Un an du gouvernement Kassory : le PM se félicite de son bilan

29 mai 2019 à 16 04 59 05595
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Un an après la nomination de son gouvernement, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a animé sa première conférence de presse ce mercredi, 29 mai 2019, à Conakry. Il est revenu sur le bilan et annoncé les perspectives de l’équipe qu’il dirige, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Pour commencer, le locataire du Palais de la Colombe a rappelé les engagements qu’il a pris le 27 juin 2018 lors de la présentation de la politique générale de son gouvernement devant l’Assemblée nationale. Engagements qui consistaient notamment à travailler sur un certain nombre de préoccupations essentielles des populations dont la promotion du dialogue politique et social, l’amélioration de la gouvernance avec un accent particulier sur la lutte contre la corruption et l’impunité, le renforcement de la sécurité, la paix et la quiétude sociale, la croissance et de la stabilité économique, et la répartition inclusive de la richesse nationale entre autres.

Et aujourd’hui, soutient-t-il, la plupart de ces engagements sont réalisés ou sont en phase d’être réalisés. Ce, malgré les crises récurrentes qu’a connu le pays à la prise de fonction de son gouvernement. « Le nouveau contexte sociopolitique ainsi apaisé, a permis d’engager des actions hardies, pour assurer la croissance macro-économique alors éprouvée. C’est ainsi que nous avons pu remettre sur les rails, le programme économique et financier de la Guinée avec les institutions de Breton Woods. Aujourd’hui, le taux moyen annuel de croissance est à 2 chiffres sur la période 2016-2018, et se situe à 10 points, 2%.

Cela est le fruit d’une gouvernance économique et financière saine, marquée par une stabilité des indicateurs macro-économiques, une amélioration constante de l’environnement des affaires et un bon niveau de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020. La croissance a été notamment portée par le secteur minier, qui a affiché une production de la bauxite constante et par le secteur de l’agriculture qui a bénéficié des retombées des initiatives présidentielles sur les filières à haute valeur ajoutée », a-t-il indiqué.

Sur le plan de l’amélioration de la gouvernance, Ibrahima Kassory Fofana a souligné que son gouvernement a engagé la lutte contre la corruption et l’impunité. A ce titre, le cadre institutionnel des luttes contre la corruption a été restructuré et renforcé. « Le code de contrôle à travers l’inspection d’Etat, l’inspection des finances et les ministères sectoriels ont été réanimés. Les premiers résultats issus des audits menés ont donné lieu à un début de sanction des fonctionnaires incriminés : avec des poursuites judiciaires, sanctionnées par des condamnations. Vous savez, les réformes sont difficiles en Guinée, mais nous restons fidèle aux engagements et nous ne ménagerons aucun effort à poursuivre cette lutte essentielle pour la Guinée », s’est-il engagé.

Parlant de la sécurité, la paix et la quiétude sociale, le chef du gouvernement a dit qu’il a été entrepris, conformément aux orientations du président de la République, la transformation structurelle de l’économique guinéenne. « Il s’agit, en préservant les fondamentaux économiques, de garantir une croissance de qualité. C’est-à-dire une croissance forte, inclusive et durable. (…) Une première initiative porte sur les projets novateurs du Chef de l’Etat qui affecte 15% des revenus miniers au financement du développement des collectivités locales, avec pour organe d’exécution, l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

C’est un programme ambitieux, novateur qui, pour cette année seulement, doit pouvoir mobiliser plus de 700 milliards de francs guinéens pour impulser une dynamique de développement à la base, en créant des emplois et en stimulant l’entreprenariat des jeunes et des femmes sur toute l’étendue du territoire national. Dans les semaines à venir, et ce, sur l’ensemble des 342 communes urbaines et rurales, ce sont plus de 700 projets d’infrastructures, mobilisant plus de 700 PME locales et près de 500 jeunes encadreurs pour le suivi des projets. Une deuxième initiative porte sur l’inclusion économique, financière et sociale, visant à extraire de l’extrême pauvreté 40% de nos concitoyens, soit 5 millions de guinéens », a annoncé Kassory Fofana.

Poursuivant, le Premier ministre a fait savoir que plusieurs autres initiatives sont en perspective. « D’ores et déjà, nous avons mobilisé 104 millions de dollars de la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement et du Budget National de Développement. L’objectif est de démarrer dès le dernier trimestre de cette année, un programme pilote portant sur les transferts monétaires et les travaux à haute intensité de main d’œuvre sur un échantillon de 400 mille personnes vulnérables. La soutenabilité d’un tel programme requiert un effort de mobilisation accrue des ressources internes. Et c’est pourquoi, une troisième initiative est en marche.

Elle porte sur la mission d’appui à la mobilisation des ressources internes, la MAMRI, pour répondre à cette préoccupation. Il s’agit de relever le niveau actuel de collecte des ressources internes de 13% et demi à au-moins 20% du produit intérieur brut, conformément aux recommandations de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Une quatrième initiative concerne l’amélioration du cadre de vie des Guinéens. Elle vise la mise en place d’une politique ambitieuse de logements sociaux. La création de l’agence nationale du logement a été sanctionnée par un décret présidentiel la semaine dernière», a-t-il rappelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Bilan du Gouvernement « acquis et perspectives » : voici l’intégralité du discours de Kassory Fofana

29 mai 2019 à 16 04 52 05525
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Dans la matinée de ce mercredi, 29 mai 2019, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana, a animé une conférence de presse pour parler de son bilan et annoncer les perspectives du Gouvernement qu’il dirige.

En attendant de revenir en détail sur cette rencontre avec les médias, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration du Premier ministre :

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je vous remercie d’avoir répondu si nombreux à cette conférence de presse, que je consacre au bilan de ma première année à la tête du Gouvernement.

En cette circonstance, je voudrais réitérer ma profonde reconnaissance, à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé, pour m’avoir donné l’opportunité de servir mon pays dans ces hautes fonctions de Premier Ministre, Chef de Gouvernement de la République.

Je voudrais lui redire également mes remerciements pour la confiance et l’appui constants qu’il m’accorde dans l’accomplissement de ma mission.

Je voudrais lui renouveler, ici, mon engagement et mon soutien indéfectible.

C’est pour moi un immense plaisir et aussi un agréable devoir d’être devant vous ce matin.

En effet, le Chef de l’Etat a souhaité que le Gouvernement dont il m’a fait l’honneur de conduire l’action soit proche du peuple, et toujours présent sur le terrain.

Il a aussi recommandé que ce Gouvernement de sensibilité et d’aspiration populaire ne se détourne pas de l’opinion, en faisant l’effort d’expliquer l’action qu’il mène, au quotidien, sous sa direction pour répondre aux attentes de nos concitoyens et combler leurs espoirs.

L’expérience a montré que Monsieur le Président de la République a raison, car chaque fois que l’opinion est bien informée, elle comprend mieux ce qui est fait, et est plus prompte aussi à y adhérer pour le bien de notre pays.

Vous êtes en votre qualité de journalistes, les témoins de notre temps, comme nous sommes, en notre qualité de gouvernants, les acteurs aujourd’hui d’une histoire qui s’écrit, chaque jour, avec le Professeur Alpha Condé dont nous partageons la vision et l’ambition pour la Guinée.

C’est l’occasion de vous dire que tous les ministres et moi-même ainsi que tous ses collaborateurs sommes honorés par la confiance placée en nous, individuellement et collectivement.

Mesdames et Messieurs,

L’exercice auquel je vais me livrer avec vous, relève d’un devoir républicain de reddition des comptes auquel est assujettie toute personne détenant l’autorité publique.

Je voudrais faire noter que le présent bilan s’inscrit dans le cadre des orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, en droite ligne avec sa vision pour une Guinée émergente et prospère, une Guinée maîtresse de son destin, garantissant le bien-être des générations présentes et futures.

 

Vous vous souviendrez Mesdames et Messieurs les journalistes qu’à ma prise de fonctions, je me suis engagé le 27 juin 2018 devant la représentation nationale à travailler sur un certain nombre de préoccupations essentielles des populations. Il s’agit, entre autres:

  • du dialogue politique et social ;
  • de l’amélioration de la gouvernance avec un accent sur la lutte contre la corruption et l’impunité ;
  • de la sécurité, la paix et la quiétude sociale ;
  • de la croissance et de la stabilité économique ;
  • de la répartition inclusive de la richesse nationale, ce qui est convenu d’appeler le partage équitable de la prospérité ;
  • de l’emploi jeunes et l’autonomisation des femmes ;
  • de l’assainissement et de la salubrité publique ;
  • du développement des infrastructures socio-économiques de base (énergie, routes, télécommunications, logements sociaux, etc.) ;
  • des initiatives présidentielles visant le développement de l’agriculture à travers les filières à valeur ajoutée ;
  • du recentrage des objectifs de la diplomatie guinéenne.

Mesdames et Messieurs,

Gouverner c’est décider et agir, mais c’est également devoir rendre compte.

Je voudrais m’atteler à cet exercice dans un langage franc, ouvert et direct sur les acquis, les défis et les perspectives de l’action gouvernementale.

A cet égard, il est bon de rappeler la situation de départ dans laquelle nous nous trouvions au moment de ma nomination le 21 mai 2018.

Le contexte socio-politique était marqué par des crises récurrentes et paralysantes: protestations et manifestations des partis politiques, de la société civile, des syndicats avec pour corollaire une atmosphère d’angoisse et d’insécurité généralisée.

Le contentieux issu des élections communales a mis à mal le dialogue politique et exacerbé les tensions.

Cette atmosphère délétère a porté un coup dur aux activités économiques et menaçait la paix sociale et la stabilité des institutions.

Vous comprendrez des lors, avec le soutien actif du Chef de l’Etat, la priorité que j’ai donnée à la relance du dialogue politique et social avec les institutions républicaines, la classe politique, la société civile et les syndicats.

