Abdoul Kabélé prévient Alpha Condé : « ils veulent vous conduire vers un destin regrettable »

7 juin 2019 à 18 06 24 06246
Maître Abdoul Kabélé Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) a réaffirmé son engagement à lutter contre les velléités de modifier la Constitution guinéenne pour qu’Alpha Condé s’éternise au pouvoir. Les animateurs de ce mouvement, composé d’acteurs politiques, de la société civile, d’artistes et de défenseurs des droits de l’Homme, ont tiré à boulets rouges sur les promoteurs d’une nouvelle Constitution.

Au cours de cette rencontre, on notait la présence des leaders comme Sidya Touré de l’UFR, Dr Ousmane Kaba du PADES, maître Abdoul Kabélé Camara du RGD et de nombreux acteurs de la société civile. Ils ont tous invité les populations à se mobiliser pour défendre les acquis démocratiques pour une alternance en 2020.

Pour Sidya Touré, « beaucoup de gens se sont agglutinés autour du pouvoir pour chanter la possibilité de rester éternellement alors qu’ils ne travaillent pas. Quand vous voyez l’état actuel de la Guinée, vous vous compte qu’on ne travaille pas, mais simplement continuer de bénéficier de prébendes qu’il y a autour du pouvoir. La totalité de nos compatriotes aujourd’hui vit dans la misère absolue. Vous prenez tous les secteurs, vous verrez exactement ou en est aujourd’hui notre pays. Donc, c’est quelque chose qui est un devoir sacré pour nous tous de faire en sorte que le changement arrive rapidement ici et cela plus tard possible, c’est la fin du mandat en 2020. Nous nous inscrivons dans ce cadre là et ce qui a été dit ce matin est le résultat du travail que nous avons effectué et nous continuerons dans ce sens jusqu’à ce que la victoire finale puisse arriver ».

Par ailleurs, Sidya Touré est revenu sur la démission du ministre de la justice, Cheikh Sakho, qu’il a qualifié de geste fort. Selon lui, cette action patriotique a beaucoup contribué à écorner l’image du régime actuel sur le plan international avant d’appeler d’autres cadres à suivre le même chemin. « Dans tout ce que nous venons de dire, nous avons évoqué tous ces gens qui sont en train de piller notre pays aujourd’hui et qui sont en train de militer pour la pérennisation de ce gouvernement. Si des fils de ce pays prennent conscience de cela, malgré leur propre situation, mais prennent en compte le désarroi de leur peuple et posent des actes aussi importants comme ce que nous venons de voir avec la démission du ministre Sakho, nous devons l’évoquer, le saluer et dire à quel point les guinéens ont compris le message qu’il a passé. C’est un message fort qui a entrainé des débats à l’assemblée nationale Française, vous savez pourquoi. Donc, je voudrais vraiment saluer ici le geste posé par notre frère, le ministre Cheikh Sako, posé en faveur de notre pays et je voudrais associer à cela le député Sékou Benna Camara qui également, vient de se dissocier totalement de ce projet funeste qui veut mener notre pays vers une situation dramatique que nous souhaitons éviter. L’acte qu’a posé Cheikh Sako a largement affaibli la position du gouvernement, notamment à l’extérieur. Partout ou vous allez, on vous demande, attendez, le ministre d’Etat ministre de la justice, garde des sceaux, a démissionné. Ça veut dire qu’il y a un problème en Guinée. Merci pour ce geste, j’espère que d’autres fils de ce pays suivront le même pas »

Pour sa part, Ousmane Kaba dénonce l’achat de conscience qui, selon lui, se déroule à Kankan, devenu la cible du pouvoir pour la promotion du troisième mandat. Le président du PADES invite les citoyens à se battre pour une alternance afin de vivre dans la paix et dans la démocratie. « Je voudrais dire, tout comme Kindia, c’est Kankan qui est aujourd’hui visé. Ils sont en train de distribuer beaucoup de milliards pour tromper les braves populations dans une ville où il n’y a ni eau, ni électricité, y a pas de route. Tout le monde est au chômage. Pendant ce temps, on va passer le temps à distribuer l’argent volé, beaucoup d’argent volé. Aujourd’hui, nous sommes à un carrefour. Il faut l’alternance, il faut du sang neuf dans ce pays-là. On ne peut pas continuer dans cette médiocrité, c’est impossible. Donc, c’est pourquoi nous faisons appel à tous les guinéens patriotes à l’intérieur et à l’extérieur pour donner une chance à ce pays, pour ne pas que nous continuons dans cette misère morale, spirituelle et matérielle », a martelé Dr Ousmane Kaba.

maître Abdoul Kabélé Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement
Me Abdoul Kabélé Camara

De son coté, maître Abdoul Kabélé Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), a lancé un message fort au président de la République. « Cadres, personnalités de tout genre, embarqués dans le bateau de la nouvelle Constitution, bateau dirigé par la mouvance présidentielle et à sa tête le chef de l’Etat actuel, je dirai que ceux là qui sont embarqués sur ce bateau sont des passagers clandestins. Monsieur le Président, il faut les débarquer à l’encablure du rivage par ce qu’ils veulent vous conduire vers un destin regrettable. Regrettable, par ce qu’ils ne connaissent que leur intérêt. Monsieur le Président il est temps d’arrêter ce navire qui nous conduira dans l’impasse, dans le déshonneur, dans des situations regrettables. L’alternance doit être assurée en Guinée en 2020 et pour et dans l’intérêt exclusif du peuple de Guinée. On en a tant besoin », a laissé entendre l’ancien ministre de la sécurité.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Parlement : les députés adoptent la loi sur le statut général des agents de la fonction publique

7 juin 2019 à 17 05 58 06586

Programmé et reporté à plusieurs reprises, le projet de loi portant statut général des agents de la fonction publique a été soumis en séance plénière ce vendredi, 7 juin 2019, pour examen et adoption. Ce texte de 224 articles, repartis en 15 titres, a été adopté à l’unanimité des députés présents à l’assemblée nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce sont soixante trois (63) députés qui ont répondu présent à l’occasion de la plénière de ce vendredi à l’hémicycle. Ils devaient se pencher sur le projet de loi portant statut général des agents de la fonction publique. Ce texte de loi de trois (3) parties, présenté par la Présidente de la commission fonction publique, action sociale et affaires religieuses, l’Honorable Assiatou Bah Diallo, regroupe 224 articles, repartis en 15 titres.

Selon nos informations, ce texte établit les règles fondamentales de gestion des agents, la typologie et la classification des agents de l’Etat, les droits et obligations des agents de l’Etat, les régimes disciplinaires et les récompenses, les conditions et modalités de rémunération des agents, les conditions et modalités de recrutement et de cessation de fonction, les dispositions spécifiques au cadre de gestion des contractuels de l’Etat.

