Fria : les femmes suspendent la manifestation contre Gnalen Condé

6 juin 2019 à 23 11 40 06406

Campées dans l’enceinte du bloc administratif de la préfecture durant tout au long de la journée de ce jeudi, 06 juin 2019, les femmes en colère qui exigeaient le départ sans délai, ni condition du préfet Hadja Gnalen Condé, ont fini par suspendre leur manifestation, tout en rejoignant leurs différents domiciles, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Les femmes manifestantes qui ont battu le pavé hier et aujourd’hui pour demander le départ du préfet Gnalen Condé ont fini par quitter l’enceinte du bloc administratif de la préfecture où elles régnaient en maitresses des lieux.

Après une première tentative ratée par Aboubacar Makhissa Camara, qui avait appelé au téléphone en demandant aux femmes de quitter les lieux, il a finalement décidé de se présenter devant elles pour leur parler en face. Après des heures d’échanges, les femmes manifestantes ont fini par libérer l’enceinte du bloc administratif de la préfecture.

Devant elles, le directeur national des impôts a rappelé que « c’est seulement le président de la République qui peut signer un décret pour nommer ou enlever un préfet… C’est pourquoi, nous vous demandons de quitter la cour de la préfecture et de rentrer chez vous. C’est vous qui l’avez élu président de la République ; donc, restez derrière lui. Il va trouver une solution à ce problème ; mais, nous vous demandons de rester calme », a-t-il plaidé.

Peu après cette sensibilisation, au moment même où la délégation se retirait de la foule, les manifestantes également rangeaient leurs affaires pour quitter l’enceinte du bloc administratif de la préfecture.

Désormais, les regards de ces femmes manifestantes sont tournés vers le professeur Alpha Condé dans le secret espoir qu’il ne tardera pas à révoquer Gnalen Condé de ses fonctions. Et si tel n’est pas le cas, les manifestantes n’excluent pas de reprendre leur mouvement de protestation. En attendant, madame Gnalen Condé et son équipe pourront avoir accès à leurs bureaux dès demain, vendredi 07 juin 2019.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Sékou Benna Camara du RPG-AEC contre un 3ème mandat : le communiqué du FNDC

6 juin 2019 à 22 10 32 06326
Honorable Sékou Benna Camara

Le FNDC prend acte de la position exprimée du député Sékou Benna Camara du groupe parlementaire RPG_Arc_En_Ciel contre le coup d’État constitutionnel en planification pour un 3eme Mandat en faveur de Alpha CONDE.

Cet acte de patriotisme de cet élu du peuple mérite d’être salué.

Par ailleurs, le FNDC lance un appel aux cadres et militants du RPG_Arc_En_Ciel de choisir la nation et de s’inscrire dans le livre d’or de l’histoire en refusant de s’associer à tout projet de confiscation du pouvoir pour servir l’intérêt d’une personne au détriment de celui de la nation.

Conakry le 6 juin 2019

Le responsable des opérations

Ibrahima Diallo

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Fête du Ramadan : deux jours après, les écoles toujours boudées par les élèves

6 juin 2019 à 22 10 24 06246

La fête marquant la fin du Ramadan continue d’impacter les écoles de Conakry. Deux jours après la célébration de cette fête musulmane, les cours n’ont toujours pas repris dans les écoles de la capitale, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu au lycée Senghor et au collège Yaguine et Fodé de Yimbaya, dans la commune de Matoto.

Ce jeudi, 06 juin 2019, l’ambiance est comme celle d’un jour férié au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya. Les élèves et les enseignants sont absents, les salles de classe sont vides.

Mamadi Kanko Keita

Selon le censeur de l’établissement, Mamady Kanko Keïta, cette situation s’explique par la célébration de la fête du Ramadan. « On a fêté mardi, les cours devraient reprendre normalement le lendemain, c’est-à-dire hier mercredi. Mais comme d’habitude, les élèves, après la fête, se donnent un petit congé. Hier, les professeurs étaient venus, l’encadrement était sur place, mais il n’y avait pas d’élèves. Même aujourd’hui encore c’est le même constat qui est là. On les attend généralement le lundi. Il y a quelques élèves de la 11ème année et de la terminale qui viennent mais qui ne sont pas nombreux », a-t-il dit.

Le responsable souligne tout de même que ces quelques jours d’absence ne vont pas trop affecter l’année scolaire puisque son école est à 95% de l’exécution des programmes scolaires, à trois semaines de la date prévue pour l’arrêt des cours.

Alhassane Kaba

En terminale Sciences Mathématiques, une poignée d’élèves suivait un cours de révision en Mathématiques avec leur professeur. En terminale Sciences Expérimentales, seul Alassane Kaba et une autre élève étaient présents dans la salle. Cela fait deux jours qu’ils viennent à l’école sans faire cours. « Moi, depuis hier, je viens à l’école. Si je trouve que les professeurs donnent cours, je suis, s’ils ne donnent pas, je révise avec mes collègues pour préparer le Bac qui arrive. Donc, je dois travailler beaucoup pour être admis », a dit Alassane Kaba.

Au collège Yaguine et Fodé, tout près du lycée Senghor, le constat est le même. Aux environs de 11 heures, aucun élève n’était visible ni dans la cour, ni dans les salles de classe. Pourtant, le personnel enseignant et les membres de la direction étaient tous présents.

Aloko Doré

Interrogé sur cet état de fait le principal dudit collège, Alécau Doré, indique qu’un petit groupe d’élèves était venu le matin à l’école Mais vu leur nombre, il a dû les libérer. « Vous savez, la fête vient de se passer. Et, le plus souvent, quand il y a des évènements de ce genre, les élèves ne viennent pas pendant trois jours, alors que les cours devaient reprendre le lendemain de la fête. Mais, pour ce qui est de l’exécution des programmes, nous sommes presque vers la fin. A la 89ème semaine, on était à 73%, et c’était au mois de mai.