Vous comprendrez aussi l’urgence accordée aux questions de sécurité pour garantir l’ordre public et la quiétude des citoyens.

Le nouveau contexte socio-politique ainsi apaisé, a permis d’engager des actions hardies pour assurer la stabilité macroéconomique alors éprouvée.

C’est ainsi que nous avons pu remettre sur les rails le programme économique et financier de la Guinée avec les institutions de Bretton Woods.

Aujourd’hui, le taux moyen annuel de croissance est à deux chiffres sur la période 2016-2018, et se situe à 10,2%.

Cela est le fruit d’une gouvernance économique et financière saine, marquée par une stabilité des indicateurs macroéconomiques, une amélioration constante de l’environnement des affaires et un bon niveau de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social 2016-2020.

La croissance a été notamment portée par le secteur minier, affichant une production de la bauxite en hausse constante et par le secteur de l’agriculture qui a bénéficié des retombées des initiatives présidentielles sur les filières à forte valeur ajoutée.

Mesdames et Messieurs,

Sur le plan de l’amélioration de la gouvernance, nous avons engagé la lutte contre la corruption et l’impunité.

A ce titre, le cadre institutionnel de lutte contre la corruption a été restructuré et renforcé.

Les corps de contrôle à travers l’Inspection d’Etat, l’Inspection des Finances et des ministères sectoriels, ont été réactivés.

Les premiers résultats issus des audits menés ont donné lieu à un début de sanctions des fonctionnaires incriminés, avec des poursuites judicaires sanctionnées par des condamnations.

Vous savez, les réformes sont difficiles à mener en Guinée, mais nous restons fidèles à nos engagements et nous ne ménagerons aucun effort à poursuivre cette lutte essentielle pour le pays.

C’est un combat qui requiert la conjugaison d’efforts de tous, y compris la police pour les investigations, de la presse pour l’information objective des citoyens et de la justice pour l’application rigoureuse de la loi.

Je vous réitère ma détermination sans faille et mon engagement inébranlable soutenus par une volonté politique affirmée du Chef de l’Etat à continuer cette campagne sans relâche et jusqu’au bout.

Ce n’est pas le travail d’un jour ou une action qu’un homme seul peut réussir, la pratique étant très ancienne et ancrée dans les mœurs, les résistances aussi sont réputées nombreuses et fortes.

Vous, les journalistes, qui formez et façonnez l’opinion, je sais que vous militez pour que la Guinée soit ‘’ gouvernée autrement’’ et vous êtes engagés, sous l’emprise de votre fibre patriotique, à soutenir les réformes dans notre pays : c’est tout à votre honneur! Car la Guinée est un pays où le changement de comportement et de mentalités est un défi permanent.

Mesdames et Messieurs,

Au-delà des efforts visant la stabilité macroéconomique, la sécurité, la paix et la quiétude sociale, nous avons entrepris conformément aux orientations du Président de la République la transformation structurelle de l’économie guinéenne.

Il s’agit tout en préservant les fondamentaux économiques, de garantir une croissance de qualité, c’est-à-dire une croissance forte, inclusive et durable.

En d’autres termes, il s’agit de traduire les performances économiques de la gouvernance du Professeur Alpha Condé, en réalités tangibles dans le quotidien des Guinéens.

A ce titre, les initiatives entreprises sont nombreuses et les résultats déjà perceptibles.

Une première initiative porte sur le projet novateur du Chef de l’Etat qui affecte 15% des revenus miniers au financement du développement des collectivités locales, avec pour organe d’exécution l’Agence Nationale de financement des collectivités- ANAFIC.

  • C’est un programme ambitieux, de plus de 700 milliards de Francs Guinéens visant à impulser une dynamique de développement économique à la base, en créant des emplois et en stimulant l’entreprenariat des jeunes et des femmes sur toute l’étendue du territoire national.
  • Dans les semaines à venir et ce sur l’ensemble des 342 communes urbaines et rurales, plus de 700 projets d’infrastructures mobiliseront près de 700 PME et près de 500 jeunes encadreurs pour le suivi des projets.

Une deuxième initiative porte sur l’inclusion économique, financière et sociale, visant à extraire de l’extrême pauvreté 40% des Guinéens à l’horizon 2025, soit 5 000 000 de nos concitoyens.

  • D’ores et déjà, nous avons mobilisé 104 millions de dollars de la Banque mondiale, de la Banque Africaine de Développement et du Budget National de Développement.
  • L’objectif est de démarrer, dès le dernier trimestre de cette année, un programme pilote portant sur les transferts monétaires et les travaux à haute intensité de main d’œuvre sur un échantillon de 400.000 personnes vulnérables.

La soutenabilité d’un tel programme requiert un effort de mobilisation accrue de ressources internes.

Une troisième initiative portant sur la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes, la MAMRI, répondra à cette préoccupation.

  • Il s’agit de relever le niveau actuel de collecte des ressources internes de 13,5% à au moins 20% du PIB, conformément aux recommandations de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

Une quatrième initiative concerne l’amélioration du cadre de vie des guinéens. Elle vise la mise en place d’une politique ambitieuse de logements sociaux.

  • La création de l’Agence Guinéenne pour le Financement de Logement (AGUIFIL) a été sanctionnée par un décret la semaine dernière.
  • D’ores et déjà un accord tripartite a été conclu entre la Banque Centrale, l’Association Professionnelle des Banques et le Gouvernement pour le financement du logement social.
  • Un projet pilote de 5000 logements est sur le point d’être lancé.
  • Un fonds de garantie hypothécaire a été créé à l’effet de soutenir ce programme d’habitat social, lequel bénéficie d’une provision budgétaire à hauteur de 25 milliards GNF cette année.

Une cinquième initiative concerne une stratégie globale pour l’emploi et l’entreprenariat en Guinée, notamment en faveur des jeunes et des femmes.

  • A cet égard environ 300 millions de dollars des Etats-Unis d’Amérique sont déjà négociés et conclus avec différents bailleurs de fonds dont entre autres, l’Union européenne, la Banque mondiale et la Société Financière Internationale, les agences spécialisées du système des nations unies , la BID, l’AFD et la BAD.
  • Cette initiative a pour cible plus de 200 milles jeunes et femmes à travers tout le pays.
  • D’autres initiatives sont en cours de formulation en faveur de l’appui et du financement de l’entreprenariat de masse afin de toucher un plus grand nombre de jeunes et de femmes.

Une sixième initiative concerne un vaste programme de réalisation d’infrastructures socioéconomiques avec:

  • La réhabilitation des voiries urbaines de Conakry, Labé, Dalaba, Pita, Mamou, Siguiri, Guéckédougou et le lancement d’importants chantiers sur les axes de l’intérieur du pays (Coyah-Faramoyah, Coyah-Mamou-Dabola, Dabola-Cissela-Kouroussa, Guéckédougou-Kondébadou, etc.).
  • L’amélioration du transport urbain de Conakry avec la relance du train Conakry Express et la mise en circulation d’une centaine de bus.
  • La redynamisation de la politique en matière d’assainissement avec l’adoption d’une nouvelle stratégie, la mobilisation d’un financement auprès de l’UE et de la BID d’environ 100 millions de dollars. Cela a déjà permis de procéder au recrutement de deux opérateurs de référence internationale pour la collecte, le transfert des déchets et la gestion de la décharge publique mais aussi de lancer l’acquisition d’importants équipements ainsi que la construction de nouvelles infrastructures.

Une autre initiative concerne la politique de promotion du contenu local. L’enjeu est la GUINEISATION de l’économie et de l’emploi pour permettre aux guinéens de profiter pleinement des retombées de la croissance économique.

  • Pour garantir la mise en œuvre de cette initiative, il me plait d’annoncer la mise en place très prochaine à la Primature d’un Observatoire National du Contenu Local dont le financement est en négociation avancée dans le cadre de la coopération bilatérale avec les Emirats Arabes Unis.

Mesdames et Messieurs,

Pour terminer, je voudrais souligner que cet exercice de bilan ne vise pas à montrer ou démontrer une sorte d’autosatisfaction.

En effet, les défis restent encore nombreux pour répondre aux attentes légitimes des populations et espérer inscrire résolument la Guinée dans une dynamique de développement économique et sociale durable.

Devant l’immensité de ces défis et les attentes pressantes des populations, il y a un choix devant lequel je n’hésiterai jamais: celui de se complaire dans le confort de l’inaction ou de courir le risque de s’exposer aux critiques et aux nombreuses hostilités.

Comme Georges Pompidou, ‘’ je préfère l’impopularité à l’irresponsabilité’’, parce qu’il reste possible de changer son image et de convertir l’opinion, à notre époque, mais, on l’a vu dans l’histoire, combien de fois il est impossible parfois de rattraper des erreurs liées à l’hésitation des dirigeants pendant les heures graves de la vie des nations.

Ce bilan et ces perspectives traduites dans les initiatives en cours s’inscrivent dans la vision du Président de la République pour l’avènement d’une Guinée émergente.

En visionnaire averti et en homme d’actions pressé, le Professeur Alpha Condé multiplie les initiatives et engage sans répit mon Gouvernement à réaliser tous ces chantiers ambitieux.

Il n’y a pas de monde parfait, mesdames et messieurs les journalistes, et nous ne prétendons pas pouvoir tout faire ou contenter tout le monde, mais le Chef de l’Etat, nous engage tous, sous son impulsion, à changer avec lui la Guinée et l’image de la Guinée et à contribuer du mieux que nous pouvons à faire le bonheur et la prospérité de tous les Guinéens, sans exception.

C’est le choix que nous avons fait.

C’est l’espérance que nous partageons avec vous aujourd’hui.

Mesdames et Messieurs,

Je suis à votre disposition pour la séance des questions sur l’ensemble de ces thématiques, et bien sûr, sur d’autres que je n’ai pas évoquées.

 

Je vous remercie.

