Conakry : les membres du CA de l’Agence Guinéenne d’Électrification Rurale installés

10 juin 2019 à 19 07 20 06206

Le Conseil d’Administration de l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale (AGER) a été installé ce lundi, 10 juin 2019 à Conakry. C’est le secrétaire général du ministère de l’Energie, Sékou Sanfina Diakité, qui a présidé la cérémonie, entouré de ses collaborateurs et des membres du Conseil d’Administration, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son combat pour l’électrification de la Guinée, aux potentialités énormes dans ce domaine, le président de la République a mis en place l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale (AGER). La démarche vise à permettre aux populations des zones rurales, qui constituent une majorité écrasante de la population, à avoir accès à l’électricité à travers un coût raisonnable.

Sékou Sanfina Diakité, secrétaire général du ministère de l’Energie
Sékou Sanfina Diakité

C’est le secrétaire général du ministère de l’Energie qui a présidé la cérémonie d’installation du CA. Selon Sékou Sanfina Diakité, « l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale est l’une des plus importantes du secteur de l’électricité, parce qu’elle est dédiée pour le rural. Disons qu’en Guinée, 70% de la population se trouvent dans la zone rurale. Or, pour qui connait l’électricité, sait que c’est un produit cher, capitalistique. Cependant, tout le monde a droit à ce produit, à l’énergie électrique. Or, c’est des pauvres qui se trouvent dans les zones rurales. Que faire dans les mêmes conditions qui sont supposés être les plus riches qui sont dans les villes et les plus payés ? »

Par ailleurs, Sékou Sanfina Diakité a fait savoir que l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale est une institution autonome. « A ce titre, il lui faut un Conseil d’Administration, qui doit être financée de manière intelligente, avec des fonds qui ne sont pas chers, qui sont à la portée de tout le monde. D’où la nécessité de mettre en place un Conseil d’Administration qui va, avec la direction générale, réfléchir, mettre en place les stratégies, contrôler, exécuter parce que c’est une institution nouvelle ».

Après avoir été présenté aux travailleurs de l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale, le président du Conseil d’Administration a sollicité l’appui de tous ses collaborateurs et des travailleurs de la structure pour réussir sa mission. Selon Mamoudou Baro Kéita, « nous n’avons de priorités que celles dégagées par le gouvernement. C’est un service qui existe déjà, il y a une direction générale. Notre rôle est d’accompagner cette direction générale, pour faire en sorte que l’orientation stratégique dégagée par le gouvernement puisse être réalisée dans les meilleurs délais au moindre coût. C’est pourquoi, nous allons nous mettre en contact avec la direction générale pour identifier tous les projets et essayer de voir, au niveau du Conseil d’Administration, quels sont les conseils que nous pouvons être amenés à donner sur la base des éléments qu’ils vont nous apporter ».

Après la présentation, il s’en est suivi une première réunion où les membres du CA se sont exprimés sur les défis qui les attendent, les moyens pour les relever en vue d’aboutir aux résultats attendus.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Idriss Deby attendu à Conakry : le communiqué de la présidence

10 juin 2019 à 19 07 08 06086

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République du Tchad, Son Excellence Monsieur Idriss Deby Itno, Président Tchadien, effectuera à partir du mardi 11 juin 2019, une visite de Travail à Conakry.

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Contrefaçon du thé Azawad : le procureur requiert un an de prison contre Elhadj Oumar Barry

10 juin 2019 à 18 06 15 06156

Le dossier opposant les établissements de Karamoko Diallo et d’Elhadj Oumar Barry, tous commerçants évoluant au marché de Madina, était en débat ce lundi, 10 juin 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Le premier poursuit le second pour contrefaçon du thé vert Azwad, un produit dont il est l’importateur exclusif en Guinée. Cette audience a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Comme celles précédentes, ni le prévenu, Elhadj Oumar Barry, ni leur avocat, n’ont répondu présent à cette nouvelle audience. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de poursuivre la procédure en passant aux plaidoiries et réquisitions.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile, maître Alpha Boufalo Bah, a rappelé la genèse de cette affaire. « C’est une affaire de contrefaçon des produits du thé vert Azawad qui a été contrefait par des commerçants qui se trouvent au niveau de Madina, dirigés par Oumar Barry. C’est entre leurs mains qu’on a vu ce produit contrefait. C’est-à-dire que le « Thé original », dont la propriété était réservée à d’autres société, ils ont imité sa marque. Au lieu de thé vert Azawad, ils ont mis le nom thé original, et c’est seulement les noms qui diffèrent. Et, vu l’évidence, ils n’ont pas voulu comparaître. Ils sont venus une fois, deux fois ; mais, depuis, ils s’abstiennent de venir », a-t-il dit.

Rappelant que la contrefaçon est punie par la loi guinéennes et les conventions internationales, maître Bah a demandé au tribunal de rendre justice en condamnant le prévenu à un an de prison et au payement d’un montant de 10 millions de francs à titre de dommages et intérêts.

Dans ses réquisitions, le ministère public a soutenu également que le prévenu, Elhadj Oumar Barry, s’est effectivement rendu coupable de contrefaçon du thé vert Azawad. Il a demandé donc au tribunal de le retenir dans les liens de la culpabilité. « Il y a eu imitation des produits qui est bien établie, il y a eu contrefaçon. C’est une évidence. C’est pourquoi, nous demandons au tribunal de retenir Elhadj Oumar Barry dans les liens de la culpabilité et de le condamner à un an d’emprisonnement et au payement d’une amende de 10 millions de francs guinéens », a requis le procureur.

Le dossier a été renvoyé au lundi prochain, 17 juin 2019, pour décision être rendue.

Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Boulliwel (Mamou) : il tue accidentellement sa jeune sœur par balle

10 juin 2019 à 17 05 20 06206
image d’archive

Le drame s’est produit le samedi dernier, 08 Juin 2019, à Kendouma, dans la sous-préfecture de Boulliwel, préfecture de Mamou. Mamadou Aliou Diallo, âgé de 15 ans, a « involontairement » ouvert le feu sur sa jeune sœur, âgée d’un an et trois mois. La victime qui a été atteinte au niveau de la tête a rendu l’âme sur le champ, a appris un journaliste de Guineematin.com du parquet de Mamou.

Selon nos informations, c’est le vendredi dernier (la veille du meurtre de sa sœur) que Mamadou Aliou Diallo est allé soustraire frauduleusement le fusil de chasse calibre 12 de son oncle. Et, ce fusil contenait une balle.

« Il a confié le fusil à sa mère. Et, le samedi 08 juin, à l’heure du repas, sa maman lui a demandé d’enlever le fusil au vu de ses sœurs. Donc, voulant désarmer ledit fusil en enlevant la balle de la chambre à feu, par imprudence, le canon orienté vers ses sœurs, le coup est parti et a atteint la plus jeune de ses sœurs utérines du nom de Aïssata Simity Sidibé, âgée d’un an et trois mois au niveau de la tête. Elle a rendu l’âme sur le champ », a expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara, qui a dépêché une équipe d’officiers de police judiciaire de la brigade de recherche de la gendarmerie à Kendouma.

