Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Idriss Déby invite les partenaires à réaliser leurs engagements

11 juin 2019 à 20 08 12 06126

Comme annoncé dans un précédent article, le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont procédé ce mardi, 11 juin 2019, au lancement des travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Une occasion mise à profit par Idriss Déby pour interpeller les partenaires techniques et financiers à respecter leurs engagements pris lors de la COP 21 à Paris dans le cadre de l’électrification de l’Afrique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le chef de l’Etat tchadien a commencé par reconnaître que des efforts sont en train d’être faits par les pays africains en ce qui concerne la réalisation des engagements pris avec les partenaires pour la création de l’énergie renouvelable en Afrique. Mais selon lui, il faut des moyens pour y arriver. « Nous réitérons notre engagement à poursuivre les efforts que nous avons entrepris avec nos partenaires dans le cadre de cette initiative. Le lancement de l’AREI (l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables) au niveau continental répond à un besoin réel.

Aujourd’hui, moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Nous avons de l’ambition, des objectifs, nous les avons. Mais, il faut avoir les moyens de ces ambitions aussi. L’énergie n’est pas un produit de luxe, c’est une nécessité vitale aujourd’hui. Il s’agit dans nos villes ou dans nos campagnes. J’ai pris le cas de mon pays où moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Donc nous avons un chemin à parcourir si nous voulons éclairer l’Afrique avec de l’énergie renouvelable », a-t-il dit.

Lors de la COP 21 à Paris, les partenaires techniques et financiers s’étaient engagés à investir dans les énergies renouvelables en Afrique. Mais aujourd’hui, ces engagements tardent à se réaliser sur le terrain. C’est pourquoi, Idriss Déby Itno n’a pas manqué de les inviter à réaliser les promesses tenues en faveur de l’Afrique. « Il faut que nos partenaires techniques et financiers qui ont pris des engagements face à nous, face aux populations, face au continent, face aux peuples de l’Afrique s’engagent fortement, réellement à réaliser sur le contient leurs propres engagements pris lors de la COP 21. Les annonces seules ne suffisent pas, il faut que ça soit suivi d’effets. Là, vraiment j’insiste », a lancé le président du Tchad.

En outre, Idriss Déby Itno, qui est le vice coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), a rappelé qu’ils (les partenaires et les gouvernants) doivent se fixer des objectifs précis dans la vision 2030, afin de garder un environnement favorable pour les générations futures. «Parmi les continents, celui qui a le plus besoin de développement aujourd’hui, c’est l’Afrique. Nous sommes aujourd’hui 1 milliard 200 millions d’africains. En 2030, nous serons peut-être à 1 milliard 500 ou 600 millions d’habitants, et en 2060 ça sera peut-être 2 milliards. Donc moi je n’aurai aucune chance d’être en vie en 2063 ; pas seulement moi, mais nous préparons l’avenir de la génération future.

Donc, c’est un aspect important. Nous devons donc, conformément aux délibérations que nous avons prises, nous engager fortement dans la réalisation des objectifs qui sont précis. Les projets sont là, on peut mettre à contribution le secteur privé qui est une très bonne chose. Mais il faut d’abord que le secteur privé soit encouragé à venir en Afrique dans le domaine de l’énergie renouvelable », estime Idriss Déby.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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‘’224 Objectif Bac’’ : Une initiative sociale au secours des candidats au Bac

11 juin 2019 à 20 08 09 06096

Le taux élevé d’échec au Baccalauréat (près de 74% 2018) interpelle différents acteurs de la société. Le projet « 224 objectif Bac » vise donc à mobiliser des enseignants volontaires et les déployer auprès des élèves candidats cette année pour un appui pédagogique.

Selon le Coordinateur, il s’agit « d’aider et d’asseoir les connaissances des élèves de la terminale tous profils confondus, dans les différentes matières fondamentales avant le jour de l’examen », explique le Mohamed Ali.

Pendant une dizaine de jour (22 juin au 04 juillet), une soixantaine d’enseignants volontaires sera mobilisé et déployé dans différentes préfectures de la région de Mamou (Pita, Dalaba et Mamou). « C’est dans ces préfectures que nous allons expérimenter le projet, parce que c’est là où on a enregistré le plus faible taux d’admission l’année dernière. Sur 1898 candidats seulement 265 ont été admis. Soit 13,96%. », justifie-t-il.

Selon les initiateurs la réussite de ce projet dépend aussi de la Contribution des bonnes volontés pour la prise en charge (Transport, hébergement et restauration) des volontaires. C’est pourquoi ils sollicitent l’implication de chacun à ce projet social.

Par ailleurs, un comité d’enseignants expérimentés est chargé de faire la sélection, et former les 63 bénévoles, pendant deux jours avant leur déploiement sur le terrain.

Ismael Nabé

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Siguiri : une prostituée retrouvée morte dans un motel à Kintinia

11 juin 2019 à 19 07 52 06526

Joséphine Dounamou, une prostituée, âgée de 35 ans, a trouvé la mort hier lundi, 10 juin 2019, dans un motel à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Deux personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte par la police sur cette affaire, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est Kémo Kamano, un des employés du propriétaire du motel en question, qui a été le premier à découvrir le corps sans vie de la victime dans une chambre de passe. Informé, le propriétaire du motel demande à ses travailleurs d’aller enterrer nuitamment le corps. Mais, pendant que Kémo Kamano et Raymond Millimono partaient enterrer la défunte en cachette, ils ont été interpellés par la police communale de Kintinia.

« C’est à 14 heures que j’ai retrouvé la défunte, morte dans une chambre du motel, j’ai informé mon patron, puis après la police et l’hôpital. Après, le patron m’a grondé en disant que je ne devais pas informer la police. A 20 heures, il m’a ordonné de prendre le corps pour aller l’enterrer », a expliqué Kémo Kamano, après son arrestation.

Les deux jeunes interpellés avec le corps ont été mis à la disposition de la police locale, dirigée par le commandant Sékou Mara. « Hier nuit, le maire m’a informé que leurs brigades ont interpellé deux jeunes avec un corps. Ces jeunes ont été mis à notre disposition. Pour le moment, nous sommes sur les enquêtes.

Selon les premières informations que nous avons reçues, la fille a trouvé la mort depuis 14 heures, ils ont gardé le corps jusqu’à 20 heures pour aller jeter le corps », a dit l’officier de police.