Donc aujourd’hui, suite à une lettre circulaire qu’on a reçue par rapport aux évaluations finales, nous avons tenu une réunion pour préparer les compositions de fin d’année. Pour les préparatifs de ces évaluations, nous avons parlé des dispositions à prendre pour leur bon déroulement », a annoncé le principal du collège Yaguine et Fodé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Mort d’un jeune à Kankan : les services de sécurité accusés

6 juin 2019 à 19 07 42 06426

Des jeunes chauffeurs de taxis et leurs apprentis ont repêché le corps d’un des leurs dans les profondeurs du fleuve Milo à Kankan, ce jeudi 6 juin 2019 à 12 heures. Selon des informations recueillies sur place, Amadou Condé a été pourchassé par des agents vers 9 heures. C’est en tentant de s’échapper avec un de ses amis que la victime est tombée dans l’eau avant de mourir par noyade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, répondant au nom d’Amadou Condé, est un chauffeur de profession, âgé de 27 ans. Selon nos informations, c’est en étant assis aux abords du fleuve Milo avec son ami, qu’ils ont aperçu un pickup avec des agents. Pris de peur, les deux jeunes gens ont essayé de se sauver pour ne pas se faire arrêter. Le premier est passé, mais le second a eu moins de chance.

Le rescapé, du nom de Moussa Diawara, est revenu sur ce qui s’est passé. « Quand on s’est rencontré ici, on s’est salué, il avait de la drogue. Il a un peu roulé. Après, il m’a dit que l’endroit-là est isolé, d’aller s’asseoir de l’autre côté. On est allé, on a causé, il m’a montré sa carte d’identité. Il s’appelle Amadou Condé. Son papa s’appelle Mamadou Condé. Après, les gendarmes sont venus, il a eu peur, on s’est tous jeté dans l’eau. Lui, il n’a pas pu nager. C’est Dieu qui m’a sauvé », a-t-il dit.

Pour sa part, Mohamed Camara, un autre témoin oculaire de la scène, a laissé entende que c’est la police qui est intervenue. « Nous, on était juste assis à côté, on a vu deux jeunes se jeter à l’eau. L’un a pu remonter, l’autre est resté, il s’est noyé. C’est le pick-up des policiers qui était garé. Après, deux agents sont descendus pour pourchasser les jeunes. Le pick-up a continué à Kankan Coura », a-t-il expliqué.

C’est aux environs de 12 heures que le corps sans vie d’Amadou Condé a été repêché du fond du fleuve par Mohamed Diakité, un jeune volontaire. « Quand moi je suis venu, j’ai trouvé des gens qui disaient qu’une personne est en train de se noyer. Après, je me suis déshabillé, je suis descendu le chercher. Je l’ai remonté. Mais malheureusement, il était mort déjà », a révélé le jeune homme.

Ces deux versions qui accusent la police et la gendarmerie ont été balayées d’un revers de main par les deux services.

Cette situation a irrité les jeunes qui ont pris le corps de la victime dans un cercueil pour le déposer devant le commissariat de la police. Sur les lieux, la situation a dégénéré. L’on a assisté à une pluie de cailloux contre du gaz lacrymogène. Les jeunes ont fini par battre en retraite.

Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Le calme est revenu, mais jusqu’au moment où on mettait cet article en ligne, l’identité du service descendu au fleuve Milo n’est pas encore connue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Fête de Ramadan : aucun accident de la circulation enregistré à Labé (Police)

6 juin 2019 à 19 07 08 06086

La police routière de Labé dresse un bilan satisfaisant de la célébration de la fête marquant la fin du Ramadan. Selon ce service de sécurité, aucun cas d’accident de la circulation n’a été enregistré à cette occasion dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les jours de fête sont des moments de joie qui se soldent souvent par de la tristesse à Labé. Une tristesse causée par le taux élevé d’accidents de la circulation enregistrés et qui font des blessés, des dégâts matériels et parfois même des morts. Mais cette année, la fête de Ramadan a dérogé à cette règle. Selon la police routière, aucun cas d’accident n’a été enregistré le jour de la fête et un seul a été enregistré le lendemain.

« Le jour de la fête, il n’y a pas eu d’accidents. C’est le lendemain que les gens qui partaient pour les salutations familiales faisaient de l’abus. C’est ce jour qu’un seul cas d’accident a été enregistré, la collusion entre deux véhicules aux environs de 3 heures du matin. L’un voulait éviter un trou et il est parti cogner la partie le véhicule qui venait en sens inverse.

Heureusement, on n’a pas enregistré de blessés, seulement les dégâts matériels ont été importants », a déclaré le colonel Tidiane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé.

Selon l’officier, « si vous voyez que cette fois-ci il n’y a pas eu assez d’accidents que l’année précédente, c’est dû au fait que la sensibilisation est comprise par les usagers. Ils ont compris qu’il ne faut pas rouler, ivre, et qu’il faut respecter le code de route. Le service de sécurité routière de Labé se félicite de ce constat ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fête de Ramadan : 4 personnes arrêtées à Siguiri pour n’avoir pas respecté les consignes des autorités

6 juin 2019 à 18 06 10 06106

Comme c’est le cas très souvent, le jour de la célébration de la fête marquant la fin du Ramadan n’a pas fait l’unanimité cette année encore en Guinée. Des habitants de certaines localités du pays ont décidé de fêter mercredi au lieu de mardi, jour officiel de la fête. Et, cela a donné lieu à des arrestations à Silabada, district de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les quatre personnes interpellées sont : l’imam, le muezzin, le président du district et son adjoint. Leur interpellation est intervenue après la prière marquant la fête du Ramadan, organisée hier mercredi, 05 juin 2019 dans la localité. Ils sont accusés d’avoir désobéi aux autorités religieuses du pays, qui ont annoncé la célébration de cette fête le mardi, 04 juin.