Aux dernières nouvelles, Mamadou Aliou Diallo a été interpellé et présenté au parquet du tribunal de première instance de Mamou. « À l’heure qu’il fait, j’ai saisi un juge d’instruction pour une information judiciaire pour homicide involontaire », assure le procureur, Elhadj Sidiki Camara.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kidnapping et Séquestration d’Alpha Souleymane Baldé : « je sollicite la clémence du tribunal »

10 juin 2019 à 16 04 39 06396

Les plaidoiries se sont poursuivies ce lundi, 10 juin 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn dans le dossier de la prise d’otage et séquestration de l’opérateur économique Elhadj Alpha Souleymane Baldé. Aujourd’hui, c’était au tour des avocats de la défense de plaider. Et, l’un d’eux a appelé à la clémence du tribunal envers ses clients, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après les réquisitions du procureur et les plaidoiries de la partie civile, la parole était aux conseils de la défense ce lundi. Et, c’est d’abord maître Thierno Amadou Barry qui est passé pour sa plaidoirie. L’avocat a soutenu que dans cette affaire, aucune preuve qui prouve la culpabilité des accusés n’a été présentée devant le tribunal. Il rappelle d’ailleurs que le parquet et la partie civile ont fait cas de l’utilisation d’armes et de cagoules par ses clients au cours de leur opération. « Mais ni les armes, ni les cagoules n’ont été présentées ici comme éléments de preuve », a fait remarquer l’avocat.

Selon lui, le parquet est allé vite en besogne, en demandant, dans ses réquisitions, la condamnation des accusés à 30 ans de réclusion criminelle. « Je vous demande de ne pas tenir en compte les réquisitions du procureur qui vous demande 30 ans de réclusion criminelle. Je vous demande de rester dans la fourchette de 5 à 10 ans, en rejetant les sollicitations de la partie civile qui demande une somme excessive de 300 milliards de francs guinéens. Je vous prie d’accorder une seconde chance à mes clients. Donc je sollicite la clémence du tribunal », a plaidé maître Thierno Amadou Barry.

De son côté, maître Mohamed Abou Camara, a demandé tout simplement au tribunal de renvoyer ses clients des fins de la poursuite parce que, selon lui, ils ne sont pas coupables des faits pour lesquels ils sont poursuivis. « Si ces accusés sont des délinquants, ils ne sont pas des délinquants dans ce dossier. Donc je vous demande de les renvoyer des fins de poursuites pour crime non constitué », a lancé cet autre avocat de la défense.

A rappeler que 5 personnes sont poursuivies dans cette affaire de prise d’otage et séquestration d’Elhadj Alpha Souleymane Baldé. Il s’agit de Saa David Kamano, Lamine Kanté, Sékou Oumar Keita, Abdoul Mazid Diallo et Mohamed Sidy Diallo. Les trois premiers sont détenus depuis le 02 septembre 2016 à la maison centrale de Conakry, tandis que les deux autres sont en fuite.

Selon l’accusation, après avoir pris l’opérateur économique en otage, le groupe a réclamé une rançon de 300 mille dollars à sa famille contre sa libération. C’est après le payement de 105 mille dollars et 5 millions de francs guinéens que trois personnes, accusées d’appartenir au groupe de preneurs d’otage, ont été arrêtées et placées sous mandat de dépôt et l’otage a été libéré.

Le verdict du tribunal criminel de Dixinn sur cette affaire est attendu le 24 juin 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/ 654 416 922

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Volontariat : MTN Guinée lance son programme « Y’ello Care 2019 »

10 juin 2019 à 16 04 21 06216

La société de téléphonie mobile MTN Guinée a procédé ce lundi, 10 juin 2019, au lancement officiel de sa campagne d’investissement social dénommée « Y’ello Care ». Dédiée à l’éducation guinéenne, cette campagne a été lancée sous le thème : « Construire un avenir meilleur pour les jeunes ». La cérémonie a eu lieu à l’école des aveugles et malvoyants de Guinée, située à la cité de Solidarité de Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette campagne, qui est l’investissement social des employés de MTN Guinée et ses partenaires, va s’étendre sur 21 jours. Durant cette période, ils vont apporter leur aide aux personnes nécessiteuses.

Haba Labila, Directeur juridique et relation public de MTN Guinée
Haba Labila

« L’objectif est d’apporter notre aide aux couches vulnérables, parce que si MTN existe aujourd’hui à travers tout le monde entier, c’est parce que des peuples ont accepté de nous ouvrir leurs bras. Y’ello Care, c’est l’occasion que MTN met à profit, notamment à travers ses employés, pour se rendre utile aux communautés au sein desquelles nous évoluons. Cela se traduit concrètement par des actions que nous posons à travers des investissements, de rénovations d’écoles telles que cette année l’école des sourds-muets où nous avons tenu, en tant qu’employés et avec nos différents partenaires qui nous accompagnent, à offrir de l’eau aux malvoyants de l’établissement Sogué, parce que on aime à le dire l’eau c’est la vie. Le premier jour que nous avons visité cette école nous avons constaté qu’il n’y a pas d’eau, nous avons été sensibles à cela, et on s’est dit qu’il fallait trouver de l’eau dans cette école. Nous comptons doter cet établissement d’un forage dans les jours à venir », a indiqué Labila Haba, directeur juridique et relations publiques de MTN Guinée.

centre Sogué, Alpha Kaba
Alpha Kaba

Au nom des élèves du centre Sogué, Alpha Kaba a remercié les donateurs pour ce geste. Il en a profité pour inviter d’autres bonnes volontés à les aider à sortir de la situation dans laquelle ils se trouvent. « Nous les élèves du centre Sogué, remercions très sincèrement la société MTN Guinée pour avoir porté son attachement indéniable à la protection des enfants victimes d’handicape. Il est vrai que comme tous les autres enfants, nous devons bénéficier d’une éducation et d’une formation pour pouvoir demain participer au développement de la nation. Nous savons que cela est un droit pour nous aussi déficients visuels.

C’est pourquoi, vous recevoir aujourd’hui dans notre centre est une grande joie pour nous. Nous sommes confrontés à des difficultés telles que le manque de matériels didactiques braille, nous demandons humblement à toutes les bonnes volontés de nous aider à trouver une solution à ces difficultés que nous rencontrons », a déclaré cet élève.

ministère de l’Action Sociale, Promotion Féminine, Enfance, Moussa Traoré, directeur national de l’enfance,
Moussa Traoré

Venu représenter le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance à cette cérémonie, Moussa Traoré, directeur national de l’enfance, a vivement salué cette initiative. Il a exprimé la reconnaissance de son département envers la société MTN Guinée qui, selon lui, accorde une grande importance aux couches vulnérables. « Le choix de cette école pour le lancement de cette activité prouve toute l’attention que la Société MTN accorde à la réinsertion des enfants handicapés. Cette édition 2019 est, pour le ministère de l’action sociale, réalisée dans le cadre du mois de l’enfant qui est une occasion privilégiée pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les conditions de vie des enfants à travers le monde.

Notre département est conscient du fait que si les personnes handicapées en général rencontrent des difficultés dans le cadre de l’accès aux services sociaux de base, le cas des enfants handicapés mérite une attention particulière. En ce sens que si des dispositions ne sont pas prises en vue de leur réinsertion sociale, ils risquent de connaître le même sort que les adultes handicapés qui vivent de mendicité dans le pays. C’est en cela que je salue et félicite MTN Guinée qui, depuis plusieurs années, s’investit dans le domaine de la création d’un cadre favorable à l’éducation des enfants handicapés de notre pays », a-t-il dit.

