Le navire du Président Alpha Condé a commencé à chavirer

28 mai 2019 à 14 02 18 05185

La démission du Ministre d’Etat de la Justice et Garde des Sceaux Maitre Cheick Sakho annonce le début de chavirement du navire du Président Alpha Condé. C’est un acte hautement responsable dont la portée politique se passe de commentaire au regard du contexte actuel. Maitre Sakho rentre par la grande porte dans l’histoire de notre jeune et fragile démocratie. Elle met au cœur son sens élevé du grand Homme d’Etat portée par des valeurs et principes.

Sa démission rappelle celles successivement de ses prédécesseurs dont Jean Claude Diallo du temps du Feu Général Conté, de Sano Abdourahamane, Diallo Alpha, Justin Morel Junior et Tibou Kamara de l’époque du Capitaine Dadis Camara ainsi que de Diaby Gassama du règne du Président Alpha Conde .Ses dignes commis de la République ont prouvé qu’il y a des hommes de valeur dans notre pays. Leurs noms resteront gravés dans le livre d’or des grandes figures politiques de notre pays.

Je fonde l’espoir que ceux qui partagent les mêmes valeurs et principes emboiteront ses pas avant qu’ils ne soient remerciés. Tous ceux qui opteront de rester dans le navire qui chavire ou attendront d’être remerciés seront considérés comme complice active du Coup d’Etat Civil préconisé par Monsieur Alpha Condé.

Refuser de cautionner la modification ou l’élaboration d’une nouvelle Loi Fondamentale ouvrirait des nouvelles perspectives en faveur de la consolidation des acquis démocratiques et permettrait aux tenants du système actuel de sortir par la grande porte. J’en appelle de tous mes vœux aux Ministres de choisir l’avenir et d’avoir la foi inébranlable en leurs destins.

Les forces vives de la nation regroupées au sein du FNDC n’accepteront jamais la tenue d’un referendum quelque soit le prix à payer. Que cela soit compris par toutes et tous. Je tiens à rappeler l’adage qui dit « Prévenir vaut mieux que guérir ».

Il est important de rappeler que Damoro Camara qui a desservi ses compagnons du 4 Juillet 1985 est en train de contribuer à noyer le navire actuel. Il a pesé de tout son poids nocif pour fragiliser Maitre Cheik Sakho dans l’exercice de ses fonctions. L’histoire retiendra ses récurrentes sorties dans les médias contre Maître Sakho. Il croit servir bien le pouvoir. Alors qu’il le dessert. Il ne saurait prendre cette posture s’il n’avait pas la bénédiction du Président Alpha Condé qui a préféré humilié son Ministre par l’entremise de Damaro. Heureusement que Maitre Sakho a eu l’audace d’anticiper son départ.

Aucune communication visant à justifier l’élaboration d’une nouvelle Loi Fondamentale ne saurait noyer la démission de Maitre Sakho. Ceux qui veulent s’embarquer dans le navire en début de chavirement peuvent y monter et ce sera à leurs dépens.

Honorable Fodé Oussou FOFANA

Vice-Président UFDG

Président du Groupe parlementaire Libéraux Démocrates

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Vente d’un immeuble : les membres d’une même famille se déchirent autour de 6 milliards

28 mai 2019 à 12 12 59 05595

La vente d’un immeuble situé à Kaloum, au centre administratif de la capitale guinéenne, à six milliards de francs guinéens, oppose les membres d’une même famille. Sur les six (6) membres de la famille, tous héritiers de feu Fodé Mamadou Soumah, trois (3) sont accusés d’avoir partagé ce montant au détriment des 3 autres. C’est ainsi que Mohamed Lamine Soumah, Aboubacar Soumah et Aminata Soumah ont fait l’objet d’une plainte pour abus de confiance. Le dossier en était aux plaidoiries et réquisitions hier lundi, 27 mai 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, après le décès de feu Fodé Mamadou Soumah, ses héritiers décident de vendre l’immeuble au bénéfice des héritiers. Ainsi, la concession a été vendue à 6 milliards de francs guinéens. Après cette vente, les trois prévenus auraient partagé lesdits montants au détriment des autres. C’est ainsi que Kerfala Soumah et les autres membres de la famille ont porté plainte.

Mohamed Lamine Soumah, Aboubacar Soumah et Aminata Soumah comparaissent libres. A la barre, ils prétendent plutôt avoir partagé 4 milliards de francs guinéens avec tous les membres de la famille, ajoutant que les deux (2) autres milliards ont servi aux frais de procédure.

Des arguments balayés d’un revers de main par les plaignants. Dans ses plaidoiries, l’avocat de la parie civile va solliciter de condamner solidairement les prévenus au payement de 6 milliards de francs guinéens. Selon maître Facinet Soumah, « ce sont des orphelins qui n’ont pas où travailler, qui ont subi des préjudices énormes. Donc, nous demandons au tribunal de les condamner solidairement au payement de 6 milliards de francs guinéens pour tout préjudice subi, et d’ordonner la contrainte par corps ».

Abondant dans le même sens, le procureur dira que la concession familiale a été vendue par les ainés. Mais, soutient Ousmane Sankhon, au lieu de procéder à la répartition équitable des montants, les trois personnes ont partagé la somme au détriment des autres membres de la famille. « Donc, les 6 milliards de francs guinéens ont été détournés par les 3 personnes. Ce montant utilisé à leurs fins est le fruit de la vente d’un immeuble successorale. Alors, je vous demande de les retenir dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en les condamnant à 2 ans d’emprisonnement ferme. Ensuite, de rétablir les parties civiles dans leurs droits », a requis le procureur.

Par contre, la défense va évoquer l’incompétence du tribunal correctionnel de juger de cette affaire. Selon maitre Baben Camara, c’est une affaire qui est purement civile. «Dans cette affaire, on ne parle que de partage successorale. Les parties civiles et le parquet comptent induire le tribunal en erreur, car on ne parle que de succession dans cette procédure. Donc, je vous demande de vous déclarer incompétent en renvoyant mes clients des fins de la poursuite pour délit non établi à leur égard. Ensuite, je demande au tribunal de renvoyer les plaignants, Kerfala Soumah et autres, à mieux se pourvoir » a-t-il plaidé.

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 24 juin 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Dr Alpha Amadou de l’UFDG : Alpha Condé incarne une catastrophe nationale, c’est une calamité »

28 mai 2019 à 12 12 17 05175
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, Dr Alpha Amadou Diallo, ancien ami du président Alpha Condé et aujourd’hui membre du bureau exécutif de l’UFDG, a accordé une interview à Guineematin.com récemment. Après la première partie dans laquelle nous avons parlé essentiellement du débat en cours autour du projet de nouvelle constitution visant à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, nous vous livrons aujourd’hui la deuxième partie de cet entretien.

Dans cette partie, notre invité qui est médecin en service à Paris (France), revient entre autres sur ses anciennes relations avec l’actuel chef de l’Etat guinéen auquel il s’oppose farouchement aujourd’hui.

Décryptage !

Guineematin.com : aujourd’hui, vous êtes très dur à l’égard du président Alpha Condé. Pourtant, c’était un ami à vous. Un ami de longue date.

Dr Alpha Amadou Diallo : oui, Alpha Condé est un ami. On se voyait avec qu’il n’accède à la présidence. C’est un ami, je le conteste pas en tant qu’individu. Mais, vu la façon dont il a traité ce pays, je pratique la ligne Paris-Conakry depuis plus de 30 ans, il faut voir le couvert végétal dès qu’on franchit le cap de Koundara jusqu’à Dubréka, tout est comme un bombardement. Il y a des cratères partout, de la terre rouge, le couvert végétal a presque disparu et même les bordures de l’Atlantique sont rouges de latérites. Des milliers de tonnes de bauxite par jour, on est allé à des millions de tonnes. Mais, où va l’argent ? Monsieur Alpha Condé, je ne vois pas comment il va se prévaloir le titre de présidence à vie.

On a vu ce qui ça a donné dans le passé : Sékou Touré, Lansana Conté jusqu’au 28 septembre avec le CNDD. Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, à chaque fois qu’il y a alternance, c’est un coup d’Etat militaire, on veut que cela s’arrête. Qu’on arrive à faire des élections à l’image du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire sans coup d’Etat. Il faut que les Guinéens viennent aux urnes pour désigner leurs dirigeants. Monsieur Alpha Condé qui prétend s’être battu pour la démocratie en Guinée devait accepter ça. S’il m’entend en tant qu’ami, je lui dirais d’accepter cela. Il aura droit à tous les honneurs de la République, tous les honneurs de la nation. Ce n’est pas un mérite exceptionnel puisqu’il y a eu des démocrates avant lui et il y aura des démocrates après lui.

Guineematin.com : parlez-nous un peu plus des relations qui existaient entre vous et le président Alpha Condé. On apprend que vous vous étiez battu pour sa libération de la prison au temps du général Lansana Conté ?