« C’est une désobéissance aux autorités du pays, on ne peut avoir un Etat dans un Etat, les autorités ont annoncé que la fête de l’Aïd El Fitr sera célébrée le mardi. Ce jour, ils ont jeûné pour fêter le mercredi. Nous avons interpellé donc 4 personnes, elles seront attendues sur procès-verbal, elles vont expliquer devant la justice. Car la Guinée est un État unitaire », a déclaré Namory Doumbouya, sous-préfet de Doko.

Les quatre personnes sont détenues actuellement à la gendarmerie de Siguiri, où elles seront entendues avant d’être déférées en justice.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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FESABAG : la justice annule l’exclusion de Marie Ivonne Coumbassa et Cie

6 juin 2019 à 17 05 01 06016

Le feuilleton judiciaire qui opposait la Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Micro-finance de Guinée(FESABAG), représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Sow, à Marie Yvonne Coumbassa et Cie, a pris fin ce jeudi, 6 juin 2019. Le tribunal civil de Kaloum a rendu sa décision en annulant l’acte de suspension et d’exclusion de trois syndicalistes des rangs de la FESABAG, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, madame Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé, tous membres de la FESABAG, se sont vus suspendre puis exclure de ladite structure par le camp du secrétaire général, Abdoulaye Sow. Après cet acte, les trois personnes concernées ont tout d’abord assigné la FESABAG au tribunal de travail à Mafanco. Mais, ce tribunal s’est déclaré incompétent à juger de cette affaire. Par après, les trois compagnons d’infortune ont saisi le tribunal civil de Kaloum pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Dans leur plainte, ils ont demandé au tribunal l’annulation de l’acte de suspension et d’exclusion pris par la FESABAG à leur encontre. Le tribunal civil de Kaloum s’est par la suite déclaré compétent pour entendre la cause de toutes les deux parties et cela, après plusieurs tractations et arguments contradictoires entre les deux parties aux procès.

Ainsi, après plusieurs audiences, le tribunal civil présidé par madame Mariama Doumbouya, a annulé ce jeudi, 6 juin 2019, l’ensemble des décisions et actes pris par la FESABAG contre Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé.

Par cette décision, les trois personnes concernées vont désormais réintégrer la structure.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Décès de Boukariou Baldé à Labé : ce qui s’est passé au service réanimation (témoin)

6 juin 2019 à 16 04 11 06116
Mme Kadiatou Diallo, citoyenne de Labé

La mort du jeune étudiant, Amadou Boukariou Baldé le 31 mai dernier, sous l’effet des violences à lui infligées par des agents des forces de l’ordre au centre universitaire de Labé, a créé l’émoi à travers la Guinée. Les parents de la victime dénoncent une négligence de la part des services de santé qui n’ont pas suffisamment joué leur rôle pour tenter de sauver la vie du jeune étudiant, arraché à l’affection des siens à la fleur de l’âge.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce jeudi, 06 juin 2019, madame Diallo Kadiatou, venue aux urgences de l’hôpital régional de Labé juste après la bastonnade du jeune homme, est revenue sur ce qu’elle sait de cette triste nouvelle.

Guineematin.com : vous êtes un des témoins des faits qui ont eu lieu à Labé, en tout cas de ce qui s’est passé à l’hôpital. Dites nous ce que vous en savez.

Kadiatou Diallo : c’est ma sœur qui vit à Conakry qui m’a appelé ce jour-là pour m’informer qu’Amadou a eu des problèmes. Aussitôt, j’ai appelé son numéro mais c’est un étudiant qui a répondu. Il m’a dit qu’Amadou est aux urgences de l’hôpital régional de Labé. Je suis allée là-bas directement. Quand je suis arrivée, on m’a fait savoir qu’Amadou était à la réanimation.

Guineematin.com : aviez-vous pu le voir ? Est-ce qu’il était conscient ?

Kadiatou Diallo : oui j’avais pu le voir. Il y avait les étudiants qui m’ont dit qu’on ne leur a pas permis de voir Amadou depuis qu’il est entré dans la salle de réanimation. Je suis allée taper à la porte. Quand ils ont ouvert, je leur ai dit que j’étais le seul parent qu’Amadou avait à Labé. Je suis rentrée, je l’ai vue là où il était couché. Mais, ils l’ont battu à mort. Quand je suis entré, il n’était pas conscient. Il arrivait difficilement à respirer. Ensuite, les médecins m’ont dit de payer le traitement qu’ils venaient de faire. Je leur ai répondu de me donner l’ordonnance d’abord pour que j’aille acheter les produits qu’ils avaient prescrits. Ça, c’est les médecins de la réanimation. Il y a eu tiraillement entre eux et moi. J’ai insisté, j’ai pris l’ordonnance pour aller acheter les produits à la pharmacie derrière l’hôpital. Par après, quand je leur ai remis les produits, ils ont continué à réclamer les frais du traitement qu’il a eu avec eux. C’était un antibiotique et une perfusion qui ont coûté 165 mille francs guinéens.

Guineematin.com : dans vos échanges avec les étudiants, est-ce qu’ils vous ont dit qui est à l’origine de la mort d’Amadou Boukariou Baldé ?

Kadiatou Diallo : les étudiants m’ont dit qu’Amadou avait fini de faire la prière du vendredi. Il était avec un de ses amis là-bas. Selon son ami, c’est les gendarmes qui l’ont sérieusement battu. Après, ils l’ont envoyé dans un centre là-bas, à Hafia pour les premiers soins. D’après les étudiants, ces sont les gendarmes qui ont fait ça.