A noter que selon les organisateurs, plusieurs activités sont prévues dans le cadre de 13ème édition de Y’ello Care. Il s’agit entre autres : de journées de sensibilisation lié à l’utilisation responsable d’internet par la jeunesse, une journée portes ouvertes qui permettra aux étudiants en Télécommunications de découvrir les métiers et les opportunités qu’offre MTN, des actions de sensibilisation à la lecture à travers tout le pays, des subventions pour faciliter l’accès aux librairies dans les régions de N’zérékoré, Kankan, Kindia et Boké, un système de parrainage des enfants de l’établissement de Sogué, mais aussi la construction d’un forage pour permettre aux malvoyants de cet établissement d’avoir accès à l’eau potable.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : le FNDC annonce une manifestation à N’zérékoré (lettre)

10 juin 2019 à 16 04 02 06026

Dans le cadre des manifestations des opposants à un tripatouillage de la Constitution guinéenne, l’antenne locale du Front national pour la défense de la Constitution veut mobiliser les citoyens de N’zérékoré, a appris Guineematin.com qui a reçu copie d’une lettre écrite dans ce sens.

Les adversaires à un troisième mandat pour Alpha Condé ont adressé leur courrier à l’exécutif communal où la lettre d’information a été déposée. La manifestation à Zaly contre un mandat à vie pour le chef de l’Etat actuel de la Guinée est ainsi prévue le jeudi prochain, 13 juin 2019. Il reste à savoir si le maire, Moriba Albert DELAMOU, élu sous la bannière du RPG autorisera ou pas cette marche pacifique de l’antenne régionale du FNDC.

En attendant, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette lettre d’information adressée à la mairie de N’zérékoré :

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Meurtre d’un étudiant : pas de reprise des cours à l’université de Labé

10 juin 2019 à 15 03 39 06396

Arrêtés depuis le 31 mai dernier suite à la mort de l’étudiant, Amadou Boukariou Baldé, victime de violences policières, les cours devaient reprendre ce lundi, 10 juin 2019 à l’université de Labé. Mais, cette reprise n’a pas été effective. Des étudiants ont organisé aujourd’hui même une manifestation pour réclamer justice pour leur collègue, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Cette marche des étudiants a démarré devant le siège de la sous-préfecture de Hafia, localité qui abrite l’université de Labé, pour s’achever au niveau d’une place publique de la commune rurale. Tous habillés en blanc, les manifestants scandaient des slogans comme : « Justice pour Amadou ! Plus jamais ça à Hafia ! ». Sur leurs différentes banderoles, on pouvait lire des écrits comme : « Amadou Baldé, que son âme repose en paix, Amen ; Je suis Amadou Baldé, que justice soit faite car il méritait une vie ; nous ne voulons plus du sang ; … ».

Adama Condé, étudiant en licence 3 sociologie,
Adama Condé

Au nom des manifestants, Adama Condé, étudiant en licence 3 sociologie, a dénoncé l’attitude des responsables de l’université de Hafia qui, à ses yeux, ont été les principaux acteurs de ce qui est arrivé à leur collègue, feu Amadou Boukariou Baldé. « Nous avons marché pacifiquement et nous avons terminé pacifiquement. Ils sont en train de mentir pour dire qu’on a commencé la manifestation par la violence et on a tué notre ami, c’est faux. Nous allons leur montrer que c’est faux. Nous allons leur montrer que nous sommes plus intellectuels qu’eux. Nous avons marché pacifiquement et le monde entier saura que nous avons marché pacifiquement. Nous ne sommes pas violents, à bas la violence !

Aujourd’hui, ça se dit partout que les étudiants sont divisés mais nous, nous ne sommes pas divisés. Voilà les étudiants qui suivent la vérité ici. Les négociations qui ont eu lieu au nom des étudiants ne sont que des mensonges. Nous, on ne suit pas le combat-là dans le mensonge. Nous, nous suivons la vérité. On ne va pas vendre l’âme de notre ami, on ne va pas profiter de cette situation pour se faire de l’argent. Non à la violence ! A bas le recteur ! Nous ne voulons plus du recteur, nous voulons son départ », a-t-il dit avec insistance.

Rencontré dans la cour de l’université, Alpha Oumar Tourkoun Diallo, président du collectif des étudiants des universités publiques de Guinée a lui aussi, dénoncé la mort de Boukariou Baldé, qu’il trouve plutôt surprenante. « J’ai été surpris, parce qu’entendre un étudiant décédé dans un campus, et d’une mort comme ça, avec les bavures des forces de l’ordre, je vous assure que cela a été une chose bouleversante pour tous les étudiants guinéens. Les résultats de l’autopsie sont sortis à l’hôpital Ignace Deen, maintenant, nous sommes en train de mener des enquêtes pour situer les responsabilités au niveau des autorités de l’université, des militaires, plus au niveau des étudiants, pour savoir qu’est-ce qui s’est réellement passé», a-t-il dit.

Alpha Oumar Tourkoun Diallo
Alpha Oumar Tourkoun Diallo

Cependant, Alpha Oumar Tourkoun Diallo déplore le non-retour des étudiants dans les salles de classe ce lundi. « Moi j’ai été surpris de ce constat. Parce que depuis que je suis venu, je passe toute la journée à côté des étudiants pour les sensibiliser, pour voir comment est-ce qu’il faut reprendre les cours pour que la justice suive son cours. Hier, on a négocié jusqu’à 22 heures pour que les cours reprennent aujourd’hui, mais à ma grande surprise, on appelle ce matin pour me dire qu’il y a un groupe d’étudiants qui marche et il y a un groupe d’étudiants qui se trouve dans la cours de l’université. Comme vous le voyez, il y a quelques étudiants qui sont là, mais ils ont peur de rentrer dans les salles de classe pour ne pas être surpris par ceux qui sont derrière la cour de l’université», a-t-il indiqué.

De Hafia (Labé), Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Prise en charge de Boukariou, son évacuation à Conakry : le DG de l’hôpital de Labé dit tout à Guineematin

10 juin 2019 à 15 03 14 06146
Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé
Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

Plus d’une semaine après le meurtre de Boukariou Baldé, battu à mort par des policiers à l’occasion d’une manifestation d’étudiants à l’université de Labé, le directeur général de l’hôpital régional de Labé a accordé une interview à un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville. Dr Ataoulaye Sall est revenu sur les circonstances dans lesquelles ses services ont reçu l’étudiant qui était blessé, la prise en charge faite sur place et les raisons de son évacuation à Conakry.

Décryptage !

Guineematin.com : avant de mourir, l’étudiant, Amadou Boukariou Baldé, a été reçu dans votre hôpital pour des soins. Dites-nous dans quelles circonstances vos services l’ont reçu ?

Dr Ataoulaye Sall : je voudrais commencer par présenter les condoléances de mon établissement à la famille de monsieur Boukariou Baldé et aussi à la famille estudiantine guinéenne, et particulièrement au centre universitaire de Hafia de Labé. A l’occasion de ces mouvements (manifestation d’étudiants à l’université de Labé), il y a eu des blessés qui ont été admis à l’hôpital régional de Labé. Et, ces blessés sont au nombre de cinq (5), parmi lesquels il y a ce jeune Boukariou.