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Secteur privé, la Guinée à l’honneur : Dr Alimou Yali BAH primé par Renault

29 mai 2019 à 16 04 13 05135

Docteur Alimou Yali BAH, Président Directeur Général (PDG) de TGH Plus, a reçu hier, mardi 28 mai 2018, à Lyon, en France, des mains de Monsieur Bruno BLIN, PDG de Renault Trucks, le Prix du Club Excellence de Renault Trucks pour les performances réalisées dans les ventes et services après ventes de camions poids lourds et mining solutions.

Créé le 03 février 1993 par le Docteur Vétérinaire Alimou Yali BAH, diplômé de l’Université Guinéenne, le Groupe TGH Plus évolue dans le transport, la logistique, la distribution du pétrole, du gaz et des véhicules industriels.

TGH Plus, fortement engagé dans la promotion des jeunes, est partenaire des Groupes Shell (pétrole et gaz), Coca Cola (boissons non alcoolisées), SMB Minning (Société Minière de Boké), Volvo – Renault Trucks (leader dans la distribution de camions industriels en Guinée et en Sierra Leone).

Au nom de ses lecteurs, Guineematin.com adresse ses sincères félicitations à Docteur Alimou Yali Bah

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Communiqué de presse de la Direction de BNP PARIBAS INTERNATIONAL RETAIL BANKING/AFRIQUE

29 mai 2019 à 16 04 05 05055

BNP Paribas annonce l’ouverture d’une réflexion stratégique en vue de céder sa participation dans le capital de sa banque de détail en Guinée, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de la Guinée (BICIGUI). Cette réflexion s’élargit à certains des pays où le Groupe est présent en Afrique subsaharienne : au Burkina Faso, à travers la BICIAB et la BICIM au Mali.

BNP Paribas souhaite rappeler que son implantation en Afrique fait aujourd’hui pleinement partie de son dispositif international et n’entend pas se retirer du continent.

Cette démarche vise à explorer les alternatives et les partenariats possibles permettant à la BICIGUI de mieux mettre en œuvre son potentiel de développement dans les années qui viennent au bénéfice de ses actionnaires, de ses clients et des équipes de la banque.

Ce projet de cession s’inscrit pleinement dans la stratégie de BNP Paribas en Afrique qui vise à accélérer le recentrage de ses activités et continuer à se renforcer lorsque les caractéristiques de marché correspondent bien à ses forces et aux conditions souhaitées en termes de développement et de maîtrise des risques.

A PROPOS DE LA BICIGUI : Avec une trentaine d’agences répartie dans tout le pays, la BICIGUI est la première banque de la Guinée pour son maillage territorial, la deuxième en matière de contribution au financement de l’économie et la troisième en matière de collecte.

La BICIGUI est une banque engagée. Elle accompagne ses clients Particuliers dans la gestion de leurs finances au quotidien et de leurs projets de vie. Elle est un partenaire de choix pour les entreprises et institutions de toutes tailles. Elle entend rester une banque de référence et avoir un impact positif sur son environnement.

La BICIGUI a par ailleurs engagé un vaste programme d’investissement pour moderniser son dispositif commercial et mieux répondre aux attentes de ses clients.

Ainsi, après la rénovation des agences de Boké, Kamsar, Kankan, Kissidougou, et après deux ans de travaux, elle inaugurera prochainement, au cœur de la cité administrative du Kaloum, son tout nouveau siège social. Et au début de l’année prochaine, sera lancé le chantier de construction d’un Centre d’Affaires Entreprises et Professionnels à Niger.

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Pas de cours à Malapouya : l’unique enseignant de l’école primaire absent

29 mai 2019 à 15 03 36 05365

L’école primaire de Malapouya centre, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de Boké, fonctionne ; mais, de façon discontinue. C’est le constat fait par l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité, qui y a fait un tour dans la matinée de ce mercredi, 29 mai 2019.

Toutes les portes de l’école sont fermées, il n’y a l’ombre ni d’un écolier ni d’un enseignant. Intercepté sous des manguiers au centre-ville, un élève de la 2ème Année a répondu avec hésitation « nous, depuis plusieurs jours, on n’étudie pas. Notre maître n’est pas là. On ne sait pas où est-ce qu’il est parti », a-t-il dit avant de poursuivre ses amis à la recherche des mangues.

Pour en savoir plus, le journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre du président de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) à son domicile. Monsieur Younoussa Niaïssa a trouvé des excuses à l’unique enseignant de Malapouya : « il est venu me demander une permission de quatre (4) jours pour aller au chevet de sa femme qui est malade, alitée à l’hôpital régional de Boké. Donc, il est parti pour ça ! Sinon, malgré le fait qu’il gère seul quatre groupes pédagogiques (de la première à la quatrième année), il nous aide beaucoup », a indiqué monsieur Niaïssa.

Younoussa Niaïssa, président de l'association des parents d'élèves de Malapouya
Younoussa Niaïssa

Selon le président de l’APEAE, son organisation n’arrive pas à avoir des contractuels communautaires stables et l’État aussi n’affecte pas des enseignants à Malapouya. « Nous avions recruté un enseignant contractuel qu’on payait ici ; mais, il pouvait faire une semaine sans passer par l’école et il nous tendait la main à la fin du mois. Nous avons jugé nécessaire de nous débarrasser de lui », a-t-il précisé, avant de poser une doléance aux autorités éducatives. « Nous avons plusieurs fois demandé au DSEE de nous aider à avoir des enseignants ; mais, impossible ! Nous prions donc les responsables du système éducatif de Boké de penser à nous en nous envoyant des enseignants ».

A préciser qu’il y a une belle infrastructure scolaire nouvellement construite à l’entrée du centre sous-préfectoral qui doit servir de collège ; mais, pour le moment, non inaugurée. Et, selon d’autres sources, au-delà de ce manque d’enseignants, l’école de Malapouya souffre du refus des parents d’envoyer les enfants à l’école. Les travaux champêtres domineraient les études ici. C’est pourquoi, confie un citoyen sous réserve d’anonymat, « ce collège fera du temps sans être ouvert, puisque Malapouya n’aura pas d’effectif raisonnable pour retenir des professeurs du secondaire. On peut faire deux ans, trois ans sans avoir une sixième ici. Comment peut-on ouvrir un collège dans ces conditions ? », s’interroge-t-il.

A suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Découverte d’éléphants à N’zérékoré : les précisions des autorités forestières

29 mai 2019 à 15 03 06 05065

Deux Éléphants sont apparus ce mercredi, 29 mai 2019, dans la sous-préfecture de Samoe (Préfecture de N’zérékoré). Cette situation, inédite dans la localité, a suscité curiosité et interrogation chez les citoyens. C’est pourquoi, la directrice du centre forestier de N’zérékoré est sortie pour apporter des éclaircissements là-dessus au micro du correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans le quartier Boma, dans la commune rurale de Samoe, que les deux Éléphants : un grand et un petit ont été aperçus tôt ce mercredi. La nouvelle a fait le tour de la localité, suscité des interrogations sur place. Mais, ces deux éléphants sont bien connus des responsables forestiers de N’zérékoré. Selon madame Watta Camara, directrice générale du centre forestier, le grand éléphant est le père du petit et ils sont à la recherche de la mère qui a été tuée par un chasseur en 2015.

madame Watta Camara, directrice générale du centre forestier,
Mme Watta Camara

« C’est les pachydermes qui sont dans la réserve de Ziama. Ils étaient trois : le mâle, la femelle et leur petit, ils vivaient dans la zone de N’Zébéla spécifiquement. Il y a trois ans, la femelle a été tuée à N’Zébéla par un chasseur. Mais avant de mourir, l’éléphant avant de mourir, a écrasé son tueur qui venait du district de IRIE. Mais depuis, les deux éléphants : le mâle et le petit tournent dans toute la région pratiquement.

L’année dernière, ils étaient vers Diécké d’abord, ils ont quitté N’Zébéla, ils ont traversé le fleuve vers Silizou, ils sont partis jusqu’à Wéta. A ce moment, c’était la moisson jusqu’à la forêt de Diécké. Après ils se sont retournés. On a nos agents de suivi qui contrôlaient toujours la situation. Alors, c’est les mêmes éléphants qui étaient revenus il y a deux semaines dans la zone de N’Zébéla. Ils sont à la recherche de la femelle qui était leur guide », a-t-elle expliqué.

La directrice générale du centre forestier de N’zérékoré appelle donc la population à « laisser ces éléphants tranquilles. On ne doit pas leur donner de la banane, on ne doit pas leur donner à manger. Ils vont retourner dans la biosphère de Ziama », a dit madame Watta Camara.

Pour l’heure, les deux éléphants tournent entre le district de Komou, situé à 8 kilomètres de Samoe, et le quartier Boma, dans la commune rurale. Les autorités de N’zérékoré s’activent pour tenter de les faire retourner dans la zone de N’Zébéla.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620 166 816/666 890 877

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Siguiri : le maire recule face aux commerçants en colère

29 mai 2019 à 14 02 28 05285

Après les manifestations de plusieurs commerçants de Siguiri, en colère contre une décision du maire de la commune urbaine, l’autorité communale a fini par reculer. Le maire, Koumba Sékou Magassouba, a suspendu sa décision attribuant des magasins à un groupe de commerçants au détriment des manifestants. Il a fait l’annonce au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier mardi, 28 mai 2019 dans les locaux de la mairie, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Devant les médias, le maire a expliqué qu’il est revenu sur sa décision à la demande du préfet de Siguiri, Colonel Moussa Condé. « Le préfet m’a demandé de suspendre l’attribution des magasins. Alors, je demande les nouveaux bénéficiaires de ne pas occuper ces magasins d’abord. Une rencontre est prévue avec le préfet après le mois de Ramadan autour de cette situation », a-t-il indiqué.