Dr Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé, je l’ai connu à Paris en 1988 par le biais de son jeune frère, Malick Condé. Lui-même (Malick Condé) m’a été présenté par un médecin biologiste malien du nom de Modibo Traoré qui travaillait dans le même hôpital que moi. A l’époque, monsieur Malick Condé travaillait à la Montparnasse à Paris, donc à côté de nous. On s’est fréquenté comme ça, il m’a présenté Alpha Condé qui, à l’époque, habitait la résidence universitaire d’Antony avec Kory Kondiano, l’actuel président de l’Assemblée nationale. C’est là que j’ai connu ces deux personnes. Et lui Alpha était très sympathique, très patriote, quelqu’un qui avait des idées révolutionnaires, qui pensait du bien de la Guinée et de l’Afrique toute entière.

Il était même plus panafricaniste que nationaliste. Donc, cet Alpha Condé a disparu maintenant depuis qu’il est devenu président, il n’existe plus. De par ça, avec l’avènement du multipartisme, c’est Dr Kandia Barry qui est l’un de ses amis de longue date qui m’avait demandé d’introduire Alpha Condé à ma famille. C’est ainsi que je l’ai présenté à mon père qui habitait chez moi à Kipé.

Guineematin.com : votre père, c’est Elhadj Boubacar Biro Diallo qui a été président de l’Assemblée nationale au temps du président Lansana Conté.

Dr Alpha Amadou Diallo : oui, mon père qui était président de l’Assemblée nationale lors de l’arrestation de monsieur Alpha Condé, s’était opposé à cette décision du pouvoir. Bien qu’il soit membre du parti au pouvoir, il a défendu monsieur Alpha Condé qui était opposant. Mais, je précise qu’il ne l’avait pas fait parce qu’il était de monsieur Alpha Condé, mais parce que ce dernier était député et lui il était président de l’Assemblée nationale. En principe, pour que monsieur Alpha Condé soit mis aux arrêts, sauf en cas de flagrant délit, il fallait que son immunité parlementaire soit levée. Ce qui n’a pas été respecté.

Donc, pour nous, Alpha Condé a été kidnappé, il a été arrêté alors que n’importe quel citoyen a le droit de circuler librement à l’intérieur du territoire guinéen. Donc, s’il a été arrêté sans la levée de son immunité parlementaire, et après on monte un complot sur son dos, franchement, on ne comprenait pas. C’est pourquoi, on a dénoncé son arrestation. Maintenant, pour cette parenthèse, seul Alpha Condé peut dire pourquoi on l’a arrêté à Pinè. La veille de son arrestation, on était lui à sa résidence à Donka. Comment il a pu rouler toute la nuit pour être arrêté à plus de 600 km de Conakry ? Lui seul peut savoir ça.

Guineematin.com : j’imagine qu’à ce moment-là, vous estimiez que monsieur Alpha Condé était innocent parce que vous n’étiez pas député, ni acteur politique, mais vous aviez pris position pour lui. Aujourd’hui, est-ce que c’est le même sentiment que vous avez encore ou bien votre position a évolué au fil du temps ?

Dr Alpha Amadou Diallo : vous savez, le parcours politique de monsieur Alpha Condé est très troublant. Si je me souviens bien, j’ai entendu le nom d’Alpha Condé dans les années 1970. Il avait été condamné à mort par contumace pour participation à l’agression du 22 novembre 1970. Mais, puisqu’on sait aujourd’hui que tous ces complots, c’était du faux, c’est une manière de satisfaire une dictature sanguinaire, on ne peut pas valider cela au risque de banaliser tous nos martyrs, toute l’élite du pays qui a été décimée dans ce pays. Encore plus troublant, les agressions rebelles le long de la dorsale guinéenne, le nom d’Alpha Condé circulait avec un certain Fofana.

Donc, tout ça c’est troublant. Et encore pire, tout récemment au stade du 28 septembre, bon nombre de victimes disaient que franchement on avait des gens qui ne parlaient ni français, ni soussou, ni peulh, ils nous donnaient de coups de couteau et de coups de flèche. Et plus troublant encore, tout le monde a vu des Donzos sillonner les routes de Conakry et c’est les même Donzos qui sont partis faire les tueries au Mali. Tout cela c’est troublant. Donc, monsieur Alpha Condé ne doit pas se définir, s’il prétend être toujours un leader historique, dans cette démarche-là.

Guineematin.com : vous dites que le Alpha Condé que vous connaissiez n’est plus le même aujourd’hui. Est-ce que vous n’êtes pas contre lui tout simplement parce qu’il ne vous a pas fait appel dans ses différents gouvernements ?

Dr Alpha Amadou Diallo : non ! Ce n’est pas ça. Dieu merci, il ne l’a pas fait. S’il l’avait fait, j’allais l’accepter, il faut être honnête. S’il m’avait fait appel, j’aurais essayé de faire le maximum de moi-même pour l’aider à présenter mieux les choses. Mais, ce n’est pas à cause de ça. Actuellement, tout le monde est concerné par cette mauvaise gouvernance. On parlait des routes, s’il n’y a pas de routes, vous êtes concernés et je suis concerné. S’il n’y a pas d’eau, nous sommes tous concernés. Tout le monde est concerné par le sous-développement, le chômage endémique des jeunes qui n’ont pas de débouchés, cette tendance d’Alpha Condé à prendre toute la région de la Haute Guinée en otage. Il fait croire que les seules compétences de la Guinée se trouvent là-bas. C’est faux ! Il y a des compétences à N’zérékoré, à Koundara, à Boffa et dans toute la Guinée.

Ils peuvent aider ce pays, ils peuvent travailler et ils ne demandent que ça. Ils ne demandent que la justice. Or, Alpha Condé a fini de balkaniser ce pays. Et, ce n’est pas parce qu’il ne m’a pas nommé dans son gouvernement ou dans un tel poste. La seule chose que j’avais demandée à Alpha Condé et ça il l’avait acceptée, il faut le dire, c’était l’installation d’un centre de diagnostic en Guinée. A l’époque, il avait accepté parce que j’avais un prêt concessionnel d’un consortium Autrichien, et c’est l’ancien ambassadeur de la Guinée, André Lewin, qui m’avait introduit. Lui (Alpha Condé), il avait accepté et il a donné des instructions dans ce sens. Mais, ses faucons n’ont pas voulu. C’est par après que j’ai vu qu’ils ont voulu s’accaparer du financement pour faire ce qu’ils veulent. Et, c’est ainsi que les ont installé le centre de diagnostic à Dakar. Aujourd’hui, les Guinéens vont à Dakar pour faire leurs diagnostics.

Guineematin.com : vous dites que ce sont ses faucons qui ont empêché l’installation de ce centre en Guinée. Vous parlez de qui exactement ?

Dr Alpha Amadou Diallo : il y avait à l’époque le ministre des Finances, monsieur Kerfalla Yansané. C’est lui qui devrait traiter le dossier, mais il a mis pied dessus.

Guineematin.com : aujourd’hui, est-ce que vous croyez que le combat du FNDC contre un troisième mandat pour aboutir ?

Dr Alpha Amadou Diallo : il faut faire confiance au peuple de Guinée. C’est vrai que tout le monde parle de ce peuple, même monsieur Alpha Condé, mais le peuple de Guinée, c’est vous, c’est moi, c’est le citoyen lambda, et c’est toute la Guinée entière. Ce projet de troisième mandat ne va pas réussir pour la simple raison que monsieur Alpha Condé a montré ses limites, le masque est tombé. Le Alpha Condé que j’ai connu patriote, panafricaniste, lui, il n’existe plus. C’est un autre Alpha Condé, président dictateur qui est à la tête de l’Etat, qui n’hésite pas à faire tirer sur les enfants qui manifestent dans la rue, qui refuse de permettre aux gens d’accéder à la justice. Combien de meurtres et d’assassinats sont là, y compris le crime du 28 septembre qui n’a pas été jugé ?

Guineematin.com : on sait que les manifestations de rue ne sont plus possibles depuis l’installation des PA à Conakry. Quelles marges de manœuvres disposent alors les anti-troisième mandat pour faire plier le pouvoir ?

Dr Alpha Amadou Diallo : Je vais vous dire, aucune armée au monde ne peut affronter le peuple. Pour preuve, vous avez vu l’Algérie, le Soudan, pourtant des pays où l’armée était au pouvoir pendant des décennies. Notre armée, est une armée républicaine, il faut le dire. C’est un militaire, Sékouba Konaté, qui a passé le relai à un civil qui est élu. Il l’a fait facilement sans chercher à tripatouiller la constitution et les accords. Et pourtant, il avait l’armée, il est lui-même général d’armée, il pouvait le faire mais il ne l’a pas fait. C’est dire que notre armée est républicaine malgré que parmi eux, il y a de petits faucons qui peuvent faire l’excès de zèle. Vous parlez des PA mais, ces PA ne peuvent rien devant le peuple de Guinée. Vous avez 100 mille personnes devant un PA, ils ne vont pas résister. Ils ne vont pas tirer. Le 28 septembre, il y a avait des militaires, ils ont tiré mais est-ce que c’est pour autant dire que le régime n’est pas tombé ?