Après discussions et amendements des soixante trois (63) députés présents à cette plénière, argumenté par le ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, Billy Nankouman Doumbouya, le texte a été unanimement adopté.

D’ailleurs, des questions liées à la sédentarisation des fonctionnaires, l’abandon de poste par des fonctionnaires qui continuent de prendre leur salaire, le recrutement des stagiaires à la fonction publique, la création de l’Ecole Normale de l’Administration, ont été largement débattues.

Ce nouveau texte, qui clarifie désormais le statut général des agents de l’Etat, porte également sur la promotion du genre et le respect des minorités (handicapés).

Avant son adoption, les députés ont également formulé des recommandations pour son adéquation et son application correcte sur le terrain.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Retour au calme à Fria : « je ne peux pas m’arroger seul la paternité de cet événement »

7 juin 2019 à 17 05 55 06556
Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des impôts et fils ressortissant de Fria
Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des impôts et fils ressortissant de Fria

L’implication du Directeur National des impôts, Aboubacar Makhissa Camara, a permis de décrisper la crise qui a secoué la ville de Fria depuis le mardi, 05 juin 2019. Les manifestantes, qui exigeaient le départ du préfet, madame Gnalen Condé, ont fini par quitter l’enceinte du bloc administratif où elles campaient depuis quelques jours, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Le calme est revenu à Fria depuis hier soir, jeudi 06 juin 2019. Cela, grâce à la sensibilisation faite par une délégation conduite par Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des impôts et fils ressortissant de Fria. « En relation avec la notabilité, les sages, on a cherché à calmer. Parce que, quand il y a le feu dans sa maison, on ne peut pas s’asseoir, il faut se lever. Fria est une parcelle de la Guinée. Quelque soit la préfecture où ça aura lieu, nous serons disponibles pour aller aider, assister mais aussi intervenir. Les fils de Fria sont aussi des fils de partout, Kankan, Boffa, Boké. Donc, nous sommes tous des guinéens. Ce que nous faisons pour notre intervention, c’est tout à fait logique de le faire », a dit d’entrée le directeur des national des impôts.

Par ailleurs, Makhissa Camara est revenu ce qui a été fait pour qu’on arrive à désamorcer la situation. « Avant de rencontrer les femmes, on a voulu que toute la notabilité et toutes les sensibilités soient associées à l’événement, à commencer par le Sotikèmo, en passant par monsieur le maire, les chefs de quartier où ces femmes là vivent, mais aussi les représentants de jeunesse. Il était question d’aller vers les femmes, leur parler, les sensibiliser et leur dire de rentrer. La violence ne peut rien régler, il faut se mettre derrière l’autorité mais aussi penser à Fria, à la Guinée et aux enfants de Fria. Ça a été difficile, il faut le reconnaitre. On a été un peu bousculé, mais il fallait passer à un discours de vérité, dire aux femmes qu’on ne pouvait pas quitter là sans que le problème ne soit résolu. Donc, elles ont exprimé leur sentiment, on leur a dit qu’on a compris. Les négociations sont passées et restez derrière l’autorité. Finalement nous nous sommes compris, elles ont accepté vraiment de quitter les lieux », a expliqué Aboubacar Makhissa Camara.

En outre, le directeur national des impôts a rappelé que la médiation qu’il a réussie n’est pas une réponse aux propos de ses détracteurs, qui l’accusent d’être l’instigateur de la manifestation des femmes. « Quand vous avez vu hier, il y avait la présence de tout le monde. Ce n’est pas seulement mon arrivée qui a fait que la crise a été levée. Il y avait les différents chefs de quartiers, le Sotikèmo, la délégation du gouverneur de Boké, mais aussi il y avait monsieur le maire de Fria. Ce sont les efforts conjugués qui ont abouti à cette conclusion. Je ne peux pas m’arroger la paternité seul de cet événement. C’est la contribution de tous ceux qui de près ou de loin, ont participé vraiment à cet événement de façon positive », a-t-il laissé entendre.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Labé : une veuve retrouvée morte dans un marigot à Popodara

7 juin 2019 à 17 05 33 06336

Des citoyens du secteur Garki, dans la sous préfecture de Popodara, préfecture de Labé, ont été alertés dans la matinée de ce vendredi, 07 juin 2019, de la découverte du corps sans vie d’une femme. Le corps de la veuve, en état de décomposition avancé, a été retrouvé flottant dans une rivière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon des informations reçues auprès de la famille de la défunte, la victime s’appelle Ramatoulaye Sow, âgée de cinquante ans. La veuve, protée disparue depuis dix jours, avait perdu son mari il ya de cela deux mois à peine.

L’oncle de la victime, Thierno Mamadou Alpha Sow, est revenu sur la mésaventure de la pauvre dame. « C’est la fille d’une parente. Elle réside à Popodara, mais ses parents sont de Garki. Nous l’avons perdue de vue il y a de cela dix jours. Elle a deux enfants, une fille et un garçon. La fille est mariée et se trouve au Burkina Fasso. Quant au garçon, il se trouve en côte d’ivoire. Elle est sortie nuitamment de son domicile. Au petit matin, sa coépouse l’a appelée pour la prière de l’aube, c’est en ce moment qu’elle a constaté son absence. Elle avait laissé dans sa chambre ses chaussures et sa lampe torche. C’est ainsi que nous avons été alertés. Nous somme sortis pour aller à sa recherche tout en faisant des communiqués radiodiffusés. Elle est un peu dérangée depuis le décès de son mari. Ce n’est que ce vendredi que nous avons été informés de la découverte de son corps sans vie en état de décomposition très avancé. C’est un jardinier qui travaille au bord de ce marigot qui a fait la découverte », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Elhadj N’Diaye, président du district de Garki, a confié à notre reporter que c’est les citoyens qui l’ont informé de la découverte de ce corps. Aussitôt, il dit avoir informé à son tour le maire de la commune rurale de Popodara, les services de sécurités ainsi que les médecins.

Le corps de Ramatoulaye Sow a été soustrait des eaux par l’équipe de la croix rouge sous-préfectorale de Popodara. C’est après les expertises du médecin légiste, qui a confirmé la mort par noyade, que le corps de la défunte a été remis à ses parents. Comme le veut la tradition, elle a été inhumée au bord du marigot.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Annulation de l’exclusion de 3 membres de la FESABAG : le camp Abdoulaye Sow a interjeté appel

7 juin 2019 à 17 05 27 06276
Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FESABAG (Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Micro-finances de Guinée)

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le tribunal de Kaloum, dans son audience civile d’hier jeudi, 06 juin 2019, a annulé la décision d’exclusion de la FESABAG (Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Micro-finances de Guinée) de trois membres de la structure. Aussitôt, le camp du secrétaire général, Abdoulaye Sow, désavoué par cette décision, a annoncé avoir interjeté appel.

