Les forces de l’ordre tuent un étudiant à Labé : pas de cours dans les universités guinéennes ce lundi

2 juin 2019 à 20 08 09 06096

La Fédération Estudiantine de Guinée (FEG) en collaboration avec le Collectif des Etudiants des Universités Publiques de Guinée et la Coordination des Etudiants des Universités Privées de Guinée vient d’appeler à un boycott des cours dans toutes les institutions d’enseignement supérieur du public et du privé du pays ce lundi, 03 juin 2019, pour, dit-on, « protester contre l’assassinat du jeune Amadou Boukariou Baldé à l’Université Hafia de Labé par les forces de l’ordre », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’information a été confirmée à Guineematin.com dans l’après-midi de ce dimanche, 02 juin 2019, par le président de la Fédération Estudiantine de Guinée (FEG), Daouda Obama Bah, en séjour de travail à Labé.

«Nous avons tenu une réunion de concertation aujourd’hui à Conakry. A l’issu de cette rencontre, nous avons demandé à tous les étudiants de rester à la maison ce lundi pour qu’il n’y ait pas cours dans toutes les universités du pays (publiques et privées), nous exigeons aussi que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de notre camarade Amadou Boukhariou Baldé que nous regrettons. Nous pouvons laisser toutes les autres revendications mais nous ne lâcherons pas d’exiger que la lumière soit faite sur les circonstances de décès » a-t-il expliqué au téléphone de Guineematin.com ce dimanche alors qu’il était, disait-il, avec les étudiants à Hafia.

Selon le président des étudiants de Labé, Aboubacar Camara, qui a assisté à cette rencontre de concertation à Conakry, cette journée de deuil est aussi une façon de faire comprendre au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRC), Abdoulaye Yéro Baldé qu’ils sont fermes sur leurs décisions.

Parlant du séjour de la délégation de la Fédération Estudiantine de Guinée (FEG) à Labé, le président de la structure, Daouda Obama Bah a expliqué que la mission qu’il conduit est venue chercher à connaître ce qui s’est réellement passé dans le campus universitaire de Hafia dans les journées du jeudi et vendredi qui ont débouchées sur la mort tragique de l’étudiant Amadou Boukhariou Baldé.

Arrivée à Labé dans la journée du samedi, 1er juin 2019, cette délégation de la Fédération Estudiantine de Guinée (FEG) a commencé par rendre visite aux autres blessés encore alités à l’hôpital régional avant de prendre contact avec les porteurs de la revendication des étudiants à l’origine de cette crise qui a tourné au drame.

Ce dimanche matin, la délégation se serait longuement entretenue avec le Recteur de l’Université Hafia de Labé, Dr Mamadou Dian Gongoré Diallo « entouré de ses proches collaborateurs. »

A en croire notre interlocuteur, sa délégation compte aussi rencontrer le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané.

Une question centrale revient régulièrement dans les discussions. Celle de savoir qui des encadreurs de l’Université a-t-il invité le gouverneur de région à déployer les forces de l’ordre dans le campus universitaire.

Il semble que les informations recueillies par la mission de la fédération des étudiants ouvrent une piste qui conduit vers une dame dont l’identité n’a pas encore été révélée à Guineematin.com à travers son bureau régional de Labé.

« Selon qui nous a été expliqué quand les étudiants ont commencé à lancer des pierres contre les installations de l’université, cette dame a appelé le gouverneur pour lui dire que s’il n’envoie pas la sécurité le corps professoral allait être brulé par les manifestants » a indiqué Daouda Obama Bah.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CAN TOTAL EGYPT 2019

2 juin 2019 à 19 07 09 06096

Venez supporter le Syli National en direct à la Bluezone de Kaloum à partir du 21 juin

Ce samedi 1er Juin, Guinée Games, le leader des sociétés de loterie en Guinée, et grand accompagnateur du sport et de la culture en Guinée, a signé un contrat de sponsoring avec la structure Nord Sud Communication de Al Souaré en vue de la création du Village Syli.

Qu’est-ce que le Village Syli ?