Dadis était parti, Sékouba Konaté, fort de ça, est venu transmettre le pouvoir à un civil, démocratiquement élu. Pourquoi alors monsieur Alpha Condé, connaissant tout ça, va rester et dire que les militaires vont l’aider à rester au pouvoir contre le peuple de Guinée ? Donc, le front national pour la défense de la constitution n’est pas une institution partisane. C’est une institution nationale qui concerne toute la Guinée, les Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, ça concerne tout le monde parce qu’il s’agit de défendre la constitution qui nous permet de vivre ensemble, de gérer la police, d’avoir de la justice et de gérer tout ce qui est sur l’espace territorial guinéen. Et actuellement, ce qui domine, c’est le départ d’Alpha Condé au pouvoir. Une fois qu’il est parti, les Guinéens vont se retrouver et ils vont désigner leur dirigeant.

Est-ce que le bilan de monsieur Alpha Condé est positif ? Non ! Sur le plan économique, social, judiciaire et sur le plan politique, c’est une catastrophe. A Alpha Condé seul, il incarne une catastrophe nationale, c’est une calamité, une tempête qui passe. Voyez toutes ces mascarades dans la gestion des ordures : on dit qu’on assainit le dernier samedi de chaque mois. La semaine dernière, c’était le ramassage, et la semaine qui a suivi, les ordures ont tué dans le quartier Dabondy 3. Pourquoi ? C’est parce que c’est de la mascarade. Tous les projets d’Alpha Condé, que ça soit les barrages hydroélectriques ou les travaux publics, tout est électoraliste et politique. Alpha Condé, depuis qu’il est pouvoir, il n’a fait que de la politique. Comment débaucher un responsable ou un militant chez Cellou, il n’a fait que ça. Et l’UFDG, en tant que parti politique, lui a donné de quoi s’occuper. Il n’a fait que de la politique et il n’a pas pu gérer la Guinée.

D’un côté, on dit que tout le gouvernement sort pour le ramassage des ordures et de l’autre côté, les mêmes ordures tuent la population. Ils disent qu’ils vont faire les voiries, mais voyez les embouteillages. Alors, le bilan de monsieur Alpha Condé est hautement négatif. Il faut qu’il sache qu’il est l’incarnation de la mauvaise gouvernance et il est l’incarnation du mal en Guinée.

Guineematin.com : si on vous demande aujourd’hui qu’est-ce que vous aimez chez Alpha Condé président de la République, qu’allez-vous dire ?

Dr Alpha Amadou Diallo : il y a deux Alpha Condé. Alpha Condé que j’ai connu sympathique, charismatique que j’appréciais beaucoup et Alpha Condé, président de la République, qui est l’incarnation du mal. Il n’hésite pas à ordonner de tirer à balles réelles sur les jeunes manifestants. J’ai entendu dire par un général de pacotille qu’il faut que l’Etat leur donne des armes pour leurs interventions publiques. Mais, est-ce qu’un officier de son rang peut se prévaloir d’avoir des armes de guerre pour réprimer une manifestation pacifique ? Est-ce que vous avez vu des armes dans les manifestations des gilets jaunes en France ? Non !

C’est des véhicules de maintien d’ordre face à des manifestants violents, mais personne n’est mort par balle. On encadre les manifestants et on envoie à l’hôpital ceux qui sont blessés. Ici, on met des PA parce que des guinéens ont manifesté pour réclamer leur droit. Ce n’est pas que les Guinéens sont contre Alpha Condé en tant que président, s’il avait bien géré le pays, et ça je le lui avais dit lors d’une de nos rencontres je crois il y 5 ou 6 ans, j’ai dit si jamais tu gères bien le pays, je ne pense pas que les gens vont demander des alternances à l’américaine. Mais, si tu vas avec cette idée de balkaniser la Guinée, de diviser les ethnies, de faire la promotion de ceci ou de cela, tu vas sortir par la petite porte.

Guineematin.com : pensez-vous que s’il avait bien travaillé, il allait s’offrir un 3ème mandat ?

Dr Alpha Amadou Diallo : s’il avait bien travaillé, il n’aurait même pas voulu avoir un second mandat parce qu’il aurait préparé une nouvelle génération pour l’alternance démocratique. Ce n’est pas parce qu’Obama a travaillé qu’il va se maintenir au pouvoir, ce n’est pas parce que Hollande a travaillé qu’il n’y aura pas d’alternance en France et ce n’est pas parce que Ouattara a travaillé qu’il ne va pas partir et laisser les nouvelles générations à la tête de l’Etat. Pourquoi Alpha veut se maintenir ? S’il avait travaillé, a été républicain, il a été le Mandela qu’il a voulu, il allait transmettre le pouvoir pacifiquement et de façon automatique puisqu’il y a les lois qu’on respecte. Il y a la législation qu’on respecte et il y a le peuple qu’on respecte.

Mais, si on ne respecte pas tout cela, et c’est ce qu’il est en train de faire, il est obligé de se maintenir contre la volonté du peuple en tuant les gens, en nageant sur le sang des guinéens et en prétendant être patriote avec cela, non ! Ceux qui disent qu’il faut qu’Alpha Condé termine son œuvre, cette œuvre c’est quoi ? C’est le détournement des fonds publics, c’est le FMI qui le dit. Souvenez-vous, à Dakar, on a pris une valise d’argent, on ne sait combien il y avait dedans. A cela on ajoute ce qui se passe ici, toujours on dit que c’est la Guinée, la République bananière. Il faut qu’Alpha Condé arrête sa mascarade électorale et qu’il tire sa révérence et qu’il parte.

Guineematin.com : nous sommes au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer à l’endroit de tous les Guinéens ?

Dr Alpha Amadou Diallo : d’abord, je souhaite bon ramadan à tous les musulmans. Que Dieu bénisse la Guinée et qu’il nous débarrasse de monsieur Alpha Condé. Ensuite, je dirais aux guinéens de mettre à profit leurs différences culturelles qui sont une valeur. Je suis fier de savoir que N’zérékoré est la capitale de la forêt, je suis fier d’avoir des amis forestiers, des amis malinkés, soussous et de savoir que Conakry est la capitale de la Guinée. Donc, qu’on se réunisse pour qu’il y ait une alternance démocratique en Guinée. Si on fait ça, la justice va parler. Prenez l’exemple au niveau local, si un élu travaille mal, la prochaine élection, il sera sanctionné, il y aura un autre élu à sa place. Donc, si je sais que c’est le peuple qui renouvelle mon contrat, je suis obligé de faire le meilleur de moi-même pour mériter la confiance du peuple.

Si cela n’est pas fait, je suis obligé de m’imposer par la force. Et si cela arrive, je serai obligé de faire violence aux gens. C’est ce cycle infernal qu’il faut rompre en Guinée. Tous les régimes qui se sont succédé en Guinée ont fait violence au peuple pour se maintenir au pouvoir. Sékou Touré l’avait fait, Lansana Conté à ses derniers jours l’a fait et Dadis a voulu le faire, il faut que ça s’arrête une bonne fois pour toutes.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Dar-Es-Salam : le calvaire des victimes, livrées à elles-mêmes

28 mai 2019 à 11 11 55 05555

Lancée le jeudi dernier, l’opération de déguerpissement des abords de la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Ratoma, s’est poursuivie hier, lundi 27 mai 2019. Les bâtiments, marqués au rouge deux jours après, ont été démolis sous l’œil impuissant des victimes qui ne savent plus où aller, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La démolition des bâtiments par le Gouvernement Kassory Fofana se poursuit au quartier Dar-Es-Salam. Hier, lundi, ce sont plusieurs autres bâtiments qui ont été cassés par le bulldozer du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, entouré d’un nombre important de pickups de la gendarmerie.

Dans un premier temps, une dizaine de pickups et le bulldozer étaient positionnés au carrefour « Boston », sur la route Transversale entre 9h et 10h. Repartis après 1 heure d’attente, les gendarmes sont revenus aux environs de 14 heures à bord de plusieurs pick-up pour la poursuite de l’opération.

Au bout de 2 heures de manœuvre, le reste des bâtiments cochés sont démolis impitoyablement par le bulldozer devant une foule importante, très énervée ; mais impuissante. La situation finira par dégénérer entre gendarmes et habitants sous une pluie de cailloux et de gaz lacrymogène.

Rencontrés sur les lieux par un reporter de Guineematin.com, de nombreux citoyens ont exprimé leur calvaire. C’est le cas d’Elhadj Alpha Oumar Bah, de Mâci Ndantari, dans la préfecture de Pita. Ce vieil homme de 70 ans, chauffeur de profession, a dit toute sa douleur devant cette tragédie.