Koumba Sékou Magassouba

Une décision accueillie avec une grande satisfaction par les commerçants qui protestaient depuis quelques jours contre la répartition des magasins faite par le maire. « C’est tout ce qu’on avait demandé au maire et il avait refusé. Maintenant nous allons attendre cette rencontre, il faut que nos magasins nous reviennent », a réagi Ansoumane Traoré, le porte-parole des commerçants protestataires.

A rappeler que le marché au centre de ce problème a été reconstruit dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance nationale à Kankan. Avant sa reconstruction, il comprenait 145 magasins, tous occupés par des commerçants. Après sa reconstruction, le nombre de magasins a été réduit à 65 en raison notamment de l’agrandissement des magasins.

Mais à l’ouverture des lieux, le maire de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, a attribué ces magasins à des commerçants autres que ceux qui les occupaient auparavant. Ces derniers ont crié au favoritisme et sont descendus dans la rue pour protester contre cette décision de l’autorité communale. Ils ont été finalement entendus.

Reste toutefois à savoir comment se fera cette répartition d’autant plus que le nombre de magasins est largement petit par rapport au nombre de commerçants désireux de les occuper. Les autorités locales risquent donc d’avoir du pain sur la planche.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : l’antenne régionale du FNDC installée pour contrer le projet de 3ème mandat d’Alpha Condé

29 mai 2019 à 14 02 03 05035

Le Front National pour la Défense de la Constitution poursuit son implantation sur le terrain. Le FNDC a installé hier, mardi 28 mai 2019, son antenne régionale à N’zérékoré. Ce mouvement, dénommé Hopaïpèly en Kpèlè (ça ne marchera pas en Français), a pour objectif de barrer la route au projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé dans la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Job Lucas Kpoghomou, acteur de la société civile locale, coordinateur régional du mouvement dénommé « Hopaïpèly »
Job Lucas Kpoghomou

Après Conakry, Kindia et Labé, le Front National pour la Défense de la Constitution s’installe aussi à N’zérékoré. La cérémonie de lancement de cette antenne régionale du FNDC a réuni des membres des partis politiques d’opposition, des activistes de la société civile et des syndicats. A l’unanimité, ils ont élu Job Lucas Kpoghomou, acteur de la société civile locale, coordinateur régional du mouvement dénommé « Hopaïpèly », qui signifie « ça ne marchera pas »

« Notre objectif, c’est de barrer la route aux sirènes révisionnistes à N’zérékoré et au projet de nouvelle constitution qui n’est rien d’autre qu’un projet de 3ème mandat pour le locataire de Sékhoutouréya. La forêt dit Hopaïpèly (ça ne marchera) parce que ce gouvernement a marginalisé la forêt », a annoncé le coordinateur du mouvement.

Job Lucas Kpoghomou a appelé les populations de la Guinée forestière à se mobiliser massivement pour mener ce combat avec le mouvement qu’il dirige. « J’invite la population et plus particulièrement à la jeunesse forestière de rester derrière le mouvement Hopaïpèly. En forêt, ce gouvernement nous a oubliés, et ce n’est pas à la veille de la fin du dernier mandat du Mandela de la Guinée que nos parents ministres qui n’ont jamais osé lever même le petit doigt pour dire au président Alpha Condé de se pencher sur les conditions de vie de la population forestière, viendront encore nous mentir. Regardez notre route d’ici Yomou et celle N’zérékoré-Guéckédou. Alors qu’on dit que le grenier de la Guinée, c’est la Guinée forestière, ils nous ont oubliés, ils ont fermé toutes les usines et les sociétés qui évoluaient dans la région. Avec ça comment on peut accompagner ce gouvernement ? Alors, je dis à tout le monde de se lever pour dire non au projet de 3ème mandat », a lancé l’activiste de la société civile.

De son côté, le coordinateur adjoint de cette antenne régionale du FNDC a réagi aux propos de l’ancien ministre Alhoussein Makanéra Kaké qui a annoncé récemment le lancement officiel du projet de nouvelle constitution. Cécé Théa promet que les promoteurs de ce projet trouveront les populations de la Guinée sur leur chemin.

Cécé Théa

« Parlant de Makanéra, comme on le dit, le ridicule ne tue pas. Des petites personnalités de ce genre dans ce pays ne sont pas à écouter. Et nous nous pensons que la majorité silencieuse est notre force. Et, le peuple de N’zérékoré est déjà est prêt parce que nous avons déjà pas mal mené des activités dans les sous-préfectures, et je pense qu’ils (les promoteurs d’un troisième mandat) viendront trouver ce peuple prêt-là devant eux », a-t-il prévenu.

Après le lancement de cette antenne régionale, les opposants à un troisième mandat annoncent l’installation très prochaine des antennes dans toutes les préfectures de la région forestière de la Guinée.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Tentative de meurtre à Siguiri : « le commanditaire m’a promis une moto et 10 millions de francs »

29 mai 2019 à 13 01 52 05525

Un jeune homme, accusé de tentative de meurtre, a été arrêté hier, mardi 28 mai 2019 à Siguiri. Lamine Barry a été interpellé par les brigades de surveillance de la ville après avoir tenté d’ôter la vie à Lanciné Sidibé. Il a dit avoir agi sous les instructions de quelqu’un qui lui a promis une moto et un montant de 10 millions de francs comme récompense, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans la nuit du lundi au mardi, 28 mai 2019 que Lamine Barry, charretier, a tenté de tuer Lanciné Sidibé, un autre charretier avec lequel il exerce son activité. Il a donné un coup de machette à la victime qui est tombée. Lanciné Sidibé a appelé au secours et a été secouru par des gens qui l’ont conduit à l’hôpital, où il a été sauvé.

« Après la prière de 20 heures, j’étais couché dans ma chambre. Il est venu me trouver, il m’a demandé de partager avec lui les mangues qu’il avait, j’ai décliné son offre en lui expliquant que je ne pouvais pas manger les mangues actuellement parce que c’est le Ramadan et je risque d’avoir des maux de ventre.

Je me suis levé pour lui donner un sac en plastique, c’est ainsi qu’il a pris une machette pour donner un coup au niveau de mon cou. Je suis tombé, j’ai crié pour alerter les voisins et il a pris la fuite », témoigne le jeune homme que nous avons trouvé dans son lit d’hôpital.

Informées de l’acte, les brigades de surveillance de Siguiri, dirigées par Mamady Siaman Diawara, ont engagé des recherches et ont réussi à mettre main sur l’auteur de la tentative de meurtre. « J’étais couché lorsque des jeunes sont venus m’informer de la situation, aux environs de 21 heures. J’ai pris ma moto pour aller alerter toutes les gares routières de la ville. C’est ainsi qu’il a été repéré alors qu’il tentait de sortir de la ville. Nous avons réussi donc à l’arrêter », explique le responsables des brigades de surveillance, composées de civils et qui assurent la sécurité dans les quartiers de la ville de Siguiri.

Lorsqu’elles ont mis mains sur le jeune homme, les brigades de surveillance l’ont conduit à la gendarmerie. Lamine Barry a reconnu avoir tenté de tuer son ami mais il dit n’être qu’un exécutant. Selon lui, le commanditaire de l’acte lui a promis de l’argent et une moto pour qu’il tue son ami. « C’est le nommé Pot qui m’a dit de le tuer. Il m’a donné une machette et m’a promis une moto neuve et un montant de 10 millions de francs comme récompense si je le tuais. Je suis allé donc lui donner un coup de machette et j’ai pris la fuite », a-t-il laissé entendre.

Lamine Barry se trouve actuellement dans les mains de la gendarmerie de Siguiri qui a ouvert une enquête pour en savoir plus sur ce dossier.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Cour Suprême : le dossier Thierno Nouhou contre Oustaz Taïbou de nouveau renvoyé

29 mai 2019 à 8 08 53 05535
Mamadou Taïbou Bah, dit oustaz Taïbou
Mamadou Taïbou Bah, dit oustaz Taïbou

L’affaire escroquerie portant sur la somme de 8 milliards 086 millions 321 mille 800 francs guinéens qui oppose le cambiste Thierno Nouhou Diallo à l’islamologue Oustaz Taïbou Bah et son épouse Hafssatou Baldé devait être tranchée par la Cour Suprême hier, mardi 28 mai 2019. Mais, la juridiction de jugement a de nouveau renvoyée l’audience au 18 juin à cause des vices de procédure, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Me Moussa Diallo

Interrogé à la sortie de cette audience, maître Moussa Diallo, avocat de Mamadou Taïbou Bah et épouse a expliqué que les motifs de ce report sont les mêmes que pour la précédente audience. « Monsieur Thierno Nouhou Diallo par l’organe de ses conseils, notamment Me Alseny Aïssata Diallo se sont pourvus en cassation contre l’arrêt qui a relaxé mes clients au niveau de la Cour d’Appel de Conakry. Mais, ils ne m’ont pas signifié leur requête aux fins de cassation dudit arrêt. Je reconnais qu’ils l’ont signifié à Me Thierno Ibrahima qui est aussi un confrère avec lequel je suis co-constitué en vue des droits de la défense de monsieur Mamadou Taïbou Bah, sauf que pour ne m’avoir pas signifié à moi aussi ce recours-là, vous comprendrez qu’il y a eu un vice de procédure. (…) Ce que je voudrais faire comprendre, c’est que la partie s’entend de deux manières. Lorsqu’on signifie à la personne personnellement concernée, on aura signifié à la partie. Mais, si on a pris le choix de signifier aux avocats ou à l’avocat que celui-ci a constitué en vue de sa défense, là, en cas de pluralité d’avocats constitués pour la défense, vous l’aurez signifié à la partie que lorsque vous l’aurez signifié à tous les avocats. Donc, dans le cas d’espèce, ils ont signifié à Me Thierno Ibrahima Barry et pas à moi, ce qui justifie le renvoi aujourd’hui encore », a-t-il expliqué.

