comme bien, cette dernière semble ne plus avoir du goût pour la vie. « On n’avait que cette maison comme bien. Aujourd’hui, Alpha Condé est venu nous mettre dehors et démolir cette maison. On n’a nulle part où aller, c’est pourquoi nous sommes encore sur les débris de notre maison. Alpha Condé a-t-il oublié que c’est une femme qui l’a mis au monde pour avoir pitié des femmes au moins parce qu’il n’a pas d’enfants ?

Alpha Condé n’a pas eu pitié des femmes et de leurs enfants, je prie Dieu aussi de ne pas avoir pitié de lui ! Il nous a jetés dehors, que Dieu le jette aussi dehors ! S’il veut qu’on quitte ici, il n’a qu’à nous trouver de nouvelles maisons ou alors trouver des terrains et nous donner l’argent pour qu’on puisse construire et habiter là-bas. Sinon, qu’il envoie alors les militaires, ils vont tirer sur nous, on va mourir et être enterrés ici. D’ailleurs, le cimetière n’est pas loin d’ici », souligne-t-elle.

Mme Mariama Barry

Comme ces dernières, Madame Mariama Barry n’a également pas où aller avec ses enfants. Ils tentent aussi de survivre dans « l’enfer » de Dar es-salam. « Là où je suis arrêtée, c’est ici où se trouvait notre concession. Nous sommes là depuis 24 ans. J’ai eu 4 enfants dans cette maison qui a été démolie. Nous vivons aujourd’hui à la belle étoile et à la merci des intempéries et des bandits qui commencent à venir voler nos objets parce qu’ils sont dehors. Quand la pluie tombe, nous nous abritons chez certains de nos voisins. S’il ne pleut pas, nous nous servons des cartons vides ou bien des morceaux de tôles pour nous coucher. Nous n’avons pas où aller et nos enfants n’étudient plus parce qu’ils ont perdu même leurs cahiers.

J’ai une fille qui doit faire le bac au lycée Bonfi et un autre enfant qui est candidat au BEPC à Fidel Castro ; mais, ils ont abandonné. Alpha Condé nous a tués et abandonnés. Alpha Condé nous a mis dehors pour que le monde entier nous voit. Il a envoyé des machines et des hommes en tenue pour nous gazer. Aujourd’hui, c’est les bonnes volontés qui nous donnent à manger même pour la rupture du jeûne. La pluie d’avant-hier a détruit tous nos objets. Alpha Condé nous a chassés en plein hivernage et pendant le Ramadan alors que nous sommes à jeûne. Mais nous laissons à Dieu puisque c’est lui seul qui peut juger entre les hommes », se résigne-t-elle.

Des pathétiques récits de ce genre existent à n’en pas finir aujourd’hui dans cette partie de la capitale guinéenne, où des citoyens ont été déguerpis, sans aucune mesure d’accompagnement, à cause d’une montagne d’ordures (la plus grande décharge publique de Conakry, ndlr). Jusqu’à quand ce drame va-t-il continuer ? Que deviendront les citoyens qui vivent encore dans la zone déguerpie dans des conditions les plus précaires possibles ? Ces questions restent, pour l’heure, sans réponses.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Cheick Touré interdit d’accéder au port de Conakry : les travailleurs protestent

29 mai 2019 à 18 06 46 05465

Le secrétaire général du syndicat des travailleurs du port autonome de Conakry et député à l’Assemblée nationale, Cheick Touré, a réagi ce mercredi, 29 mai 2019, au micro d’un reporter de Guineematin.com, sur la décision lui interdisant l’accès au port. Une décision prise par la directrice générale du port, madame Touré Aïssata Aribot. Le syndicaliste indique que les travailleurs du port de Conakry rejettent cette décision et qu’ils ont même voulu fermer les installations portuaires pour exiger son annulation.

Selon la direction du port autonome de Conakry, Cheick Touré qui est devenu récemment député à l’Assemblée nationale, ne peut plus exercer ses fonctions de secrétaire général du syndicat des travailleurs du port. Elle indique que les deux fonctions ne sont pas compatibles aux yeux de la loi. C’est pourquoi, la directrice générale du port a pris une décision lui interdisant d’accéder aux locaux. Mais, pour le bouillant syndicaliste, c’est son opposition au contrat de la société turque Albayrak qui est à l’origine de cette décision.

« L’argument de la directrice générale du port autonome de Conakry est que je suis en train de faire un cumul de fonctions. Mais, le code électoral me permet d’exercer mes fonctions de secrétaire général parce qu’il est écrit dans le code électoral dans son article 144, qu’il est interdit à tout député d’exercer une fonction publique non élective. Mais moi, j’exerce une fonction élective. Un député peut-être membre du conseil d’administration, maire, président de CRD.