Elhadj Alpha Oumar Bah

« J’ai trois femmes et 15 fils. J’étais chauffeur, maintenant je suis vieux et malade. Au moment où je travaillais, je me suis débrouillé pour avoir cette portion de terre, puis j’ai construit. Actuellement, j’ai une grande famille. Moi, je ne travaille pas. Ce sont les femmes et les enfants qui nous cherchent de quoi manger. C’est dans cette situation que le gouvernement est venu me mettre dehors avec ma famille et démolir ma concession. Si celui qui a la justice vient te causer de l’injustice, tu n’auras à t’en remettre qu’à Dieu qui vous a créé tous. Aujourd’hui, on a mis à terre ce bâtiment avec les annexes. Je n’ai ni force, ni bâtiments et nulle part où aller. Si vous voyez que beaucoup d’autres sont partis et nous, nous sommes là encore, c’est parce que nous ne disposons pas de moyens. Si non, on n’allait pas rester sous ce soleil ardent et les fortes pluies ici. Vraiment, c’est une situation très difficile pour moi à l’heure là. Je ne sais quoi faire maintenant, parce que même si j’ai un véhicule aujourd’hui, je ne peux plus travailler. Avant, on ne cherchait que de quoi manger, pas de frais de location. Maintenant que mes bâtiments sont cassés, je demande aux bonnes volontés de nous assister », plaide le vieil homme.

Parmi ses voisins, il y a Fatoumata Binta Bah, originaire de la sous-préfecture de Saramoussayah, dans la préfecture de Mamou, épouse du feu Mamadou Saidou Bah, ancien garde du corps de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG.

Fatoumata Binta Bah

La veuve dira que « les machines sont venues casser tous nos bâtiments ici, sans rien nous laisser. Depuis que nos bâtiments sont démolis, nous passons la nuit et la journée dehors ici, puisqu’on n’a pas encore trouvé où aller. Quand la pluie tombe, elle nous trouve ici. Nous souffrons beaucoup. C’est un bâtiment de 6 chambres, un salon, une terrasse et une cuisine que mon époux m’avait laissé. Aujourd’hui, on est sans abri. Nous demandons l’aide des bonnes volontés. La nuit, on obligé de d’allumer le feu pour chasser les moustiques », a-t-elle expliqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Boké : lancement d’un atelier de formation des chargés d’inspection des IRE et DPE

28 mai 2019 à 11 11 16 05165

À quelques semaines de la fin de l’année scolaire 2018-2019, le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), à travers l’inspection générale de l’éducation (IGE), a déployé des missionnaires à l’intérieur du pays pour un atelier de restitution d’une formation reçue par des inspecteurs en France.

Dans la région administrative de Boké, c’est l’école primaire de Boké centre qui abrite cet atelier, réunissant les responsables chargés d’inspection de l’IRE de Boké et ceux venus des directions préfectorales de l’éducation (DPE) de Boffa, de Boké, de Fria, de Gaoual et de Koundara. Lancé ce mardi, cet atelier se déroulera jusqu’au vendredi 31 mai 2019, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké.

Avant de déclarer ouvert l’atelier, aux environs de 9 heures 30 minutes, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Monsieur Moriba Sidibé, a affiché sa satisfaction de recevoir cette mission dans sa région et a invité ses cadres d’accorder le maximum d’attention aux thèmes à développer, vu leur importance dans l’évaluation du système éducatif.

Selon le chef de la mission de l’IGE, monsieur Sina Guemou, durant ces quatre (4) jours, les participants devront échanger sur les thèmes suivants : la problématique de l’inspection et de son évolution, les missions de l’inspection, les enjeux de l’inspection dans le système éducatif, les outils d’inspection (bulletin d’inspection) et les enjeux du numérique dans l’évolution du système scolaire.

Pour démarrer les activités proprement dites de l’atelier, monsieur Fassou Camara, inspecteur de l’enseignement élémentaire, a rappelé le contexte dans lequel l’atelier a été initié et a présenté le programme et les normes du travail. C’est parti donc pour ces quatre jours d’échanges pédagogiques qui se déroulent aux mêmes moments dans les autres régions du pays.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 671 242

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Crise du carburant à N’zérékoré : le préfet tape du poing sur la table

28 mai 2019 à 10 10 29 05295
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La crise du carburant a fait grincer des dents dans la ville de N’zérékoré. Depuis le jeudi dernier, le litre de carburant, qui se vendait à 9 500 FG dans les stations et 10 500 francs guinéens au marché noir, n’a cessé d’augmenter allant jusqu’à 15 000 francs guinéens dans les différents points de vente de la préfecture. Une situation qui a fait sortir le préfet de son silence pour taper du poing sur la table, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la région forestière.

Les transports urbains et ruraux connaissent une augmentation fantaisiste et la plupart des engins sont garés par manque de carburant à N’zérékoré. Face à cette situation, le préfet a fait une sortie médiatique hier lundi, 27 mai 2019. Une sortie dans laquelle, Elhadj Sory Sanoh a annoncé la fin de la crise avant de menacer d’appliquer la loi à ceux qui passeront à côté de cette décision.

Selon le préfet, la crise qui a laissé des traces dans tous les domaines d’activité connaîtra son épilogue dans les prochaines heures dans la préfecture. « Monsieur Camara de l’Office National des Pétroles est venu chez moi ce matin, on a échangé et il est prêt à livrer une certaine quantité à toutes les stations de N’zérékoré. Mais, faudrait-il que nous soyons tous gendarmes ou policiers. Parce qu’une fois l’essence à la station, il ne faut pas que ceux qui amènent les bidons soient plus privilégiés que ceux qui amènent leur engins (motos, voitures). Donc, je pense que d’ici le soir, la crise à N’zérékoré va prendre fin. Et donc, je demande à chaque citoyen, à chaque citoyenne d’être préfet, d’être maire, d’être gendarme, d’être policier pour que de telles choses n’arrivent pas à N’zérékoré ».

En outre, le préfet Elhadj Sory Sanoh menace d’appliquer la loi à toute personne qui ira à l’encontre de sa décision. « Je mets en garde tous les gérants de station, tous les pompistes, tous les revendeurs de carburant dans les bouteilles, qu’à partir de maintenant, toute personne prise entrain de revendre le carburant à un prix aussi cher, aura en face de lui les autorités », a martelé le préfet de N’zérékoré.

Il reste à savoir si cette menace des autorités sera mise à exécution.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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25 braquages à Conakry : 15 ans de réclusion criminelle contre les accusés

28 mai 2019 à 10 10 20 05205

Six présumés bandits de grand chemin, poursuivis pour vol à main armée et association de malfaiteurs, ont été fixé sur leur sort hier lundi, 27 mai 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Ibrahima Bah, Sékouba Keita, Mamadou Djouma Diallo, Ibrahima Ly, Amadou Sadio Barry (en fuite) et Mamadou Saidou Diallo (en fuite) sont accusés de 25 braquages à Conakry et à l’intérieur du pays. Ils ont écopé de lourdes peines de prison, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parmi les six accusés, deux (2) sont en fuite : Amadou Sadio Barry et Mamadou Saidou Diallo. Les quatre autres impliqués dans cette affaire : Ibrahima Bah, Sékouba Keita, Mamadou Djouma Diallo et Ibrahima Ly sont détenus à la maison centrale de Conakry depuis plus de 7 ans, soit le 23 avril 2012.

Tous ces accusés étaient renvoyés devant le tribunal criminel de Dixinn pour plusieurs braquages. L’une des attaques à main armée a eu lieu en 2012 à la gare routière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Cette attaque avait coûté la vie à un jeune mécanicien qui se rendait à son lieu de travail.

Mais, avant cet acte criminel de Bambéto, la bande est accusée d’avoir exécuté plusieurs autres braquages, notamment une attaque de touristes à Dalaba, une autre à Tolo dans Mamou, une attaque sur la route de Faranah et le braquage de diamantaires au quartier Bomboly, dans la commune de Ratoma, entre 2010 et 2012.

Pendant les interrogatoires devant le tribunal de Dixinn, tous les accusés ont nié les faits qui leur sont reprochés.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé avait requis la prison à perpétuité et une période de sûreté de 30 ans pour Ibrahima Bah et Sékouba Keita. Pour ce qui est de Mamadou Djouma Diallo et Ibrahima Ly, le ministère public a requis 20 ans de prison ferme avec une période de sûreté de 5 ans contre eux.

Un des avocats de la défense, Maître Abou Camara, a tout au long du procès dénoncé le manque de preuves à l’encontre des accusés. Selon lui, rien ne prouve la culpabilité de ses clients dans ce dossier. Il avait demandé au tribunal de Dixinn d’acquitter les accusés.

Finalement, le tribunal va condamner Ibrahima Bah, Sékouba Keita, Mamadou Djouma Diallo Ibrahima Ly à 15 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans. Les deux autres qui sont en fuite, Amadou Sadio Barry et Mamadou Saidou Diallo, sont également condamnés à 15 ans de réclusion et un mandat d’arrêt est décerné contre eux à l’audience.

Non satisfaits de la décision rendue par le tribunal, les avocats de la défense ont dit leur volonté d’interjeter appel.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Spéculations sur la mort d’un prisonnier à Mamou : les précisions du procureur

28 mai 2019 à 10 10 15 05155

Mémè N’Diaye était en prison pour le meurtre de Noumou Sadio Diakité (une femme âgée de 25 ans et mère de deux enfants). Il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 11 Mai dernier et conduit à la maison centrale de Mamou où il attendait l’ouverture de son procès pour viol suivi d’assassinat. Malheureusement, cet homme âgé de 30 ans ne comparaîtra plus devant un tribunal d’ici-bas pour expliquer les raisons qui l’auraient poussé à tuer Noumou Sadio Diakité (qu’il disait être sa copine). Le 25 mai dernier, ce jeune prisonnier est décédé.