Ce jeune, Boukariou Baldé, a été admis ici le vendredi, 31 mai 2019, aux alentours de 13 heures 40 minutes. Il a été déposé par le centre universitaire de Hafia. Il a été reçu aux services des urgences, et là, tout de suite, on s’est rendu compte que son état est sérieux puisqu’il était déjà dans un état de perte de connaissance. Il était vivant, mais il était dans le coma. C’est ainsi que du service des urgences, il a été transféré au service de réanimation. Et, c’est pratiquement là que toute la prise en charge a eu lieu.

Guineematin.com : en parlant de la prise en charge, on apprend que Boukariou n’a pas bénéficié de soins adéquats parce que les médecins s’intéressaient plus à l’aspect pécuniaire qu’à lui sauver la vie.

Dr Ataoulaye Sall : j’ai commencé par vous dire que ce jeune a été déposé ici par le centre universitaire de Hafia. Et quand il a été déposé ici, nous au niveau de l’hôpital, on a besoin d’enregistrer la personne responsable. Donc, comme personne responsable, d’emblée c’est le centre universitaire qui a été enregistré en la personne de monsieur Mamadou Yaya Barry, puisque c’est lui qui l’a déposé. Et au niveau du service de réanimation, dès qu’il a été reçu, la prise en charge a commencé automatiquement. Au cours de cette prise en charge, il y a eu des médicaments, il y a eu des consommables qui ont été utilisés. Et, ça, je vous dis que c’est l’hôpital régional qui a fourni.

La réanimation a fait une commande de médicaments, qu’on a adressée à la pharmacie de l’hôpital, et la pharmacie de l’hôpital a fourni la totalité du médicament dont on avait besoin. Et, c’est avec ça que la prise en charge de monsieur Baldé a été assurée. Maintenant, dans les lots de médicaments qui avaient été demandés par la réanimation, il y a eu une molécule qui n’était pas disponible au niveau de la pharmacie hospitalière. Mais là aussi, la pharmacie hospitalière a pris soin, je vous montrerai le document, pour aller se procurer de ce médicament au niveau d’une officine privée de la place. Le médicament a coûté 165 mille francs contre une facture que la pharmacie de l’hôpital a payée. Maintenant, vers 16 heures, quand l’université est revenue, l’université a remboursé les 165 mille francs contre reçu.

Guineematin.com : d’autres aussi ont indiqué qu’il n’y avait que des médecins stagiaires qui se sont occupés de lui et que c’est pourquoi d’ailleurs la prise en charge n’a pas été bonne. Qu’en dites-vous ?

Dr Ataoulaye Sall : ça, ça me surprend. Je viens de vous expliquer d’abord comment la prise en charge a eu lieu. Et, quand il y a eu ça, non seulement il y a eu une mobilisation au niveau de l’hôpital, mais aussi il y a eu une mobilisation au-delà de l’hôpital par rapport au cas. Donc, je puis vous garantir que la prise en charge a été correcte.

Guineematin.com : l’autre information que nous avons apprise est que le jeune serait décédé au sein de l’hôpital de Labé. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’ambulance qui devait passer prendre ses parents à Dalaba a continué directement sur Conakry. Parce que vous ne voudriez pas que ses parents, notamment son père, sache que leur fils est déjà mort. Est-ce vrai que Boukariou est décédé à l’hôpital de Labé avant même son évacuation à Conakry ?

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

Dr Ataoulaye Sall : je vais vous aider. Quand un malade est admis dans la salle de réanimation, ça veut dire que ce malade a besoin de soins intensifs. J’ai entendu dire qu’on ne permettait pas aux gens de rentrer dans la salle de réanimation. C’est normal. Que ça soit ici ou ailleurs, dans un service de soins intensifs, il n’y a pas de rentrées et de sorties. Ça veut dire que c’est des malades graves qui sont là, qui ont besoin de soins, qui ont besoin de suivi rapproché. Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier très sincèrement les étudiants de l’université de Hafia qui étaient là, puisque ces consignes, ils les ont observées à la lettre. Et, ça a permis à l’équipe qui était à la réanimation de faire correctement le travail.

Ceci dit, je voudrais aussi vous dire qu’à la réception même du malade, on a pensé à le référer sur Conakry. Mais, techniquement parlant, on ne pouvait pas, puisque pour référer un malade, il faut s’assurer qu’il a la chance de quitter Labé et d’arriver vivant à Conakry. C’est une responsabilité technique, c’est une responsabilité médicale. Donc, à l’issue de l’évaluation qui a été faite à la réception, on a compris qu’il a eu un traumatisme très sévère, avec même risque d’hémorragie cérébrale. On s’est dit qu’à l’état, on ne peut pas le mettre dans un véhicule pour aller à Conakry, vous savez que c’est 450 kilomètres.

Donc, en pareille situation, qu’est-ce qu’il faut ? En pareille situation, il faut admettre le patient en service de réanimation, essayer de le rééquilibrer, essayer de lui donner un peu de force quand-même pour qu’il puisse entamer la route. Et, c’est ce que nous avons fait. De 13 heures 40’ au moment de la réception, on s’est occupé de lui et on a voulu mettre le maximum de chance de son côté pour pouvoir entamer le voyage. Je vais vous dire une chose, moi, j’ai reçu un appel téléphonique d’un journaliste à Conakry qui m’a dit :  »Docteur, la famille souhaiterait qu’on évacue le malade sur Conakry ». J’ai dit :  »nous aussi, c’est ce que nous voulons ; mais, en l’état, il ne peut pas supporter la route. Donc, permettez qu’on le mette en soins intensifs, qu’on essaye de voir si on peut remonter son état pour le voyage et que si ce moment arrive, on va essayer de l’évacuer ». Je lui ai dit d’être notre porte-parole auprès de la famille. Et, donc, on a continué la prise en charge jusqu’à 19 heures-20 heures, on a estimé qu’il est un peu remonté et que peut-être on peut tenter de l’évacuer sur Conakry. C’est en ce moment que la décision a été prise. C’est d’abord une décision technique, donc médicale. L’idée est partie de l’hôpital, les autorités ont été saisies, les autorités ont donné leur accord et l’hôpital a mis à la disposition l’ambulance et une équipe. Voici comment le transfert s’est effectué.

Guineematin.com : pourquoi alors cette ambulance ne s’est pas arrêtée à Dalaba pour prendre les parents du jeune, qui l’attendaient là ?

Dr Ataoulaye Sall : ce qu’il faut dire, c’est qu’on est dans des logiques différentes. La logique qui avait été mise en avant c’est quoi ? C’est essayer à tout prix de sauver le jeune Boukariou. Et, c’est ce qui explique, je viens de vous le dire, pourquoi on l’a admis en soins intensifs et pourquoi à 20 heures la décision de le référer sur Conakry a été prise. Et une fois que l’ambulance a quitté Labé, il fallait essayer de rallier Conakry le plus rapidement possible. Et, moi, je me posais la question, l’état dans lequel se trouvait le jeune Boukariou, aller à Dalaba, se mettre à rechercher son père et sa mère, imaginez un peu le choc émotionnel que ça va faire, est-ce que ça va faciliter le voyage ? Moi, je me suis dit que l’important en pareille situation, c’est de mettre le maximum de chance du côté du malade pour voir si on peut le sauver. Et, c’est ce qui a été fait. Malheureusement, Dieu en a décidé autrement.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Un dernier mot ?