Le Village Syli ce sera un espace de foot, de fête, une grande foire du football où tous les matchs seront diffusés, avec des animations, des concours, des boutiques, des bars et de la restauration sur place.

Elle se tiendra du 21 Juin au 19 Juillet à la Bluezone de Kaloum, l’accès sera gratuit.

Pour Al Souaré – Directeur Général de Nord Sud Communication « Cet espace sera ouvert à toutes et à tous, car la CAN, ce n’est pas que la fête du football en Guinée, c’est la grande messe du football de tout un continent ! Alors ce que nous voulons avec le Village Syli, c’est donner une dimension unique à cette fête en Guinée. Une dimension à la hauteur de l’évènement ».

Pourquoi accompagner Nord Sud et ce projet ?

Selon Xénophane Canteaut, Directeur du développement à Guinée Games, « En s’associant à la structure Nord Sud Communication, Guinée Games poursuit ainsi son action en faveur de la promotion du sport auprès du public et de nos fidèles parieurs. Le 6 juin, nous allons avoir un nouveau site internet de pari en ligne sur www.guineegames.com qui va sortir, et lors de la CAN, les matchs sur le terrain seront disponibles aussi pour jouer en direct sur le site. Cela aura un côté vraiment amusant tout en gagnant de l’argent. »

Il ajoute « Nous avons toujours voulu apporter un espace de diffusion pour la CAN, mais lorsque Al est venu nous présenter son projet, il nous a paru presque comme une évidence d’apporter notre soutien à ce projet. Nord Sud est une structure jeune certes, mais qui a déjà montré son professionnalisme sur les événements qu’elle a organisé. Al est quelqu’un de jeune mais rigoureux, et ainsi, à Guinée Games, nous avons toujours eu comme philosophie de faire confiance et promouvoir la jeunesse. C’est donc ensemble et avec toute la jeunesse de Guinée, que nous souhaitons participer à la fête…Bien sûr, les moins jeunes seront aussi les bienvenus ».

Un mot pour conclure ?

« Nous tenons à remercier nos partenaires comme Guinée Games, mais aussi les équipes de Vivendi Village Guinée pour la proposition de l’espace de la Bluezone et l’aide qu’ils nous apporteront sur place…J’invite tous les autres partenaires à se joindre à la fête, tous ceux qui ont la fibre patriotique et l’amour du ballon rond à nous rejoindre pour le Village Syli ! ».

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Meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé : la toute première déclaration de la famille

2 juin 2019 à 15 03 37 06376

Dans l’après-midi du vendredi 31 mai 2019, nous avons été informés par des étudiants que notre fils Amadou Boukariou Baldé a été blessé par des agents des forces de l’ordre suite aux émeutes ayant touché l’Université de Labé. Sur le champ, le père et la mère se sont mis en route.

Les premiers échanges avec le personnel médical ayant pris en charge le patient nous ont fait savoir qu’en l’état actuel une évacuation vers Conakry n’était pas possible. C’est ainsi que les parents ont continué le voyage vers Labé. Contre toute attente, aux alentours de 20 heures, nous avons été informés qu’une évacuation vers Conakry était en train d’être planifiée : ce soudain revirement nous a inquiétés ! C’est ainsi que les parents d’Amadou ont été programmés d’attendre l’ambulance à l’hôpital de Dalaba pour les embarquer pour le retour à Conakry.

L’attente ayant trop duré, vue le temps nécessaire à une ambulance pour le trajet Labé-Dalaba, l’inquiétude est allée crescendo et la nouvelle tant redoutée a été vue sur internet.

Vue l’incohérence de la procédure administrative, la famille à Conakry s’est réunie pour se préparer au pire et pour faire revenir les malheureux parents largués à Dalaba et abandonnés à leur sort ; ils ne trouvèrent le salut que grâce à un étudiant de Télimélé à Dalaba qui les retrouva pour les héberger dans sa chambre vers une heure du matin.

C’est le lendemain qu’ils purent s’embarquer vers 7 heures du matin pour Conakry où ils arrivèrent à 14 heures.