Suite à une opposition interne, Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé, tous membres de la FESABAG, se sont vus suspendre puis exclure de ladite structure par le camp du secrétaire général, Abdoulaye Sow. Après cet acte, les trois personnes concernées ont tout d’abord assigné la FESABAG au tribunal de travail à Mafanco. Mais, ce tribunal s’est déclaré incompétent à juger de cette affaire. Par après, les trois compagnons d’infortune ont saisi le tribunal civil de Kaloum pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Dans sa décision rendue hier jeudi, le tribunal civil, présidé par madame Mariama Doumbouya, a annulé l’ensemble des décisions et actes pris par la FESABAG contre les 3 plaignants.

En réaction, le camp d’Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FESABAG, dit que le tribunal de Kalium n’a pas qualité pour juger de cette affaire.

Selon Abdoulaye Sow, joint au téléphone par un report de Guineematin, vendredi après-midi, « ce tribunal de Kaloum, qui est un tribunal civil, est incompétent pour gérer un conflit de ce genre au sein d’une centrale syndicale. Maintenant pour arranger, parce qu’ils ont des parents là-bas, ils ont sais ce tribunal. De toutes les façons, on déjà interjeté appel de cette décision par l’intermédiaire de notre avocat. Donc, cette décision est sans fondement, elle n’a pas de sens. Parce que ce tribunal n’a pas compétence à juger de ce dossier ».

Autant dire que la saga judiciaire entre les deux camps est loin d’avoir connu son épilogue.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Lutte contre les faux médicaments : le ministre de la santé reçoit une délégation ouest africaine

7 juin 2019 à 17 05 22 06226

Le partenariat entre la Guinée et les institutions sous-régionales est au centre des préoccupations de nos gouvernants. C’est dans cette dynamique que le ministre de la Santé a reçu la visite du directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) ce vendredi, 7 juin 2019. C’est les locaux du département qui ont servi de cadre à cette rencontre entre Dr Edouard Niankoye Lamah et Pr Stanley Okolo, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette visite de Pr Stanley Okolo, accompagné de madame Liliane Alapini, représentante de la CEDEAO en Guinée, intervient quatorze mois après sa nomination au poste de directeur général de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé. Pour sa toute première visite en Guinée, Pr Stanley Okolo a saisi cette occasion pour échanger avec les autorités sanitaires sur plusieurs questions d’actualité.

Au cours de la rencontre, Dr Edouard Niankoye Lamah et ses principaux collaborateurs se sont longuement entretenus avec la délégation sur des questions liées notamment à la lutte contre les faux médicaments, le programme de renforcement du système de santé en Guinée ainsi que l’expérience guinéenne en matière de lutte contre les fièvres hémorragiques.

Dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments, le ministre guinéen de la Santé a fait savoir à son hôte que malgré les efforts fournis par chaque pays, il y a une nécessité d’intégration des Etats pour une lutte commune. « Pour la lutte contre les faux médicaments, nous avons dit que c’est une volonté politique. Il faut que les Etats de la sous région se mettent ensemble pour parvenir à lutter efficacement contre ce problème, c’est-à-dire mettre ensemble nos moyens et surtout créer une industrie pharmaceutique commune, se mettre ensemble pour avoir des laboratoires de contrôle de qualité », a expliqué Dr Niankoye Lamah.

Selon lui, si ce pari est réussi, il est sûr que les Etats viendront à bout des faux médicaments. « Un seul pays ne peut pas, même s’il a la volonté politique, et cette intégration ne se fera qu’avec l’accord des chefs d’Etats. C’est pourquoi, nous sollicitons auprès de l’OOAS d’organiser cela afin que les chefs d’Etats viennent parapher ce travail technique permettant d’atteindre cet idéal », souhaite-t-il.

De son côté, le directeur général de l’OOAS, Pr Stanley Okolo s’est félicité des efforts fournis par le ministère guinéen de la santé. « C’est ma première visite en Guinée et je suis là pour discuter avec le ministère de la santé sur beaucoup de points où la Guinée a eu du succès. Nous discutons sur les problèmes de la sécurité sanitaire, de la riposte épidémiologique qui nécessite la formation du personnel ».

En outre, Pr Stanley Okolo, s’est réjouit « de la volonté politique du gouvernement dans la lutte contre médicaments de mauvaise qualité ». Il a promis l’accompagnement de son organisation à notre pays, notamment dans le domaine de la formation où les guinéens sont formés soit au Burkina Faso ou bien au Ghana, souvent à des coûts très élevés.

Pour sa part, la représente de la CEDEAO en Guinée, madame Liliane Alapini a rappelé que cette visite du DG de l’OOAS consiste à « faire le point avec le département guinéen de la santé sur les différents projets de la CEDEAO dans le domaine de la santé et voir les apports à mettre en œuvre pour une évolution de ces projets ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le FNDC droit dans ses bottes : « la publication des photos des ennemis de la Guinée se poursuivra »

7 juin 2019 à 17 05 03 06036

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ne désarme pas face aux promoteurs d’un 3ème mandat illégal au bénéfice du président Alpha Condé. Les membres de la structure ont réaffirmé leur engagement à mettre sur la place les images et noms « des ennemis de la Guinée » qui sont entrain de promouvoir une nouvelle Constitution. L’annonce en a été faite ce vendredi, 07 juin 2019, à l’occasion d’une assemblée tenue au siège de la PCUD à Kipé, dans la commune de Ratoma.

A l’issue de cette rencontre, le FNDC a fait une déclaration dont voici la teneur :

Déclaration N°012/FNDC/2019

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) adresse ses chaleureuses félicitations aux fidèles musulmans de Guinée qui viennent d’achever dans la foi et la sérénité le mois Saint de Ramadan, mois de pardon et de pénitence, de communion et de paix. Qu’ALLAH le TOUT PUISSANT exauce nos prières et bénisse notre Pays et l’ensemble de ses filles et fils.