Me Alsény Aïssata Diallo

Egalement interrogé par Guineematin.com, Me Alseny Aïssata Diallo, avocat de Thierno Nouhou Diallo, représentant la partie civile à ce procès, a dit son insatisfaction. Selon lui, « cette affaire n’a que trop duré et le procès doit prendre fin maintenant. On ne peut pas continuer éternellement à faire le procès de ce litige opposant Thierno Nouhou à Taibou et son épouse. Aujourd’hui, on a renvoyé la procédure au 18 juin au motif que nous, les demandeurs en cassation, nous devons signifier quelques actes de la procédure aux prévenus ou à leurs conseils ; bien que nulle part dans les textes on dit qu’on doit signifier ça aux avocats des parties, c’est aux parties qu’on signifie. Mais, toujours est-il qu’on doit se conformer à la décision de la Cour Suprême qui a pris une telle décision. Donc, nous allons nous conformer à cette décision ; et, d’ici la date prévue, nous allons faire en sorte par voie d’huissier signifier les actes de procédure que la Cour a fait état pour que nous nous acheminions vraiment vers la fin de ce procès », a-t-il dit.

A rappeler que c’est le 22 septembre 2016 que Thierno Nouhou avait porté plainte contre ce couple au tribunal correctionnel de Mafanco pour des faits d’escroquerie portant sur la somme de 8 milliards 086 millions 321 mille 800 francs guinéens.

Mamadou Taïbou Bah, dit oustaz Taïbou
Oustaz Taïbou Bah

Au cours des audiences, tenues pendant plusieurs mois, les prévenus n’ont jamais reconnu les faits articulés contre eux. Mais, le 14 avril 2017, le tribunal de Mafanco avait reconnu les deux prévenus coupables des faits d’escroquerie. Mamadou Taïbou Bah avait alors été condamné à 18 mois, dont 12 mois assortis de sursis, et 20 millions de francs guinéens d’amende. Sa femme, madame Hassatou Baldé à 18 mois de prison ferme et 30 millions de francs guinéens d’amende. Le tribunal avait reçu la constitution de partie civile de Thierno Nouhou Diallo et condamné solidairement le couple au payement de 8 086 321 800 francs guinéens, avant de valider la saisine des biens meubles et immeubles des prévenus.

Mais, après cette décision du tribunal de première instance de Mafanco, la partie civile avait estimé que le tribunal avait oublié les dommages et intérêts. Pour sa part, la défense avait dénoncé la non-application de la loi. Ce qui fait que toutes les parties avaient relevé appel de la décision.

Après avoir examiné l’affaire, la Cour d’Appel de Conakry avait infirmé, le 20 novembre 2017, la décision du tribunal de première instance de Mafanco dans toutes ses dispositions. Elle a alors renvoyé les époux Mamadou Taïbou Bah et madame Hassatou Baldé des fins de la poursuite pour délit non constitué. A contrario, la Cour d’Appel avait condamné Thierno Nouhou Diallo au payement de la somme de cent millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour abus de constitution de partie civile.

C’est donc contre cet arrêt de la Cour d’Appel de Conakry que Thierno Nouhou Diallo et ses conseils ont saisi la Cour Suprême pour « annulation et cassation de la décision de la Cour d’Appel ».

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lélouma : 9 cas de rougeoles confirmés (DPS)

29 mai 2019 à 7 07 57 05575

La préfecture de Lélouma, dans la région de Labé, est frappée à nouveau par une épidémie de rougeole. Au moins 9 cas de maladies ont été confirmés dans cette localité, a appris Guineematin.com auprès des autorités sanitaires locales.

Cela fait deux semaines depuis que cette épidémie a fait son apparition dans la préfecture de Lélouma. Selon le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS), Dr Ouo-Ouo Gpamou, les 9 malades confirmés ont été isolés dans un centre de traitement. « Trois cas ont été signalés dans la commune urbaine, principalement dans le quartier de Diaala. Après les investigations, nous avons compris qu’il y a 9 cas de rougeole qui ont été enregistrés, notamment trois (3) à Sagalé et six (6) dans la commune urbaine.

Pour limiter la propagation, on a identifié ceux qui étaient à la phase où ils pouvaient contaminer beaucoup d’enfants, on les a mis au centre de traitement et on les a isolés. Ils ont été traités et ils sont sortis », a-t-il indiqué. Le DPS ajoute avoir commandé des vaccins anti-rougeoleux pour faire face à cette épidémie.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : procès d’un chef de gang, 16 ans après le crime

29 mai 2019 à 4 04 13 05135

Au début des années 2000, des bandes de jeunes, plus connues sous le nom de clan, écumaient de nombreux quartiers de la banlieue de Conakry. Les bagarres et autres expéditions punitives étaient à la mode et conduisaient quelques fois à des pertes en vies humaines.

C’est dans ce cadre que Mamadou Djouma Barry, présenté comme étant un ancien seigneur de clan, est jugé depuis hier, mardi 28 mai 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Il est poursuivi pour assassinat et association de malfaiteurs, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits pour lesquels Mamadou Djouma Barry est poursuivi remontent à l’année 2003 au quartier Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma. Détenu depuis bientôt 7 ans, il est accusé d’avoir participé à une bagarre au cours de laquelle le jeune Mamadou Saliou Diallo a perdu la vie.

Selon les informations recueillies par Guineematin.com, c’est le samedi 11 octobre 2003, que Mamadou Saliou Diallo, qui rentrait chez lui, est tombé sur un groupe de jeunes, notamment Mamadou Djouma Barry, Mohamed Diallo et Mamadou Moussa Sow, dit Japonais. L’accusé aurait retiré de force la casquette de Mamadou Saliou Diallo. Il s’en suivra une bagarre entre les deux. La bande de jeunes s’est alors ruée sur le jeune homme pour lui administrer 12 coups de couteaux. Il sera transporté d’urgence à l’hôpital Donka où il rendra l’âme. Après cet acte, la bande a fui le pays, espérant échapper à la justice.

En 2012, après avoir passé 9 ans en Côte d’Ivoire, Mamadou Djouma Barry revient en Guinée. Et, le 14 septembre 2012, il a été arrêté et inculpé pour assassinat et associations de malfaiteurs avant d’être conduit à la maison centrale de Conakry.

A la barre, Mamadou Djouma Barry a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés. « Je ne reconnais pas les faits. Un jour, j’étais assis dans un coin où on vend des galettes. J’étais en train d’en manger quand j’ai aperçu un groupe de jeunes en train de se battre avec une autre personne. La vendeuse m’a dit que ce sont mes amis, d’aller intervenir. Mais, je n’étais pas en bon termes avec eux. J’avais même quitté Dar-es-Salam pour loger à Kountia. Mais, je suis parti les séparer. Quand j’ai commencé à parler, mes amis m’ont dit de ne pas me mêler. En essayant de les séparer, j’ai été blessé aux doigts. J’ai également entendu la victime dire on m’a poignardé. Je suis parti à l’hôpital pour soigner ma main parce que beaucoup de sang sortait. Après l’hôpital, un de mes amis m’a dit d’aller avec lui au palais. On est allé. C’est là-bas que j’ai appris que la victime avait trouvé la mort », a dit l’accusé.

Devant l’insistance du Procureur Daouda Diomandé, l’accusé a reconnu son appartenance à un clan. « J’étais le chef du clan, mais pas le clan que vous pensez. On était tous artistes-chanteurs, c’est moi qui étais le chef. Mais, quand Bénédi Record a refusé de nous produire, le groupe s’est dispersé. Moi, je suis parti à Kountia, je n’ai pas participé l’assassinat du jeune ».

Le procureur Daouda Diomandé d’enchaîner : « si vous n’étiez pas coupable, pourquoi avez-vous fui la Guinée pour aller en côté d’Ivoire ? »

Dans sa réponse, Mamadou Djouma Barry dira que « mon voyage était prévu avant ce qui s’est passé. Le jour du drame, je devais voyager pour la Côte d’Ivoire. Je suis parti couper le billet à la gare routière, mais le bus n’était pas rempli. Ils m’ont dit d’attendre le lendemain. J’ai donc décidé d’aller à Dar-es-Salam pour dire au revoir à mon père. Après, je suis parti acheter des galettes. C’est pourquoi, l’acte s’est passé devant moi. Sinon, je n’en sais rien ».

Après ces explications, le juge Ibrahima Kalil Diakité a appelé à la barre Alpha Oumar Fadi Diallo, grand frère de la victime. « Monsieur le juge, c’est au mois d’août 2003, quand mon frère rentrait à la maison, il a rencontré Mamadou Djouma et sa bande au niveau des rails, à Dar-es-Salam. Il portait une casquette de publicité, Nescafé. Mamadou Djouma a retiré la casquette de la tête de mon frère. Celui-ci a essayé de la récupérer. Ils se sont battus. C’est ainsi que son clan est venu poignarder mon frère 12 fois. Les gens qui étaient sur place m’ont alerté. Je suis venu, on l’a amené à l’hôpital. Les médecins ont tout fait pour le sauver, mais il est décédé. On a diligenté une enquête. On nous a dit qu’ils sont sortis du pays. Mais, 9 ans après, Mamadou Djouma est revenu en Guinée. Ils m’ont signalé son retour et on l’a arrêté. Mamadou Djouma que vous voyez là, je l’ai connu quand il était bébé, je connais toute sa famille. Ceux qui ont tué mon frère, la plupart ont grandi devant moi. Je ne pensais pas qu’ils seraient capables de tuer mon frère. Tout ce que ce que je demande aujourd’hui, c’est la justice », a indiqué le frère de la victime.

L’affaire a finalement été renvoyée au 17 juin 2019 pour les plaidoiries et réquisitions.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Bloquer les réseaux sociaux ? Réaction de l’association des blogueurs de Guinée

29 mai 2019 à 3 03 52 05525
Mory Sangaré, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

Alors qu’il est toujours incapable d’endiguer les fraudes aux examens nationaux dont certains cadres sont acteurs avec les fuites des sujets, le ministère de l’éducation nationale fait une proposition qui révèle son ignorance de l’importance des réseaux sociaux en République de Guinée.