Guineematin.com : on a appris aussi que pour transporter Amadou des urgences pour Conakry, il y a eu des soucis avec l’ambulance. Qu’en savez-vous, puisque vous étiez là ?

Kadiatou Diallo : quand je suis arrivée à l’hôpital, j’ai vu son état, je leur ai dit de l’évacuer immédiatement. Ils m’ont dit d’attende jusqu’au lendemain, le samedi. J’ai insisté en disant qu’il faut l’évacuer, surtout que ses parents avaient bougé de Conakry pour Labé, ils étaient au niveau de Coyah. Je leur ai dit qu’avec son état, je préférais qu’on l’évacue. Cela pouvait aussi permettre aux parents de se limiter à Coyah. Les médecins ont persisté en disant qu’il va passer la nuit à Labé.

Guineematin.com : à quelle heure ont-ils décidé de partir pour Conakry ?

Kadiatou Diallo : c’est aux environs de 21 heures. Mais, le petit était déjà mort. Les ambulanciers n’ont pas été sincères avec nous. Je leur avais dit de me laisser partir avec eux. Ils m’ont dit que comme ses parents sont en route, de leur donner leurs numéros de téléphone. J’ai pris le numéro du papa d’Amadou pour leur donner. A cet instant, quand j’ai appelé le papa, il m’a dit qu’ils étaient à la sortie de Mamou. Je leur ai dit de descendre à Dalaba pour attendre l’ambulance qui s’apprêtait à quitter Labé. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai rappelé l’ambulancier pour lui dire de prendre les parents du jeune homme à Dalaba. Mais, ils sont venus pour passer sans chercher quoi que ce soit. Ils ont continué leur chemin, sans même appeler la famille pour leur dire qu’ils ne vont pas s’arrêter. Les parents ont passé la nuit là-bas. Ils ont restés jusqu’à une heure du matin aux abords de la route. C’est à cette heure qu’un étudiant les a hébergés à Dalaba.

Guineematin.com : que retenez-vous du jeune Amadou ?

Kadiatou Diallo : c’était comme un frère pour moi. Je l’ai vu grandir ici à Cosa. Il n’avait pas de problèmes. C’était un enfant qui avait de l’avenir.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Siguiri : les enseignants contractuels menacent de boycotter les examens nationaux

6 juin 2019 à 15 03 55 06556

Recrutés en début d’année pour pallier l’absence des titulaires qui étaient en grève, les enseignants contractuels continuent de se battre pour leur intégration à la fonction publique. Ceux de Siguiri menacent même de boycotter les examens nationaux de cette année si le gouvernement refuse de les engager jusque-là, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après avoir mené plusieurs démarches sans succès, les enseignants contractuels d’Etat de Siguiri ont tenu une assemblée générale ce jeudi, 06 juin 2019, pour plancher autour de leur revendication. Au cours des échanges, Dourah Keïta, le coordinateur préfectoral de la structure qui défend la cause de ces contractuels d’Etat, a appelé ses collègues à rester mobilisés pour continuer le combat. Il n’exclut pas, au cas échéant, de boycotter les examens nationaux à venir.

« Nous avons un gouvernement qui ne fait que nous diviser pour gagner, restons unis jusqu’à notre engagement à la fonction publique. Nous avons rencontré le ministre plusieurs fois, les sages de Kankan, il paraît que le président sera à Kankan le 8 juin, nous voulons le rencontrer en personne ce jour. Nous ne voulons plus de promesses, nous voulons être engagés. Si rien n’est fait d’ici le mois juillet, les examens nationaux seront boycottés à Siguiri », a-t-il prévenu.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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GAC, première compagnie minière à adhérer à la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats de la Guinée

6 juin 2019 à 15 03 42 06426

Conakry, le jeudi 6 avril 2019 —- Guinea Alumina Corporation S.A (GAC), l’un des chefs de file de l’industrie minière en Guinée, et la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats (BSTP) sont fières d’annoncer l’adhésion de GAC à la BSTP, l’outil de promotion du contenu local en Guinée. GAC devient ainsi la première compagnie minière à s’inscrire comme acheteur sur cette plateforme de référence.

La BSTP est une plateforme qui met en relation les entreprises guinéennes en quête de marché et les grandes entreprises évoluant en Guinée. Inversement, la BSTP recense les fournisseurs locaux compétents, capables de fournir des biens et services de qualité aux grandes entreprises enregistrées comme acheteurs, et facilite ainsi pour elles un meilleur accès aux appels d’offres des sociétés minières. « GAC est heureuse d’adhérer à cette plateforme et ainsi contribuer à la promotion du contenu local et au développement d’un secteur privé guinéen dynamique. Dès qu’une entreprise locale répond aux normes et exigences des cahiers de charges, elle est immédiatement privilégiée par rapport aux fournisseurs étrangers. Cette plateforme facilitera notre mise en relation avec des fournisseurs locaux et leur permettra de se faire connaître et de se faire valoir, » a dit Malick N’Diaye, Directeur Général Adjoint de GAC.

À son tour, le Directeur Général de la BSTP, Ibrahima Abe Diallo, a déclaré : « La Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats salue l’engagement de GAC à contribuer au développement des PME guinéennes. Cette adhésion offre aux fournisseurs locaux inscrits à la BSTP l’opportunité de consulter les appels d’offres émis par GAC et de soumissionner en temps réel. Nous invitons aussi les autres sociétés à adhérer à la Bourse pour participer à l’amélioration de la compétitivité des PME locales et à accroître leur impact sur l’économie nationale ».

Ahmed Keita, Chef de Cabinet du Ministre des Mines et de la Géologie, a souligné que : « cette signature est une étape importante dans l’histoire de la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats, car elle marque le début de la concrétisation de la politique de promotion du contenu local dans le secteur minier. La vision du Président de la République, le Professeur Alpha Condé, est non seulement de faire du contenu local une réalité, mais aussi de maximiser les retombées socio-économiques des investissements pour diversifier notre économie et améliorer le niveau de vie des guinéens ».