Ce mois de repentance n’aura malheureusement pas échappé au débat artificiellement créé par les tenants du pouvoir sur la nécessité de doter la Guinée d’une nouvelle Constitution, alors que l’objectif poursuivi est d’empêcher l’alternance démocratique pour maintenir au pouvoir le Président actuel au-delà de son second et dernier mandat. En effet, il est important de rappeler qu’à aucun moment le peuple n’a exprimé de rejet quant à la Constitution actuelle. C’est dans ce contexte d’instrumentalisation du peuple que la déclaration de soutien du Gouvernement à une ‘’nouvelle constitution’’ intervient en mai dernier alors même que le Premier Ministre, Chef de gouvernement, affirme ne l’avoir jamais vue, de même que le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, démissionnaire. Cet état de fait est révélateur de l’absence totale d’honnêteté et de patriotisme, ainsi que d’un déficit chronique de moralité dans la gestion des affaires publiques, parce qu’il dénote que ça pourrait être ainsi de tous les dossiers cruciaux de l’Etat.

La publication des photographies de certains promoteurs du Coup d’État Constitutionnel en cours, a conduit le pouvoir à réagir au travers d’un communiqué lu sur les ondes de la Radiotélévision Guinéenne (RTG) et publié sur la page officielle du Ministère de l’Information, dans lequel étaient proférées des menaces et intimidations en tous genres à l’endroit du FNDC. Cependant, les rédacteurs dudit communiqué ont préféré se retrancher derrière le nom de ‘’mouvance’’, comme s’ils redoutaient les conséquences prochaines de leur forfaiture. Aucune manœuvre dilatoire ne saurait détourner le FNDC des objectifs fixés au service de la défense des intérêts du peuple, au moment où une infime minorité promeut par tous les moyens, notamment illégaux, la défense de leurs intérêts personnels.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prend acte de l’évolution du rôle de la RTG vers la croisade de propagande qu’elle mène actuellement au service du troisième mandat, en violation des obligations élémentaires de neutralité rattachées au service public. Face à cette radicalisation qui trahit aisément des signes d’affolement du régime, il n’y a qu’une seule alternative : laisser s’installer la dérive autoritaire en cours et acter le déclin de nos libertés chèrement acquises, ou opter pour la défense acharnée des valeurs républicaines auxquelles nous demeurons particulièrement attachés.

Fidèle à sa démarche initiale, le FNDC redoublera de vigilance afin qu’aucun complice du Coup d’État constitutionnel en cours, quel que soit son origine, son statut et son rang, n’échappe à la documentation de ses actes et propos susceptibles d’engager de potentielles poursuites judiciaires. C’est pourquoi la publication des photos des ennemis de la Guinée se poursuivra pour que les responsabilités des uns et des autres soient situées en temps opportun.

Dans cet esprit, le FNDC invite tous les guinéens issus de ses démembrements, notamment au Sénégal, en France, en Belgique, aux États Unis, au Canada, mais aussi en Guinée, à entamer, sans délai, la recherche et la communication d’informations sur les biens mal acquis appartenant à toute personne se rendant complice de la forfaiture en cours. Une base de données, créée à cet effet, viendra alimenter les éléments de preuves nécessaires à l’enclenchement des poursuites susmentionnées, en écho aux dispositions de la Constitution qui qualifient les crimes économiques d’imprescriptibles. Le FNDC prend acte de l’intérêt manifesté par certaines institutions, à l’instar des Nations Unies et de la Cour pénale internationale (CPI) quant à leur suivi particulièrement attentif de l’évolution de la situation en Guinée.

Le FNDC félicite enfin les guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur pour la mobilisation massive, l’engouement et l’esprit de citoyenneté que développe chez eux la défense de la Constitution du 7 mai 2010. Leur détermination à faire rayonner la démocratie, l’État de droit et le respect des libertés individuelles et collectives n’a d’égale que les forts enjeux nationaux de cohésion sociale et de stabilité en présence. Le combat amorcé requiert en outre la mobilisation de moyens humains, matériels et financiers conséquents, à même de permettre, sur l’étendue du territoire national et à l’étranger, le déploiement d’actions diverses et variées nécessaires à sa réussite. Des indications précises seront fournies à cet effet dans les prochains jours.

‘’Non au 3ème Mandat ; Pas de Référendum ; Non au Coup d’État Constitutionnel ; Non au glissement’’

Conakry, le 07 juin 2019

Le FNDC

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Piscine semi-olympique de Fria : de la gloire à la ruine !

7 juin 2019 à 11 11 50 06506

La piscine semi-olympique de Fria, autrefois considérée comme un bijou pour toute la Guinée, fait couler aujourd’hui les larmes de ceux qui ont connu ce complexe sportif de par le passé. Située au quartier Aviation, en plein cœur de la commune urbaine, la piscine Kimbo se trouve aujourd’hui dans un état piteux, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial dans la préfecture.

C’est ce qu’on appelle du rire aux larmes. La piscine semi-olympique de Fria, la seule dont dispose le pays, n’est pas praticable aujourd’hui à cause de son mauvais état. Ce complexe sportif, inauguré en 1959, d’où sont sortis de grands nageurs guinéens, s’est trouvé à l’abandon suite à la fermeture de l’usine d’Alumine RUSAL/Friguia en avril 2012. L’eau qui alimentait la piscine provenait de cette usine.

Aujourd’hui, la piscine ressemble à tout sauf à un espace de natation. Les installations se sont fortement dégradées, les banquettes qui servaient de tribune autrefois pour les spectateurs sont cassées. Les gazons qui accueillaient le premier visiteur ont laissé place aux herbes sauvages. Dans les petites chambres où les nageurs s’habillaient avant de se jeter dans l’eau, ce sont des chiens errants qui y ont élu domicile. Le plongeoir est rempli de feuilles de manguiers et d’autres ordures.

En outre, l’espace qui était réservé à la célébration des mariages et autres cérémonies ne fait pas exception à cette triste réalité. Ce joyau qui faisait la fierté des Friakas, mais aussi des nageurs guinéens, est en ruine et les athlètes sont contraints de s’entrainer à la piscine du centre Marocana de Dixinn, à Conakry.

Gardien des lieux depuis cinq ans, Yaghouba Diallo qui a connu les moments de gloire de cette piscine, affirme que des promesses ont été faites pour la relance des activités. « On me dit que ça va reprendre. Beaucoup de gens sont passés voir. On a l’espoir que ça va reprendre avec la société. Les gens de RUSAL sont venus ici plusieurs fois, ils ont fait des photos. Même l’autorité est venue me voir pour me dire de patienter, c’est dans leur programme », dit-il tout en rappelant qu’il ne reçoit aucun salaire.

En attendant la relance des activités, la piscine semi-olympique de Fria reste à la merci des intempéries. Il faut rappeler que nombreux sont des habitants de Fria qui sont au regret de constater que cette infrastructure, qui a servi de base à des athlètes guinéens ayant remporté des médailles dans des compétitions africaine et mondiales, soit à l’abandon.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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ANALYSE JURIDIQUE SUR LE DÉBAT CONSTITUTIONNEL EN GUINÉE

7 juin 2019 à 11 11 44 06446

La constitution n’est pas un moyen de camouflage juridique qui permet de transformer une opportunité politique en une règle de droit ni une arme juridique pour servir une finalité politique.