Dr Ataoulaye Sall : le dernier mot, c’est encore de présenter toutes les condoléances à la famille de Boukariou, et ensuite dire que pour l’hôpital de Labé, nous pensons avoir fait techniquement tout ce qui était à notre pouvoir pour aider vraiment à sauver le jeune Boukariou. Et dans cette entreprise, nous avons travaillé bien évidemment, avec les autorités de proximité, je veux parler de la préfecture, je veux parler du gouvernorat, mais aussi, on a eu des échanges avec l’université. Mais, ce qui est de l’hôpital de Labé, on s’est focalisé sur la partie médicale, la partie technique. Et, je pense que, c’est important aussi de la rappeler, j’ai entendu les gens parler de paiements. Nous, il y a longtemps, on travaille avec le centre universitaire de Labé. Quand ils déposent des malades que ça soit des étudiants, que ça soit des encadreurs, l’hôpital a toujours assuré la prise en charge. Et le moment venu, l’université a toujours fait face à ses factures. Donc, si quelqu’un dit qu’il a reçu les factures de l’hôpital, ou qu’il a reçu des reçus de paiements avec l’hôpital, qu’il veuille bien les présenter. Moi, je pense que ce qui nous focalise, c’est vraiment le cas de Boukariou, et faire en sorte aussi qu’à l’avenir, que des cas similaires ne se reproduisent pas.

Entretien réalisé à Labé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Décès de la mère du PM : le communiqué de la présidence

10 juin 2019 à 13 01 57 06576

Monsieur le Président de la République a appris avec une grande tristesse le décès ce lundi 10 juin 2019 à Conakry, de notre mère, Hadja Nana FOFANA, à l’âge de 93 ans.

La défunte est la mère de SEM le Premier Ministre Dr. Ibrahima Kassory FOFANA.

Le Président de la République, en son nom propre et au nom du Gouvernement, présente ses condoléance aux familles éplorées, notamment les familles FOFANA, TOURE et YANSANE de Forécariah, la famille KEITA de Kouroussa, la famille DOSSO, et la famille COMNOS de Conakry.

Le Président de la République s’incline devant la mémoire de notre chère disparue et prie pour le repos de son âme.

LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Décès de Mme Hadja Nana Fofana, mère de Kassory Fofana : communiqué

10 juin 2019 à 13 01 48 06486

Les Familles FOFANA, TOURE, CONDE, YANSANE, KEITA DE KOUROUSSA, DOSSO, COMNOS ont la profonde douleur de vous faire part du décès de Madame Hadja Nana Fofana, née Touré, survenu ce jour 10 juin 2019 à Conakry.

La défunte est la mère de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Ibrahima Kassory Fofana et de Madame Mama Adama Fofana.

Un prochain communiqué précisera les informations relatives aux cérémonies funéraires.

En attendant, les condoléances sont reçues au domicile familial à Lambanyi, Commune de Ratoma.

La famille saisie cette occasion pour remercier profondément toutes les personnes qui l’ont accompagnées au cours de sa maladie.

Paix à son âme, amine !

Communiqué transmis par la Primature

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Meurtre de Boukariou à Labé : les dispositions prises par le ministère de l’enseignement supérieur

10 juin 2019 à 13 01 12 06126
Dr Abdoul Karim Diallo, conseiller du ministre chargé de l’enseignement supérieur

Plusieurs jours après la mort de l’étudiant, Amadou Boukariou Baldé, battu à mort par des policiers à l’université de Labé, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a déployé une mission sur le terrain. Conduite par Dr Abdoul Karim Diallo, conseiller du ministre, chargé de l’enseignement supérieur, la délégation est allée s’enquérir un peu plus sur cette situation. Elle en a profité pour annoncer les dispositions prises par rapport à cette affaire au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à Labé.

Selon le chef de mission, la mort de cet étudiant touche profondément le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. C’est pourquoi, depuis l’annonce de la nouvelle, le département n’a cessé de se bouger, annonce Dr Abdoul Karim Diallo. « Officiellement, la nouvelle nous a été portée par le recteur qui nous représente sur le terrain.

On a reçu l’information et tout de suite on a pris des dispositions entre autres, le ministre qui était sur le point de voyager a retardé un peu son voyage et nous nous sommes rendus à la maison mortuaire où nous avons conféré avec la famille sur les circonstances de la mort, on a présenté les condoléances et on a discuté avec eux de ce qui pourra être fait ultérieurement.

Les informations qui nous sont parvenues, c’est qu’il y a eu un soulèvement des étudiants suite à des problèmes pédagogiques, quand je dis pédagogiques, ça entoure l’évaluation des étudiants. Donc, il y a eu un soulèvement, il paraît que ça a commencé la veille de la mort du jeune. Et le lendemain maintenant, le jour de sa mort, il y a eu des évènements encore plus sérieux qui ont conduit à sa mort.

Et depuis, des dispositions sont en train d’être prises pour que nous puissions faire lumière sur ça. A Conakry, il y a eu des rencontres, on a échangé beaucoup avec les hommes de terrain ici. Mais, ce n’était pas suffisant. Il fallait envoyer une mission pour nous représenter sur le terrain, venir donc prendre les informations à la source. C’est donc une des raisons de ma présence ici », a expliqué le conseiller du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Parlant toujours des dispositions prises, Dr Abdoul Karim Diallo annonce que parallèlement à la famille de la victime, le ministère en charge de l’enseignement supérieur a demandé un rapport d’autopsie du médecin légiste, Professeur Hassane Bah. En attendant de voir plus clair dans ce dossier, le département a décidé de faire reprendre les cours qui étaient arrêtés à l’université de Labé depuis la mort de cet étudiant.

« En plus de ce que la famille a demandé, le ministère, en tant que gérant de ce monsieur qui est décédé, a demandé de faire une autopsie du médecin légiste. Mais avant que je ne bouge de Conakry, nous n’avions pas obtenu les résultats de l’autopsie. Pour la reprise des cours à Hafia, comme on a discuté avec le corps professoral et l’encadrement, on leur a demandé de prendre toutes les dispositions. Comme vous le voyez, il y a eu des rencontres au niveau des facultés, et des documents ont été faits à l’appui, pour que les cours puissent reprendre », a-t-il dit.

A noter que les cours n’ont repris que très timidement ce lundi, 10 juin 2019 à l’université de Labé. Un groupe d’étudiants a organisé ce matin même une manifestation à Hafia, localité où se trouve l’institution d’enseignement supérieur, pour protester contre la mort de leur collègue, Amadou Boukariou Baldé.

De Labé, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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L’OGDH sur l’affaire Boukariou : « nos sources ont indiqué qu’il est décédé à l’hôpital de Labé »

10 juin 2019 à 12 12 23 06236
Idrissa Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif, chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de l'OGDH
Idrissa Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif, chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de l’OGDH

La mort par bastonnade du jeune étudiant, Amadou Boukariou Baldé a suscité de nombreuses réactions. Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Labé, Idrissa Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits Humains (OGDH) et chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de ce mouvement, a expliqué que c’est bien à l’hôpital régional de Labé que le jeune homme a succombé à ses blessures, contrairement à la version des autorités.