À propos de la BSTP

La Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats est une association à but non lucratif créée par le Gouvernement de la République de la Guinée avec l’assistance technique et financière de la Société Financière Internationale (IFC), filiale de la Banque Mondiale, et le secteur privé. Elle est dotée d’un conseil d’administration dont les membres sont issus du secteur privé, des associations socio-professionnelles, des partenaires techniques et financiers, et du gouvernement.

La BSTP a pour mission de :

  • Mettre à la disposition des entreprises locales et grandes entreprises ou multinationales des informations sur les appels d’offres, les produits et services disponibles sur le marché ;
  • Mettre en relation les investisseurs, les partenaires au développement et autres acteurs du système économique avec les entreprises et PME locales ;
  • Renforcer les capacités des PME locales en organisant et en facilitant des sessions de mise à niveau ;
  • Faciliter l’accès des PME locales aux prêts bancaires et aux programmes de financement des organismes de soutien ;
  • Contribuer au transfert de compétences, de savoir-faire et de technologie et à d’autres initiatives visant à améliorer la compétitivité des entreprises nationales.

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, une des plus grandes sociétés productrices d’aluminium au monde. EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Corporation of Dubaï. Elle exploite des alumineries à Dubaï et à Abu Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

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Kankan : vive tension suite à la mort d’un jeune homme dans le fleuve Milo

6 juin 2019 à 14 02 57 06576

La tension est vive ce jeudi après-midi, 06 juin 2019, à Kankan entre des jeunes surchauffés et des agents commissariat central de la police. Tout est parti de la découverte du corps sans vie d’un jeune homme aux abords du fleuve Niger. Il aurait été pourchassé par les agents avec un autre avant de tomber dans le fleuve, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, deux jeunes gens, supposés être des consommateurs de chanvre indien, ont été pourchassés par les agents de la police. Si le premier a réussi à traverser le fleuve Milo, il n’en a pas été le cas du second qui est tombé dans l’eau avant de perdre la vie, apprend-on.

C’est devant cette situation que des jeunes gens, très remontés, ont pris le corps de la victime dans l’après midi de ce jeudi pour se diriger vers le commissariat central de police. Il s’en est suivi un violent échange de cailloux et de gaz lacrymogène. C’est fut la débandade aux environs de 14 heures.

Les jeunes ont laissé le corps dans un cercueil dans les locaux du commissariat.

A suivre !

Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Soupçons de corruption : le président de la CAF interpellé à Paris (médias)

6 juin 2019 à 14 02 00 06006

Le malgache Ahmad Ahmad, président de la Confédération Africaine de Football, a été interpellé dans la matinée de ce jeudi, 06 juin 2019 à Paris, rapportent nos confrères de Jeune Afrique. Des soupçons de corruption sont à l’origine de cette arrestation du puissant président de l’instance dirigeante du football africain, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos confrères, monsieur Ahmed a été interpellé « ce jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF) ».

Jeune Afrique ajoute que l’interpellation d’Ahmad Ahmad « serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer. Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros) ».

Dans ce dossier, il y a quelques semaines, le patron du foot africain avait pourtant laissé entendre que « toutes les décisions ont été prises de manière collégiale et transparente ».

Il faut rappeler que cette interpellation de monsieur Ahmad intervient au lendemain de la tenue dans la capitale française du congrès de la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial, qui a vu la réélection du président Gianni Infantino.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation contre le préfet de Fria : des élèves rejoignent le mouvement

6 juin 2019 à 13 01 55 06556

La manifestation, reprise hier mercredi, 05 juin 2019 à Fria par un groupe de femmes qui exige le départ de leur préfet, commence à prendre de l’ampleur. Les femmes ont, en effet, bénéficié du soutien de plusieurs enfants, dont des élèves qui ont rejoint la manifestation ce jeudi, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

La tension est palpable tout comme la méfiance, ce jeudi, dans la ville industrielle de Fria, où les activités sont paralysées. Cela, en raison de la manifestation relancée hier, mercredi, par un groupe de femmes qui réclame le départ sans délai ni condition de leur préfet, Hadja Gnalen Condé.

Ce jeudi matin, les manifestantes ont investi la cour de la préfecture avec des slogans hostiles à madame le préfet. Un peu plus tard, elles ont bénéficié du soutien de plusieurs élèves, dont certains en tenue scolaire, qui ont rejoint la manifestation. Ces enfants sont sortis avec des pancartes sur lesquels sont écrits des slogans comme : « Gnalen Condé Zéro ; Départ de Gnalen Condé ».

Pour le moment, cette manifestation se déroule sans incident, sous l’œil vigilant des policiers et gendarmes qui sont postés à la rentrée du bloc administratif préfectoral.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fête de Ramadan : plusieurs accidents recensés dans les hôpitaux de Conakry

6 juin 2019 à 13 01 22 06226

Contrairement au bilan fourni hier par la police et qui faisait état de quelques cas d’accidents moins graves à Conakry, certains hôpitaux de la capitale visités ce jeudi, 06 juin 2019 par un reporter de Guineematin.com, relèvent de nombreux accidents, dont certains graves. C’est notamment l’hôpital sino-guinéen de Kipé et le centre médical Mères et Enfants, situé à Kaporo-Rails.

A l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé, Dr Lansana Kourouma, chef de service des urgences, a confié que les 4 cas d’accidents ont été enregistrés le jour de la fête. « Effectivement, le jour de la fête, nous avons reçu 4 cas d’accidents. Des accidents graves qui ont nécessité une prise en charge dans le service des soins intensifs de l’hôpital. Heureusement, il n’y a pas eu de mort jusqu’à maintenant », a-t-il annoncé.