La Constitution est un symbole de l’État. Elle est fondatrice d’un État dont elle consacre la naissance et l’entrée dans la société internationale. Il convient néanmoins de nuancer cette causalité dans la mesure où la Constitution peut être un acte fondateur d’un nouveau régime au sein d’un État existant. La succession de régimes s’accompagne toujours d’une nouvelle Constitution visant à marquer une rupture avec le régime précédent et le début d’une nouvelle ère dans la vie de l’État. La Constitution traduit alors une rupture avec le passé et une projection vers l’avenir en faisant figure de manifeste qui répudie certaines pratiques pour exalter des valeurs nouvelles.

Elle vise à admettre que le pouvoir n’est pas illimité et que ses détenteurs doivent agir dans le cadre de normes abstraites qui les transcendent en leur imposant des bornes. La limitation du pouvoir des gouvernants est à l’origine de la Constitution qui marque le passage d’un pouvoir arbitraire dans lequel tout est permis à un État de droit soumis à des règles qui lui sont supérieures.

La notion de Constitution soulève actuellement en Guinée trois séries de problèmes liés à ses procédés d’élaboration d’abord, à son adoption ensuite et à l’initiative de la nouvelle constitution enfin. 

  1. LES PROCÉDÉS DÉMOCRATIQUES D’ÉLABORATION D’UNE NOUVELLE CONSTITUTION :

La confection technique du document constitutionnel peut être confiée à une assemblée spécialement élue (A), à un gouvernement (B) ou selon un procédé mixte faisant appel au peuple (C).

  • Une Assemblée élue :

L’élaboration d’une nouvelle constitution peut être l’œuvre d’une assemblée spécialement instituée.

Cette assemblée peut être spécifique c’est à dire une assemblée élue par le peuple, avec un mandat précis qui est le mandat ouvertement donné de faire une constitution. (la Convention de Philadelphie qui élabora la Constitution des États-Unis de 1787), ou générique c’est à l’Assemblée Nationale qui va jouer un double rôle : rôle d’ordinaire législatif et rôle constitutionnel (en France nous avons les exemples des Assemblées nationales constituantes de 1945-1946 et de 1958 en guinée).

  • Un gouvernement :

Le pouvoir exécutif peut s’attribuer ou se faire reconnaître le droit de rédiger le texte

Constitutionnel à charge de le soumettre le cas échéant à la ratification du peuple par voie de référendum (Ce procédé inauguré par l’Empereur Napoléon fut poursuivi par son neveu

Napoléon III avant d’être remis à l’honneur par le général de Gaulle pour l’élaboration de la

Constitution du 4 octobre 1958, la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 avait en effet chargé le gouvernement du Général de Gaulle de rédiger et de soumettre à l’approbation du peuple une nouvelle Constitution).

  • Un procédé mixte :

Le peuple élit d’abord une constituante et est ensuite consulté par référendum sur le texte élaboré par celle-ci. Ce procédé plus démocratique, mais il présente l’inconvénient de multiplier les consultations populaires en un laps de temps relativement court.

  1. DE L’ADOPTION D’UNE NOUVELLE CONSTITUTION :

Le peuple peut ne pas être associé à l’élaboration même du texte en raison de sa complexité ou de sa technicité. Toutefois, il doit intervenir pour l’adopter soit par l’intermédiaire de ses représentants (A), soit directement par référendum (B), soit par une combinaison des deux procédés (C).

  1. L’adoption institutionnelle

Une assemblée spécialement élue à cet effet peut être chargée d’adopter le projet

Constitutionnel (La constitution américaine) ou l’adoption peut être le fait d’une assemblée législative qui se transforme pour la circonstance en assemblée constituante (la constitution guinéenne de 1958 et la Constitution sénégalaise de 1960 ont été adoptées par l’Assemblée nationale).

  1. L’adoption référendaire

Le référendum est une votation par laquelle les citoyens se prononcent par oui ou par non sur un texte soumis à leur approbation. C’est un mécanisme de participation directe du peuple au processus de prise de décision (la Constitution guinéenne de 1990).

  1. Le référendum constitutionnel peut intervenir dans deux hypothèses :

– suite à l’élaboration de la Constitution par des organes spécialisés.

– plus fréquemment le texte est élaboré par le pouvoir législatif puis adopté définitivement par référendum.

  • DE L’INITIATIVE D’ÉLABORATION D’UNE NOUVELLE CONSTITUTION

L’initiative pose la question de savoir à qui revient le pouvoir de proposer une nouvelle constitution.

La démocratie fait du peuple la source de tout pouvoir politique. En conséquence le pouvoir constituant, manifestation primordiale de la souveraineté, appartient au peuple.

L’exercice du pouvoir constituant pose aussi le problème de l’organe chargé d’adopter une Constitution pour la première fois (le pouvoir constituant originaire) et celui qui est appelé à la modifier ultérieurement (le pouvoir constituant dérivé). Ces deux organes sont d’essence différente.

Nous nous attellerons uniquement sur le pouvoir constituant originaire qui est l’organe qui détermine et fixe les règles constitutionnelles initiales (nouvelle constitution) qui sont à la base de la fondation de l’État ou du régime.

Ce pouvoir, il est initial (A), inconditionnel (B) et illimité (C).

  1. Le pouvoir constituant originaire est initial :

En ce sens qu’il est le détenteur initial du pouvoir qu’il crée et aménage en décidant de son statut. Cet organe dispose du pouvoir d’élaborer pour la première fois la Constitution

  1. Le pouvoir constituant originaire est inconditionnel :

En ce sens que la Constitution en vigueur ne prévoit ni la procédure à suivre pour l’établissement de la nouvelle constitution, ni l’objet, encore moins le temps.

Contrairement, au pouvoir constituant dérivé qui tire sa légitimité de la Constitution qui non seulement fixe la procédure à suivre, mais encadre ses interventions soit dans leur objet, soit dans le temps, soit dans le cadre de l’esprit même de la Constitution même en vigueur.

  1. Le pouvoir constituant originaire est illimité :

En ce sens que le constituant originaire n’a pas de compétence liée quant à l’objet, la portée, la procédure, les délais par les dispositions spéciales que comporte chaque constitution.