A l’annonce de la mort de ce prisonnier hier, lundi 27 mai 2019, par le parquet de Mamou, plusieurs citoyens de la ville carrefour se sont mis à spéculer. Si tout le monde accepte le fait que Mémè N’Diaye ait tenté de s’évader, certains soutiennent que ce jeune détenu a été sévèrement battu par les gardes pénitentiaires, après sa tentative d’évasion.

Des allégations fermement démenties par le parquet du tribunal de première instance de Mamou, qui invite les gens à la retenue. « Ces pratiques-là sont complètement bannies au niveau de la maison centrale. Et, même moi, j’ai eu un entretien avec les prisonniers qui m’ont dit que la victime a effectivement fait une chute lors de sa tentative d’évasion… », assure Elhadj Sidiki Camara.

Au téléphone de Guineematin.com, le parquet du tribunal de première instance de Mamou a expliqué que Mémè N’Diaye a chuté d’un mur de 12 mètres de haut qu’il avait escaladé avec l’intention de s’évader de la maison centrale.

« Le vendredi dernier, après la prière de 17 heures, heure retenue pour la toilette des détenus, Monsieur Mèmè N’diaye a tenté de s’évader. Lorsqu’il est sorti de sa calle, il était muni d’un bol d’eau ; et, il s’est dirigé vers les toilettes. Subitement, il a jeté le bol d’eau, il est monté sur le toit des toilettes. Il a continué sur le mur pour marcher vers le dehors. Malheureusement, il a chuté de ce mur d’une hauteur d’environ 12 mètres. Il ne pouvait pas continuer parce qu’il était non seulement blessé, mais aussi nous avions mis des garde-fous. Ça fait que même si le détenu sort de la prison, il ne peut pas s’échapper. Il a été donc admis immédiatement aux soins. Mais, malheureusement, le lendemain matin (samadi 25 mai, ndlr) à 11 heures, il a succombé à ses blessures », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mamou.

A en croire le rapport médicolégal qui a été établi par l’agent de santé de la maison centrale de Mamou, « Mémè N’Diaye est décédé par suite d’un DCAVC, plus plaies traumatiques du crâne, du thorax, de l’épaule gauche et des membres inférieurs ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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GAC obtient un prêt de 750 millions de dollars : communiqué

28 mai 2019 à 9 09 34 05345

Guinea Alumina Corporation obtient un prêt de 750 millions de dollars, le plus important montage financier jamais établi pour un nouveau projet minier en Guinée et un grand pas pour l’économie du pays

Kamsar, le mardi 28 mai 2019 : Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC), l’un des chefs de file du secteur minier de la Guinée, a fait connaître aujourd’hui la conclusion fructueuse du plus important montage financier jamais établi pour un nouveau projet minier en République de Guinée, faisant ainsi progresser à la fois le projet d’exploitation de bauxite de GAC et l’économie guinéenne.

Ce prêt de 750 millions de dollars d’une durée de 12 à 14 ans a été accordé par des institutions financières de développement, des agences de crédit à l’exportation et des banques commerciales internationales. Il s’agit d’un précédent, puisque ce prêt représente le premier montage financier auquel ont participé ensemble des institutions multilatérales et des banques commerciales internationales pour un nouveau projet d’exploitation minière en Guinée.

Le succès obtenu par GAC dans le financement sans précédent de son projet assure une bonne visibilité à la Guinée dans les marchés financiers internationaux et redéfinit les paramètres de financement des projets guinéens, ouvrant ainsi la voie à un meilleur accès aux capitaux internationaux pour le pays et à la progression de son économie nationale.

Les fonds serviront à la mise en valeur de l’exploitation de bauxite ainsi qu’à l’infrastructure de transport connexe, dont l’amélioration du réseau ferroviaire multi-utilisateurs actuel et la construction d’installations portuaires durant la première phase d’investissements de GAC dans le pays.

Les ressources en bauxite de cette mine figurent parmi les meilleurs gisements au monde. La bauxite sert à produire l’alumine utilisée comme matière première par les alumineries, et l’aluminium sert à son tour de matière première pour les secteurs de l’aéronautique, de l’emballage et des transports.

Le projet d’environ 1,4 milliard de dollars d’Emirates Global Aluminium (EGA) en Guinée représente l’un des plus gros investissements jamais effectués au cours des 40 dernières années dans un nouveau projet dans ce pays, et fait partie intégrante du plan stratégique d’EGA visant à intégrer les secteurs en amont dans sa chaîne de valeur de production d’aluminium.

La construction d’une raffinerie d’alumine est envisagée au cours d’une phase future du projet.

Le CEO de GAC, Paulo Castellari, a souligné les avantages de cette entente : « Le partenariat établi avec les prêteurs de GAC garantit la réussite à long terme de notre projet guinéen et le financement obtenu coïncide avec la stratégie d’affectation des capitaux de notre actionnaire. Nous sommes déterminés à mener à bien et ensuite à exploiter l’exploitation minière de GAC conformément à des normes élevées, et ainsi contribuer à améliorer le développement durable de la Guinée et à stimuler son économie. »

La Société financière internationale (IFC) s’est engagée à financer un total de 330 millions de dollars, somme qui inclut une dette contractée auprès de banques commerciales. La Banque africaine de développement et Exportation et développement Canada ont consenti des prêts de 100 millions et de 150 millions de dollars, respectivement.

Le reste des fonds ont été obtenus auprès de deux institutions financières de développement européennes, dont The Emerging Africa Infrastructure Fund Limited, filiale du Groupe du développement des infrastructures privées, et de banques commerciales protégées contre les risques politiques.

Les banques commerciales participantes comprennent la Société Générale, le Groupe ING, Natixis, la First Abu Dhabi Bank (FAB), Emirates NBD et la Mashreqbank.

Société Générale a agi en tant que conseillère financière de GAC, et ING a dirigé le processus de vérifications diligentes du projet pour le compte des banques commerciales.

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a émis une assurance contre les risques politiques jusqu’à 129 millions de dollars au bénéfice des banques commerciales qui participent au prêt.

Dans la négociation de cet emprunt, GAC a retenu les conseils juridiques de Shearman & Sterling, S.D. Avocats, Akin & Gump Strauss Hauer & Feld LLP et Walkers. Allen & Overy, Bao & Fils et Maples & Calder étaient les conseillers juridiques des prêteurs. DLA Piper et Sylla & Partners ont agi en tant que conseillers juridiques du Gouvernement de la Guinée.

Le montage financier du projet a été approuvé à l’issue d’une analyse exhaustive de la performance et des engagements techniques, commerciaux, environnementaux et sociaux de GAC, de même que d’un processus de consultation publique. Le prêt est assorti d’une condition obligeant GAC à maintenir sa conformité aux normes de performance d’IFC, normes correspondant aux critères mondiaux de gestion des risques environnementaux et sociaux.

Sérgio Pimenta, Vice-Président, Afrique et Moyen-Orient de IFC, a déclaré que son organisation est heureuse de soutenir ce projet, car « il aidera la Guinée à accroître ses exportations et à stimuler sa croissance économique, notamment par un approvisionnement en biens et en services provenant de son marché national et par des améliorations considérables à ses infrastructures ferroviaires et portuaires. »

Le sous-sol guinéen est le plus riche au monde en minerai de bauxite, et la production de GAC renforcera encore davantage la position de fournisseur mondial de bauxite dont jouit la Guinée. La mine de bauxite de GAC devrait lancer ses activités au cours du second semestre de 2019 et produire 12 millions de tonnes par année une fois la production stabilisée. Globalement, la construction du projet de GAC est achevée à plus de 90%.

Au plus fort des activités de construction, plus de 4 600 personnes étaient employées sur le chantier de GAC, dont plus de 85 % de Guinéens. Pendant son exploitation, la mine devrait compter quelque 1 000 employés directs.

GAC investit également dans les systèmes de santé et d’éducation, la formation et les infrastructures des communautés environnantes.

Les institutions financières de développement fournissent et mobilisent des ressources financières pour les activités du secteur privé dans les pays en développement dans le but de favoriser la croissance économique et de réduire la pauvreté. Elles soutiennent uniquement les projets qui contribuent au développement et qui respectent des normes élevées de performance sociale et environnementale.

IFC est la plus grande institution mondiale de développement axée sur le secteur privé dans les marchés émergents. MIGA favorise les investissements directs dans les pays en développement en offrant des garanties contre les risques politiques aux investisseurs et aux prêteurs du secteur privé. IFC et MIGA sont membres du Groupe de la Banque mondiale.

EGA est le plus important producteur « d’aluminium de première qualité » au monde, et il compte des alumineries à Abou Dhabi et à Dubaï. EGA a lancé récemment les activités de production de la première raffinerie d’alumine des Émirats arabes unis, située non loin de son aluminerie d’Al Taweelah.

