La Société Minière de Dinguiraye au service des communautés environnantes : la toute première école du village Mainou offerte par SMD

10 juin 2019 à 9 09 55 06556

Après l’école primaire de Léro, celle d’Amina, le poste de santé d’Amina, le logement des enseignants de  Solabé, la première pierre d’une école primaire vient d’être posée à Maïnou le 28 mai 19. Un secteur du District de Kobèdara relavant de la commune rurale de Maléyah, ce village n’avait jusque-là aucune infrastructure sociale de base depuis sa création (ni école, ni forage…).

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Labé : une fille de 15 ans victime d’un viol collectif et de menaces de mort

10 juin 2019 à 8 08 40 06406

A Labé, une adolescente de 15 ans a été violée par trois jeunes, qui ont ensuite menacé de tuer la victime au cas où elle les dénonçait. L’acte s’est passé le lendemain de la fête de Ramadan mais c’est seulement hier, dimanche, 09 juin 2019, qu’elle a été révélée par la famille de la fille, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les explications de la victime, ce viol a eu lieu dans la nuit du mardi au mercredi, 05 juin 2019 au quartier Safatou 1, dans la commune urbaine de Labé. « Je suis partie avec mon petit ami au Night-Club Alizé pour danser. A notre retour, on est passé chez lui. Il m’a demandé de coucher avec lui, j’ai refusé et je suis sortie de la chambre pour rester sur la terrasse. C’est ainsi qu’il a pris la décision de me ramener chez moi. Mais entretemps, l’un de ses amis lui a demandé de le laisser m’accompagner. Après un échange de mots entre eux, son ami s’est chargé de me déposer chez moi.

On est venu à deux sur la moto jusqu’à mi-chemin, ce dernier aussi a exigé à ce qu’on fasse l’amour sinon il ne va pas continuer. Quand j’ai refusé pour lui aussi, il m’a fait descendre de la moto et a rebroussé chemin. Quelques minutes après, mon petit ami et deux de ses amis sont revenus et m’ont rattrapé au bord de la rivière. On s’est bagarré un peu, mais comme ils étaient trois et j’étais seule, ils ont récupéré mon téléphone et ont abusé de moi à tour de rôle. Sur les trois j’ai reconnu deux : il s’agit de mon petit ami, Mamadou Cellou, et un de ses amis du nom de Mamadou Diouldé. Le troisième, je ne l’ai pas reconnu.

Quand ils ont fini leur sale besogne, ils m’ont menacé en disant que si jamais je le dis à quelqu’un, je serai morte. Quand je suis rentrée en pleurant, je l’ai dit à mon père. Il m’a récupérée et m’a frappée. Le lendemain, j’ai informé mes sœurs qui habitent au même endroit que mon petit ami. Elles ont formulé une plainte et sont parties avec la police pour l’arrêter lui et son ami », a-t-elle expliqué.

Après ces arrestations, plusieurs personnes, notamment des sages, ont tenté de convaincre la famille de la victime à renoncer à la procédure judiciaire. Mais le père de la victime refuse catégoriquement d’abandonner l’affaire. « Il y a eu beaucoup de personnes qui sont venues chez moi. Ceux de N’diôlou sont venus chez moi à trois reprises, à commencer par l’imam de Pounthioun, pour me demander de leur pardonner pour ce que ces jeunes ont fait à ma fille. Je leur ai répondu qu’il n’en est pas question. Les deux présumés violeurs sont à la police mais ils refusent d’envoyer le troisième. Mais moi, ce que leur ai dit, même si c’est le fils du commissaire de la police qui est impliqué dans cette affaire, je ne vais pas laisser », tranche le père de la victime.

Pour le moment, cette affaire se trouve dans les mains des services de sécurité et une enquête est ouverte pour tenter de retrouver le troisième présumé violeur. Quant à la fille, elle suit actuellement son traitement à l’hôpital.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Menaces de Bantama Sow contre le FNDC : la vidéo déjà transmise à la CPI

10 juin 2019 à 7 07 38 06386

Présenté depuis un certain temps comme l’un des cerveaux d’un « coup d’Etat constitutionnel en planification en Guinée », le ministre guinéen des Sports, de la culture et du patrimoine historique s’est déchainé le samedi passé, 08 juin 2019, sur les membres du front national pour la défense de la constitution (FNDC).

Dans un discours musclé qu’il a prononcé au siège du RPG Arc-En-Ciel (le parti au pouvoir), Sanoussy Bantama Sow a qualifié le FNDC de « bande de farfelus » qu’il faille « traquer jusqu’à leur dernier retranchement ». Un discours qui ne laisse pas indifférents les membres dudit front.

Au cours d’un entretien téléphonique dans la nuit d’hier, dimanche, avec un reporter de Guineematin.com, le responsable stratégie et planification du FNDC, considère ce discours du ministre Bantama Sow comme un « appel à la persécution, à l’affrontement et à la violence » contre les militants du front national pour la défense de la constitution. Sékou Koundouno affirme que la vidéo de cette sortie du ministre des Sports et de la culture a été transmise à la cour pénale internationale (CPI).

« Lors de sa sortie, le ministre a fait appel à une traque à l’encontre des militants et sympathisants du FNDC, les traitant de farfelus. Et, dans cette communication, il incite également la jeunesse du RPG à la persécution, à la violence et à la haine. Cette vidéo du ministre a aussitôt été téléchargée et mise dans un fichier par le FNDC. Elle a ensuite été transmise à la cour pénale internationale, dans sa section persécution et crime de masse, afin qu’elle serve de pièce à conviction au cas où quelque chose arriverait à un leader, un militant ou un sympathisant du front national pour la défense de la constitution », a confié Sékou Koundouno.

Pour le responsable « stratégie et planification » du FNDC, cette sortie musclée du ministre Bantama Sow au siège du RPG n’est en rien une réponse au front national pour la défense de la constitution. Car, explique-t-il, un groupe de guinéens est en train de préparer un coup d’Etat constitutionnel dans le pays. Et, donc, indique Sékou Koundouno, « nous (le FNDC) prenons les devants pour des mesures préventives, au cas où le pays tomberait dans une situation de chaos, que les complices, les co-complices, les auteurs, les co-auteurs soient connus d’avance ».

Rappelons que dans une sortie médiatique du même samedi, à Kankan, Ismaël Dioubaté, le ministre du budget, a aussi qualifié les membres du FNDC de « vrais criminels qui doivent être poursuivis pour crime contre le peuple de Guinée ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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