En l’espèce par rapport au débat soulevé autour d’un éventuel projet de nouvelle constitution en Guinée, l’on ne saurait invoquer une quelconque disposition de la constitution actuelle pour servir de fondement juridique pour l’établissement d’une nouvelle constitution. Le faire, cela correspond à ce que Liet-Veaux qualifie de « fraude à la Constitution« .

En tout état de cause, en se basant sur les lacunes de l’actuelle constitution de 2010, et conformément aux dispositions de l’article 152 de ladite constitution, le Président de la République ou les députés peuvent prendre l’initiative de réviser la constitution actuelle afin de charger le Président de la République ou les députés de rédiger et de soumettre à l’approbation du peuple une nouvelle constitution. Comme ce fut le cas avec la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 en France qui avait chargé le gouvernement du Général de Gaulle de rédiger et de soumettre à l’approbation du peuple la nouvelle Constitution de la Vème république.

En fin pour clore ce débat, l’avis de la Cour constitutionnelle pourrait être sollicité en la matière pour l’interprétation d’une disposition constitutionnelle quelconque qui servirait de base juridique pour la proposition d’une nouvelle constitution.

NB : cet article n’a pas pour objectif de répondre à une quelconque polémique Il a pour vocation de contribuer de façon pédagogique à la compréhension de la notion de constitution.  

Juriste anonyme

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Mamou : une fillette de 4 ans violée dans un champ

7 juin 2019 à 11 11 38 06386

Dans la matinée d’hier, jeudi 06 Juin 2019, une fillette a été victime de viol sur la route de Koumy, dans la commune urbaine de Mamou. La victime est âgée de 4 ans et son bourreau serait un homme à moto dont on ignore encore l’identité, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a joint au téléphone le père de la victime.

Selon nos informations, la victime est née en 2015 et réside avec ses parents à Sabou (quartier à traverser pour aller à Koumy). Elle aurait été violée dans un champ. « C’est vers 11 heures que quelqu’un est venu chez moi. Il a demandé à me voir. Il détenait des chaussures et des habits. Il m’a demandé si je reconnais ces chaussures et ces habits. J’ai dit oui, tout ça appartient à ma fille. Mais, j’étais déjà inquiet et désemparé. Je me suis mis à poser mille et une questions. Et, finalement, on m’a dit que c’est quelqu’un qui a violé ma fille en brousse, sur la route de Koumy. J’ai immédiatement pris ma moto pour me rendre sur le lieu qui m’a été indiqué. Arrivé sur place, j’ai trouvé que les gens ont envoyé la fille chez le chef du secteur où je suis me rendu sans attendre. Les gens m’ont suggéré d’attendre le chef du secteur qui était absent ; mais, j’ai protesté en disant qu’il est hors de question d’attendre quelqu’un alors que j’ignore encore l’état de santé de ma fille. J’ai pris l’enfant pour l’envoyer à l’hôpital. Ensuite, je suis allé faire une déclaration à la gendarmerie », a expliqué Abdoulaye Tall, le père de la victime.

Pour le moment, on ignore les circonstances dans lesquelles ce viol s’est produit ; mais, selon monsieur Abdoulaye Tall qui cite un prétendu témoin, l’homme à l’origine de ce viol avait une moto.

« Quelqu’un était en train de labourer dans un champ non loin du lieu du viol. Il a dit avoir entendu le bruit d’une moto. Ensuite, il a entendu quelqu’un jeter des pierres pour cueillir des manges. Il y a eu un petit silence ; puis, il a entendu les pleurs d’une fillette. Il a cru que c’était une femme qui était avec son enfant. Il affirme avoir même dit à la ‘’femme’’ de prendre soin de son enfant ; mais, personne n’a répondu. Et, comme les pleurs ont continué, il s’est dit d’aller voir ce qu’il y avait là-bas. Le temps pour lui d’arriver sur les lieux, le jeune (violeur) a démarré sa moto et s’est enfui. Quand il s’est approché de la fille, il a vu du sang. Il a interrogé l’enfant sur ses parents et la fille a dit mon nom », a expliqué le père de la victime.

Pour le moment, on ignore la gravité des blessures de la fillette. Et, l’auteur de ce viol est toujours en cavale.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mort d’un citoyen américain à Bangouya : le corps du défunt est arrivé à l’hôpital de Kindia

7 juin 2019 à 11 11 09 06096

Un sexagénaire, ayant la double nationalité guinéo-américaine, est décédé dans la nuit du mercredi au jeudi, 06 juin 2019 au centre de santé de Bangouya, dans la préfecture de Kindia. Le corps d’Elhadj Mamadou Djouma Touré, originaire de la commune rurale de Sarékaly, à Télimélé, est arrivé à la morgue de l’hôpital régional de Kindia sur instruction de l’ambassade des Etats Unis en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, Elhadj Mamadou Djouma Touré a tiré sa révérence aux environs de 3 heures du matin alors qu’il était en partance à Conakry pour des soins médicaux. Sur demande de l’ambassadeur Américain, le corps du défunt a été finalement admis à l’hôpital régional de Kindia pour un éventuel examen.

Feu Elhadj Mamadou Djouma Touré

Selon notre source, basée à l’hôpital de Bangouya, le défunt serait décédé suite à une crise cardiaque. « C’est aux environs de 3 heures du matin que nous avons été informés de l’arrivée d’un malade au centre de santé de Bangouya. Par après, nous avons examiné le monsieur. Mais, il était déjà décédé. Nous avons demandé aux parents de se ressaisir car il est déjà mort. C’est ainsi que son jeune frère est venu entant que délégué de la famille pour préparer le terrain jusqu’a l’arrivé des autres. La voiture du défunt était en panne dans un village appelé Kambi, dans le district de Bangouya centre. C’est là-bas qu’il a piqué crise. Il a été transporté par un autre véhicule à l’aide du chef syndicat des transports de Bangouya. Nous avons appelé les parents de la victime afin qu’il soit transporté dans son village natal à Télimélé. À la suite de ça, nous avons reçu des instructions de Kindia de ne pas l’enterrer, sous prétexte que c’est un citoyen Américain. Donc, l’ambassadeur Américain en Guinée a demandé que le corps soit transporté à Kindia pour des fins d’autopsie »,

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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LA GUINÉE, UNE USINE A FABRIQUER DES DICTATEURS

7 juin 2019 à 10 10 23 06236

« Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. », Tocqueville

L’écrivain guinéen Tierno Monénembo, lauréat du Grand Prix de la Francophonie 2017 de l’Académie française