Dans la matinée du samedi 1er juin, le médecin accompagnant l’ambulance confirma au téléphone à la famille que le corps de Amadou est à la morgue de l’hôpital Ignace Deen. Après la levée de l’interdiction de circuler le samedi à 11 heures, une délégation de la famille s’est rendue à la morgue et a effectivement reconnu le corps de Amadou.

La famille remercie les étudiants qui ont pris le risque de venir ramasser notre fils là où les forces de l’ordre l’ont abandonné après l’avoir bastonné. Ces braves jeunes l’ont transporté sur une moto pour l’infirmerie de l’Université.

La famille ose espérer que la promesse du ministre de l’Enseignement supérieur (à l’occasion de sa présentation des condoléances) de faire la lumière sur ce meurtre sera tenue.

En attendant, la famille apporte un démenti catégorique aux allégations du Gouverneur Madinfing Diané faisant croire qu’elle a échangé avec une quelconque autorité de Labé.

Pour la famille

Le père de la victime

Mamadou Mouctar Baldé

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Humanitaire : l’ONG APDEV au chevet des détenus de la maison centrale de Conakry

2 juin 2019 à 11 11 57 06576

L’organisation non gouvernementale « Action pour la paix et le développement (APDEV) » a procédé jeudi dernier, 30 mai 2019, à la distribution d’un don symbolique de vivres aux détenus de la maison centrale de Conakry. Un geste humanitaire qui vise à soutenir, pendant ce mois béni de Ramadan, ces hommes et femmes qui sont en conflit avec la loi, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce don composé entre autres : de jus, d’eau minérale et de sandwich a été distribué aux détenus, dans l’après-midi. Une action qui s’est déroulée loin des caméras et du regard inquisiteur des journalistes auxquels l’accès à l’intérieur de la maison centrale a été refusé par les gardes pénitentiaires.

A travers ce geste humanitaire (donner à manger aux prisonniers), l’ONG APDEV fait montre de compassion et d’affection à l’endroit de la population carcérale de la maison centrale de Conakry. Une population privée de liberté et qui a besoin d’une « chaleur humaine » pour se rappeler qu’elle n’est pas laissée pour compte, malgré sa condition de détenue.

« Nous visons à travers cette activité, le soutien à ces détenus. C’est un acte humanitaire parce qu’à la maison centrale il y a des humains. Et, en tant qu’humain, il faudrait qu’on leur montre notre compassion afin qu’ils se sentent un peu à l’aise. Parce que priver quelqu’un de sa liberté n’est pas une chose facile. Et, s’ils (les détenus) sont abandonnés par la société il ne sera peut-être pas facile de les récupérer un jour, quand ils sortiront de prison. Donc, ce geste signifie tout simplement que la société est avec eux… », a expliqué Amadou Baïlo Bah, le président de l’ONG APDEV.

A noter que APDEV est une ONG humanitaire qui œuvre surtout dans la promotion et la consolidation de la paix et les actions de développement en Guinée. D’où son nom « action pour la paix et le développement ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Hadj 2019 : faites vous inscrire à MOUNAWARA VOYAGE

2 juin 2019 à 5 05 12 06126

A l’occasion du Hadj exercice 2019, l’agence de voyage Mounawara-voyage a le plaisir d’informer l’ensemble des musulmanes et musulmans de Guinée qu’elle participe à l’exercice du hadj de cette année 2019.

A cette heureuse occasion, elle invite tous les musulmans et toutes les musulmanes qui ont l’intention d’effectuer le hadj de s’inscrire dans son agence ; car, elle dispose des services spéciaux pour les pèlerins. Ce sont, entre autre :
1- Une formation sur le hadj avant le départ pour la Mecque
2-Des logements confortables
3-Des guides expérimentés qui parlent toutes les langues nationales : poular, malinké, soussou et français
4-Une assistance en communication aux lieux saints, achat, transaction de devise (dollar, euro, riyal saoudien), transfert d’argent de la Guinée pour la Mecque en faveur des pèlerins…
Alors, rendez-vous à l’agence Mounawara-voyage, sise à Koloma carrefour-cirage, commune de Ratoma ou appelez aux numéros suivants :
(+224) 621 56 03 35
664 42 46 28
628 52 82 24
664 42 46 28
622 08 49 59
655 26 02 73
Email : boubacarbah500.bb@gmail.com
Directeur Général
Bah Boubacar Sadabiou