Comme dans toute dictature, les cadres proposent de s’attaquer aux libertés citoyennes et ce qui fait même vivre certaines entreprises pour cacher leur incapacité : interrompre messenger, Imo, WhatsApp, Facebook, viber et Instagram entre 9 heures et 16 heures jusqu’à la fin des évaluations.

Ainsi, les candidats peuvent continuer à copier les leçons, faires des captures d’écran, etc. Et les surveillants (complices des fraudes) dicteront des corrigés-types aux élèves qui paieront, l’essentiel pour ce département étant de servir de cobaye dans ce qui ressemble à une stratégie du pouvoir de priver les citoyens de leurs libertés dans les probables contestations politiques attendues en Guinée.

En attendant de revenir sur cette proposition incongrue, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la réaction de l’association des blogueurs de Guinée :

MISE EN GARDE CONTRE UN EVENTUEL BLOCAGE DES RESEAUX SOCIAUX

C’est avec grande stupéfaction que l’ABLOGUI a appris que les ateliers régionaux préparatoires des examens nationaux session 2019, organisés par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation Guinée ont recommandé «l’interruption [volontaire] des réseaux sociaux (messenger, imo, whatsApp, facebook, viber et instagram) de 9 heures à 16h jusqu’à la fin des évaluations»

L’ABLOGUI met d’ores et déjà en garde le gouvernement contre la mise en oeuvre d’une telle recommandation qui constituerait une grave atteinte à la liberté d’expression et un dangereux précédent pour la démocratie en Guinée.

L’accès à Internet est un droit comme tout autre et nous rappelons que les fuites des sujets aux différents examens existaient bien avant l’avènement et la prolifération des réseaux sociaux en Guinée. Donc, les pratiques constatées à travers les réseaux sociaux ne sont que le reflet du manque de rigueur généralisé de notre système éducatif.

Bloquer les réseaux sociaux sur une période serait une entorse à la liberté d’expression. Au-delà de cette privation de libertés, l’impact négatif sur l’économie du pays déjà asphyxiée sera considérable et beaucoup d’entrepreneurs seront touchés dans leur marketing digital.

La liberté d’expression est la norme et toute limitation est une atteinte à cette norme. Le rôle central d’Internet dans la vie sociale et économique des utilisateurs a récemment amené les Nations Unies à adopter une résolution soutenant « la promotion, la protection et l’exercice des droits de l’homme sur Internet ». La résolution condamne les efforts de l’État pour empêcher ou interrompre intentionnellement l’accès à l’information en ligne.

ABLOGUI demande au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation de prendre des mesures pour le bon déroulement des examens nationaux dans la transparence. Car le blocage des réseaux sociaux est loin d’être la solution aux différentes fuites et tricheries des années précédentes.

Conakry, le 28 mai 2019

Le bureau d’ABLOGUI

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Démission de Cheick Sako : Abdoulaye Bah prédit d’autres

28 mai 2019 à 17 05 35 05355

La démission du ministre guinéen de la justice, maitre Cheick Sako, polarise l’attention et suscite des prises de position contradictoires. Si au sein de l’opposition on salue cet acte courageux, à la mouvance présidentielle par contre, on tente de minimiser.

A l’occasion d’une conférence de presse animée hier lundi, 27 mai 2019, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia parle de signal fort et prédit d’autres démissions, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La démission surprise de maître Cheick Sako n’en finit pas de polariser l’attention. Pour Abdoulaye Bah, membre du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), cette démission du Garde des Sceaux est significative puisqu’il s’agit de la 4ème personnalité du gouvernement.

Selon l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, « c’est un signal très fort. C’est la 4e personnalité du gouvernement. S’il y a modification constitutionnelle, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux doit en être avisé. S’il y a révision constitutionnelle, ou nomination de magistrat dans le pays, c’est le ministre qui propose les noms au président ».

Pour Abdoulaye Bah, cette façon de faire prouve le manque de maturité du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée. « Donc, c’est le parti RPG qui ne connaît rien de la politique, qui n’a même pas de comité de base, qui ne peut même pas présenter des candidats pour les élections communales passées. Par conséquent, ce n’est pas une formation politique, il lui manque la base. C’est juste un mouvement politique qui s’est emparé de l’appareil d’État. Donc, notez bien qu’il y a quatre (4) autres démissions qui sont là-bas, mais ils refusent, ils cachent, parce qu’ils savent que c’est une honte… Alors, c’est un signal fort », soutient-il.

Propos recueillis à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineemtin.com

Tél : 628516796

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Démission de Cheick Sako : ce qu’en disent les politiques et la société civile de Kankan

28 mai 2019 à 16 04 43 05435
Maître Cheick Sako, ministre de la Justice
Me Cheick Sako, ministre de la Justice démissionnaire

Vingt quatre (24) heurs après l’annonce de la démission de Cheick Sako de la tête du ministère d’Etat à la justice, les réactions se multiplient tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A Kankan, politiciens de tous bords et acteurs de la société civile locale ont une perception différente de cette démission, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Même si c’est le 20 mai que Me Cheick Sako a déposé sa lettre de démission chez le Président de la République, c’est dans la journée du 27 mai qu’elle a été révélée au grand public. Une démission qui a fait couler un flot d’encre et qui est diversement appréciée à Kankan.

Mamby Camara

Pour la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel à Kankan, c’est un non-événement. « Du côté du RPG à Kankan, la démission du ministre n’a aucune importance. Il est libre de rester ministre ou de quitter. Donc, cette démission pour nous est un non évènement. Ce qu’il a dit dans sa lettre n’engage que lui. Est-ce qu’il a été associé à la rédaction de la Constitution de 2010 ? C’est le peuple qui a décidé à la base de mettre en place une nouvelle Constitution, on ne peut pas l’associer à ça, ça c’est la volonté du peuple », a laissé entendre Mamby Camara, coordinateur régional du parti au pouvoir à Kankan.

Mohamed Kaba

Par contre, Mohamed Kaba, coordinateur régional du PADES, pense que Cheick Sako à totalement raison de s’en aller, s’il ne partage pas la même vision que le gouvernement « Notre réaction est vive par rapport à la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion, à l’insécurité. Donc, si Cheick Sako, juriste de profession, arrive à démissionner du gouvernement, moi je pense qu’il a pleinement joué son rôle. Il veut aussi donner une opportunité aux jeunes magistrats que la justice doit être indépendante. Donc, s’il n’arrive pas à se comprendre avec le gouvernement, il a le plein droit de quitter pour ne pas être jugé par le tribunal de l’histoire », soutient monsieur Kaba.

Dr Lounceny Chérif

Dans la lettre de démission, Me Cheick Sako dit n’avoir pas été associé à la rédaction de la nouvelle Constitution. Pour Docteur Lounceny Chérif, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Kankan, l’argument de maître Cheick Sako est valable. « Je crois que là, c’est un argument qui est valable, en tant que ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, s’il y a une révision constitutionnelle, il devrait être le premier à être associé. Ce n’est pas politique ça, c’est un problème de loi », a-t-il dit.

A rappeler que dans un décret lu sur les médias publics, Alpha Condé a nommé Mohamed Lamine Fofana, ministre conseiller du chef de l’Etat auprès des Institutions, comme ministre intérimaire de la Justice.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kindia : Abdoulaye Bah descend en flammes le maire, Taliby Sylla, Demba Fadiga, le RPG…

28 mai 2019 à 16 04 19 05195

L’ancien président de la délégation spéciale et maire autoproclamé de Kindia revient au devant de la scène en tirant à boulets rouges sur le maire, ses conseillers et certains membres du RPG Arc-en-ciel. A travers une conférence de presse animée hier, lundi 27 mai 2019, Abdoulaye Bah de l’UFDG continue à se réclamer maire légal et légitime de la cité des agrumes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Bah remet ça avec une sortie au vitriol contre le maire de Kindia, Mamadouba Bangoura, les conseillers communaux et d’autres responsables du RPG Arc-en-ciel, tous ses adversaires politiques. Selon l’ancien président de la délégation spéciale, il n’est hors de question pour lui de tourner la page au sujet de la mairie de Kindia.

Pour Abdoulaye Bah, « Kindia est bloqué parce que ceux qui sont à la mairie ne sont pas choisis par la population. Donc, il faut un vrai maire élu par et pour les citoyens pour que la ville se développe. L’administration est complètement disloquée, puisqu’il n’y a aucune activité administrative au sein de la mairie. Même l’état physique du bâtiment le montre, à l’intérieur c’est sale, vous ne verrez aucun fonctionnaire qui pose un acte dû à une décision politique. La circulation est anarchique, l’assainissement qu’on avait réussi à maitriser grâce à notre implication personnelle et la population, n’est plus comme tel. Aujourd’hui, Kindia est devenu une ville sale et dégueulasse. Cela prouve que les gens ne sont pas contents de ce qui est arrivé à Kindia. Donc, c’est une tristesse, c’est un gâchis, c’est un malheur qui s’abat sur Kindia par ce qu’ils nous empêchent de gouverner pour des raisons politico-politiciennes. Empêcher celui qui a gagné les élections d’être aux affaires est une situation embarrassante aussi bien pour Kindia que pour le gouvernement central. Kindia est malheureux, Kindia est orphelin de gouvernants légitimes et légaux, et Kindia ne mérite pas ça », déclare-t-il.