A noter que le propriétaire du motel, lui, s’est enfui juste après l’arrestation de ses deux employés, qui tentaient de se débarrasser du corps.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le maire interdit la marche du FNDC

11 juin 2019 à 19 07 01 06016

Comme on pouvait s’y attendre, la marche pacifique que l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré prévoit d’organiser le 13 juin prochain dans la ville est interdite par les autorités locales. L’annonce a été faite ce mardi, 11 juin 2019, par le maire de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, dans une lettre qu’il a adressée aux organisateurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans son courrier réponse à la lettre d’information de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution, le maire indique qu’il ne « trouve pas opportun de tenir une telle marche ». Et cela, pour trois raisons.

Moriba Albert Délamou

Premièrement, Moriba Albert Délamou dit vouloir « éviter de troubler l’ordre public pour préserver la paix ; deuxièmement, respecter la décision de sa tutelle, interdisant toute marche ; et enfin, l’autorité communale met en avant « la non reconnaissance » du FNDC par les autorités régionales, préfectorales et communales.

Pour toutes ces raisons, il appelle le FNDC-N’zérékoré à surseoir à sa manifestation « pour le maintien de la quiétude » dans la cité.

Reste à savoir si les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à N’zérékoré se plieront à cette décision ou s’ils décideront de braver cette interdiction de leur marche par la mairie.

A rappeler que le FNDC-N’zérékoré a appelé à cette manifestation de rue pour protester contre la décision du préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, qui a interdit toutes les activités de la structure dans la préfecture.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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FONIJ : les nouveaux dirigeants veulent impulser une nouvelle dynamique à cette structure de promotion des jeunes

11 juin 2019 à 18 06 31 06316

Dans le cadre de la redynamisation du fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ), le Conseil d’Administration dudit fonds s’est réuni ce mardi, 11 Juin 2019, avec pour but de trouver des résolutions et des orientations qui permettront à sa direction d’atteindre ses objectifs. Des objectifs qui pourraient se résumer à favoriser l’intégration des jeunes dans le processus de développement socio-économique de la Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette réunion.

Créé en 2007 pour s’occuper de tout ce qui concerne l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans le domaine entrepreneurial, le FONIJ peine aujourd’hui à fonctionner normalement. Ce, depuis la création de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES). Mais, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe de jeunes à la tête de cette structure de promotion du talent jeunes, le FONIJ entend surmonter allègrement les obstacles qui se dressent sur son chemin. L’atteinte des objectifs étant la préoccupation majeure de la nouvelle direction qui se veut différente et plus dynamique dans l’accomplissement de sa mission. Et, la tenue, ce mardi, de la première session du Conseil d’Administration du FONIJ (depuis la nomination de la nouvelle équipe de direction, en janvier 2019) doit aboutir à des résolutions et à des orientations qui devraient permettre de redynamiser ce service.

Mariama Ciré Baldé

Dans son discours à l’ouverture de cette session, la Directrice Générale du FONIJ, Mariama Ciré Baldé, est revenu sur les objectifs qu’elle s’est fixée (avec l’ensemble des cadres du FONIJ) dès après sa nomination à la tête de cette structure. Il s’agit entre autres : de faire l’état des lieux de la direction, renouer avec les partenaires techniques et financiers, assurer une couverture nationale et orienter les jeunes vers les secteurs porteurs. « Ceci nous a déjà permis, avec l’appui de la banque mondiale, de bénéficier d’un audit organisationnel assorti de plusieurs recommandations à mettre en œuvre pour l’atteinte de nos objectifs. Ensuite, nous avons rencontré plusieurs partenaires qui sont prêts à nous accompagner dans notre mission. Nous ambitionnons également d’assurer une couverture nationale pour toucher le maximum de jeunes à travers le pays… Toutefois, il faut signaler que cette couverture se fera de façon progressive », a-t-elle indiqué.

Au-delà d’être un instrument de lutte contre le chômage, le FONIJ doit contribuer à l’effort national de création de richesse. « C’est pourquoi, notre souhait est d’orienter les jeunes entrepreneurs vers les secteurs dits porteurs (agrobusiness notamment), afin de continuer à soutenir le processus de création de richesse dans notre pays », a indiqué Mariama Ciré Baldé.

La directrice générale du FONIJ a rappelé que la présente session du conseil se tient à un moment extrêmement difficile pour son établissement « à cause des incidences » découlant de la création de l’ANIES. « Des incidences négatives, diverses et observables à plusieurs niveaux dont entre autres : le transfert en cours vers l’ANIES de la subvention du FONIJ, l’hésitation observée chez certains partenaires à honorer leurs promesses de financement et la non application de l’article 38 du décret 172 portant statuts du FONIJ », a expliqué Mariama Ciré Baldé. La DG du FONIJ a d’ailleurs invité le Conseil d’Administration à se joindre à son équipe pour faire face à « l’incidence liée à la création de l’ANIES qui risquerait d’engloutir le FONIJ ».

Sidiki Touré

Présent à l’ouverture de cette session du fonds national pour l’insertion des jeunes, le Secrétaire Général du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi jeunes, Sidiki Touré, a dit être rassuré de la tenue de cette réunion qui dénote encore du maintien de la structure dans son engagement en faveur des jeunes de Guinée. « Et, avec l’arrivée de cette nouvelle direction, composée de jeunes dynamiques, nous espérons que le nouveau programme 2018-2019 sera exécuté dans les meilleures conditions. Nous espérons également que l’Etat va continuer d’appuyer cette structure qui constitue un espoir pour les jeunes de Guinée. Car, le fonds qui s’intéresse à l’insertion des jeunes est une structure qui marque l’intention réelle de l’Etat à s’engager aux côtés des jeunes », a indiqué Sidiki Touré.

A noter que le FONIJ a pour mission de promouvoir l’esprit d’entreprise chez les jeunes, soutenir et financer les programmes et projets de formation qualifiante en faveur des jeunes, assister les jeunes dans la mise en œuvre d’activités productives, génératrices de revenus et créatrices d’emplois et accompagner le suivi des projets financés après leur lancement, afin de s’assurer de leur pérennité, entre autres.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kindia : 25 villages s’engagent à abandonner l’excision et mariage d’enfants

11 juin 2019 à 17 05 32 06326

25 villages de la commune de convergence de Bangouya, dans la préfecture de Kindia, ont déclaré officiellement l’abandon des mutilations génitales féminines/excision et le mariage d’enfants. L’annonce a été faite hier lundi, 10 juin 201, à l’occasion d’une cérémonie organisée à cet effet dans la sous-préfecture, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Docteur Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia
Docteur Doman Traoré

Organisée par les autorités de la commune rurale de Bangouya, avec l’appui technique de l’UNICEF, sur financement du Comité National Suisse, cette cérémonie s’inscrit dans le cadre du projet de promotion des initiatives en faveur de l’abandon de la pratique de l’excision. Elle a connu la présence des leaders religieux, des chefs coutumiers, des sages et de nombreux habitants de la localité. Docteur Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia qui a présidé cette rencontre, a indiqué que la lutte contre l’excision peut contribuer au développement de notre pays.