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Préparatifs de la fête de Ramadan : vendeurs et acheteurs se plaignent au marché de Madina

2 juin 2019 à 5 05 01 06016

A quelques jours seulement de la fête de Ramadan, l’heure est actuellement aux préparatifs de cette importante journée chez les fidèles musulmans. Comme d’habitude, le marché de Madina (Conakry), le plus grand du pays, a fait son plein. Les vendeurs d’habits et de chaussures ont renforcé leurs stocks dans l’espoir de vendre plus. Mais, au marché, ce sont des plaintes qui se font entendre actuellement tant au niveau des vendeurs que celui des clients, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Ousmane Cissé est vendeur de basins, des habits très prisés pendant les fêtes musulmanes, au grand marché de Madina. A quelques jours de la fête, il dit attendre encore les clients. « Actuellement, il n’y a pas d’engouement, on ne voit pas encore beaucoup de clients. On peut s’asseoir pendant 1 heure ou 2 heures sans voir un seul qui vient demander le prix. L’année dernière, était vraiment beaucoup mieux que cette année. Avec l’allure actuelle, j’ai même peur si j’aurai le prix de location de ma place », témoigne ce commerçant.

Même son de cloche chez Mamadou Hady, un vendeur de chaussures dans ce même marché. Lui aussi ravit la situation de l’an dernier. « L’année dernière, on se sentait mieux à l’aise. Les clients venaient beaucoup et achetaient, mais maintenant là, ce n’est pas facile. Les gens cherchent à manger et non des chaussures parce que même quand ils viennent, ils n’achètent pas. Vous-mêmes vous avez vu le monde, mais rien, on se met à somnoler ici toute la journée pour rien pratiquement. Pour nous, c’est comme si la fête ne s’annonce pas encore alors que c’est dans seulement quelques jours. D’habitude ce n’est pas comme ça », soutient-il.

Du côté des acheteurs aussi, c’est loin d’être la satisfaction. Venu chercher des habits de fête, Thierno Ibrahima Traoré déplore les prix qu’il juge exorbitants. « Ceux qui disent que le marché est abordable ont menti, il faut voir les citoyens qui défilent devant les étalagistes ou boutiquiers, ils sont nombreux. Vous pensez qu’ils sont venus juste pour venir ? Je dirai non. Ils veulent tous acheter soit pour eux ou pour leurs enfants. Mais s’ils trouvent que les produits sont chers, avec cette conjoncture, ils vont se décourager. Et c’est exactement ça. Si vous faites le constat, le monde est là mais les vendeurs se plaignent », a martelé ce jeune.

Mamadou Saliou Barry est également à la recherche de chaussures pour la fête. Mais, il dénonce les prix chers et accuse les commerçants. « En Guinée, les commerçants profitent d’une situation pour augmenter les prix. D’ailleurs, moi je vais attendre le lendemain de la fête pour acheter quoi que ça soit pour ne pas qu’on me casse la tête ici pour rien », a-t-il laissé entendre.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Insécurité : un jeune guinéen tué dans une attaque de coupeurs de route au Mali

2 juin 2019 à 4 04 47 06476

Mamadou Bah, originaire de Dinguiraye, a été tué dans une attaque de coupeurs de route sur le territoire malien. L’attaque a eu lieu dans la nuit d’hier vendredi à ce samedi, 1er juin 2019 dans la localité de Touba, située à 60 km de Bamako, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

La victime a quitté Siguiri hier vendredi avec un jeune qu’il appelle affectueusement « Grand », à bord du véhicule de ce dernier. Les deux se rendaient à Bamako pour une affaire, dit-on. Et ce samedi matin, c’est le corps de Mamadou Bah que son grand a rapatrié à Siguiri. « Hier, son grand est venu demander à Mamadou Bah de l’accompagner à Bamako pour une affaire. Il a laissé sa moto chez moi et ils sont partis. Aujourd’hui, c’est son corps qui est rentré ici », témoigne Amadou Guissé, proche de la victime.

