La piscine semi-olympique de Fria, autrefois considérée comme un bijou pour toute la Guinée, fait couler aujourd’hui les larmes de ceux qui ont connu ce complexe sportif de par le passé. Située au quartier Aviation, en plein cœur de la commune urbaine, la piscine Kimbo se trouve aujourd’hui dans un état piteux, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial dans la préfecture.

C’est ce qu’on appelle du rire aux larmes. La piscine semi-olympique de Fria, la seule dont dispose le pays, n’est pas praticable aujourd’hui à cause de son mauvais état. Ce complexe sportif, inauguré en 1959, d’où sont sortis de grands nageurs guinéens, s’est trouvé à l’abandon suite à la fermeture de l’usine d’Alumine RUSAL/Friguia en avril 2012. L’eau qui alimentait la piscine provenait de cette usine.

Aujourd’hui, la piscine ressemble à tout sauf à un espace de natation. Les installations se sont fortement dégradées, les banquettes qui servaient de tribune autrefois pour les spectateurs sont cassées. Les gazons qui accueillaient le premier visiteur ont laissé place aux herbes sauvages. Dans les petites chambres où les nageurs s’habillaient avant de se jeter dans l’eau, ce sont des chiens errants qui y ont élu domicile. Le plongeoir est rempli de feuilles de manguiers et d’autres ordures.

En outre, l’espace qui était réservé à la célébration des mariages et autres cérémonies ne fait pas exception à cette triste réalité. Ce joyau qui faisait la fierté des Friakas, mais aussi des nageurs guinéens, est en ruine et les athlètes sont contraints de s’entrainer à la piscine du centre Marocana de Dixinn, à Conakry.

Gardien des lieux depuis cinq ans, Yaghouba Diallo qui a connu les moments de gloire de cette piscine, affirme que des promesses ont été faites pour la relance des activités. « On me dit que ça va reprendre. Beaucoup de gens sont passés voir. On a l’espoir que ça va reprendre avec la société. Les gens de RUSAL sont venus ici plusieurs fois, ils ont fait des photos. Même l’autorité est venue me voir pour me dire de patienter, c’est dans leur programme », dit-il tout en rappelant qu’il ne reçoit aucun salaire.

En attendant la relance des activités, la piscine semi-olympique de Fria reste à la merci des intempéries. Il faut rappeler que nombreux sont des habitants de Fria qui sont au regret de constater que cette infrastructure, qui a servi de base à des athlètes guinéens ayant remporté des médailles dans des compétitions africaine et mondiales, soit à l’abandon.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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