Mais un député ne peut pas être ministre. Comme je fais obstacle à ce fameux contrat, c’est pourquoi on s’oppose à moi. Donc, ce sont des arguments infondés pour pouvoir essayer de démobiliser la troupe derrière moi, alors que la troupe au port autonome est sereine », estime-t-il.

Le député de l’UFR indique que cette décision ne passera parce que les travailleurs y sont farouchement opposés. Il annonce qu’ils ont même voulu fermer le port mais ont été dissuadés par certaines personnes. « Les travailleurs rejettent d’emblée cette décision. Depuis avant-hier, on a voulu fermer le port, on a voulu faire des mouvements, faire des marches pour demander le départ du ministre de tutelle qui a donné des instructions pour qu’on m’interdise l’accès au port. Les travailleurs étaient en état d’effervescence.

Mais, avec les sages conseils que nous avons eus antérieurement de nos chefs hiérarchiques, nous n’avons rien envisagé pour le moment. Sinon hier, le port allait être le théâtre d’une effusion de sang. Mais, nous avons reçu des instructions de surseoir à tout d’abord jusqu’après le mois de Ramadan. J’ai dit donc aux travailleurs de maîtriser leur peine. Les discussions et les négociations se poursuivent », a fait savoir l’honorable Cheick Touré.

Le syndicaliste a eu une réunion ce mercredi, 29 mai 2019, à la bourse du travail de Conakry, avec les responsables de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), centrale à laquelle est affilié le syndicat des travailleurs du port, autour cette situation. L’honorable Cheick Touré n’a pas souhaité cependant se prononcer sur le contenu de cette rencontre. « Après nos concertations avec le bureau exécutif, nous nous réservons de tout commentaire sur ce qu’on a dit dans la salle. Donc les négociations se poursuivent et ce qui a été dit, ce n’est pas le moment de le divulguer », a-t-il dit.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mise en place des PA, nouvelle constitution, départ du ministre de la justice : ce qu’en dit Kassory Fofana

29 mai 2019 à 18 06 38 05385
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

A l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée ce mercredi, 29 mai 2019 à Conakry, pour présenter le bilan de la première année de gestion de son gouvernement, le Premier ministre guinéen s’est prononcé sur un certain nombre de sujets d’actualité. C’est notamment l’installation des PA pour empêcher toute manifestation dans la capitale guinéenne, le projet de nouvelle constitution qui fait débat dans le pays ou encore la récente démission du ministre de la justice. Guineematin.com vous propose ci-dessous ce que Kassory Fofana a dit sur ces différents sujets de grande préoccupation.

1-Mise en place des PA à Conakry

« Je dois rappeler qu’il ne s’agit pas de militariser la Guinée. Il convient de rappeler que sans PA, c’est la règle ; les PA c’est l’exception. Nous sommes un régime civil, démocratique, il ne s’agit pas de militariser la Guinée. L’idéal n’est pas d’installer les PA sur l’étendue du territoire, c’est dans des poches d’insécurité comme c’était sur l’axe du désespoir comme je l’appelle. Et après, il se dessine à l’horizon la nécessité d’installer ces PA dans nos zones minières où l’irresponsabilité mêlée à l’insécurité mettent à rude épreuve la pérennité de nos acquis dans ces zones. Donc, l’approche n’est pas de mettre les PA partout, l’approche est de mettre les PA là où il y a la nécessité et de les retirer aussi rapidement que possible pour vivre notre liberté démocratique ».

2-Nouvelle constitution

« En tant que citoyen, je paraphrase le Professeur Zogbélémou qui est un constitutionaliste de taille en disant qu’on ne peut pas défendre une constitution en la violant. Et le débat en cours donne l’impression que les uns et les autres, violent la constitution déjà. La constitution garantit la libre opinion : qu’on soit d’accord ou pas d’accord sur le sujet, il faut que les Guinéens s’expriment. Et, c’est dans la diversité d’opinions que peut émerger la lumière et le consensus peut être trouvé. Il y en a qui estiment qu’il ne faut pas toucher, la constitution, c’est une bible. Je n’en connais pas de mon expérience intellectuelle en dehors des Etats-Unis et même dans ce cas, la constitution de 1987 a fait l’objet d’une vingtaine d’amendements.

Sinon les constitutions changent au rythme des mutations sociales. En tant que citoyen, il m’est arrivé de poser la question en tant que citoyen, pas plus tard que la semaine dernière au gouvernement individuellement, en invitant chaque ministre à se prononcer sur le principe de oui non une nouvelle constitution, la réponse est unanime, il n’y a pas de doute. Pourquoi ? Laissons la question de légitimité ou d’illégalité de la constitution existante. Elle n’a pas fait l’objet du suffrage universel. (…) La question d’une nouvelle constitution, en tant que citoyen, je dis oui, en tant que gouvernement, je dis oui ; donc doublement oui ».