Selon lui, sur ces quatre accidents, trois impliquent des motos uniquement et le quatrième a eu lieu entre un véhicule et une moto. « Pour le moment, les victimes sont aux soins intensifs et il n’y a pas eu de cas de morts. Les victimes ont toutes eu des traumatismes crâniens graves et voilà pourquoi ils sont aux soins intensifs. Ce matin même lors de la réunion du staff technique de l’hôpital, on a parlé de l’un d’entre eux qui doit être transféré vers la structure de neurochirurgie parce qu’il n’est plus dans un état de coma », ajoute Dr Kourouma.

Le responsable des urgences de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne a profite de l’occasion pour remercier la direction de son hôpital, et à travers elle, le ministère de la santé qui aurait tout mis à leur disposition pour la prise en charge des cas d’accidents liés à la fête.

Au centre Mères et Enfants de Kaporo-Rails, situé sur la transversale Kipé-Bambéto, Dr Alpha Oumar Diambouria Diallo a fait savoir que l’hôpital a enregistré neuf (9) cas d’accidents le jour de la fête et le lendemain. « Au total, pendant les deux jours (avant-hier mardi et hier mercredi, ndlr) nous avons enregistré au moins 9 cas d’accidents de la circulation. La majorité des cas touche la couche juvénile et est causée principalement par l’état d’ivresse », a-t-il indiqué.

Selon lui, toutes les victimes de ces accidents ont eu des traumatismes crâniens et des plaies qui ont nécessité des prises en charge. « Contrairement aux années antérieures, cette fois-ci, les traumatismes n’ont pas entraîné de perte de connaissance, mais il y a eu des plaies et des fractures ».

Même s’il note une réduction des cas par rapport aux années précédentes, Dr Alpha Oumar Diambouria Diallo invite encore la jeunesse à éviter la consommation de l’alcool. Il déplore également le manque de communication entre les structures sanitaires privées et les services de sécurité qui, dit-il, ne prennent souvent pas en compte les données des cliniques dans leurs rapports.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Fria : les femmes investissent à nouveau la cour de la préfecture pour exiger le départ de leur préfet

6 juin 2019 à 13 01 00 06006

Quelques semaines après la première manifestation contre madame le préfet de Fria qui s’était soldée par des blessés et plusieurs dégâts matériels, les tensions refont surface dans la ville industrielle. Les femmes sont sorties à nouveau pour exiger le départ de Hadja Gnalen Condé de la préfecture, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

La médiation du gouverneur de Boké avait permis de faire fin au premier mouvement, mais n’a pas permis de résoudre définitivement le problème. Insatisfaites des conclusions de cette médiation, les femmes qui réclament le départ de madame le préfet de Fria, Hadja Gnalen Condé, sont descendues une nouvelle fois dans la rue pour se faire entendre.

Les manifestantes accusent la première autorité de la préfecture d’avoir détourné des frigos destinés aux femmes, favoritisme dans le recrutement dans l’armée et à l’usine de Rusal Friguia, détournement des frais de transport des femmes qui ont été à la réception du président Alpha Condé à Kindia, mais aussi son immixtion dans la gestion de la MUFFA de Fria.

Dans la journée du mercredi, 05 juin 2019, elles sont allées investir la résidence de madame le préfet. Ce jeudi matin aussi, les manifestantes ont décidé d’occuper, comme elles avaient fait pour la première fois, la cour du bloc administratif préfectoral jusqu’à la satisfaction de leur revendication, qui est le départ de Gnalen Condé. Et, elles promettent de camper sur place tout le temps qu’il faudra.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, les manifestantes sont dans la cour de la préfecture, empêchant le travail sur les lieux. Le préfet et les travailleurs de la préfecture restent donc à la maison.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Relance de la mine de Forécariah par Ashapura : les retombées pour la Guinée, selon le ministre des mines

6 juin 2019 à 12 12 50 06506

La société Ashapura Guinea ressources SARL a repris le projet de Forécariah Guinea Mining SAU, société qui était mise en liquidation. Le contrat d’acquisition de ce projet par cette société indienne a été signé hier mercredi, 05 juin 2019, à Conakry. C’est le ministre des Mines et de la Géologie et le Directeur général de Ashapura Guinea ressources SARL qui ont coprésidé cette cérémonie. L’objectif est de relancer la mine de Forécariah, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le projet de la société Forécariah Guinea Maning Mining SAU a été provisoirement déclaré insolvable le 28 septembre 2014. Le syndic FICADEX a été nommé liquidateur de la société Forécariah Guinea Mining, afin de procéder à la liquidation des actifs de la société. Au terme d’un appel d’offre compétitif, Ashapura, une société de droit indien, a été retenue comme entité pouvant reprendre le projet à travers une procédure de redressement judiciaire en vue de le développer. Ashapura a ainsi payé, dans le cadre de cette procédure, 25 000 000 de dollars.

Ousmane Sylla, expert-comptable, commissaire aux comptes de la société et syndic de liquidation,
Ousmane Sylla

A l’occasion de la cérémonie de signature de cette convention, Ousmane Sylla, expert-comptable, commissaire aux comptes de la société et syndic de liquidation, a indiqué que la principale mission qu’il a eu à mener dans le cadre de la réalisation de ce projet, a été « d’éviter de faire une liquidation classique, c’est-à-dire de vendre les bien individuellement.

Et, j’ai eu le soutien du département, du ministre, du secrétaire général et des autres, pour effectuer, trouver un repreneur potentiel. C’est pour cette raison, que ça a pris un certain temps. Et, il fallait intervenir aussi auprès de la population, pour leur expliquer la procédure que le cabinet avait à prendre. La population, les autochtones, ont compris et nous ont toujours soutenus pendant la période de négociation », a-t-il expliqué.