Quand le corps du jeune homme est arrivé à Siguiri, c’est l’Adjudant-chef Jacques Mamy Koné qui s’est chargé du constat. Le gendarme est revenu sur ce qu’il sait de cette affaire. « Ce matin, aux environs de 9 heures, nous avons reçu l’appel de notre commandant de brigade de Doko. Il Nous a fait comprendre qu’un monsieur est arrivé là-bas dans un véhicule, à bord duquel se trouve un jeune blessé par balle, presque mourant.

Il a mis les gens à notre disposition, nous avons interrogé succinctement le conducteur du véhicule, il nous a relaté les faits. Selon lui, ils ont quitté Siguiri hier pour aller faire une course à Bamako. Au retour, un pick-up les suivait, il s’est garé, pensant que c’est un véhicule de contrôle de la police. Soudain, un homme en civil armé est sorti, il a tiré et la balle a atteint son petit (la victime) », a-t-il expliqué.

La gendarmerie a décidé de garder l’homme jusqu’à ce qu’elle se rassure que ces explications sont vraies. Quant au corps de Mamadou Bah, marié et père de deux enfants, il a été ramené dans son village à Dinguiraye.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Nuit du Destin à Mamou : « évitons d’être divisés par les politiques », dit Elhadj Kolon Barry

2 juin 2019 à 4 04 40 06406

Les fidèles musulmans de la commune urbaine de Mamou, à l’instar de ceux du monde entier, ont célébré hier, vendredi 31 mai 2019, la nuit du Destin qui se trouve dans la dernière décade du mois de Ramadan. Cette nuit a été caractérisée par d’intenses adorations, de recherche de la miséricorde dans les nombreux lieux de culte de la communauté musulmane, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les dix dernières nuits du mois saint de Ramadan sont caractérisées par d’intenses activités d’adoration de Dieu. Hommes, femmes et jeunes ont passé des veillées dans les mosquées de la commune urbaine de Mamou. Le point d’orgue de ces dix derniers jours a été atteint dans la nuit du vendredi à samedi où les musulmans étaient à la recherche de la nuit du Destin.

Elhadj Amadou Kolon  Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou,
Elhadj Amadou Kolon Barry

Selon Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, « les dix dernières nuits du mois de Ramadan sont très importantes. C’est pendant cette nuit que le destin de chacun est accompli. Cette nuit est inconnue de tout être humain, y compris le prophète Mohamed (PSL). C’est qui est sûr, la nuit du Destin est parmi les dix dernières nuits du mois saint de Ramadan. Celui qui perd cette nuit a tout perdu. Il peut être comparé à quelqu’un qui n’a jamais vécu ou qui a vécu inutilement ».

Pour démontrer l’importance de cette nuit du Destin, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou a rappelé que le saint Coran a été révélé au prophète de l’Islam, par le canal de l’ange Djibril, pendant cette nuit. « Certes, nous avons révélé le Coran pendant la nuit de la destinée .Et qui te dira ce qu’est la nuit de la destinée, la nuit de la destinée vaut mieux mille mois, équivaut à 83 ans 3 mois… Le prophète Mohamed (PSL) a consacré plus d’actes cultuels que d’habitude pendant les dix dernières décades du Ramadan, surtout la 27eme nuit du mois », a dit Elhadj Kolon Barry.

En faisant le tour de certaines mosquées de la ville de Mamou, le responsable religieux a demandé aux guinéens de prioriser la Guinée, qui est notre dénominateur commun. « Unissons-nous, formons un tout, évitons de maudire nos responsables. Un responsable maudit est plus dangereux qu’un rebelle en puissance. Regardez ici, qui peut faire la différence entre nous ? Personne. On voit tout court Kaba le musulman, Barry, Soumah ou Millimouno musulman, mais pas un partisan d’un parti politique ou le citoyen de telle région naturelle. Évitons d’être divisés par les politiques. Allah nous a créé pour l’adorer, pas pour courir derrière un politicien, mais courir derrière ses principes religieux, aimer son prochain. Qu’Allah nous préserve de la guerre, qu’il guide nos enfants. Implorons Allah pour la guidance de nos responsables et nos enfants ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939 /625698919