Hissez un rat au sommet de l’Etat, tous les Guinéens viendront s’agenouiller ! A force d’opportunisme et de démagogie, nous sommes devenus un peuple de laquais qui prend un malin plaisir à fabriquer ses tyrans et à leur offrir des verges pour se faire botter le cul. Du postier, Sékou Touré, nous avons fait « le responsable suprême » d’une révolution aussi criminelle que surréaliste ; du soudard Lansana Conté, un général, du pompiste Dadis Camara, le Moïse des nouveaux temps ; du tigre en papier, Sékouba Konaté, un kaiser des tropiques ; de l’éternel étudiant Alpha Condé, un professeur-président et bientôt peut-être, un mangué à vie. Les titres ronflants, les discours creux, les louanges à quatre sous, ça nous connaît ! Sommes-nous les citoyens d’une République ou les griots de la cour ? Les griots de la cour, sûrement ! Sauf, que le griot, le vrai, est d’ascendance noble. Tout chez lui, exprime la prestance : l’allure, le geste, la parole ! Hélas, la décadence de notre pays est telle que cette valeur-là aussi a fini par dégénérer. On ne pince plus la cora à la gloire des valeureux, on ne joue plus de la flûte pour chanter le courage et l’amitié mais pour le prix de la sauce. Nous avons atteint un tel niveau de bassesse humaine que les prêtres comme les marabouts, les soldats comme les mandarins, les riches comme les pauvres, tout le monde est prêt à jeter la culotte pour un plat de bourakhé, à honnir le père et la mère pour un misérable strapontin. Nous sommes devenus un petit peuple de rien du tout que plus personne ne craint, que plus personne ne respecte. Normal, diront nos détracteurs : le larbinisme ne mène jamais loin !

Et pourtant, nous avions tout pour devenir une nation riche, une nation forte, une nation exemplaire : la culture, l’histoire, la géographie ! Qui dit Guinée dit passé glorieux, beaux paysages, belles femmes, bauxite, cours d’eau, diamant et or. Il ne manque qu’une seule chose à ce pays de cocagne : la dignité ! Où l’avons-nous mis, ce legs capital de nos aïeux ? Comme Esaü, son droit d’aînesse, nous l’avons vendu pour un plat de lentilles ou plutôt pour une calebasse de niébé.

Pauvre Guinée ! 61 ans d’Indépendance ! 61 ans de misère, d’infantilisme politique et de haine ! La faute à qui ? A nous tous !

Comment en est-on arrivés là ? Par le jeu sans fin de la cupidité et du renoncement : renoncement au courage, renoncement à la solidarité, renoncement à l’histoire, renoncement à l’honneur, renoncement à l’honnêteté. Tout cela mis ensemble a produit cette société infecte qui est la nôtre aujourd’hui. Ce monde interlope propice aux charlatans et aux criminels, aux tartuffes et aux aigrefins. Plus d’ami, plus de frère ! Aucun effort, aucun mérite ! Aucun idéal, aucune ambition ! Une seule et unique raison de vivre : le bakchiche, le pot de vin, la prébende ! Bouffer à n’importe quel prix quitte à ramper devant Médor et à aboyer à sa place ! D’où vient ce manque de confiance en soi, ce réflexe de peuple mineur, ce besoin permanent de s’inventer des parrains corses et des garde-chiourmes armés de triques ? Avons-nous peur d’être libres ?

A un moment où de nouveau, notre destin se joue avec-comme sous Lansana Conté en 2006 et Dadis Camara en 2010- un risque énorme de bain de sang, nous devrions méditer ce qu’écrivait l’écrivain français Joseph de Maistre : « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. »

Tierno Monénembo

Source : Le Lynx

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TPI Mafanco : Aboubacar Barry risque un an de prison dans une affaire de 95 millions

7 juin 2019 à 10 10 15 06156

Il n’est un secret pour personne que les problèmes domaniaux sont plus que jamais récurrents tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Des citoyens, qui se disent victimes d’escroquerie, saisissent souvent les tribunaux. C’est dans ce cadre qu’Aboubacar Barry est poursuivi au tribunal correctionnel de Mafanco pour escroquerie sur la somme de 90 millions de francs guinéens au préjudice de Lamine Cissé, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est une affaire qui date de l’année 2016. C’est à cette période qu’Aboubacar Barry est venu proposer à Lamine Cissé la vente d’une parcelle qui se trouverait à Gbessia, dans la commune de Matoto. Il a fixé le prix de la parcelle à 315 millions de francs guinéens.

Mais, sans même que monsieur Cissé ne voit physiquement la parcelle en question, monsieur Barry lui a demandé de donner une avance de 95 millions de francs guinéens. Une somme qui a été intégralement versée à monsieur Barry à titre d’avance.

Cependant, à sa grande surprise, lorsque monsieur Cissé a eu le besoin d’effectuer les premiers travaux sur la parcelle à lui vendue, c’est un policier qui est venu lui dire que le domaine en question lui appartient.

Ainsi, Lamine Cissé a compris que la parcelle n’existait pas et qu’il s’était fait avoir. N’ayant pas pu retrouver son argent, encore moins la parcelle qu’on lui a fait acheter, monsieur Cissé a porté plainte contre Aboubacar Barry au tribunal correctionnel de Mafanco pour escroquerie.

Là, le plaignant réclame à monsieur Boubacar Barry le « montant principal de 95 millions de francs guinéens ». Il réclame la même somme à titre de dommages et intérêts.

A la barre, Boubacar Barry qui comparait libre, n’a pas nié les faits d’avoir escroqué cette somme. Il demande par ailleurs au tribunal de lui accorder un peu de temps pour qu’il puisse rembourser le montant escroqué. « Je vous demande de m’accorder un peu de temps pour que je puisse le payer à la mesure de mes moyens », a-t-il dit.

Pour sa part, le procureur va demander au tribunal de retenir Boubacar Barry dans les liens de la culpabilité d’escroquerie en le condamnant à un an d’emprisonnement ferme et au payement d’un million de francs guinéens d’amende.

L’affaire a été finalement mise en délibéré pour décision être rendue le 13 juin 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Loubha FC en ligue 1 : trois jours de fête à Kindia et Télimélé « pour accueillir les héros »

7 juin 2019 à 9 09 57 06576

La montée en ligue 1 guinéenne de football de la formation de Loubha FC de Télimélé continue de polariser l’attention chez les mordus du cuir rond. Face cette performance historique, les populations de Télimélé entendent organiser de grandioses cérémonies de réjouissance et d’encouragement en faveur de l’équipe.

L’annonce en a été faite par Boubacar Diallo, un des responsables du club, dans une interview accordée à des reporters de Guineematin.com hier, jeudi 06 juin 2019.

Selon monsieur Diallo, plusieurs activités sont au programme pour les trois jours de fête tant à Kindia qu’à Télimélé. Une manière pour les fans de réserver un accueil triomphal aux héros de cette épopée qui ont rejoint l’élite.