A la question de savoir s’il disposait d’un plan pour revenir à la mairie, Abdoulaye bah précise qu’il ne compte que sur la liberté d’expression et son engagement personnel. « Je n’ai aucun plan particulier, je mets le combat sur le plan politique. Le premier parmi lesquels, c’est la liberté d’expression en passant par les medias. Deuxième chose, c’est ma personne physique. Je sors pour les cérémonies et autres. Je suis là, je vis à Kindia. Mais Bangoura lui, il ne sort pas, ses conseillers comme Falcao, Abacar Keita mon condisciple ne sortent pas, madame Aminata Oularé, madame Fatoumata Baldé et Maimouna Bangoura ont disparu, aucun conseiller n’ose à Kindia sortir, dire que je suis votre maire. La population se bat pour rejeter ce faux maire, rejeter cette fausse équipe qui n’est pas une équipe légale et légitime. Et puis, il y a aussi la désobéissance économique. Au lieu de faire la guerre, les manifestations, on dit ne payez pas les taxes. Donc à Kindia, les taxes ne sont payées, les gens disent qu’on ne paye pas parce que ce n’est pas vous qu’on a choisi. Donc, voici les moyens démocratiques qui sont à ma disposition dont je me réjouis comme force. Je ne vais jamais sortir ici avec des bandits pour faire la violence », a laissé entende monsieur Bah.

Pour lui, il est hors de question de tourner la page. « Non! Je ne la tournerai jamais, je vous le dis clairement. Pourquoi ? Parce que j’ai fait un combat politique dans un Etat démocratique. C’est Kindia qui m’a choisi et c’est Kindia qui me réclame. Je n’ai pas à décevoir quand même Kindia, je ne vais donc pas fuir ma responsabilité face à ce peuple qui place sa confiance en moi de continuer à réclamer notre victoire et à réclamer notre mairie qu’on doit gérer. Donc, je ne vais jamais reculer, je ne vais jamais abandonner jusqu’à la victoire finale », martèle Abdoulaye Bah.

En outre, ce responsable de l’UFDG a fustigé le comportement de certains membres du RPG qui ont contribué à installer le maire, Mamadouba Bangoura. « Il est hors de question qu’on se soumette à l’autorité d’un faux maire. J’insiste, c’est criminel, c’est inacceptable. Bangoura lui-même a compris puisque il est à la maison. Donc, Kindia est pris en otage par les caciques du RPG, les Cheick Taliby Sylla, les Demba Fadiga, la gouverneure et le préfet, car Oyé Guilavogui a pris du recul. Aujourd’hui, ils ont une patate chaude dans la main, ils ont créé un gros problème à Kindia ».

Il faut rappeler qu’Abdoulaye Bah, candidat de l’UFDG, s’est fait installer maire à son domicile le mercredi 31 octobre 2018. Une mairie dirigée officiellement par Mamadouba Bangoura.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Guinée Startup Challenge : les lauréats récompensés

28 mai 2019 à 16 04 10 05105

Flash Actu- Mai 2019 #ProgrammeCitoyen

Les gagnants du concours « Guinée Startup Challenge» lancé en Janvier 2019 sont enfin connus. Au-delà des montants donnés aux bénéficiaires, ils seront  accompagnés de formations, de coaching, au sein de l’Incubateur Ose Ton Emploi, initiateur du projet.

Pour rappel, cette action a été soutenue par Orange Guinée dans le cadre de son #programme citoyen sur l’axe entreprenariat.

Sur 5 projets initialement à récompenser, 6 projets  dossiers ont été retenus  pour leur qualité, leur caractère innovant et impact sociétal :

  • 1er prix : Diaguissa Agriculture pour la culture de l’ananas, courgette, Maïs, élevage de poulet local
  • 2ème prix : Djawo , un bracelet électronique possédant en son sein des informations cruciales
  • 3ème prix : Gnomed , une entreprise engagée dans la gestion des déchets biomédicaux dans les structures sanitaires de Conakry, allant du tri au traitement de déchets
  • 4ème prix : Gui-Pro-Pres , une entreprise qui évolue dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire avec les œufs
  • 5ème prix : Bio Charbon Guinée une startup spécialisée dans la production et commercialisation des produits à base de résidus végétaux
  • 6ème :Soin 224 , une application destinée aux agents médicaux et aux  agences de promotion des produits pharmaceutiques pour accéder à l’info en temps réels

Le Prix Orange de l’entrepreneur Social (PEOS) : la 9éme édition lancée le 11 Mars 2019, prendra fin ce 31Mai 2019.

A date, 34 projets ont déjà été reçus

Les résultats au niveau du digital aujourd’hui constitue un exploit soit 11posts partagés sur Facebook et 17 sur Twitter.

Jusqu’au 31 Mai, les dossiers peuvent être soumis.

En plus de la phase internationale, une phase nationale récompensera les 3 meilleurs projets qui se répartiront près de 186.000.000GNF en plus de voir leur  entreprise créée après incubation !

Un Prix Spécial Féminin sera décerné en phase national au projet ayant un impact direct sur le genre( soit une enveloppe de 20.000.000GNF)

Les inscriptions se poursuivent donc sur www.entrepreneurclub.orange.com et tputes les soumissions prendront fin ce 31 Mai 2019

53 Ecoles dans le Programme Ecole Numérique de la Fondation Orange Guinée

Après Wonkifong, c’est l’école primaire du Village d’enfants SOS Conakry qui s’est vue remettre un kit

La remise de ces dons a été couronnée par un publi reportage disponible via ce lien https://we.tl/t-rmp27F1EHM)

Aujourd’hui ce sont plus de 30 000 enfants touchés par ce programme et ce à travers l’ensemble des régions de la Guinée

Pour toutes informations, contacter la Fondation Orange Guinée via son adresse mail : Fondation.OGC@orange-sonatel.com

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Conakry : les huissiers de justice suspendent leur grève

28 mai 2019 à 16 04 04 05045

Les huissiers de justice de Guinée ont annoncé la suspension du mot d’ordre de grève générale et illimitée lancé il y a juste deux semaines. L’annonce en a été faite ce mardi, 28 mai 2019, à l’occasion dune assemblée générale organisée au siège de la Chambre des huissiers, au quartier Manquepas, dans la commune de Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de l’assemblée générale de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), il a été décidé de suspendre la grève lancée depuis le 13 mai dernier en attendant « la satisfaction des différents points de revendication et cela, sous réserve de l’exécution des décisions de justice et sous réserve de la signature des demandes des huissiers de justice ».

Les grévistes ont justifié cette décision par la satisfaction d’un certain nombre de points de revendications, notamment la signature de leur statut particulier. Selon le président de la CNHJG, maître Sory Daouda Camara, « à ce jour, il est à constater que sur l’ensemble des points de revendication, nous avons obtenu la satisfaction concernant, le premier point de nos exigences, c’est-à-dire la signature de notre statut. Au-delà de cette signature, nous avons bien avant obtenu la libération de notre confrère. Et, dans le statut, le point concernant la cessation des interpellations et les arrestations injustifiées des huissiers de justice, ce point aussi est réglé dans le statut. Donc, une fois que le statut est signé, ce point aussi peut être considéré comme réglé parce qu’il porte sur la protection des huissiers de justice. Désormais, aucune forme d’arrestation arbitraire ou abusive ne peut s’opérer sur un huissier de justice. Son cabinet est désormais inviolable. Pour y procéder, même en cas de faute, même si la faute commise nécessite une poursuite judiciaire, cela doit obéir désormais à une procédure légale qui connaîtra la saisine de la chambre, il y aura l’avis de la chambre dans toutes ces procédures désormais ».

Toutefois, maitre Sory Daouda Camara a fait remarquer qu’il reste un autre point clé relatif à la signature des réquisitions pour lequel il a émis des réserves. « Le point concernant la réquisition du Parquet Général reste pour l’instant suspendu. Donc, nous avons pris la mesure qu’il faut. En attendant, la grève n’est que suspendue. Elle n’est pas levée. Nous suspendons la grève sous réserve de la poursuite des exécutions des décisions de justice, sous réserve de la poursuite de la signature des demandes formulées par les huissiers de justice auprès de monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry afin qu’il libère des réquisitions en faveur des 10 huissiers. Si le procureur continue à œuvrer dans ce sens et continue à signer les réquisitions et que les forces de sécurité continuent à exécuter, jusqu’à ce que nous parvenions à la suppression pure et simple de cette réquisition, la grève restera toujours suspendue. Au cas où les huissiers de justice se trouvent confrontés aux mêmes difficultés qu’auparavant au niveau du parquet, aux mêmes difficultés au niveau du haut commandement, la grève qui est suspendue reprendra son cours normal », a mis en garde Me Sory Daouda Camara.

A noter que de nouvelles mesures ont été annoncées par le bureau. Des mesures qui s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail des huissiers et la réorganisation de la profession.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : (00224) 622919225 / 666919225

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Nécessité d’auditer l’ARPT : Lettre Ouverte président Alpha Condé

28 mai 2019 à 15 03 57 05575
Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Monsieur le Président de la République, dans cette troisième lettre que nous vous adressons, nous listerons 10 sources de Trésoreries, car nous estimons qu’il faut parler des chiffres clés dans le secteur des télécommunications.

Nous voudrions ici, monsieur le Président de la République, vous dire que l’audit de l’ARPT est un exercice annuel sous l’ordre de l’Agence nationale de Régulation des Postes et Télécommunications. Loin s’en faut, le pouvoir est donné au Président de la République par le Peuple qui, à son tour, à travers un décret, confie une partie de ce pouvoir par décret au Directeur Général de L’ARPT afin de rendre compte annuellement et de façon officielle sa gestion, surtout financière. L’ARPT n’a pas un RCCM donné par L’APIP comportant le nom de quelqu’un comme gérant et qui rejette tout contrôle gouvernemental. Donc, nous demandons humblement l’audit de 2011 à 2018 sur les points ci-dessous :

1-Le Préfix Quantitatif (PQ) du plan de numérotation à 9 chiffres des abonnés, une plateforme faisant 1 million d’abonnés. Pour chaque 32 abonnés, l’opérateur de téléphonie a besoin d’un lien d’interconnexion (E1). Donc, sur 1 000 000, on aura 1 000 000/32 = 31 250. La moyenne sous-régionale par lien d’interconnexion est de 13 000 000GNF. Donc, 31 25013 000 000 = 406 250 000 000 GNF (406 milliards 250 millions). Nous avons présentement 3 opérateurs de téléphonie, un qui a 10 PQ, les 2 autres 5 et 4. Donc, un total de 19 PQ. La taxe d’interconnexion pour les 19 PQ et les 31 250 liens nous donnent 406 250 000 00019= 7 718 750 000 000GNF (7 mille 718 milliards 750 millions).