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Labé : Laylat al-Qadr célébrée dans une grande ferveur

2 juin 2019 à 4 04 33 06336

Comme dans les autres villes du pays, les fidèles musulmans de Labé se sont massivement mobilisés, la nuit dernière, pour célébrer Laylat al-Qadr (la nuit du destin). Une grande cérémonie a été organisée à cet effet à la grande mosquée de la ville, en présence de toutes les autorités locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

grand imam de Labé, Elhadj Mamadou Badrou Bah,
Elhadj Mamadou Badrou Bah

Prières, lecture du saint coran, récitation de cantiques et d’invocations, ce sont les actes qui ont caractérisé la célébration de la plus importante nuit chez les musulmans à Labé. La mobilisation était particulièrement importante dans la grande mosquée de la ville, où des actes d’adoration ont eu lieu durant toute la nuit.

Dans son sermon de circonstance, le grand imam de Labé, Elhadj Mamadou Badrou Bah, a rappelé aux fidèles les vertus de la nuit du destin et de l’importance de la célébrer. Il a cité notamment un verset du coran qui dit que la récompense de quelqu’un qui adore Dieu pendant cette nuit est meilleure à celle d’une adoration de 1000 mois, invitant les uns et les autres à redoubler d’ardeur pour avoir la récompense de Laylat al-Qadr.

L’imam a exhorté aussi les musulmans à s’acquitter de l’aumône de la rupture (Zatat al-Fitr) et à continuer les bonnes pratiques qu’ils sont en train de faire actuellement après le mois de Ramadan.

préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah,
Elhadj Safioulaye Bah

Au nom des autorités de la ville (le gouverneur, le préfet et le maire, tous présents à la cérémonie), le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, a remercié les fidèles musulmans pour leur mobilisation massive afin de célébrer cette nuit.

Il a demandé aux citoyens de Labé de cultiver la paix et l’amour entre eux. Car, dit-il, beaucoup de projets de développement sont en vue pour Labé, mais sans l’amour et l’entente entre les fils et filles de la ville, il sera très difficile de mettre en œuvre ces projets.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Célébration de Laylat al-Qadr : « chacun de nous, là où il est assis, est entouré des anges »

2 juin 2019 à 4 04 23 06236

A l’image des autres mosquées de Conakry, celle de Bantounka 2 (Cosa) a enregistré une forte mobilisation des fidèles musulmans à l’occasion de la célébration de Laylat al-Qadr (la nuit du destin). Ce fut un moment de rassemblement, de lecture du saint coran, de partage de plats ainsi que de prières et bénédictions pour la paix, la quiétude sociale et de raffermissement des relations de bon voisinage, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ils sont nombreux, les fidèles musulmans, à avoir rallié cette mosquée pour célébrer la nuit la plus importante dans l’islam. Après plusieurs actes d’adoration individuels, l’heure est venue à la lecture du saint coran en groupe. Mais, avant d’entamer cette phase, aux environs de 1 heure du matin, Elhadj Abdoulaye Diallo, 3ème imam de ladite mosquée, s’est adressé aux fidèles présents. Il a expliqué l’importance de célébrer cette nuit mais aussi de lire très bien le coran.

« Nous voulons lire le coran comme nous le recommande notre religion. Pendant cette lecture, sachez que Dieu enverra plusieurs de ses anges vers nous pour nous écouter et rapporter l’information au créateur, pour dire que telle personne et telle autre ont lu ton coran. Chacun de nous, là où il est assis, est entouré par ces anges qui ne liront pas comme nous, mais qui nous écouterons attentivement et prendront note. D’où l’importance de bien lire. Il ne s’agit de lire pour lire, mais de lire correctement. Le coran n’aime pas la mauvaise lecture », a-t-il conseillé.

