Faranah : le corps sans vie d’un jeune homme découvert au quartier abattoir 2

8 juin 2019 à 10 10 08 06086

Le corps sans vie d’un jeune peintre, répondant au nom de Moussa Traoré, a été découvert hier, vendredi 07 juin 2019, au quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine de Faranah. La victime, âgée d’une trentaine d’années et divorcé, était le père d’un garçon, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est derrière une concession du secteur Lycée Amilcar Cabral que le corps sans vie de Moussa Traoré a été découvert.

Souleymane Kourouma, enseignant de profession, interrogé par notre reporter, est revenu sur les circonstances de la découverte du corps. « Ce vendredi matin, ma femme partait puiser de l’eau dans une concession voisine. C’est ainsi qu’elle a vu ce jeune qui était couché. Ne connaissant pas son état, elle m’a dit de venir voir derrière notre bâtiment, qu’il y a quelqu’un qui est couché là-bas. Effectivement, j’ai trouvé que c’est vrai. J’ai pris peur de m’approcher du corps. J’ai appelé les personnes avec lesquelles je suis logé dans ce bâtiment telles que maître Sory Oularé, mécanicien moto, et deux gendarmes pour les informer. Ils m’ont dit d’aller informer les gens. C’est ainsi que je suis allé informer le chef de quartier. N’ayant pas trouvé ce dernier à son domicile, je l’ai appelé au téléphone. Ensuite, il et venu me trouver chez lui et nous nous sommes rendus chez moi. Arrivé sur le lieu, le chef de quartier m’a dit de ne pas toucher le corps, qu’il va informer l’autorité compétente. Ainsi, la gendarmerie, la police, la croix rouge, les médecins, les autorités communales et les médias sont rapidement venus nous trouver ici », a expliqué l’enseignant.

De son côté, Bakary Oularé, chef du quartier Abattoir 2, a invité les habitants à la vigilance. « Aujourd’hui, je suis attristé pour la découverte de ce corps dans mon quartier… Ce que je demande à mes citoyens c’est d’être vigilant. Quand tu vois quelqu’un que tu n’as jamais vu dans le quartier ou quelque chose qui peut compromettre la quiétude dans la quartier, il faut nous informer et rapidement, nous allons rendre compte aux autorités compétentes pour qu’ensemble nous prenions des dispositions qui s’imposent. J’interpelle les concessionnaires. Il ne s’agit pas de loger quelqu’un chez toi, mais il faut avoir des renseignements relatifs à cette personne. Si non, en cas de problèmes, le concessionnaire va en pâtir », a laissé entendre le chef de quartier.

Pour sa part, le vice maire, Elhadj Manty Mamady Camara, a dit que c’est inadmissible que ce genre de découverte se produise sans qu’on en connaisse les raisons. « Nous avons été informés par le chef de quartier et certains citoyens de la découverte de ce corps. Immédiatement, nous nous sommes rendus ici. La gendarmerie, la police, la croix rouge, les médecins, chacun de son côté est venu faire son travail. Mais, les circonstances de sa mort ne sont pas déterminées. Nous appelons la population à la vigilance. C’est inadmissible qu’on trouve, qu’on découvre un corps comme ça, sans connaître les circonstances de sa mort ».

La question qu’on se pose est de savoir si Moussa Traoré est décédé là où son corps a été découvert ou si son corps a été transporté à cet endroit, surtout que le défunt habitait le quartier Dandayah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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Préparation de la CAN 2019 : la Guinée s’incline devant la Gambie

8 juin 2019 à 10 10 01 06016

La Guinée entame mal les matchs amicaux préparatoires de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui démarre le 21 juin 2019, en Egypte. Le Syli national s’est incliné (0-1) devant la Gambie au compte de son premier match amical qui s’est joué hier vendredi, 08 juin à Marrakech.

C’est une mauvaise opération pour l’équipe guinéenne, qui a besoin de remporter ses matchs amicaux non seulement pour gagner en confiance mais aussi pour rassurer ses supporters, à deux semaines du début de la CAN 2019. Le Syli national a, pourtant, dominé l’ensemble du match mais n’a jamais réussi à trouver le fond des filets adversaires.