3-Démission du ministre de la justice

« Cheick Sako a démissionné pour des raisons personnelles. En tant que chef du gouvernement, j’ai pris acte. Cependant je ne suis au courant du départ d’autres ministres. Si c’est le cas, vous serez avisés ».

4-Déguerpissement à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dar es-salam

« Aussi bien Koloma que Dar es-Salam, c’est connu, c’était prévu que les opérations de déguerpissement soient faites. Mais l’instruction du président de la République et les miennes propres, étaient qu’elles soient faites dans le respect du droit des citoyens. Alors, tous ceux qui ont été déjà indemnisés, on leur a donné un délai de quitter les lieux sans dédommagement parce qu’on ne peut pas les indemniser deux fois. Parce qu’ils ont été déjà indemnisés ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fichier de l’éducation : un recensement frauduleux à Tangaly (Tougué)

29 mai 2019 à 18 06 31 05315
Collège Tangaly

La mission mixte d’assainissement du fichier du personnel de l’éducation en République de Guinée est accusée d’avoir accepté de recenser consciemment un enseignant fictif au collège de Tangaly, dans la préfecture relevant de la Région Administrative de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il s’agit de monsieur Amara Keïta, originaire, dit-on, de Boké qui n’a jamais pris service officiellement au collège de Tangaly, dans la préfecture de Tougué. Il aurait été recensé frauduleusement par la mission tripartite d’assainissement du fichier du personnel de l’éducation en République de Guinée, composée du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) et du gouvernement.

«L’enseignant s’est présenté avec deux notes de service. La plus récente est celle qui l’affectait à Kouratongo. Au départ, il était à Fatako. Il a été affecté à Tangaly. Il a finalement été envoyé à Kouratongo. Il n’a pas rejoint le poste, parce que le collège de Kouratongo est fermé. Il est rentré. Mais, quand j’ai pris fonction ici en qualité de principal, il y a 2 ans, je ne l’ai pas trouvé au collège de Tangaly. Nous avons un cahier de contrôle de présence du personnel. Il n’a jamais été enregistré dans ce cahier. J’ai répondu alors que je ne le connais pas. J’ai signalé son cas au représentant local du SLECG. Quand je l’ai renvoyé, il est allé rencontrer l’ancien principal du collège, monsieur Abdoulaye Baldé, ancien maire de la commune rurale de Tangaly. C’est ce dernier qui l’a aidé à se faire recenser. J’avais même alerté le délégué sous-préfectoral de l’éducation (DSE). Il a été recensé, mais je ne le reconnais pas comme faisant partie de mon personnel » a expliqué l’actuel principal du collège de Tangaly, Dialen TAHIAKO.

Interpellé sur la question, l’ancien principal du collège apporte un démenti cinglant comme un conte de fée.

« Moi, d’abord, je suis retraité. Il y a 3 ans. Je ne me mêle plus des problèmes de l’éducation. J’ai géré un professeur au collège de Tangaly qui s’appelle Amara Keïta de Boké. Il est malade. Il suit un traitement des yeux à Conakry. Depuis un an et quelques, il n’est pas au poste. Il est venu là-bas. C’est lui, le principal et le DPE qui savent comment ça s’est arrangé. C’est tout ce que je sais. Je n’ai intervenu auprès de qui que ce soit pour cette affaire. Ni du côté du principal, ni du côté du DPE. Il était avec moi au collège lorsqu’il est tombé malade. C’est après ma retraite qu’il est parti » se défend monsieur Abdoulaye Baldé.

Nous avons appris pourtant que c’est bien vous qui avez donné une note de recommandation à l’enseignant, suite à un appel que vous avez reçu du DPE de Tougué, avons-nous rechargé.

« Ils n’ont qu’à alors exhiber la note que j’ai écrite pour prouve » a-t-il coupé court.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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SEMAINE DE L’ELECTRICITÉ : COMMUNIQUÉ

29 mai 2019 à 17 05 21 05215
Monsieur Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

À l’occasion du 4ème Anniversaire de la mise en service de la Centrale de Kaléta, le Ministère de l’Energie lance la Semaine de l’Électricité, à compter du jeudi 30 Mai 2019.

À cette occasion, le Département organise une journée « portes ouvertes » sur Kaléta et Souapiti le jeudi 30 mai 2019, à laquelle il convie les membres du Gouvernement et les anciens Ministres de l’Energie.

L’événement est placé Sous la Haute Présidence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Dr Ibrahima Kassory FOFANA, Chef du Gouvernement.

La cellule de communication du Département

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