Dans son intervention, Idrissa Sampiring Diallo a expliqué ce que son organisation a entrepris quand la situation a dégénéré au centre universitaire de Labé. « Nous avons été alertés par les étudiants le jeudi 30 mai 2019, le premier jour des manifestations. Ce sont les étudiants qui nous ont appelés pour indiquer qu’ils sont agressés par les forces de l’ordre, envoyées dans le campus par le recteur de l’université. Donc, par rapport à notre façon de faire, nous avons procédé à une triangulation de l’information, et nous avons suivi les évènements de bout en bout, parce qu’on échangeait avec des encadreurs de l’université, avec des étudiants assiégés, même avec le chef du centre de santé de Hafia », a expliqué monsieur Diallo.

Le décès du jeune homme, intervenu le lendemain, a créé l’émoi dans la ville. Idrissa Sampiring Diallo soutient qu’une source proche du dossier accuse les autorités de Labé d’avoir cherché à cacher l’information sur la mort de l’étudiant. « Le vendredi aussi, des étudiants nous ont appelés pour nous dire que ça ne va pas. Et, le vendredi soir, après 20 heures, nous avons reçu un coup de fil nous alertant du décès de Boukariou Baldé à l’hôpital régional. Notre source nous indiquait qu’au moment où elle nous appelait, que les autorités de Labé cherchaient à cacher cette information à l’opinion locale, et que même ces autorités étaient en réunion au bloc administratif du gouvernorat. De ce pas, nous sommes allés effectivement retrouver les autorités dans ce bâtiment. Il y avait là les autorités préfectorales, les autorités régionales et les encadreurs de l’université dans le bureau du gouverneur. Mais, ce n’était pas ouvert à tout le monde. Nous, nous avons attendu dans l’obscurité, au rez-de-chaussée. Lorsqu’ils ont fini leur réunion, ils nous ont retrouvés au rez-de-chaussée. Ils étaient tous paniqués. Chacun cherchait à nous éviter. Mais, puisque nous avons des sources même à l’hôpital, nos sources au sein de l’hôpital nous ont indiqué que Boukariou est décédé à l’hôpital de Labé, même si des sources officielles disent qu’il est mort à Kindia», a fait savoir ce chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de l’OGDH.

En outre, Idrissa Sampiring Diallo a fustigé l’attitude des forces de maintien d’ordre lors de leur intervention, tout en révélant que l’OGDH de Labé a déjà commis un avocat pour mener des enquêtes sur la mort de Boukariou Baldé. « Les forces de l’ordre vont toujours au-delà de leur mission quand il est question de maintien d’ordre. Nous avons demandé, en solidarité avec la famille de Boukariou, que toute la lumière soit faite autour de cette question. C’est vrai qu’au début, un des frères de Boukariou a saisi la section de l’OGDH de Labé pour apporter un appui. On a mis un responsable du bureau exécutif national de l’OGDH qui est avocat aussi en contact avec cette famille. Ça veut dire qu’aujourd’hui, nous osons croire que c’est maître Hamidou Barry du bureau de l’OGDH qui accompagne cette famille dans la procédure. Pour le moment, c’est ce que nous pouvons faire par rapport à cette question », a-t-il souligné.

Par ailleurs, nous avons regretté la destruction des installations de l’université par des étudiants en colère. Nous ne comprenons pas que des universitaires soient obligés d’utiliser de la violence pour se faire entendre dans une revendication.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Labé

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Siège du RPG : Saloum Cissé demande à Aboubacar Sylla « une franche collaboration »

10 juin 2019 à 12 12 17 06176

Comme annoncé précédemment, le ministre des Transports, Aboubacar Sylla, a pris part à l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel du samedi, 08 juin 2019. Une première depuis son entrée au gouvernement, dirigé par Ibrahima Kassory Fofana. Une occasion mise à profit par les responsables du parti au pouvoir pour l’appeler à une franche collaboration avec eux, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en compagnie d’une délégation de l’UFC, sa formation politique, que le ministre des Transports, Aboubacar Sylla, s’est rendu au siège du RPG Arc-en-ciel. Une présence vivement saluée par les responsables du parti au pouvoir, qui n’ont pas manqué d’appeler dans le même temps l’ancien opposant, à une franche collaboration. « Nous sommes très heureux de recevoir cette forte délégation de l’UFC. Vous savez, ce qui est très important dans les relations humaines, c’est la confiance réciproque. Ce que nous voulons pour ce parti, c’est la bonne collaboration franche.

Ce que nous voulons, c’est rendre justice à ce peuple de Guinée. Ce que nous voulons, c’est d’avoir un parcours radieux à chacun de nos partis au niveau de l’arène nationale. Voilà notre aspiration profonde. Nous souhaitons la bienvenue à la délégation. La direction nationale de notre parti est entièrement à votre disposition et nous voulons aller la main dans la main avec vous pour tirer ce peuple de l’ornière », a déclaré l’Honorable Saloum Cissé, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel et premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Des paroles pleines de signification quand on sait le parcours de l’homme qui était il y a peu encore le porte-parole de l’opposition républicaine, député élu sur la liste de l’UFDG et qui avait une position très dure à l’égard du président Alpha Condé et son régime. Aboubacar Sylla s’était également montré toujours discret depuis son arrivée au gouvernement à tel point que certains laissaient entendre qu’il était opposé à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat.

L’actuel porte-parole du gouvernement a tenu donc à couper cours à cette rumeur. « Je suis à 100% pour une nouvelle Constitution. Celle de 2010 était une constitution de transition, destinée simplement à organiser l’élection présidentielle du 27 juin 2010 », a-t-il lancé devant les responsables et militants du RPG Arc-en-ciel, sous un tonnerre d’applaudissements.

Aboubacar Sylla n’a pas aussi tari d’éloges à l’endroit du Pr Alpha Condé et son parti, sans lesquels, dit-il, « il n’y aurait pas de démocratie en Guinée ». Il a, enfin, annoncé sa volonté de signer une alliance entre son parti, l’UFC, et le RPG Arc-en-ciel.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Le ministre du Budget à Siguiri : « nous ne voulons pas d’un troisième mandat »

10 juin 2019 à 11 11 17 06176

Attendu hier, dimanche 09 juin 2019, à Siguiri, le président Alpha Condé n’a finalement pas effectué le déplacement. Comme ce fut le cas à Kankan, la veille, le chef de l’Etat s’est fait représenter dans cette autre ville de la Haute Guinée par une délégation ministérielle. A cette occasion, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a tenu à préciser que contrairement à ce que les gens pensent, le projet de nouvelle constitution ne vise pas à octroyer un troisième mandat à l’actuel président, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est le mouvement « Faisons ensemble » qui a organisé ce meeting de soutien au projet de nouvelle constitution dans la ville de Siguiri. Le président de la République était attendu à la rencontre, mais c’est finalement une délégation, composée de ministres, qui l’a représenté sur place

Prenant la parole, le préfet de Siguiri, Colonel Moussa Condé, a rappelé le but de cette mobilisation. « Nous sommes là pour demander à notre champion, le professeur Alpha Condé, de doter le pays d’une nouvelle constitution pour que le pays puisse se développer. Nous sommes tous là pour ça », a-t-il souligné.

De son côté, le ministre du Budget qui a parlé au nom de la délégation ministérielle, a indiqué que le projet de nouvelle constitution n’est pas lié à un quelconque projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Pour Ismaël Dioubaté, ce sont les opposants à la nouvelle constitution qui sont en train de faire cet amalgame.