Sudheer Godobole, Directeur Général de la société Ashapura en Guinée,
Sudheer Godobole

De son côté, monsieur Sudheer Godobole, Directeur Général de la société Ashapura en Guinée, a commencé par dire sa joie de voir cette signature se concrétiser. Selon lui, sa société est présente en Guinée depuis 2016. « La première fois, nous avons signé avec l’Etat guinéen un contrat par rapport à l’exploitation d’un site minier de bauxite à HODA à Télimélé. Par rapport à la présente cérémonie de signature, elle ne concerne pas que la signature d’un contrat, mais il s’agit d’un engagement que nous prenons devant l’Etat guinéen sur ce que nous allons faire dans la réalisation de ce projet.

Après cette signature, la compagnie et le liquidateur, nous irons vers les communautés à Forécariah pour leur expliquer le planning que nous avons en vue, qui est celui de la réhabilitation du port de Konta. Ce projet ouvre un nouveau corridor à part le corridor de Boké et le corridor central de RUSAL à Kindia. Forécariah, c’est un nouveau corridor qui s’ouvre non seulement au fer, mais aussi à la bauxite, parce qu’il y a la bauxite dans cette zone. Donc, le port sera à multi-usage. Après la réhabilitation de ce port qui, avant n’exportait que du fer, nous exporterons la bauxite et d’autres minerais. La capacité va passer de 3 millions (avant) à 10 millions de tonnes par an », a-t-il annoncé.

Abdoulaye Magassouba

Pour sa part, le ministre des Mines et de la Géologie a dit que cette signature concerne différents accords qui portent sur les ententes qu’il y a eues pour la relance de la mine de Forécariah. « Nous avons accompagné le syndic de liquidation de la société Forécariah Guinea Mining dans ce processus et dans ses démarches de consultations. Nous lui avons signifié la priorité du Chef de l’Etat concernant cette mine de Forécariah, cette priorité, c’était la relance de la mine. Et, nous lui avons apporté notre disponibilité, notre appui dans le processus judiciaire de liquidation qui était en cours. Et donc, à l’issue de la mise à concurrence que le syndic a effectuée, une société, en l’occurrence Ashapura, a été sélectionnée.

Le syndic nous est revenu pour demander l’accompagnement de l’Etat, pour donner de la substance à ce projet-là en termes miniers. Parce qu’il y avait les équipements, les installations, les infrastructures mais la mine avait été récupérée par l’Etat. Donc, conformément aux instructions du président de la République, nous lui avons signifié que l’Etat allait accompagner le processus en mettant dans le paquet la mine de Forécariah.

Pour faire simple, nous avons exigé à ce que les actifs portuaires soient rendus à l’Etat en contrepartie de l’appui que l’Etat apportait en mettant à disposition l’actif minier. Et, c’est ce qui a été accepté par le syndic de liquidation après les procédures internes bien-sûr de consultations d’usages », a notamment expliqué Abdoulaye Magasouba.

Enfin, le patron du département des Mines et de la Géologie a dit que ce projet est important en ce sens « qu’il va non seulement permettre de créer de l’activité avec les emplois qui vont avec. Malgré la taille modeste de la mine, l’activité portuaire pourra quand-même apporter des bénéfices au niveau local. Au-delà de ces bénéfices-là, il y a aussi le fait que nous pourrons aussi produire le fer dans le cadre de la diversification de la production minière portée par le président Alpha Condé », a indiqué le ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Gaoual : 3 personnes dont un imam interpellées pour avoir fêté l’Aïd le mercredi

6 juin 2019 à 11 11 43 06436

L’imam de Boumméhoun, localité située dans la sous-préfecture de Kounsitel (Préfecture de Gaoual) et deux autres personnes ont été interpellés hier mercredi, 05 juin 2019. Cela, après avoir organisé la prière de la fête du Ramadan, au lendemain du jour officiel de la fête. Ils ont été conduits devant les autorités pour être entendus, a appris Guineematin.com auprès de plusieurs sources locales.

« J’ai appris que trois personnes dont l’Imam de Boumméhoun ont été arrêtées dans le district central de Kounsitel du fait d’avoir prié l’Aïd El Fitr le lendemain du jour officiel demandé par la ligue islamique nationale », a confié le maire de Kounsitel, l’Honorable Chérif Diallo, que nous avons joint au téléphone.

De son côté, le sous-préfet de Kounsitel, Sékou Kazaliou Fofana, a indiqué qu’il ne s’agit pas d’une arrestation, mais d’une brève interpellation juste pour donner des conseils aux trois personnes. « Il n’y a eu aucune arrestation à Kounsitel. Est-ce que si le secrétaire général de la ligue islamique au niveau national, le seul chargé et compétent des questions religieuses, demande de prier tel jour, on doit prier ou pas si l’on est musulman ? Celui qui ne prie pas à cette date, est-ce qu’il a respecté le principe religieux qui voudrait qu’on se soumette à la religion à travers les responsables religieux ?

Voilà autant de questions que nous leur avons posées devant le secrétaire général de la ligue islamique sous-préfectorale, Elhadj Oumar Diallo. Puisque chez nous, le pouvoir est déconcentré et décentralisé. Nous leur avons juste donné des conseils, ils sont rentrés chez eux », a dit le sous-préfet.

Une information confirmée par Boye Diallo, ancien président de CRD de Kounsitel et actuel conseiller à la mairie de cette commune rurale. « On leur a juste donné des conseils, ils sont rentrés chez eux depuis hier. Il leur a été signifié qu’on doit rester derrière les autorités religieuses. D’ici jusqu’à la Mecque, c’est la règle et personne d’autre ne doit la violer », souligne-t-il.