La Gambie, plus réaliste, a réussi à s’imposer sur le score d’un but à zéro. But inscrit à la 44ème minute de jeu par Moussa Barow, suite à une perte de balle du Capitaine guinéen, Ibrahima Traoré.

Paul Put, le sélectionneur de la Guinée, soit corriger deux problèmes fondamentaux avant le prochain match amical de la Guinée contre le Bénin, prévu le 11 juin prochain toujours à Marrakech. Il s’agit de la mauvaise transmission de balle entre les milieux de terrain et les attaquants et surtout le manque de réalisme des attaquants guinéens.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Interpréter et déconstruire une interprétation de l’article 51 de la Constitution du 7 mai 2010

8 juin 2019 à 7 07 49 06496

Mamadou Aliou Diallo, Doctorant en Sociologie à l’Ecole Doctorale de Reims (CEREP)  , Chargé de Travaux Dirigés à l’Université Evry

Mamadou Aliou Diallo, Doctorant en Sociologie à l’Ecole Doctorale de Reims (CEREP), Chargé de Travaux Dirigés à l’Université Evry

Loin de s’en prendre aux personnes qui font une mauvaise interprétation de certains articles de la Constitution ou qui, pour des raisons diverses et variées, usent de la malhonnêteté intellectuelle pour se réapproprier des textes juridiques pour servir un clan, cet article vulgarise la compréhension de la supériorité de la Constitution sur la loi et donc, tente de lever cette dichotomie au sujet de l’article 51 de la Constitution. L’interprétation d’un article de la Constitution dans le dessein de constitutionnaliser des lois inférieures ou, en ce qui concerne la hiérarchie des normes, de les mettre au même niveau que la Constitution, est une interprétation partisane, biaisée et irresponsable, quand on sait que les clivages actuels ne jouent pas en faveur de la cohésion nationale.

Dans un pays où la rétribution du militantisme (D. Gaxie, 1997) est un principe légitimement légitimée par les instances dirigeantes des partis politiques et, dans certains cas de figure, par le représentant actuel du peuple, le fanatisme et la personnification ou le culte de la personnalité excessive au sein des partis politiques ont conduit à rompre avec l’idée d’avancer ensemble dans l’intérêt supérieur de la nation et, par conséquent, à se préoccuper des intérêts purement égoïstes et claniques.

Dans cet article, nous allons montrer que tout peut être interprété et que certaines de nos interprétations peuvent servir à des personnes mal intentionnées, autrement dit, pour amuser nos différents lecteurs, nous nous hasarderons de faire des interprétations sur d’autres articles de la Constitution pour déconstruire cette idée reçue. Nous verrons que l’article 51, interprété logiquement, ne fait pas référence à un projet de loi constitutionnel.

I-                    Les Interprétations hasardeuses de textes de loi, sources de conflits

D’entrée de jeu, il faut rappeler que tout individu, doté de ses facultés mentales et disposant du capital intellectuel nécessaire, est en mesure d’interpréter, de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas implicitement ou explicitement. Cependant, cette action peut, à certains égards, servir de rempart à certains détracteurs de la cohésion nationale. L’interprétation étant à la portée de tout le monde, nous allons dans cette partie, tenter d’interpréter certains articles de la Constitution, qui, loin d’aller en faveur de tout projet  promouvant une révision et même d’un référendum, défend l’honnêteté intellectuelle de nos différents universitaires et impose le recours à la dignité de certains intellectuels au sens large.

Lorsque, dans l’article 45 de la Constitution de 2010, il nous est dit ceci : « Il (le président de la République) veille au respect de la Constitution, des engagements internationaux, des lois et des décisions de justice », on pourrait donc se permettre de faire une interprétation juridique de cette partie de cet article. Pour aller très vite dans les explications, cet alinéa, dans ses énumérations, place la Constitution au sommet de la hiérarchie et fait clairement une distinction entre elle et les lois qui sont au-dessous d’elle. Mettre la Constitution au-dessus de tout est une manière de lever le doute et d’éviter toute confusion entre celle-ci et les lois ordinaires. Ainsi, toute allégation allant dans le sens, pour des motifs divers et variés, de l’absence de distinction entre la loi et la Constitution, serait intellectuellement malhonnête.