« Quand tu parles de la nouvelle constitution, ils parlent de troisième mandat, mais qui leur a parlé de troisième mandat ? Nous ne voulons pas d’un troisième mandat, nous sommes des démocrates. Mais, changer la constitution pour faire avancer le pays, nous le voulons. Donc vive la nouvelle constitution », a martelé le ministre.

Il faut dire que toute la polémique suscitée par ce projet de nouvelle constitution est liée aux intentions non clairement exprimées du président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Si la déclaration du ministre Ismaël Dioubaté se confirmait (ce qui n’est vraisemblablement pas le cas), elle mettrait fin au débat qui fait rage autour de cette question.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : un imam qui fait prier en langue Maninka épinglé par la ligue islamique régionale

10 juin 2019 à 11 11 14 06146

Depuis bientôt une semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux, dans laquelle on voit des musulmans en train de prier en langue Maninka. La vidéo aurait été filmée lors de la prière surérogatoire pendant le mois de Ramadan dans une mosquée du quartier Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan. Le présumé auteur de cet acte a été convoqués hier dimanche, 09 juin 2019, par les autorités religieuses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’imam qui apparait sur la vidéo, en train de diriger la prière, accompagné d’autres responsables de N’ko, est Ismaël Nanfo Diaby, fervent promoteur de l’écriture N’ko à Kankan. Il a été convoqué à la grande mosquée par la ligue islamique régionale et la notabilité. Au cours de cette réunion, monsieur Diaby a été invité d’arrêter de diriger les prières en Maninka, sous peine de s’exposer à des sanctions, apprend-on.

Youssouf Konaté, porte-parole de la ligue islamique régionale, grand imam du quartier Korialen,
Youssouf Konaté

Selon Youssouf Konaté, porte-parole de la ligue islamique régionale et grand imam du quartier Korialen, « il faut dire aux Karamo de N’ko, que cette manière de prier en N’ko n’est pas admise ici. Même pas à Kankan ici, nous allons combattre cette manière de diriger la prière partout en Guinée. On ne peut pas changer la manière de diriger la prière, on peut faire des douas dans la langue nationale. Il y a des choses dont leurs manières ne peuvent pas changer en islam, il faut qu’on dise ça à notre frère. Il y a des rumeurs qui courent que les gens veulent aller mettre sa maison à sac. Mais, s’il est avec nous, il n’y aura rien. Il doit comprendre qu’il est avec les fidèles musulmans. Si on lui demande d’arrêter une chose, il doit arrêter ça. Ce qui s’est passé doit rester au passé, mais il ne devrait plus y avoir une telle chose à Kankan », a-t-il martelé.

Ismael Nanfo Diaby

Après avoir écouté ce discours, la notabilité a décidé de donner la parole au principal intéressé, Ismaël Nanfo Diaby. Dans son intervention, il a dit se soumettre à la volonté de la notabilité. « Je ne suis pas quelqu’un qui manque du respect à la notabilité. Je suis derrière la notabilité de Bâté, je réside sous la bénédiction des sages de Bâté. Mon papa m’a dit que je suis Maninkamory. Donc, je ne peux pas aller à l’encontre de ce que veut la notabilité de Bâté. La notabilité, je suis derrière vous aujourd’hui, demain et après-demain. Si Dieu le veut, je ne ferai pas ce que vous ne voulez pas », a-t-il dit.

Si jusque-là le conseil était satisfait de la déclaration du mis en cause, c’est vers la fin de son discours qu’il a énervé tout le monde. En effet, Ismaël Nanfo Diaby a laissé entendre que les sages ne lui ont pas parlé de versets coraniques, encore moins de paroles du prophète Mohamed pour le convaincre du bien fondé de cette interdiction. L’on aura assisté à une dizaine de minutes de dispute.

inspecteur régional de la ligue, premier imam de Kankan, Karamo Bangaly Kaba,
Karamo Bangaly Kaba

Prenant la parole, l’inspecteur régional de la ligue et premier imam de Kankan, Karamo Bangaly Kaba, a laissé entendre qu’une décision va être prise contre Ismaël Nanfo Diaby. « On peut faire des douas dans toutes les langues, mais c’est la langue arabe qui est recommandé pour la prière. On ne peut prendre aucune décision ici et maintenant, mais on le fera après, parce qu’il est très au sérieux dans ce qu’il dit. Il a une mosquée, il parle dans les radios. Nous allons prendre une décision par rapport à tout ça. Il sera le seul responsable dans la situation qu’il se verra », a fait savoir le premier imam de Kankan.

Aux alentours de la grande mosquée, un important dispositif sécuritaire avait été déployé car, selon nos informations, des fidèles musulmans non identifiés avaient prévu de s’en prendre physiquement à Ismaël Nanfo Diaby.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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N’zérékoré : des partisans du RPG manifestent pour soutenir la nouvelle constitution

10 juin 2019 à 10 10 32 06326

Le débat autour d’une nouvelle constitution se fait de plus en plus persistant en Guinée. Pendant que le FNDC, structure mise en place pour barrer la route à ce projet du pouvoir poursuit son implantation sur le terrain, les partisans du pouvoir se mobilisent aussi pour se faire entendre. C’est dans ce cadre que des militants du RPG Arc-en-ciel ont manifesté hier dimanche, 09 juin 2019 dans la ville de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est à bord un minibus que plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, ont sillonné la ville de N’zérékoré avec une animation musicale. Ils sont sortis exprimer leur soutien au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Ce carnaval a duré quelques heures, perturbant par endroits la circulation sur certaines artères de la ville. Une situation que dénoncent certains citoyens, qui se demandent qui a autorisé cette manifestation et pourquoi n’autorise-t-on pas les opposants à un troisième mandat de manifester aussi dans la ville.

Il faut dire que ce mouvement de soutien au projet de nouvelle constitution intervient au lendemain de l’interdiction par le préfet de N’zérékoré de toutes les activités du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la préfecture. La structure qui regroupe des partis politiques d’opposition, des activistes de la société civile et des syndicats, a appelé les citoyens à une manifestation de rue le 13 juin prochain pour protester contre cette décision, jugée antidémocratique et liberticide.

Nul doute que cette autre manifestation sera interdite par les autorités de la ville. Reste toutefois à savoir si les responsables de l’antenne régionale du FNDC et les habitants de la ville vont braver ou non cette interdiction.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Cellou Baldé répond à Madifing Diané : « il est à Labé pour des fins politiques inavouées »

10 juin 2019 à 10 10 25 06256

La mort du jeune Amadou Boukariou Baldé à l’université de Labé, suite à l’intervention des forces de l’ordre, continue d’occuper l’actualité. Le député uninominal, Cellou Baldé, a réagi aux propos acerbes tenus contre lui par le gouverneur de la région. Madifing Diané a prédit que le député « va traverser une vie amère », rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion d’une conférence de presse, le gouverneur de Labé s’en est pris violemment au député uninominal. A l’occasion de cette conférence de presse, Madifing a déploré les propos tenus par le député suite à la bastonnade mortelle de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé, le 31 mai 2019.

Selon Madifing Diané, à l’occasion de la fête de fin de Ramadan, il a eu un échange avec Cellou Baldé. « J’ai dit, monsieur Honorable, je ne suis pas un prophète, mais avec le comportement que vous avez, j’ai la certitude que vous allez traverser une vie amère, amère. Vous, député de cette ville, un problème aussi grave se présente dans cette ville, vous n’avez même pas la gentillesse pour votre population de vous adresser aux autorités qui gèrent cette affaire pour connaitre ce qui s’est passé. Vous vous contentez des racontars, des ragots, vous diffamez des gens ».