« Comme vous le savez qu’en Guinée et dans la plupart des pays de notre sous-région, les femmes représentent plus de la moitié de la population totale. C’est autant dire qu’aucun programme de développement local ne peut être mis en œuvre sans la participation des femmes. Or, il n’y a pas de participation lorsque ces femmes continuent d’être violentées. La question de la violence, particulièrement celle des mutilations génitales féminines/excision est un problème de développement, au regard de l’ampleur et des conséquences que ce fléau est en train de prendre dans nos communautés. Il est donc évident que l’éradication d’un tel phénomène passe nécessairement par une prise conscience collective et la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs de la vie sociale », a-t-il dit.

Docteur Doman Traoré se dit convaincu que l’exemple de ces 25 villages de la CR de Bangouya fera des échos favorables dans la région administrative de Kindia. Toute chose qui motive l’autorité régionale à s’engager et à accompagner les autorités préfectorales, sous préfectorales et communales pour l’abandon total des mutilations génitales féminines/excision et le mariage d’enfants au niveau de toutes les collectivités de notre ressort ».

Dr Guy Marie Modeste YOGO, représentant adjoint de l’UNICEF en Guinée
Dr Guy YOGO

Cette déclaration publique des 25 villages concernés a été saluée par Dr Guy Marie Modeste YOGO, représentant adjoint de l’UNICEF en Guinée. « Nous sommes très heureux aujourd’hui d’être à la commune de convergence de Bangouya avec l’ensemble des communautés, des leaders religieux, des notables, des groupements et l’ensemble des autorités pour célébrer la déclaration de fin des mutilations génitales féminines par 25 villages.

C’est réellement un motif de satisfaction dans le cadre de la célébration de ce mois de l’enfant parce que cet engagement fort qui est pris par l’ensemble des communautés d’abandonner la pratique de l’excision va dans le sens de la promotion et de l’amélioration des droits des enfants et surtout des jeunes filles. Nous sommes là pour encourager donc ces communautés d’abord, les féliciter d’avoir pris cet engagement et dire que la commune de convergence de Bangouya est sur la bonne voie, la Guinée est sur la bonne voie pour la fin de la pratique des MGF », a dit le responsable onusien.

Elhadj Kerfala Soumah, maire de la commune de convergence de Bangouya,
Elhadj Kerfala Soumah

De son côté, Elhadj Kerfala Soumah, maire de la commune de convergence de Bangouya, s’est dit heureux que sa localité soit désignée comme commune de convergence, avant de remercier le gouvernement guinéen et ses partenaires dans la mise en œuvre de ce programme. « Nous sommes très du travail qui vient d’être fait aujourd’hui. Nous sommes très contents du gouvernement et des bailleurs de fonds. A Cette cérémonie, le Comité National Suisse, le gouvernorat de la région de Kindia, le préfet, le SERACCO, la presse, tous ceux-ci ont pris part à la mobilisation de Bangouya. Nous avons été honorés, car il y a 342 communes en Guinée, et nous faisons partie des communes d’essais.

Depuis 1962, il n’y a jamais eu un tel événement à Bangouya. Ils sont venus pour dire que les filles ne doivent pas être mariées sans avoir 18 ans. Ensuite, les filles ne doivent pas être excisées. Et, nous autorités et la population, nous avons accepté tout en respectant notre religion. Les sages et les imams étaient même présents. Nous remercions également l’UNICEF qui nous a offert 12 frigos, des panneaux solaires, 13 motos et d’autres aides financières pour appuyer nos structures sanitaires et la population à Bangouya », s’est-il réjoui.

De retour de Bangouya, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière au Gouverneur de N’zérékoré : déclaration

11 juin 2019 à 16 04 09 06096
Dr. Antoine Akoï Sovogui, président du Bureau exécutif mondial du Conseil supérieur de la diaspora forestière

« Le CSDF voudrait rappeler à vous et aux employés de l’Etat originaires du Sud-Oriental de la Guinée que votre emploi dans la Fonction Publique n’est pas une faveur que vous accorde le régime ; vous êtes des Guinéens à part entière comme vos compatriotes de la Haute Guinée, de la Moyenne Guinée et de la Basse Guinée. En outre, vous possédez les qualifications requises pour assumer ces fonctions de l’Etat. Vous n’avez donc aucune raison de vous mettre à genoux devant qui que ce soit pour obtenir quoique ce soit ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration No 2/2019 du Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière (CSDF), intitulée « Mise en Garde contre le Gouverneur de la Région Administrative de N’Zérékoré »

« Un régime qui aliène les libertés constitutionnelles du citoyen est de facto une dictature »

Le Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière (CSDF) constate avec regret que le Gouverneur de la Région Administrative de N’Zérékoré que vous êtes, Mr. Ismaël Traoré, avez interdit toute manifestation qui serait opposée au projet de Troisième Mandat que cherche avec acharnement, Mr Alpha Condé, Président de la République. Dans l’esprit de confiscation des libertés civiques, le Préfet de N’Zérékoré, Mr Sori Sano et le Maire de la Commune Urbaine de N’Zérékoré, Mr Moriba Bicigui Delamou vous soutiennent docilement dans votre projet de réprimer violemment la marche des jeunes démocrates prévue pour le jeudi, 13 juin 2019.

Le CSDF fustige avec véhémence ces comportements qui sont antinomiques à l’Article 10 de la Constitution Guinéenne qui cite : « Tous les citoyens ont le droit de manifestation et de cortège ». L’esprit de cet article affirme que tous les Guinéens—y compris ceux de la région du sud-Oriental —ont tous le droit de faire des manifestations pacifiques et d’organiser des cortèges dans les normes et formes constitutionnelles.

Le CSDF tient aussi à dénoncer la partialité criarde dont font montre les agents zélés de votre administration, tous corps confondus -laquais du régime dictatorial de Mr. Alpha Condé- lorsqu’il s’agit de manifestations favorables au Troisième Mandat. Les Guinéens de cette catégorie de manifestants n’ont pas besoin d’obtenir d’autorisations pour faire les marches, bien au contraire ; ils bénéficient du soutien de votre appareil politico administratif, à travers la mise à leur disposition de biens de l’Etat (Véhicules, argent, médias publiques et forces de sécurité).