Guineematin.com : c’est la joie qui a prévalu depuis cette montée historique du Loubha FC de Télimélé en première division, la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP). Dites-nous, quels sont vos sentiments aujourd’hui ?

Boubacar Diallo : nous sommes contents et fiers du club. C’est la première fois et c’est une montée historique. C’est dans cette ferveur que le club va jouer la ligue 1 l’année prochaine. Nous sommes vraiment contents du club, du staff, des joueurs, des encadreurs, des supporters et de tout le monde.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est prévu pour célébrer cette montée au niveau de l’élite, parce qu’après la montée, il y a forcement des festivités qu’on organise pour joindre l’utile à l’agréable ?

Boubacar Diallo : justement, pour célébrer tout cela, nous comptons faire des festivités qui auront lieu à partir d’aujourd’hui vendredi, 07 juin 2019, à Kindia. A partir de 16 heures, Loubha FC va jouer un match de gala avec des gens qui sont à Kindia. La nuit, il y aura une soirée dansante organisée par l’association des ressortissants de Télimélé à Kindia. Le samedi, sous le haut patronage du préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, nous allons accueillir nos héros parce qu’ils sont des héros pour nous. Ils ont fait une chose historique pour nous et donc, nous allons les accueillir à la rentrée de la ville de Télimélé à 15 heures. Ensuite, il y aura un carnaval allant de la rentrée de la ville jusqu’au stade préfectoral où il y aura des prestations artistiques de nos artistes locaux qui sont à Télimélé. Sur le champ, nous allons faire une remise de satisfécits aux personnes qui nous ont aidés : les joueurs, le staff et les personnes ressources du club. La nuit, nous aurons une soirée dansante au Zénith Night Club de Télimélé. Et la journée du dimanche, ça sera au barrage de Samankou, une journée de plage pour les joueurs, la population. Ce sera sous le haut parrainage de monsieur le maire de la commune urbaine, monsieur Younoussa Goulgoul Diallo. Quant à la marraine, il s’agit de madame Aissatou Fria Diallo.

Guineematin.com : pour cette montée, il a fallu travailler dur. Et par rapport à la ligue 1, qui va être très relevée, est-ce que vous pensez avoir les armes nécessaires pour faire face à des grands clubs comme le Horoya, l’AS Kaloum ou bien le Hafia ?

Boubacar Diallo : nous avons des joueurs qui méritent la ligue 1. Nous allons le prouver cette année qui commence. Seulement, nous demandons un appui financier de nos ressortissants et nous voulons aussi des partenaires pour nous aider, parce que la ligue 1 est différente de la ligue 2. C’est pour cela que nous lançons un appel à nos ressortissants et aux partenaires pour mieux nous aider à jouer la ligue 1, pour espérer jouer une compétition africaine à partir de l’année sur-prochaine. Tout ça, grâce au président de la fédération guinéenne de football, monsieur Antonio Souaré. Son équipe, le Horoya AC, avec sa prestation en ligue africaine des champions, nous voulons profiter de cela parce que maintenant, il y a quatre clubs guinéens qui peuvent jouer les compétitions africaines. Nous espérons être l’une de ces équipes qui pourra jouer à partir de la saison 2020-2021.

Guineematin.com : est-ce que vous avez un message particulier à faire passer ?

Boubacar Diallo : tout d’abord, nous voulons remercier monsieur Nouhou Baldé, fondateur et administrateur général de Guineematin.com ; ensuite, remercier le président du club, monsieur Mamadou Barry et tout le staff, tous les joueurs. En plus de cela, nous lançons un appel à tous les ressortissants de Télimélé pour nous aider à mieux encadrer l’équipe, parce que la ligue 1 est différente de la ligue 2.

Guineematin.com : le stade omnisport de Télimélé est suspendu et ces derniers temps, l’équipe jouait ses matchs à Kindia. Est-ce que la suspension a été levée ?

Boubacar Diallo : la suspension sera levée à partir de la saison prochaine. Nous voulons aussi remercier les gens de Kindia. Kindia nous a portés bonheur parce que ça faisait des années qu’on jouait à Télimélé. Nous voulons les remercier parce qu’ils nous ont accueillis, logés et ils venaient au stade pour nous supporter. Nous voulons leur dire grand merci.

Guineematin.com : par rapport au stade omnisport de Télimélé, est-ce que quelque chose a été entrepris pour le rendre un peu plus opérationnel ?

Boubacar Diallo : tout est prévu pour ça, parce qu’il y a le directeur du stade qui est là-bas. Nous allons travailler avec lui pour mieux organiser le stade, à l’intérieur comme à l’extérieur, surtout au niveau sécuritaire pour que nous ne soyons plus sanctionnés pour des comportements antisportifs.

Propos recueillis par Alpha Kanso et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Mamou : un accident de la circulation fait un mort et deux blessés graves

7 juin 2019 à 9 09 19 06196
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Un accident de la circulation s’est produit dans l’après-midi d’hier, jeudi 06 juin 2019, sur la route nationale Mamou-Dabola, à sept (7) kilomètres de la commune urbaine. Le drame a fait un mort et deux blessés graves, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une voiture de marque Renault 19, RC 2239 0, dont le chauffeur était en état d’ivresse, qui a brutalement percuté un taxi-motard qui avait deux passagers. Ce dernier s’est retrouvé dans un ravin. Selon nos informations, après l’accident, les victimes ont été immédiatement transportées à l’hôpital Évangélique Compassion de Bowal Wanoun.

Le médecin chef de cet hôpital a expliqué à notre reporter les circonstances dans lesquelles il a reçu les accidentés. « Nous avons reçu ces trois personnes accidentées, dont le conducteur de la moto. Au total, il y avait trois blessés : la vieille Aissatou Barry est reçue dans un état de choc. La jambe droite était complètement broyée à son 1/3 inférieur. Elle a reçu des soins appropriés avec une amputation de la jambe. Les suites opératoires sont bonnes et nous estimons qu’elle est hors de danger. Il y a aussi le vieux Thierno Baïlo Diané, également reçu dans un état de choc avec fracture ouverte de la jambe et de la cuisse gauche. Il a succombé quelques minutes par suite de ses blessures. Le conducteur de la moto, quant à lui, a été reçu dans un état stable des contusions du pied gauche et du poignet gauche. Il n’a pas eu des fractures », Dr Gbilimou Jean Paul.

Selon nos informations, il faut deux millions de francs guinéens pour soigner la pauvre Aissatou Barry, dont « la jambe droite était complètement broyée à son 1/3 inférieur ». Malheureusement, elle est très démunie.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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