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une société guinéenne d’exploitation minière de bauxite et une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, l’un des plus grands producteurs d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Cor-poration of Dubaï. EGA exploite des alumineries à Dubaï et à Abou Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

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Démission de Ckeick Sako : « c’est un tsunami politique »

28 mai 2019 à 3 03 30 05305
Honorable Mamadou Diouldé Sow, député uninominal UFDG de Pita

Comme beaucoup d’acteurs politiques et de la société civile du pays, l’honorable Diouldé Sow, député uninominal de Pita, n’est pas resté indifférent face à la démission du ministre de la justice, Me Cheick Sako. L’élu de l’UFDG qui s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, parle d’un « tsunami politique ».

« C’est un ministre d’Etat qui vient de démissionner du gouvernement. C’est un tsunami politique qui vient de se passer. C’est un acteur important dans le maillon du gouvernement. Il désavoue publiquement, par sa démission, toute tentative de modification de la loi. Il l’a dit d’ailleurs dans sa lettre de démission publiée par les médias. Cela nous donne raison. Cela donne raison à l’opposition et à l’UFDG, notamment par rapport à tout ce qu’on a dénoncé sur la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé.

A savoir : les manquements à la loi et les nombreuses injustices dans ce pays. Aujourd’hui, il nous donne raison. Nous pensons que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre à partir de maintenant et la tentative de violation de la loi ne passera pas », a-t-il dit.

Cette démission est une surprise totale reconnaît ce député qui, comme la plupart des citoyens, n’avait pas eu vent de la position de l’ancien garde des sceaux par rapport au projet de nouvelle constitution. « A vrai dire, je ne le savais pas. C’est maintenant que je apprends qu’il n’est pas d’accord de la volonté d’Alpha Condé de changer la Constitution, qu’il n’est pas partant de la modification de la Constitution », indique l’honorable Sow.

En conclusion, l’opposant soutient que « le peuple de Guinée ne laissera pas passer cette forfaiture ».

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Décret : Mohamed Lamine Fofana nommé ministre de la justice

27 mai 2019 à 21 09 25 05255

C’est dans la soirée de ce lundi, 27 mai 2019, une semaine après la démission de maître Cheick Sako, que le président Alpha Condé a nommé Mohamed Lamine Fofana à la tête du Département de la Justice.

Jusque-là ministre conseiller à la présidence de la République chargé des Institutions républicaine, Elhadj Mohamed Lamine Fofana est souvent décrit comme un homme très rusé et calculateur, contrairement à maître Cheick Sako qui semblait tenir à marquer son passage par des actes positifs, même s’il n’a pas réussi à rassurer…

Ministre en charge des relations avec les institutions républicaines, Mohamed Lamine Fofana est ainsi chargé- cumulativement à son poste- d’assurer l’intérim du démissionnaire Cheick Sako jusqu’à la nomination de son remplaçant.

A suivre !

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Démission de Cheikh Sako : « c’est de la diversion », dit Souleymane Kéita du RPG/AEC

27 mai 2019 à 18 06 51 05515
Me Cheick Sako

La démission du ministre d’Etat, ministre de la Justice, maître Cheick Sako, alimente la chronique ce lundi 27 mai 2019. Pour Souleymane Keïta, conseiller chargé de mission à la présidence de la République et coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel, « c’est du plein droit de Cheick Sako de vouloir ne pas continuer à travailler avec le gouvernement actuel ». Il l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com, quelques heures après l’annonce de cette démission.

Dans son intervention, Souleymane Kéita a semblé banaliser la démission du ministre d’Etat. Selon lui, « c’est son droit de ne pas vouloir continuer à travailler avec le gouvernement actuel. Le président de la République a mis un gouvernement en place avec une feuille de route bien définie. Je pense que si, pour une raison ou pour une autre, un ministre se voit dans la difficulté d’aller au bout des objectifs qui lui ont été assignés dans sa lettre de mission, qu’il démissionne. Moi, je ne trouve pas de problème à cela… Mais, ce que je pourrais relever tout de suite, c’est que le président de la République a une mission claire. Et, tout haut cadre qui se voit dans l’impossibilité pour lui d’aller dans la mesure du possible vers l’objectif fixé en termes de résultats à atteindre, bien entendu il peut rendre le tablier et partir », a laissé entendre le coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel.

Parlant de l’intention nourrie par le président de la République de s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels et qui constitue une des raisons de la démission de Cheick Sako, ce cadre du RPG pense qu’à ce niveau, « ce n’est plus le ministre Cheick Sako qui parle. Dans ces conditions-là, c’est le politique qui parle. C’est une attitude que je pourrai considérer comme le fait de ne pas pouvoir s’assumer. Vous savez, le processus qui consiste aujourd’hui à vouloir débattre de la problématique de la nouvelle Constitution, mon parti, le RPG arc-en-ciel a déjà donné sa position. Maintenant, qu’un ministre nommé en fonction d’un certain nombre d’objectifs à atteindre, moi je pense que son travail serait de se consacrer sur l’exécution de sa feuille de route. Parce que, sa volonté ne compte pas quant à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ça ne relève pas de lui, il est simple citoyen. C’est au peuple de se prononcer sur cette question-là. Donc pour moi, si c’est la raison fondamentale de sa démission, puisque c’est ce que je viens d’apprendre, ça signifie seulement que c’est de la diversion. Parce que pour moi, ça signifie que c’est une façon de se trouver une place dans le cœur de l’opinion publique. Mais malheureusement pour lui, si c’est le cas, nous, nous sommes déterminés de toutes les façons à faire en sorte que la Guinée, pour une fois en tout cas depuis plusieurs années, va avoir l’occasion de se doter d’une nouvelle Constitution qui défie le temps et qui va garantir la stabilité de nos institutions et la continuité de l’Etat », soutient le conseiller chargé de mission à la présidence.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Démission de Me Cheick Sako : « c’est un bon symbole », dit Bill de Sam

27 mai 2019 à 18 06 36 05365
Me Cheick Sako

La vague de réactions se poursuit suite à la démission du ministre de la justice, maître Cheick Sako. L’ancien garde des sceaux a rendu le tablier pour marquer son opposition au projet de nouvelle constitution visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. « Un bon symbole » pour Bill de Sam, ancien rappeur devenu homme politique et membre du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC).

Ce responsable de l’Union des Forces Républicaines (UFR) se félicite de cette décision qui complique davantage la situation pour les promoteurs d’un troisième mandat et qui galvanise le FNDC dans son combat contre ce projet « maléfique ».

« J’avoue que c’est à la fois une grande surprise mais une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle parce que dans la mentalité collective, ce projet-là est soutenu par l’ensemble des ministres du gouvernement. Aujourd’hui, c’est clair qu’il y a des ministres qui ne soutiennent pas ce projet maléfique. Alors, le symbole ici c’est le fait que la personne censée valider en tout cas sur le plan national cette nouvelle constitution se soit retirée, en plus en disant qu’il n’a pas été associé à la rédaction de ce projet. C’est dire que quelque part c’est un hold-up, c’est un coup d’Etat qui se prépare.

Le garde de sceau le ministre de la justice n’a pas participé à la rédaction d’une nouvelle constitution, il n’a pas été consulté, il n’est pas d’accord ni pour une nouvelle constitution, ni pour une révision constitutionnelle et il a démissionné, donc pour nous c’est un bon symbole. C’est-à-dire qu’à partir de là, tous les ministres peuvent démissionner. D’ailleurs, il serait bien qu’ils démissionnent.

On s’est réjoui parce que même si c’est un fou ou un criminel, lorsqu’il arrête de tuer et qu’il passe aux aveux, il faut l’encourager. Maître Cheick Sako, peut-être qu’on peut le reprocher de tout, mais on ne pourra pas le reprocher d’avoir participé à la rédaction d’une nouvelle constitution qui n’est pas l’émanation du peuple de Guinée. Donc je pense que c’est une fierté aujourd’hui pour tout le monde de dire que le ministre de la justice guinéenne a démissionné il n’est pas solidaire à ce projet », a-t-il réagi.

Cette démission aura-t-il une incidence sur la lutte engagée par le Front National pour la Défense de la Constitution ? « Ça n’enlève à rien notre énergie, mais ça nous réconforte dans notre position. ça veut dire que quelque part on n’est pas les seuls à penser cela. Ça veut dire que quelque part la justice est de notre côté. Moi je l’ai vu quand il a dénoncé le fait que les 7 opposants de la nouvelle constitution appartenant au FNDC ont été arrêtés et mal jugés, directement il a dit que ce n’est pas bon et après ils ont été libérés. J’ai commencé à sentir quelque chose. C’est-à-dire que c’est un désaveu du pouvoir en place et à partir de là s’il démissionne, franchement c’est une bonne chose », estime Bill de Sam.