Le CSDF note avec dépit le comportement extra-zélé de certains fils de notre région sans échine de conviction, qui se mettent au service du régime actuel pour réprimer toutes les velléités démocratiques en Guinée et plus précisément en Guinée dite « Forestière ». Ce constat est d’autant plus désarçonnant que le régime de Mr. Alpha Condé n’a aucune considération sociale ou humaine pour les habitants de cette région. Dans cette dynamique, une vingtaine de nos concitoyens ont déjà été massacrés dans des conditions extrajudiciaires, depuis 2010 à nos jours.

Le CSDF voudrait rappeler à vous et aux employés de l’Etat originaires du Sud-Oriental de la Guinée que votre emploi dans la Fonction Publique n’est pas une faveur que vous accorde le régime ; vous êtes des Guinéens à part entière comme vos compatriotes de la Haute Guinée, de la Moyenne Guinée et de la Basse Guinée. En outre, vous possédez les qualifications requises pour assumer ces fonctions de l’Etat. Vous n’avez donc aucune raison de vous mettre à genoux devant qui que ce soit pour obtenir quoique ce soit.

Vox Populi, Vox Dei

Le CSDF appelle les « Forestiers en perte de lucidité» à faire un examen profond de conscience pour retrouver la raison du peuple : le vaste soulèvement des Guinéens contre le projet de Troisième Mandat, évènement rendu inéluctable par la démission du Ministre de la Justice, Maitre Cheick Sacko, constitue la prémonition de l’imminente déchéance de la dictature de Mr. Alpha Condé en Guinée. La voix du Peuple est la voix de Dieu !

Le CSDF, voudrait rappeler que la Guinée n’appartient pas à un Parti politique, fut-il le RPG AEC, encore moins à un homme. Il usera de toute son influence pour vous rendre responsable devant qui de droit, de toutes dérives qui résulteraient des mesures restrictives que vous envisagez contre des citoyens exerçant leurs droits constitutionnels.

Le CSDF encourage tous les Guinéens progressistes à continuer ardument leur combat pour la défense de la Constitution Guinéenne et de la démocratie. Ils luttent du côté de la vérité historique dont la victoire est absolument inéluctable.

Fait à Philadelphie, le 10 juin 2019

Dr. Antoine Akoï Sovogui

Président

Bureau Exécutif Mondial/CSDF

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Siguiri : elle tente de séparer deux enfants qui se battaient et meurt dans la bagarre

11 juin 2019 à 15 03 36 06366

Une bagarre entre deux fillettes, âgées chacune de 10 ans, s’est soldée par un mort hier lundi, 10 juin 2019 dans la préfecture de Siguiri. La victime tentait de séparer les deux enfants lorsqu’elle a reçu qui lui a été fatal, a appris Guineematin.com à Siguiri.

Le drame s’est passé dans la sous-préfecture Franwali (Préfecture de Siguiri). Nagnouma Camara, âgée de 12 ans, a tenté de séparer deux fillettes un peu moins âgées qu’elle qui se battaient. C’est là qu’une autre fille, mécontente de sa façon d’agir, est venue essayer de la dissuader en lui donnant un coup de poing. Un coup a entraîné, malheureusement la mort de la jeune fille. Namory Camara, témoin des faits, revient sur la scène.

« Ni la victime ni la meurtrière n’étaient mêlées à la bagarre. Ce sont deux fillettes qui se battaient. La victime, Nagnouma Camara, est venue les séparer. Elle s’est mise à frapper l’une d’entre elles. Cela a énervé Diantou Camara, qui a estimé que ce n’est pas la bonne manière de séparer les deux enfants qui se battaient. Cette dernière est venue donc donner un coup de poing à Nagnouma Camara dans le dos, elle est tombée et a rendu l’âme », a-t-il expliqué.

La meurtrière présumée, Diantou Camara, a été arrêtée et mise à la disposition du tribunal de première instance de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Alpha Condé et Idriss Déby lancent les travaux à Conakry

11 juin 2019 à 15 03 31 06316

Le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont lancé ce mardi, 11 juin 2019, les travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Un cadre de concertation entre les différents acteurs évoluant dans le secteur énergétique du continent qui se tient à Conakry. Entamés hier lundi, les travaux vont s’étaler sur quatre jours, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En procédant au lancement officiel de ces travaux, les deux chefs d’Etat ont saisi l’occasion pour faire l’état des lieux en ce qui concerne l’électrification du continent à travers les énergies renouvelables, qui sont moins polluantes. Le président Alpha Condé qui est en même temps le coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), s’est dit honoré du fait que son pays abrite ce forum, premier du genre en Afrique.

Selon lui, « ce forum permettra aux acteurs tant publics que privés, d’échanger leurs expériences sur la manière de relever le défi lié à l’énergie durable en Afrique, sur les moyens d’accroître les investissements par le biais d’un large éventail d’actions tels que l’amélioration des cadres réglementaires, le soutien par la création d’entreprises et le renforcement entre partenaires du secteur public et privé. Mais, comme l’a dit Idriss Déby, nous voulons l’énergie renouvelable. Mais l’Afrique a des besoins extrêmement importants. Donc, dans un premier temps, nous sommes obligés de faire l’énergie mixte. C’est-à-dire, en attendant qu’on ait la capacité d’avoir à tout temps l’énergie pour assurer nos besoins, on continue quand-même à utiliser l’énergie fossile. Le président Kagamé a dit qu’il vaut mieux une mauvaise énergie que pas d’énergie du tout. Je crois qu’il a raison », a-t-il dit.

Poursuivant, Alpha Condé a rappelé que « le forum mettra en exergue les perspectives de l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables AREI, plus particulièrement la manière dont l’initiative permettra de cibler les investissements privés dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique pour contribuer à l’amélioration des objectifs de l’agenda d’abord 2020 pour les 10 gigas watt et l’agenda 2030 pour les 63 gigas watt ».