Des propos qui ne passent pas chez Cellou Baldé. Dans sa réaction, le député a exprimé sa surprise avant de donner sa version des faits. « Je suis surpris qu’un responsable de son niveau puisse mentir délibérément pour faire plaisir à sa conscience. Parce que, le gouverneur ne m’a jamais adressé de tels propos. Voilà ce qui s’est passé pour revenir aux faits : nous nous sommes rencontrés à la prière de l’Aïd-el-Fitr. Je suis venu le premier, quand il est venu me trouver, je me suis levé, on s’est salué. Il m’a dit, toi et moi, aujourd’hui on va parler et on va prier avec le cœur. J’ai dit d’accord, il n’y a pas de problème. En ce moment, l’imam n’était pas arrivé. Il m’a dit, il se raconte ici que les forces de l’ordre sont venus tirer, tuer à bout portant l’étudiant Boukariou ? J’ai dit, ça je ne sais pas. Seulement, moi j’ai dit que le jeune est mort par bastonnade, les forces de l’ordre ont été réquisitionnés et ils n’avaient pas le droit de venir dans le cadre du rétablissement ou du maintien de l’ordre publique, tué un jeune et j’assume mes propos. Il m’a dit non. Tout ce qui se dit dans les radios et des réseaux sociaux, ce n’est pas ce qui s’est passé. Si vous voulez la vérité, venez à la source, mon bureau est ouvert. C’est lui qui a sollicité à ce qu’on se rencontre », a expliqué le député.

Par ailleurs, Cellou Baldé dit avoir été au bureau du gouverneur où ils ont eu un long échange. « Le lendemain, quand je suis parti à son bureau de 11 heures à 14 heures, on était dans son bureau. Il a passé presque tout son temps à parler de sa vie et du PDG. La seule chose que Madifing m’a dite, c’est ce que je suis jeune, mais je suis passionné. Je lui ai répondu que c’est la première fois que quelqu’un me dit que je suis passionné. J’ai dit, au contraire, je suis un homme suffisamment objectif et pondéré. J’ai dis, mais néanmoins, je n’ai jamais insulté une personne. Mais les critiques, je vais les formuler. A chaque fois qu’il y a des dérapages, je vais les faire, je vais interpeler, je vais tirer à boulets rouges sur la mauvaise gouvernance. Il dit non, non je ne vous demande pas de sursoir à votre conviction. Qu’il n’est pas venu à Labé pour faire la politique et qu’il aime Labé plus que moi. J’ai répliqué directement que non, j’aime bien Labé, c’est pourquoi les citoyens m’ont élu et qu’ils savent que j’aime du bien pour Labé. Finalement, un groupe venu de l’université est venu interrompre notre conversation », a relaté le député.

En outre, ce proche de Cellou Dalein a démenti un aspect de l’intervention du gouverneur. « J’ai été très surpris d’entendre que Madifing m’a regardé dans les yeux pour me dire que je vais traverser une vie amère. Je m’inscris en faux. Ce sont des allégations mensongères. Il ne peut pas me dire cela ; et s’il me le disait, la réplique n’allait pas se faire attendre. Il n’est pas mon père, il n’est pas quelqu’un de saint, ni un prophète, comme il l’a dit. Je prends ces propos comme s’il avait l’intention de me le dire. Mais, il n’a pas osé me le dire en face. Je l’invite à ôter sa tenue de policier et porter sa tenue de gouverneur ».

Pour conclure, Cellou Baldé attire l’attention de l’opinion publique sur les menaces proférées contre lui par Madifing Diané. « Madifing a dit à une autorité locale qu’il va me briser, qu’il va me casser. Que cela soit connu. J’attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur cet état de fait. Mais, qu’il se tient bon, il ne pet pas m’intimider, il ne m’ébranle point. Son masque est en train de tomber et sa mission à Labé n’est pas pour le développement de cette préfecture. Il est là pour des fins politiques inavouées. Je suis au regret de constater que Madifing Diané est très léger. Je suis déçu qu’il puisse avancer des contre-vérités ».

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : Madifing Diané dit assumer tout ce qui s’est passé dans le meurtre de Amadou Boukariou Baldé

10 juin 2019 à 10 10 10 06106

Le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, a livré aux enseignants-chercheurs en service à l’Université Hafia les conclusions du rapport d’autopsie réalisée à Conakry par le médecin légiste guinéen, Pr Hassane Bah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, a animé, samedi, 07 juin 2019, une réunion d’informations et de sensibilisation du corps professoral de l’Université Hafia. Il était question pour Elhadj Madifing Diané de donner aux enseignants-chercheurs qui ont répondu à son invitation ce qu’il qualifie « de la bonne information » sur les circonstances du décès de l’étudiant Mamadou Boukariou Baldé, mort dans des circonstances non encore élucidées dans des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre à l’université Hafia, située à 22 km du chef-lieu de la préfecture de Labé.

Dans sa lecture de cette crise, il a expliqué que le rapport de l’autopsie faite par le Pr Hassane à la demande de la famille de la victime confirme ce qu’il savait déjà. « Il a été touché par deux pierres. Mais la plus importante, c’est celle qui a pris sa tête. On leur a livré le corps, malgré eux, il n’y a rien. Ils l’ont enterré ce jour à 17 heures. J’ai été informé » a expliqué Elhadj Madifing Diané.

Le gouverneur de Labé a précisé par la suite que les forces qu’il a déployées dans le campus universitaire de Hafia n’étaient pas armées.

En marge de cette rencontre avec le corps professoral de l’Université Hafia, le gouverneur de région a reçu dans la salle des conférences du gouvernorat une mission dépêchée sur le terrain par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRC), conduite par le conseiller chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Dr Abdoul Karim Diallo.

Par ailleurs, précisons que cette mission venue de Conakry a entrepris des concertations approfondies avec les acteurs concernés par la crise pour une reprise effective des cours à l’Université de Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Télimélé : un motard se heurte à une vache et trouve la mort

10 juin 2019 à 10 10 02 06026

Mamadou Kouyaté, communément appelé Fofana Sarékaly, chauffeur de son état et membre du syndicat des transporteurs de Télimélé, a perdu la vie dans un accident de la circulation survenu dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 10 juin 2019. La victime a heurté une vache avant de perdre le contrôle de sa moto et se retrouver par terre, a appris le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

L’accident s’est produit aux environs de 2 heures du matin, au niveau du carrefour de la DPE de Télimélé, situé dans le quartier Hafia. La victime, en moto, aurait heurté une vache avant de tomber violemment. « Nous sommes venus trouver mon oncle couché, la moto dans le caniveau. Sur le champ, je suis allé à l’hôpital et à la police pour les informer. A leur arrivée, ils ont constaté que mon oncle est décédé. Comme il n’y avait plus rien à faire, la police nous a rendu le corps. Avec la bénédiction du syndicat des transporteurs, nous avons ramené le corps dans son village natal », a expliqué Mamadou Lamarana Dieng, neveu de la victime.

A rappeler que les accidents de motos sont récurrents à Télimélé. Ils sont souvent causés par des animaux domestiques qui errent à travers la ville.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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