Pour lui, cette démission du ministre de la justice est une grosse épine sous les pieds du régime qui veut se maintenir illégalement au pouvoir. « Un grand monsieur qui aurait pu si vous voulez donner raison à ces gens a, lui, jeté l’éponge avec de telles dénonciations. Maintenant ils n’ont plus d’arguments. Moi j’ai vu sur les réseaux sociaux quelqu’un dire qu’il a démissionné parce qu’on ne lui a pas donné 70 milliards pour le procès de 28 septembre, mais en réalité la justice n’a pas de prix. C’est des arguments fallacieux c’est-à-dire que maintenant là c’est la fuite en avant. Les gens du RPG devraient comprendre que ce n’est plus une histoire du RPG c’est une question de souveraineté nationale. Le président a fini de sacrifier son parti et on se laissera pas faire », promet l’opposant.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Kankan : 90 zébus saisis à Sabadou-Baranama et Boula (préfet)

27 mai 2019 à 18 06 30 05305

Le gouverneur de la région de Kankan a interdit, il n’y a pas longtemps, l’élevage des bœufs de la race zébu dans sa juridiction, toute en sommant les éleveurs de quitter la région sans délai. Selon le général Mohamed Gharé, cette décision se justifie par le fait que les zébus ravagent tout sur leur passage. Pour constater l’application de cette mesure, le préfet de Kankan a effectué une visite de terrain sur certaines zones concernées par l’ultimatum du gouverneur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant les risques d’affrontement entre agriculteurs et éleveurs à Kankan, le gouverneur a intimé l’ordre aux propriétaires de zébus d’évacuer la région. Mohamed Gharé avait donné des instructions aux différents préfets de veiller à l’application de cette décision.

A Kankan, la préfecture a pris à bras le corps le problème, notamment dans deux sous-préfectures, à savoir Sabadou-Baranama et Boula. Selon le préfet Aziz Diop, des informations en provenance de ces deux localités ont confirmé la présence massive des zébus et une forte dégradation de l’environnement. « Nous avons reçu des informations des citoyens qui nous ont signalé que si des mesures ne sont pas prises à Sabadou et Boula, l’écosystème risque d’être perturbé, parce qu’il y a eu ravage, une dégradation profonde de notre environnement. Les sous-préfets et maires ont reconnu la présence des zébus dans ces localités », a-t-il expliqué.

Aziz Diop, à la tête une d’une mission sécuritaire, composée de la police, la gendarmerie et de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS), a effectué un déplacement le 20 mai dernier dans ces deux localités. « Quand on est arrivé, on a constaté la présence des zébus. Mais, malheureusement, on a constaté que les autorités locales étaient aussi complices par rapport à la présence des zébus. Ils n’ont pas totalement quitté le pays, ils sont à l’intersection entre la Côte d’Ivoire, Mandiana et une partie du Mali. Les propriétaires ont même laissé derrière eux quelques têtes. Mais, il faut dire que c’est la sous-préfecture de Boula qui est l’épicentre de ces troupeaux. A Sabadou, on est satisfait des autorités », a fait savoir monsieur Diop.

Parlant des zébus que les éleveurs ont laissés derrière eux, le préfet a dit que des mesures ont été prises en rapport avec les bouchers de Kankan. « A Boula, les autorités ont pu réunir 90 têtes de zébus. J’ai demandé au service de l’élevage et à l’environnement de les mettre sous scellé et de les transférer à Kankan, pour les mettre à la disposition du comité des bouchers, parce que s’ils restent sans manger, ils risquent de mourir. Maintenant, comme c’est la fête qui s’approche, ces bœufs seront abattus, la viande sera vendue et l’argent sera mis au trésor public ».

Pour finir, le préfet de Kankan a laissé entendre qu’il n’y a pas eu d’arrestations. « La prochaine fois, avant d’aller, on ne va pas surprendre les gens. Ils vont les sensibiliser. Mais, quand on ira, on va arrêter les éleveurs et les complices, et les animaux seront saisis ».

Il faut signaler qu’Aziz Diop a dénoncé la complicité des agents de l’environnement, de l’élevage, les administrateurs territoriaux et le système de corruption générale qui entoure la présence des zébus à Kankan. Il a annoncé des mesures « contre les services techniques corrompus ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Démission de Me Cheick Sako : « c’est acte de patriote, d’homme responsable », Abdourahmane Sanoh

27 mai 2019 à 17 05 54 05545
Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et coordinateur du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC)

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la démission du ministre de la justice, maître Cheick Sako. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com peu après l’annonce de cette nouvelle, Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et coordinateur du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC), s’est prononcé sur la question.

L’activiste de la société civile, connu pour son opposition au projet de troisième mandat envisagé par le pouvoir, a salué un acte patriotique d’un homme responsable et honnête. Il invite les autres membres du gouvernement à faire comme lui pendant qu’il est encore temps.

« Nous prenons acte de la démission de Me Cheick Sako et nous saluons le but pour lequel il a pris ses responsabilités face à la situation que traverse notre pays. Je crois qu’il faut reconnaître que c’est acte de patriote, d’homme responsable, d’honnêteté aussi. Nous pensons que c’est ce qu’il faut faire en pareilles circonstances, lorsqu’on n’est pas d’accord il faut en tirer les conséquences. C’est ce que maître Sako a fait et nous pensons que d’autres pourront suivre la voie qu’il a choisie pour éviter à notre pays une situation difficile, inutilement acceptable.

On est sûrs que d’autres pourront éventuellement suivre. C’est clair. Parce que c’est une situation insolite dans laquelle le président Alpha Condé se lance et il n’y a que lui qui croit à ce projet-là. Maintenant ceux qu’on entend gueuler ne parlent que pour tirer le maximum de profit de cette confusion qu’ils créent mais ça n’ira nulle part. Et nous pensons qu’il y a beaucoup d’autres personnes autour du président Alpha Condé qui prendront le chemin de maître Sako (…)

Chacun va assumer les conséquences de l’acte qu’il aura posé. Nous savons qu’il y a beaucoup de gens qui hésitent encore, il y a beaucoup qui sont prêts à le faire, nous voulons qu’ils le fassent pendant qu’il est encore temps comme Me Sako l’a fait. Ça ne sert à rien de le faire à la dernière minute parce que ça n’aura aucun effet. C’est maintenant ou jamais », a-t-il laissé entendre.

Propos recueillis par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Le maire de Siguiri accusé de favoritisme : les commerçants en colère

27 mai 2019 à 17 05 41 05415

Les marchands ont pris d’assaut le bloc administratif de la préfecture de Siguiri ce lundi, 27 mai 2019. Ils étaient là pour exprimer leur colère face à l’annulation du contrat de bail qui les lie à la mairie pour l’occupation des magasins construits lors de la fête tournante de l’indépendance, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bloc administratif de Siguiri a été le théâtre d’une manifestation des marchands de Siguiri mécontents de l’annulation du contrat de bail qui les lie à la mairie depuis plus de 10 ans. En effet, en 2008, 145 commerçants ont signé un contrat de bail de 20 ans avec feu Nanamoudou Magassouba, à l’époque maire de la commune, élu sous la bannière du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP).

Selon les informations confiées au reporter local de Guineematin.com, les contrats n’étant pas arrivés à terme, le gouvernement du professeur Alpha Condé a démoli les 145 magasins et construit 65 magasins. Le maire est accusé par les anciens locataires d’attribuer les magasins aux membres du bureau politique du RPG qui sont des commerçants au détriment des anciens locataires.

Balla Keita

Selon Balla Keïta, un des manifestants, « d’abord, j’ai acheté le terrain vide à 5 millions de FG, la place d’un magasin. Après, j’ai construit. J’ai signé avec le défunt maire un contrat de 20 ans. Cinq ans après, le gouvernement est venu démolir les lieux pour reconstruire des nouveaux à la place de nos magasins. Aujourd’hui, le maire prend ces magasins et donne aux membres du parti. Quand je suis venu le voir, il m’avait dit que je ne gagnerai pas les magasins parce-que je ne suis pas du RPG ».

Elhadj Moussa Oulen Koulibaly

Même son de cloche chez Elhadj Moussa Oulen Koulibaly, qui dénonce l’attitude du maire. « Moi, j’avais deux magasins. J’avais signé un contrat de bail de 20 ans avec la commune. A l’époque, c’était l’équipe de Nanamoudou Magassouba. Alpha Condé a démoli les magasins pour les reconstruire. Le maire prend ces magasins et donne aux membres du RPG qui ne sont même pas des commerçants », dénonce-t-il.

Selon un cadre de la commune urbaine de Siguiri, qui a requis l’anonymat, le maire a très mal agi dans ce dossier. « C’est l’un des plus mauvais travail. Il a travaillé seul dans cette affaire. D’abord, le contrat des anciens locataires n’était pas fini, ils ont déposé l’argent à la commune. Le gouvernement a déguerpi les 145 occupants pour construire 65 magasins. Il faut donner les magasins à ces anciens locataires au lieu de donner aux personnes qui ne sont même pas commerçants. Il dit que le contrat a été fait par le maire du PUP. Mais, lui avait bien travaillé à l’époque, il a attribué les magasins aux commerçants et non aux militants du PUP à l’époque », a rappelé le conseiller communal.