Le chef de l’Etat guinéen a, enfin, remercié les partenaires qui ont contribué à l’organisation de cette rencontre, dont l’Union africaine et l’Union européenne.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kankan : voici les sanctions prises contre l’imam qui fait prier en langue N’ko

11 juin 2019 à 14 02 12 06126

Comme prévu, l’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan a décidé de sévir contre l’imam qui a fait prier en langue nationale N’ko dans une mosquée de la ville. Une pratique contraire aux principes de l’islam, qui veulent que toutes les prières, qu’elles soient obligatoires ou surérogatoires, soient faites en arabe. Les autorités religieuses de Kankan ont infligé des sanctions contre l’imam Ismaël Nanfo Diaby, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour annoncer sa décision dans cette affaire, l’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan a organisé une réunion dans la soirée d’hier lundi, 10 juin 2019, à la grande mosquée de Kankan. Rencontre à laquelle l’imam en question n’a pas pris part. Il s’est fait représenter par certains responsables de l’association qui fait la promotion de l’écriture N’ko.

A cette occasion, Salati Djantoumoudou Condé, le porte-parole de la délégation des responsables de l’association N’ko, a annoncé qu’après consultation de leurs différents responsables, il a été demandé à l’imam, Ismaël Nanfo Diaby, d’arrêter de diriger les prières en maninka, comme le souhaitent les autorités religieuses et les sages de Kankan.

« Les responsables de N’ko qui sont à Kankan ici, à Conakry et ailleurs, nous ont délégués de venir transmettre le message à la notabilité. Nous avons décidé de suivre la voix des sages, l’appel des sages à l’endroit de Nanfo Diaby a été entendu. Si Dieu le veut bien, aucune prière ne sera plus dirigée en maninka maintenant, c’est fini », a-t-il dit.

Une annonce vivement saluée par la notabilité et l’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan. Mais, cela n’a pas empêché les autorités religieuses de sanctionner l’imam en question. Et, c’est l’inspecteur, Karamo Bangaly Kaba, en personne, qui a annoncé les décisions prises.

« Il lui est interdit de diriger les prières dans toutes les mosquées de la région ; il ne passera plus dans aucune radio maintenant pour les prêches. C’est la ligue communale qui doit gérer cette situation, mais elle ne pourra pas le faire toute seule, c’est pourquoi toutes les trois ligues se sont donné la main pour trouver solution à la situation », a annoncé l’autorité religieuse.

Reste à savoir si le principal intéressé se pliera aux décisions des autorités religieuses. Car après cette rencontre, Ismaël Nanfo Diaby aurait diffusé des vidéos sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il annonce qu’il continuera à faire la prière en langue maninka.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Dian Doua Camara, sous-préfet de Hafia sur la mort de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé (vidéo)

11 juin 2019 à 14 02 01 06016
Dian Doua Camara, sous-préfet de Hafia (Labé)

Le meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Camara, suite aux échauffourées enregistrées le vendredi 31 mai dernier, focalise toujours les attentions à Labé et dans tout le pays.

Dans la sous-préfecture de Hafia qui abrite l’université, Guineematin.com a rencontré la première autorité déconcentrée. Monsieur Dian Doua Camara a expliqué à notre envoyé spécial que cette structure universitaire est placée sous la tutelle du Gouvernorat de Labé.

En attendant le décryptage, nous vous proposons, ci-dessous, cet entretien en vidéo :

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Hafia (Labé)

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Connexion internet : Orange Guinée procède au lancement commercial du réseau 4G en Guinée

11 juin 2019 à 10 10 55 06556

Après la signature de la licence du réseau 4G en Guinée, la société de téléphonie mobile Orange Guinée a procédé au lancement commercial de ce réseau. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée hier, lundi 10 juin 2019, à Conakry. Une occasion pour la société de donner d’amples informations sur la 4G en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

directeur général de la société Orange Guinée, Aboubacar Sadikh Diop,
Aboubacar Sadikh Diop

Dans son exposé devant les médias, le directeur général de la société Orange Guinée, Aboubacar Sadikh Diop, a rappelé que c’est le 15 avril 2019 que le réseau 4G a été lancé pour la première fois à Kaloum. « Le 15 avril, soit un mois après la signature de la licence du réseau 4G, nous avons ouvert la zone de Kaloum pour une première expérience 4G en Guinée. 15 jours plus tard, nous avons étendu cette expérience aux 5 communes de Conakry. Depuis lors, nous avons sécurisé, stabilisé, optimisé le réseau 4G qui est aujourd’hui un réseau de bonne qualité, respectant tous les standards internationaux. Donc la 4G est enfin à Conakry. Exploité au grand bénéfice de nos clients pour faire découvrir l’expérience, le confort, la vitesse de l’internet haut débit », a-t-il introduit.

Selon monsieur Diop, sa société a travaillé pour rendre la 4G accessible à tous les Guinéens en termes de prix et d’usage. Et, promet-t-il, « nous allons accompagner les clients dans la pédagogie d’utilisation de la 4G et de l’internet haut débit pour que chaque guinéen y trouve son compte ».

Le directeur général d’Orange Guinée a tenu également à expliquer aux clients de la société que pour avoir le réseau 4G, il y a des préalables : « d’abord, il « faut avoir une carte SIM qu’on appelle ISIM, qui est différente des cartes SIM qui ont été utilisées pour la 2G et la 3G. Le 2ème prérequis, il faut avoir un terminal compatible 4G. Et le 3ème prérequis, il faut que le réseau 4G soit là où on est. Donc, il faut absolument avoir l’ISIM et le terminal compatible pour pouvoir faire de la 4G. Si vous ne l’avez pas, vous serez obligés de vous connecter par la 3G. Si vous avez la SIM 4G dans un endroit où vous n’avez pas la 4G, ça va fonctionner en 3G », a-t-il indiqué.

Aboubacar Sadikh Diop souligne que l’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire national par le réseau 4G. Mais, précise-t-il, « le déploiement du réseau se fait progressivement. Parce que ça demande des prérequis techniques qu’il faut mettre en place avant de pouvoir étendre le réseau. Aujourd’hui, toute la ville de Conakry est couverte. Notre cahier de charge nous impose de couvrir toute la Guinée dans un délai de 10 ans. C’est la durée du cahier de charge.

Progressivement, on a un plan qui nous permet de couvrir année par année tout le pays. On a terminé Conakry. En principe, d’ici la fin de l’année, on devrait couvrir quelques capitales régionales plus Conakry. Mais le déploiement se fait progressivement. Et, ce que le cahier de charge nous exige, c’est de couvrir le territoire sur un délai de 10 ans. Et on a l’ambition de le faire », a-t-il dit.

directeur du groupe Sonatel, Société nationale de téléphonie, Sékou Dramé,
Sékou Dramé

Egalement présent à cette conférence, le directeur du groupe Sonatel (Société nationale de téléphonie) Sékou Dramé, a laissé entendre que cette initiative de la société Orange Guinée permettra aux Guinéens d’accéder à de nouveaux usages. « La révolution numérique est en marche en Guinée. Aujourd’hui, Orange Guinée a proposé la 4G au peuple de Guinée. Cette technologie va permettre aux populations guinéennes d’accéder à de nouveaux usages, de multiplier les échanges, d’améliorer les conditions de travail, accéder à de nouvelles applications… Donc grâce à cette nouvelle technologie, vous allez pouvoir utiliser une meilleure connexion internet haut débit », s’est-il réjoui.