Selon le président du district de Kounsitel, Mamadou Alpha Condé, les trois personnes sont : « Mody Alpha Bensané, le doyen de la localité, son jeune frère, Kindy Diallo, le chef de secteur de Bensané pont, et Moussa Diallo, l’Imam qui a fait prier. Ils ont reçu des conseils et ont été avertis que pour la prochaine fois, s’ils récidivent, ils seront conduits à Gaoual, voire devant pour répondre de leurs actes ».

A noter que pour se défendre, les trois personnes interpellées ont déclaré devant les autorités, qu’elles n’ont pas entendu le communiqué passé par le secrétariat de la ligue islamique préfectorale de Gaoual, annonçant que la fête marquant la fin du Ramadan sera célébrée mardi.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kindia : un enseignant se donne la mort par pendaison à Damakhania

6 juin 2019 à 9 09 43 06436

Le corps sans vie d’un jeune enseignant, en état de décomposition avancée, a été retrouvé hier, mercredi 05 juin 2019, à Khaliakhori, district relevant de la sous-préfecture de Damakhania, dans la préfecture de Kindia. La victime s’est donné la mort par pendaison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

C’est dans une maison non achevée, située non loin du domicile familiale du défunt, que le corps de Charles Raymond Tolno, 27 ans, professeur de philosophie dans une école de la place, a été retrouvé. Le corps, en état de putréfaction, était encore pendu à l’aide d’une corde. Faya Ouendouno, un ami de la victime, a été l’un des premiers à faire cette horrible découverte. « J’’étais couché, lorsque j’ai été alerté par ma fille et son amie qui m’ont informé qu’il y a quelque chose qui sent mauvais dans une maison à proximité.

Etant père de famille, je me suis donné la peine d’aller voir. Arrivé là-bas, j’ai vu le corps que je n’ai pas pu reconnaître. Selon mes informations, la victime avait frappé sa maman et l’a blessée. Le lendemain, tout le monde était sous le choc du fait qu’il a frappé sa mère. Après, il est venu présenter des excuses. Il était même déshabillé. Donc depuis ce jour, je l’ai perdu de vue », témoigne Faya Ouendouno.

Après la découverte, Dr Koulidy, un médecin en service à l’hôpital régional de Kindia, s’est rendu sur les lieux pour faire un constat. Il conclut que Charles Raymond Tolno s’est effectivement donné la mort par pendaison. « C’est une réelle pendaison. Il avait ouvert la bouche, donc c’était une sorte de suffocation. Il était vraiment asphyxié, il ne pouvait plus s’en sortir. Et, ce ne pas une pendaison récente parce que le corps était en état de putréfaction avancé. Cela date de plus de 10 jours », a expliqué le médecin.

A côté du corps de la victime, une lettre a été retrouvée. Sur cette lettre, il est écrit ce qui suit : « Je suis vraiment désolé, mais c’est comme ça que le destin a décidé. Au fait, le pire est que le diable a tourmenté ma vie. Prions donc pour ne pas se faire tenter par le Satan. En bref, je demande pardon à tout le monde, surtout à ma maman et j’aime mes frères pour toujours ».

Le corps de Charles Raymond Tolno a été inhumé dans la localité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Manifestation contre la nouvelle Constitution : l’étape de Maférinya

6 juin 2019 à 9 09 35 06356

Les manifestations contre le projet de la nouvelle constitution se multiplient en République de Guinée. Dans la matinée de ce jeudi, 06 juin 2019, ce sont les populations de Maférinya, qui sont appelées à une protestation contre ce projet.

C’est en tout cas la nouvelle donnée par l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution qui a écrit à la mairie de la commune rurale.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette lettre d’information :

Lettre du FNDC MAFERINYAH

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Projet de nouvelle Constitution : Alpha Condé trahira-t-il les victimes de la démocratie ?

6 juin 2019 à 9 09 12 06126

De plus en plus de Guinéens s’expriment « Pour » ou « Contre » le projet d’une nouvelle Constitution de certains dignitaires du régime actuel qui souhaitent voir le président Alpha Condé mourir au pouvoir comme ses prédécesseurs du premier et deuxième régime.

Arrivé au pouvoir à la faveur du vote référendaire de 1958, Sékou Touré imposera une dictature sanglante sur la Guinée jusqu’à sa mort en 1984. Célébrée comme la vengeance du peuple par Dieu sur le dictateur, la mort du premier président de la Guinée indépendante avait ouvert la voie au premier coup d’Etat militaire en République de Guinée.

Porté au pouvoir par l’Armée, Lansana Conté ouvrira les prisons, les activités économiques étouffées par le tyran et même le multipartisme et offrira la démocratie au peuple martyr de Guinée. Mais, au cours des dix dernières années de son pouvoir, le deuxième président de la Guinée ne pouvait plus séduire, il était à bout de souffle et n’avait plus que la force publique pour se maintenir aux affaires. Pourtant, ses proches imposeront un nouveau référendum pour faire sauter les verrous sur la limitation de l’âge et du nombre des mandats présidentiels que la Constitution (Loi Fondamentale) « offerte » par le Général-Président avait rendus intangibles.

Pour le président Alpha Condé, ce sont les multiples sacrifices des démocrates Guinéens qui sont menacés. C’est le peuple de Guinée qui a lutté contre la junte militaire du CNDD pour offrir le pouvoir à l’ancien opposant historique, qui était d’ailleurs souvent absent du pays pendant ces durs moments de lutte. Contrairement aux deux premiers dictateurs, celui d’aujourd’hui n’est pas géniteur de la Constitution qu’il veut violer. Il a plutôt tiré profit des prérogatives obtenue sous le régime militaire et codifiées avant son élection en 2010.

Bref, si le président Alpha Condé essaie même de violer cette Constitution, au-delà du risque (très élevé) d’échec, il aura trahi la mémoire de toutes les victimes de la lutte pour la démocratie dans notre cher pays.

A suivre !

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