Les manifestants sont rentrés à la maison sans rencontrer le préfet. Ils ont promis de revenir demain mardi.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Bilan et perspectives du MASPFE : le grand Oral de la ministre Mariama Sylla

27 mai 2019 à 17 05 14 05145
Madame Diaby Hadja Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

La traditionnelle conférence de presse des membres du gouvernement se poursuit à Conakry. Ce lundi, 27 mai 2019, c’est la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (MASPFE) qui était devant les hommes de médias. Organisée dans un réceptif hôtelier de la capitale, madame Diaby Hadja Mariama Sylla a mis à l’occasion à profit pour parler du bilan de son département de 2011 à nos jours, avant d’annoncer les perspectives, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a commencé par faire un rappel historique des actions, acquis et limites de ce département durant les deux premiers régimes (Sékou Touré et Lansana Conté) avant de parler de ceux de la 3ème République à laquelle elle appartient. Parlant justement de la 3ème République, madame Diaby a dit qu’elle est totalement en rupture avec les deux précédentes Républiques. « En rupture totale avec les pratiques de gestion sous les Républiques précédentes, le MASPFE s’est résolument aligné sur la vision du président de la République qui recommande des réponses concrètes aux nombreuses difficultés de la population guinéenne, y compris les personnes handicapées, pour construire une Guinée débarrassée de la pauvreté et de toutes formes de vulnérabilité à l’horizon 2040.

Cette vision s’est traduite dans notre secteur par l’amélioration des conditions de vie de nombreuses personnes vulnérables, le respect du droit des personnes handicapées, âgées, des femmes et des enfants, le renforcement de leur résilience face aux chocs socio-économiques et collatéraux y compris les mutilations génitales féminines et les mariages précoces pour les filles. Elle prend également en compte leur réinsertion socioéconomique et la promotion de leur développement durable en cohérence avec l’esprit des lettres de mission du Gouvernement qui assignent principalement 5 priorités à mon département », a dit la ministre Hadja Mariama Sylla.

En outre, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a indiqué que les récentes réformes en matière de l’amélioration de la gouvernance et du renforcement institutionnel ont permis entre autres, « l’élaboration et l’adoption de la 1ère politique nationale de la protection sociale ; la mise en place du Programme des Plateformes Multifonctionnelles (PFM) pour les groupements de femmes ; l’engagement du processus de mise en place du Registre Social Unifié (RSU) ; la mise en place d’un centre de transit et d’un centre de prise en charge médicale des migrants ; la réhabilitation des travailleurs sociaux ; l’organisation du Forum Régional sur la Protection Sociale ; l’organisation du Forum International des Sourds », a-t-elle cité.

Poursuivant, la ministre Hadja Marima Sylla a fait savoir que des efforts aussi été faits par le gouvernement de la 3èmeRépublique dans le domaine de l’autonomisation des personnes vulnérables et la lutte contre les inégalités sexistes et les violences basées sur le genre. « De 2011 à nos jours, plus de 500 milliards de francs guinéens distribués aux femmes sous forme de crédit revolving à travers les institutions de micro finances en particulier les MUFFA ; la réadmission des produits des femmes de Guinée à l’exportation aux USA dans le cadre de l’AGOA (African Growth Opportunity) ; la construction de 11 centres d’autonomisation modernes ; 100 ordinateurs offerts par le ministère des Télécommunications et de l’Economie Numérique dans le cadre de l’initiative présidentielle de renforcement des capacités des femmes ; 110 ordinateurs et accessoires par la société IT House, fruit de la diversification du partenariat public-privé ; 15 centres d’autonomisation modernes ont été construits et équipés, où 3000 filles sont en cours de formation et 5300 jeunes filles déjà formées et constituées en GIE ont bénéficié d’accompagnement », a notamment vanté la ministre.

S’agissant des perspectives, Hadja Mariama Sylla a dit que son département ambitionne de faire « une extension de la couverture sociale à l’ensemble de la population guinéenne à travers une politique nationale de protection sociale, développement et coordination de toutes les initiatives concourant à la protection sociale ; la promotion des droits, autonomisation et réintégration socio-économique des couches vulnérables y compris les mendiants ; la promotion d’une croissance économique inclusive ; le développement du leadership des couches vulnérables notamment des femmes en vue de leur meilleur positionnement dans les instances et les postes de prise de décisions », a annoncé la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Démission du ministre de la justice : ce qu’en dit Sékou Koundouno du FNDC

27 mai 2019 à 16 04 14 05145
Me Cheick Sako

Comme nous l’annoncions précédemment, le ministre guinéen de la justice a annoncé ce lundi, 27 mai 2019, sa démission du gouvernement. Me Cheick Sako justifie sa décision par son opposition au projet de nouvelle constitution visant à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé. Depuis, les langues se délient, notamment au sein de la classe politique guinéenne mais aussi de la société civile.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée et membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Sékou Koundouno, s’est réjoui d’une décision « hautement patriotique ». L’activiste de la société civile invite les autres membres du gouvernement à suivre l’exemple de Me Cheick Sako.

« C’est une démission hautement patriotique dans la mesure où sa démarche corrobore avec le respect de tout ce qui régit le fonctionnement de notre Etat. Au niveau du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), nous estimons que c’est un projet suicidaire qui a une dimension antidémocratique et qui va sans doute contribuer à créer une déstabilisation sociale et politique de notre pays.

Nous prenons acte que le ministre Cheick Sako se soit démarqué de cette démarche et nous lançons un appel aux autres qui sont encore dans le navire de quitter. Parce que quand le peuple aura fini de déjouer ce putsch constitutionnel, la purge sera de tous ceux qui sont du côté de monsieur Alpha Condé. Ils seront arrêtés, leurs biens seront saisis et ils seront jugés et condamnés conformément aux dispositions constitutionnelles.

Comme vous le savez, ils sont dans une démarche de parjure. Ils sont en train de fomenter une conspiration contre le souverain peuple de Guinée. Alors, nous restons aux aguets et disons que cette démission ne fait que galvaniser le sentiment du peuple et le FNDC qui se préparent avec toutes les stratégies constitutionnelles à sauvegarder les acquis démocratiques chèrement acquis par le peuple de Guinée au prix de sa vie. »

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Démission de Cheick Sako : « ça montre que la situation est devenue dangereuse »

27 mai 2019 à 16 04 00 05005

Après la démission du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Maître Cheick Sako, les réactions fusent de partout en Guinée. A l’Union des Forces Républicaines (UFR), l’on soutient que cette démission prouve que le régime du président Alpha Condé « s’est totalement décrédibilisé ». Tel est le point de vue exprimé dans l’après midi de ce lundi, 27 mai 2019, par le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, joint au téléphone par un de nos reporters.

« Je vous dis tout simplement Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). Cette démission est significative parce que cela veut dire que ce régime-là est un régime qui s’est totalement décrédibilisé. Parce, on n’a pas idée qu’un ministre de la justice, garde des sceaux, et ministre d’Etat, puisse démissionner, compte-tenu même de ses liens particuliers avec le président de la République », a dit d’entrée de jeu l’honorable Ibrahima Bangoura.

Dans sa lettre de démission, Cheikh Sako a dit ne pas avoir été mis au courant de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et qu’il ne peut s’associer à une telle initiative de révision constitutionnelle. Pour le vice-président de l’UFR, c’est une bonne chose que le maître Cheick Sako ait pris la mesure des risques liés à cette idée de nouvelle Constitution. «Cette démission montre que la situation est devenue dangereuse pour nous les guinéens. Nous devons être conscients de cela. Ce qu’ils sont entrain de poursuivre comme voie, c’est une voie calamiteuse pour notre pays », a-t-il laissé entendre.

Pour finir, Elhadj Ibrahima Bangoura a dit qu’il y a plusieurs facteurs qui ne militent pas aujourd’hui en faveur du régime Alpha Condé pour solliciter un autre mandat. Il a notamment cité la question de l’insalubrité qui n’a pas trouvé encore de solution avec les ordures qui commencent à tuer des citoyens, le mauvais état des routes, le panier de la ménagère, les détournements de deniers publics…

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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3ème mandat : le FNDC demande aux autres ministres de suivre l’exemple de Cheick Sako

27 mai 2019 à 15 03 47 05475

Le Front National pour la Défense de la Constitution prend acte de la démission du Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Maitre Cheick SAKO. Parmi les raisons invoquées par le Ministre SAKO figure son opposition à une modification ou changement de la Constitution guinéenne qui vise à permettre à Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir au-delà de 2020.

Cette décision salutaire du Ministre vient confirmer les soupçons portés contre le Président de la République à vouloir modifier ou changer la constitution pour se maintenir au pouvoir à vie.

En tout état de cause, le FNDC se félicite du sens élevé de la responsabilité qui caractérise cette décision hautement symbolique d’un des ministres parmi les plus importants de la République de Guinée.

Cela vient confirmer, si besoin y est, la justesse du combat que nous menons pour le respect de l’ordre constitutionnel et la défense des acquis démocratiques chèrement conquis par le vaillant peuple de Guinée.

Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel aux autres membres du Gouvernement et ceux des Institutions de la République pour qu’ils se désolidarisent de ce projet maléfique de troisième mandat.

Nous appelons également le peuple de Guinée à l’union sacrée pour déjouer les manœuvres éhontées des promoteurs de ce projet ignoble qui n’honore pas la Nation guinéenne.

Conakry, le 27 mai 2019

La Coordination Nationale

Le chargé des Operations

Ibrahima DIALLO

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