Saïdou Hady Diallo pour Guineeematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Guinée : lancement sur le marché financier national d’un emprunt obligataire portant sur 1 600 milliards GNF

11 juin 2019 à 9 09 56 06566

Avec pour chef de file la BICIGUI et Afriland First Bank, l’emprunt obligataire 2019-2022 de la République de Guinée portant sur le montant de 1 600 milliards de francs guinéens a été officiellement lancé hier, lundi 10 Juin 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Cet emprunt obligataire dénommé « emprunt dette publique 12,5% » s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique d’endettement du gouvernement guinéen, dont le but est de mettre au service du développement du pays des ressources financières qui lui sont nécessaires sans pour autant compromettre la soutenabilité de la dette publique de l’Etat, a-t-on appris.

La cérémonie de lancement de cet emprunt a été présidée par le ministre des finances, Mamadi Camara, en présence de son collègue des travaux publics, Moustapha Naïté et du premier vice-gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a pris part à ce lancement.

Depuis 2015, l’Etat guinéen est à sa troisième expérience de levée d’emprunt obligataire. Et, pour ce présent emprunt qui s’étale sur trois ans, le montant est de 1 600 milliards de francs guinéens (en deux tranches), repartis en 320 mille obligations de 5 millions chacune.

Guy Laurent Fondjo

Selon Guy Laurent Fondjo, le président de l’association professionnelle des établissements de crédit de Guinée, cet emprunt doit servir à l’amélioration des infrastructures énergétiques et routières du pays pour un montant de 300 milliards de francs guinéens, à la réduction de la pauvreté pour la somme de 200 milliards de francs guinéens et renforcer la trésorerie de l’Etat avec un montant de 300 milliards de francs. Tout cela au titre de la première tranche dont le montant s’élève à 800 milliards de francs guinéens pour 16 000 obligations de 5 millions de francs guinéens chacune.

« La période de souscription pour lever ces fonds (800 milliards au compte de la première tranche) va du 10 Juin au 10 Juillet 2019. Donc, nous avons un mois pour pouvoir permettre à l’Etat de réaliser ces projets de développement. Cet emprunt n’est pas une affaire de banque, d’institution ou de l’Etat. Tout le monde peut y souscrire à partir de 5 millions de francs guinéens. Et, le taux d’intérêt annuel est de 12,5% affranchi de tout impôt et taxe », a expliqué Guy Laurent Fondjo, tout en précisant que cette émission bénéficie de la garantie souveraine de l’Etat guinéen au même titre que les bons du trésor.

Par ailleurs, Guy Laurent Fondjo indique qu’on peut souscrire à cet emprunt obligataire pour deux raisons fondamentales. « Premièrement, sur le plan individuel, c’est une opération rentable. Et, deuxièmement, c’est un acte citoyen parce que les fonds que vous allez investir vont aider à améliorer le cadre de vie des guinéens », a-t-il précisé.

Nyangha Komata Gomou, premier vice-gouverneur de la BCRG,
Nyangha Komata Gomou

De son côté, Nyangha Komata Gomou, premier vice-gouverneur de la BCRG, affirme que le recours à l’emprunt obligataire permet d’obtenir un financement en dehors du circuit bancaire classique. « Il est notamment utilisé en raison de sa souplesse au niveau des conditions et des modalités, comparativement au mode de financement ordinaire. Et, les opérations d’appels publics à l’épargne sur le marché financier guinéen sont soumises au visa préalable de la banque centrale. Ainsi, la souscription à cet emprunt est ouverte aux investisseurs institutionnels et aux personnes physique et morale sans distinction de nationalité (…) et, le remboursement est entièrement garanti », a-t-il assuré.

Pour Mamadi Camara, le ministre de l’économie et des finances, la cérémonie de lancement de cet emprunt obligataire consacre la mise en œuvre de l’une des actions majeures du développement économique et social (PNDS 2016-2020) du gouvernement guinéen, dont la mise en œuvre repose sur la mobilisation des ressources publiques et leur utilisation efficiente dans les secteurs qui contribuent significativement à la réduction de la pauvreté. Et, donc, indique-t-il, « cet emprunt obligataire permettra au gouvernement de préparer l’avenir en construisant des infrastructures économiques et disposer de fonds pour soutenir la très bonne croissance que nous enregistrons depuis quelques années ».

Mamadi Camara

En outre, le ministre de l’économie et des finances indique que « les ressources traditionnelles » de l’Etat, constituées essentiellement de prélèvements obligatoires, « s’avèrent insuffisantes » au regard de nos besoins d’investissement. « Leur contribution au financement des investissements dégage des besoins qui ne peuvent pas être entièrement couvert par les ressources extérieures. D’où la nécessité de rechercher sur le plan local de nouveaux instruments de financement dont l’efficacité est avérée. Il s’agit de l’appel public à l’épargne (…) dont plusieurs pays confrontés au problème de financement des infrastructures de base nécessaires à leurs développements ont utilisé et continuent d’en faire usage », a dit Mamadi Camara.

Présent à cette cérémonie, le ministre des travaux publics, Moustapha Naïté, s’est réjoui du lancement de la présente levée de fonds dont son département serait l’un des bénéficiaires directs.

Moustapha Naïté

« Je suis convaincu d’avance que tous les titres de créance émis feront l’objet de souscriptions qui viendront conforter tant soit peu, les prévisions financières destinées à l’entretient ou la réhabilitation du réseau routier guinéen. Car, pour la mise en œuvre de la stratégie de sauvegarde et de développement du réseau routier national sur les dix prochaines années, incluant entre autres les projets inscrits au PNDS, il y a un besoin total de financement d’environ 47 mille milliards de francs guinéens. Et, seulement 6385 milliards de francs ont été mis en place par les bailleurs de fonds traditionnels (les fonds arabes, la BAD, l’Union européenne, etc) », a confié Moustapha Naïté.