II-                  La lecture de L’article 51 de la Constitution

Poussés par l’appât du gain sur la population, beaucoup d’intellectuels Guinéens ont usé et abusé de la théorie du choix rationnel (R. Boudon, 2004), mais cette fois-ci, au détriment de la cohésion nationale, de l’intérêt supérieur de la nation et du développement du pays.

Il faut, avant d’aller plus loin, rappeler que : ne disposant plus de la légitimité populaire ou de l’onction populaire, les députés, conformément aux dispositions de la Constitution, ne peuvent pas ou ne peuvent plus parler au nom du peuple qu’ils n’ont d’ailleurs, ne serait-ce que pour faire semblant, tenté de représenter. L’expiration de l’onction populaire des députés conduit à avancer l’idée selon laquelle les actes qui seront pris par ces derniers n’auront aucun effet et, de surcroît, une révision de la Constitution et/ou l’adoption d’une nouvelle Constitution, conduirait à, en se basant sur cette absence de légitimité populaire, une contestation des nouvelles adoptions.

La hiérarchisation imposée à l’article 45 de la Constitution nous permet en partie, de montrer l’incohérence de la thèse selon laquelle l’article 51 pourrait servir de base juridique à un référendum constitutionnel. L’article 51 dispose que : « Le président de la République peut, après avoir consulté le président de l’Assemblée Nationale, soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur la promotion et la protection des libertés et des droits fondamentaux, ou l’action économique et sociale de l’Etat, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité. Il doit, si l’Assemblée Nationale le demande par une résolution adoptée à la majorité des deux tiers des membres qui la composent, soumettre au référendum toute proposition de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics ou concernant les libertés et les droits fondamentaux. Avant de convoquer les électeurs par décret, le président de la République recueille l’avis de la Cour Constitutionnelle sur la conformité du projet ou de la proposition à la Constitution. En cas de non-conformité, il ne peut être procédé au référendum. La Cour Constitutionnelle veille à la régularité des opérations de référendum. Lorsque le référendum a conclu à l’adoption du projet ou de la proposition, la loi ainsi adoptée est promulguée dans les conditions prévues à l’article 78 ».

Cet article ne fait, sans nul doute, pas allusion à un référendum constitutionnel ou constituant, dans la mesure où les articles 2 et 45 de la Constitution placent celle-ci au sommet de la pyramide. L’article 51 de la Constitution, honnêtement lu et analysé, est à mettre en lien avec l’article 84 qui dispose que : « L’initiative des lois appartient concurremment au Président de la République et aux Députes à l’Assemblée Nationale ».

Lorsque l’article 51 évoque un contrôle de conformité du projet ou de la proposition de loi à la Constitution, il revient, en se référant à la hiérarchie des normes, de constater que le projet ou la proposition de loi ne fait nullement référence à la loi fondamentale, c’est-à-dire la Constitution. Pour aller plus dans cette réflexion, les dispositions de l’article 80 de la Constitution selon lesquelles : « Dans les huit jours francs qui suivent l’adoption d’une loi, le Président de la République, un dixième au moins des Députes ou l’institution Nationale Indépendante des Droits Humains, peuvent saisir la Cour Constitutionnelle d’un recours visant à faire contrôler la conformité de la loi à la Constitution » replacent explicitement cette supériorité de la Constitution sur la loi.

La détention d’un titre universitaire ne donne pas le droit d’occulter la bonne explication des textes de loi au peuple, car c’est la seule façon de contribuer à éduquer celui-ci, à lui inculquer les bonnes valeurs et les bonnes pratiques. Mais, toute mauvaise interprétation des textes de loi à des fins purement stratégiques, suppose l’apprentissage de la malhonnêteté aux populations et donc, à l’encouragement de toute forme de contournements des lois qui régissent notre vie en société.

Mamadou Aliou Diallo, Doctorant en Sociologie à l’Ecole Doctorale de Reims (CEREP)

Chargé de Travaux Dirigés à l’Université Evry

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