La Taxe d’interconnexion des 19 PQ que nous avions pu compter s’élève à : 7 mille 718 milliards 750 millions de francs guinéens.

2-Le coût moyen régional pour l’octroi d’un PQ de 1 000 000 d’abonnés est de 700 000 000 GNF pour les 19 PQ nous avons : 700 000 000*19 = 13 300 000 000 (13 milliards 300 millions de FG).

Coût d’attribution de 19 PQ : Treize Milliards trois cent millions de francs guinéens

3-Le Trafic téléphonique international: en 2012, l’Etat Guinéen avait, sur chaque minute de trafic international 0,22 dollars US (Surtaxe) signé avec les opérateurs de téléphonie et prise en compte dans la tarification. En 2012, juste pour les appels téléphoniques entrants, nous avions enregistré 300 millions de minutes soit : 300 000 0000,22 = 66 000 000 de dollars US. Pour un dollar 1US = 950 GNF, on aura : 66 000 000950 = 62 700 000 000 GNF (62 milliards 700 millions)

Juste pour le trafic entrant en 2012 : Soixante-deux milliards sept cent Millions de francs guinéens

4-Les licences GSM : plus d’une dizaine de technologies sont utilisées dans le secteur des télécommunications. La licence de la 3G+ a été bazardée à 30 millions de dollars alors que la moyenne régionale faisait 150 millions de dollars. La question qu’on doit se poser, est- ce que les 3 opérateurs ont effectivement payé le total de 90 millions de dollars ? Les 45 millions de dollars, soit les 50% des 90 millions pour la licence 4G d’Orange Guinée, dont le délai de transit dans le compte de l’ARPT a dépassé les 15 jours de transit montrant la mauvaise foi d’une mafia. A ceux-ci s’ajoutent les licences 2G.

5-Les Licences GSMA : pour Orange Money, Mobile Money une opacité Totale, aucune publication comme si c’était une affaire privée.

6-Les licences des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) : aucune information pourtant elles doivent figurer dans le rapport de l’ARPT comme la liste des 9 FAI en 2012.

7-La licence des Technologies comme : le WiMax, les VSAT, des Fréquences etc.

8-Les Licences des terminateurs de trafic, les importateurs des Equipements de Télécommunications, des Installateurs des équipements de Télécommunications, des Over the Top (OTT) etc.

9-Le fonds d’accès Universel : 3% des recettes des Télécommunications, pour 2017 ce montant de 4 213 milliards de francs guinéens, soit 126 milliards de francs pour le fonds d’accès Universel. Quel usage en a été fait en absence de l’opérateur national qui a cette obligation de donner le téléphone et l’internet au dernier guinéen ?

10-Les 50 millions de prêt d’Exim Bank pour la modernisation et l’expansion de la SOTELGUI et un avenant ajouté dont on ignore le montant. Les équipements installés après liquidation de la SOTELGUI à la place du redressement judiciaire, donc effectif ZERO (0), au moment des installations. Donc, des équipements muets parce que les sites n’ont pas été intégrés, pour des fins d’enrichissement illicite. Des équipements 2G démantelés non redéployés.

Monsieur le Président de la République,

Nous ne pouvons pas lister tous les points de recettes dans ce présent courrier. Mais, nous vous rappelons que la liquidation de la SOTEGUI, la première Société de Télécommunication Nationale au monde qui a été liquidé après 50 ans de 1600 travailleurs à zéro effectif. Une vraie Honte parce que tout simplement un Ministre a prit un arrêté pour bloquer votre décret en voulant gérer les 50 millions de dollars. Un DG de l’ARPT qui l’accompagne dans ce projet parce que tout simplement il avait trouvé un arrêté des Ministres de la transition qui lui demandait de verser les 1/3 de sa recette extra budgétaire à l’Opérateur National, 1/3 pour la recherche et développement et les autres 1/3 pour l’accès Universel. Une chose qu’il ne voulait pas exécuter.

Maintenant Monsieur le Président, à cause de ces 50 millions de dollars, du fond d’accès universel que l’ARPT doit verser à la SOTELGUI, les paiements sur de nombreuses années des opérateurs de téléphonie sur la colocation des pylônes de SOTELGUI et autres infrastructures, le paiement de ces brins de fibre optique dont les clients ont continué à payer des milliards au tiers, après sa fermeture, son parc roulant : les bus, les Prado, les Pickups, des Honda, etc. Ces magasins de stock pillés, ces ordinateurs dans tous les bureaux disparus, ces meubles de bureaux.

Pour ne pas répondre à toutes ces questions maintenant, ils préfèrent enfoncer la SOTELGUI en démantelant son centre de transit international de Wonkifong, notre 224, ses pylônes par endroit, ses centraux téléphoniques, son réseau souterrain par endroit. Un vrai sabotage des infrastructures de l’opérateur National. Pour ne pas payer ses droits dans les recettes de l’ARPT et pour et ne pas répondre à ces autres délits suscités. Un budget en 2012 de 199 Milliards de francs pour l’ARPT et la fermeture de la SOTELGUI à cause de 300 litres de carburant, si ce n’est pas la mauvaise foi et un agenda caché qu’ils ne diront jamais au Président, ce budget est plus que le budget de beaucoup de départements ministériels.

Tant pis pour notre souveraineté nationale, tant pis si on met les financements de la Banque Mondiale à la disposition des opérateurs privés qu’ils s’enrichissement et rapatrient tous nos capitaux. 8 mille milliards planifiés pour 2019 que le Ministre du Budget doit faire attention pour minimiser l’inflation car cela fait presque la moitié de notre PIB de 2019 .Tant pis s’il y a 302 morts d’abord, sur les 1600 travailleurs licenciés. Tant pis si on n’a pas de téléphone fixe en Guinée, tant pis si le Président, son Gouvernement, les forces de Défense et de Sécurités sont à la merci des multinationales, etc. La TVA de 18% sur les appels téléphoniques qui faisait 650 milliards de francs a été révisée à 9%. Pourtant, les clients ont payé les 18% sur leurs consommations et pourquoi même cette révision ? En plus, le bâtiment de l’ARPT de Koloma a couté combien ? Est-ce que ça obéit aux principes et procédures du marché publique Guinéen.

Monsieur le Président de la République,

Je suis rentré des USA pour servir mon Pays et je le ferai par tous les moyens

Très Cordialement.

Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom,

Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication (USTTI) Washington DC,

Ancien Stagiaire de Qualcom Incoropreted California, San Diego-USA,

Ancien Etudiant de l’Ecole Multinationale des Télécommunication de Dakar,

Ancien Directeur Commercial Produits et services Internet à la SOTELGUI,

Directeur Pays de Telinno Consulting Limited, une multinationale évoluant dans 10 pays de la sous-région et qui est la main ouvrière de tous les Equipementiers (Nokia, Ericsson, ZTE, Huawei),

Directeur Général de Troban Technology & Trade

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Siguirini : des jeunes empêchent l’arrestation de 21 personnes, dont des élus locaux

28 mai 2019 à 14 02 24 05245

Un affrontement a été évité de justesse ce mardi, 28 mai 2019, dans la sous-préfecture de Siguirini, à 135 kilomètres de la commune urbaine de Siguiri. La venue sur les lieux de plusieurs gendarmes à bord d’un pick-up pour procéder à l’arrestation de 21 personnes, dont des élus locaux, a provoqué le courroux de certains jeunes de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les conséquences de la mauvaise organisation des élections locales de février 2018 en Guinée reviennent au devant de la scène à Siguiri. Pour procéder à l’arrestation de 21 personnes, dont 5 membres du conseil communal, des gendarmes se sont rendus à Siguirini ce mardi matin. Ils étaient munis de plusieurs mandats contre ces 21 personnes.

En effet, c’est une affaire qui remonte au mois de novembre 2018, suite à l’installation de l’exécutif communal de Siguirini. Le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, vaincu à Siguirini, s’était opposé à la mise en place du bureau exécutif. Il s’en était suivi des affrontements le 27 novembre 2018 entre les partisans de la liste indépendante et le RPG Arc-en-ciel. Le bilan avait fait état de sept (7) blessés et des dégâts matériels importants.

Selon nos informations, l’ancien vice maire, Néné vieux Camara, et Aboubacar Sidiki Doumbouya, membres influent du RPG ont porté plainte pour destruction de biens privés contre 21 personnes, dont 5 conseillers communaux : un de l’UFR, un de l’UFDG et 3 de la liste indépendante.

C’est pour mettre aux arrêts ces 21 personnes que les gendarmes ont débarqué ce mardi à Siguirini. Mais, c’était sans compter sur la détermination des jeunes de la localité qui s’y sont opposés fermement. Il a fallu l’intervention du préfet de Siguiri pour que le pire soit évité.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Sory Fadiga, ex maire de Siguirini et actuel 2ème vice maire, élu sous la bannière de la liste indépendante, a expliqué ce qui s’est passé. « Ce mardi matin, c’est une pick-up de la gendarmerie qui nous a réveillés. Ils étaient munis d’un mandat de dépôt contre 21 une personnes, dont 5 conseillers communaux. Quand les jeunes ont été informés de la situation, ils sont venus barricader la route. Ils étaient prêts à affronter les agents s’ils insistaient d’embarquer les gens. Vu l’ampleur de la situation, le préfet de Siguiri est vite intervenu. Il a demandé aux gendarmes de rentrer. Ils ont rentrés à Siguiri. Maintenant, les jeunes sont là et sont en position d’alerte », a fait savoir monsieur Fadiga.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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