A noter que les deux précédents emprunts obligataires de la Guinée ont été gérés par seulement la BICIGUI. Des emprunts qui font visiblement l’unanimité dans le secteur financier à cause de leurs succès.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Sport : l’Union des Cyclistes de Guinée à pied d’œuvre pour le Tour de la Guinée

11 juin 2019 à 9 09 19 06196

En prélude à la compétition cycliste dénommée Tour de la Guinée, qui doit se retenir à Kindia entre le 13 et le 18 juin 2019, l’Union des Cyclistes de Guinée a organisé un critérium à circuit fermé. Tenue le samedi dernier, 08 juin 2019, au stade de Nongo, dans la commune de Ratoma, cette activité sportive a regroupé une dizaine de cyclistes venus de Kindia et de Conakry, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Pour ce critérium, ce sont une dizaine de cyclistes qui se sont mesurés dans un circuit fermé. La première épreuve a consisté à faire 15 tours, tous groupes confondus, et la seconde partie a été la course contre la montre par groupe à 5 tours en vue de détecter le meilleur dans chaque groupe.

Sidiki Camara

Interrogé par les médias, le vainqueur de la journée, Sidiki Camara, s’est réjoui de la tenue du critérium tout en espérant remporter le tour de la Guinée pour l’année 2019. « Pour le tour de la Guinée pour cette année, je compte me présenter et remporter le trophée pour être champion. Mon secret, c’est juste le travail. J’aime le vélo et je travaille pour être champion. Je suis content, voire même très content, d’avoir remporté ce critérium », s’est exclamé le cycliste.

De son côté, le président de l’Union des Cyclistes de Guinée, Thierno Souleymane Diallo, a expliqué que l’objectif de cette rencontre de présélection s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la compétition de Kindia. « D’ici la fin de la semaine, nous allons déterminer le nombre de participants et on fera une distance de Conakry à Tanènè, aller et retour. Aujourd’hui, c’était juste pour voir si tout le monde y répondait. Entre samedi et dimanche, nous ferons une liste de ceux qui vont partir à la compétition de Kindia », a révélé monsieur Diallo.

Thierno Souleymane Diallo

Au regard du résultat de cette course de ce samedi, Thierno Souleymane Diallo dit ne pas être satisfait des performances des cyclistes. « Ce n’est pas encore la satisfaction, parce qu’il nous faut au moins maintenir les 35 à 40 coureurs. Aujourd’hui, on a travaillé. Demain (dimanche 09 juin, ndlr), on le fera. Et le samedi à venir (15 juin 2019), on fera la distance de Conakry à Tanènè ou Conakry- Boffa, et on verra si nous sommes satisfaits ou pas pour Kindia », souligne le président de l’Union des Cyclistes de Guinée.

Il faut rappeler que pour la journée d’avant-hier samedi, quatre équipes s’étaient mesurées. Elles sont toutes venues de Kindia et de Conakry. Ces équipes seront rejointes par celles de Kamsar au courant de cette semaine.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Attaque du domicile de Samba Diallo : 30 ans de prison requis contre Kabinet Camara

11 juin 2019 à 9 09 03 06036

Kabinet Camara a comparu à nouveau ce lundi, 10 juin 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Il est accusé avec Ousmane Bangoura, en fuite, d’association de malfaiteurs, vol à main armée, recel, détention et consommation de chanvre indien. A l’issue des débats, le ministère public a requis 30 ans de réclusion criminelle contre Ousmane Bangoura et 5 ans contre Kabinet Camara, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la précédente audience dans cette affaire, il était prévu qu’un témoin comparaisse ce lundi pour édifier davantage le tribunal. Mais finalement, ce dernier qui est un agent de police, n’a pas répondu présent. Il aurait expliqué à l’avocat qu’il est en mission de travail et qu’il n’a rien à dire au tribunal. La juridiction a décidé de poursuivre les débats en appelant à nouveau Kabinet Camara à la barre.

« Monsieur Kabinet Camara, vous avez dit que vous êtes nouveau dans votre quartier. A quelle occasion Ousmane Bangoura (l’autre accusé en fuite, ndlr) vous a confié ses effets assimilés à des tenues militaires ? Oui ou non vous avez participé à cette opération ? », demande le procureur, Bakary Camara. L’accusé répond d’abord qu’il n’a jamais participé à cette attaque. Ensuite, il indique que « c’est en revenant d’une cérémonie la nuit que Ousmane Bangoura et moi avons passé chez moi, comme il se faisait tard. En rentrant chez lui, il a dit, comme ses habits sont sales, il va prendre les miens. C’est ainsi qu’il s’est changé et a laissé ses effets chez moi ».

L’avocat de la partie interroge à son tour l’accusé : « vous avez reconnu que vous connaissez le nom des parents de Ousmane Bangoura. Ça veut dire que vous vous connaissez depuis longtemps et que vous êtes des amis intimes ? »

L’avocat de la défense, maître Emanuel Bamba, réplique en disant que connaître le nom des parents d’Ousmane Bangoura ne veut nullement dire que son client a participé à cette attaque dont Ousmane Bangoura est accusé d’être l’auteur principal.

Après les débats, le tribunal a ouvert la phase des plaidoiries et réquisitions. Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile a demandé à la juridiction de condamner les accusés au payement de 150 millions de francs guinéens, représentant la valeur des biens volés au domicile de la victime, Mamadou Samba Diallo, avec des dommages intérêts en faveur de son client.

De son côté, le procureur Bakary Camara, dans ses réquisitions, a demandé au tribunal de retenir Ousmane Bangoura, en fuite, coupable des faits qui lui sont reprochés et Kabinet Camara coupable de recel des objets volés. Pour la répression, le ministère public sollicite la condamnation le premier à 30 ans de réclusion criminelle avec un mandat d’arrêt à l’appui et le second à 5 ans d’emprisonnement.

Pour sa part, l’avocat de la défense a estimé que les arguments fournis par le ministère public et la partie civile ne démontrent pas la culpabilité de son client. Maître Emmanuel Bamba a sollicité donc la libération de son client, Kabinet Camara. « Le ministère public et la partie civile n’ont fourni aucun argument pour démontrer la culpabilité de mon client. Mon client, Kabinet Camara, a reconnu que la police est venue à son domicile, frapper à sa porte, c’est lui-même qui a ouvert la porte et c’est Ousmane Bangoura qui a pris la poudre d’escampette.

Concernant l’association de malfaiteurs, est-ce que le fait de jouir de leurs droits de loisir ensemble fait de mon client un associé ? Non ! Pour ce qui est du vol à main armée, l’arme à laquelle la victime a fait allusion n’est pas retrouvée avec mon client. Parlant du recel, mon client ne peut pas être poursuivi parce qu’il a dit qu’il ne connait pas que les biens qui sont retrouvés chez lui sont des biens volés.