Le coran a été partagé entre les fidèles présents et lu par deux fois dans cette mosquée. S’en est suivie la récitation de cantiques qui a duré jusqu’à l’aube. Au même moment, d’autres poursuivaient, de façon individuelle, différents actes de dévotion dans le but d’avoir une meilleure récompense.

Il faut rappeler que le prophète Mohamed (PSL) avait indiqué que la nuit du destin se trouve dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Et, selon le coran quelqu’un qui adore Dieu durant cette nuit aura une récompense meilleure à celle de quelqu’un qui a adoré Dieu pendant plus de mille mois. C’est pourquoi, les fidèles musulmans du monde entier s’activent à rechercher cette nuit à travers des actes d’adoration.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kankan : la nuit du Destin célébrée dans la ferveur

2 juin 2019 à 4 04 16 06166

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde et de la Guinée, les fidèles musulmans de la commune urbaine de Kankan ont fêté Laylatoul Ghadri, ou la nuit du Destin, dans la nuit du vendredi 30 mai au samedi 1er juin 2019. C’est avec beaucoup d’engouement que les fidèles se sont mobilisés pour implorer la miséricorde de Dieu, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans les nombreuses mosquées de la ville de Kankan, la mobilisation était de mise. Dès 22h, les fidèles musulmans ont pris d’assaut ces lieux de culte en vue de s’acquitter de ce devoir à travers des prières, la lecture du saint Coran et autres invocations.

Elhadj Sékou Sanoh

Au niveau de la grande mosquée du quartier Sogbè, il n’y avait pas de passage aux environs de 22 heures. Le grand imam, Elhadj Sékou Sanoh et sa suite ont livré un sermon plein de sagesse. « La nuit de Laylatoul Ghadri a beaucoup d’importance, c’est une grande nuit, c’est un cadeau que le tout puissant a donné aux musulmans. Quand tu la pries comme il le faut, tu auras la récompense de plus de 80 ans d’adoration. Le prophète Mohamed (PSL) a cherché la nuit du destin durant les 10 premiers jours du mois de ramadan. Il ne l’a pas eue, il l’a encore cherchée durant les 10 deuxièmes jours, en vain. Mais, c’était lors des 10 derniers jours qu’il l’a enfin eue. Si tu pries bien cette nuit, c’est plus que mille mois d’adoration », a dit Elhadj Sanoh.

Plusieurs musulmans ont passé la nuit dans les mosquées, consacrant leur temps à implorer la grâce Divine pour que leurs péchés soient effacés par le Tout puissant Allah. C’est le cas de Sékou Condé, citoyen de Kankan.

Sékou Condé

« Dieu merci, j’ai arrêté toutes mes occupations actuellement pour que je gagne les récompenses de la nuit du Destin. On a beaucoup de pêchés, pourtant nous n’avons pas longue vie. Je demande aux musulmans de se concentrer. On doit demander pardon à Allah et se repentir avant de mourir. Ceux qui boivent de la bière, ceux qui forniquent peuvent prendre une décision cette nuit de ne plus refaire ces choses-là, pour qu’ils puissent avoir la récompense de cette nuit », a-t-il conseillé.

Du côté de la mosquée du quartier Gare, c’est le même engouement, la même ferveur religieuse qui prévalait. Pendant plusieurs heures, de 1h à 4h, les fidèles ont fait la prière surérogatoire avec à la clef des sermons et des bénédictions.

A la fin de la prière, l’imam Mahmoud Condé est revenu sur le message véhiculé à l’endroit des musulmans. « Durant cette nuit, nous avons parlé de l’importance de Laylatoul Ghadri parce que c’est une nuit qui est plus importante que mille mois d’adoration. On leur a dit de mettre de l’énergie parce que c’est au cours de cette nuit qu’Allah établie le programme pour l’année prochaine : les personnes qui auront de l’argent, celles qui mourront et ceux qui naitront. Donc, si tu viens implorer la clémence du tout puissant, il te pardonnera parce que tu ne sais pas si tu feras partie de ceux qui mourront. On leur a dit ça », a-t-il dit.

A rappeler qu’il n’y a pas eu de prière à la grande mosquée de Kankan, située au quartier Timbo, pour des raisons qu’on ignore.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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