En ce qui concerne la détention et la consommation de chanvre indien, mon client ne peut pas aussi être poursuivi pour cela également. Où est-ce qu’on l’a vu avec du chanvre indien ou bien en train d’en consommer ? Non ! Je vous demande de libérer mon client afin que je rentre aujourd’hui avec lui puisqu’il innocent », a plaidé maître Bamba.

L’affaire a été mise en délibéré et la décision va être rendue le 17 juin 2019.

A rappeler que c’est le 18 décembre 2018 que des hommes se sont rendus au domicile de Mamadou Samba Diallo, à Conakry. Ils ont ligoté son gardien, mis toute le monde au respect avant de fouiller minutieusement la maison et prendre tout ce qu’ils ont vu d’important pour s’enfuir avec. Les enquêtes menées par la police ont conduit à l’arrestation de Kabinet Camara qui a été placé sous mandat de dépôt le 21 janvier 2019. Ousmane Bangoura qui est considéré comme étant l’auteur principal de l’attaque, lui, s’est enfui et reste toujours introuvable.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 6669192225

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Alya Diaby, président de l’INIDH : « la Constitution n’est pas une tombe où se repose à jamais l’Etat »

11 juin 2019 à 9 09 01 06016

Le débat autour d’un changement de constitution en Guinée se fait de plus en plus persistant et s’étend désormais jusqu’au sein des institutions républicaines. La question s’est invitée à la cérémonie d’ouverture de la deuxième session annuelle de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH) qui a eu lieu hier lundi, 10 juin 2019, au Palais du peuple de Conakry.

Dans son discours d’ouverture des travaux, Dr Alya Diaby, le président de l’institution républicaine, a pris le contrepied de ceux qui soutiennent que le président Alpha Condé ne peut pas procéder à un changement de constitution. Il assure que le chef de l’Etat peut effectivement proposer une nouvelle constitution qui sera soumise au référendum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous devons souffrir que le débat ait lieu et que chacun respecte l’opinion de l’autre. Nous saluons dans ce sillage le jugement du Tribunal de Première Instance de Coyah qui a jugé et libérer pour délit non constitué, des citoyens arrêtés pour avoir brandi des slogans hostiles à l’idée d’une nouvelle Constitution. De même, nous avons noté avec satisfaction l’arrêt du 10 mai 2019 de la Cour d’appel de Conakry qui a libéré 7 militants de l’opposition préalablement condamnés par le tribunal de Kindia pour des faits similaires à ceux de Coyah.

La Constitution n’est pas une tombe où se repose à jamais l’Etat. Ce n’est pas une tente dressée pour le sommeil. Les acteurs politiques doivent comprendre le risque d’une dictature martiale si les civils ne procèdent pas par discernement pour s’entendre sur l’essentiel. Dans ces conditions, le Président de la république devient le Constituant originaire. Il peut proposer un nouveau pacte social qui soit durable. Ceci dit, la Guinée doit éviter la précipitation, l’urgence et les tares consubstantielles à la Constitution de 2010. Le référendum est donc possible.

Le débat devrait porter sur les conditions de son organisation, les garanties qu’offre le scrutin, le consensus sur le contenu du projet et les règles du jeu, l’appropriation par le peuple des réformes envisagées, les organes intervenants, la durée du temps constituant etc… Ce qui doit nous guider à cet égard, c’est le conventionnalisme constitutionnel qui repose sur des procédures et des mécanismes inclusifs, consensuels, mesurés et participatifs », a déclaré Dr Alya Diaby.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Conakry : l’INIDH ouvre sa deuxième session de l’année 2019

11 juin 2019 à 7 07 01 06016

L’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH) a ouvert hier, lundi 10 juin 2019, sa deuxième session de l’année. Une occasion mise à profit par le président de l’institution pour se prononcer sur certains cas de violations des droits humains dans notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Organisée au Palais du peuple de Conakry, la cérémonie d’ouverture de cette session a connu la présence de 24 des 33 Commissaires de l’INIDH, mais aussi un représentant du président de la République, la présidente du Conseil Economique et Social, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, et le ministre l’unité nationale et de la citoyenneté, Mamadou Taran Diallo.

Dans son discours d’ouverture, Dr Alya Diaby, le président de l’INIDH, a évoqué l’état des droits de l’homme dans le pays. Il a condamné notamment la mort de l’étudiant, Amadou Boukariou Baldé, victime de violences policières le 31 mai dernier à l’université de Labé. « L’INIDH regrette cette violation du droit à la vie et demande que les coupables soient jugés conformément à la loi », a-t-il dit.

Il souligne qu’une mission conjointe INIDH et le Haut-commissariat aux droits de l’Homme effectuée récemment à l’intérieur du pays, a relevé des mauvaises conditions carcérales et de privation de liberté observées à Labé, Kankan, Kindia, N’zérékoré et Dixinn. Ce qui a amené l’INIDH à formuler des recommandations à l’endroit de l’exécutif, en vue d’apporter des corrections.

Dr Alya Diaby a dénoncé aussi le déguerpissement opéré récemment par le gouvernement à Dar es-salam, qui constitue, selon lui, une violation des droits de l’Homme.

Par ailleurs, le président de l’INIDH a salué les progrès enregistrés ces derniers temps dans le cadre de l’amélioration les conditions de travail et le fonctionnement de l’INIDH. Des efforts allant de la nomination d’un secrétaire général à la prise en charge du bureau de l’institution et du personnel administratif. De quoi réconforter le moral des membres de l’institution, qui affiche déjà de grandes ambitions.

Présent à cette cérémonie, le ministre conseiller du Chef de l’Etat chargé des relations avec les institutions républicaines et ministre de la justice par intérim, a salué la tenue de cette session. Elhadj Mohamed Lamine Fofana en a profité pour rappeler le rôle important de l’INIDH.

« Je saisis l’opportunité de ces sessions pour rappeler à votre attention que l’INIDH est l’une des institutions républicaines les plus importantes de notre pays. En tant qu’institution faitière des questions de droits de l’homme, elle est le garant des libertés fondamentales des citoyens et la citadelle contre les violations des droits de l’homme sous quelle que forme que ce soit. Le serment que chacun de vous a prêté le lie à cet égard.

Les efforts dont vous faites montre, malgré les conditions difficiles de travail, méritent des éloges. La bienveillance du Chef de l’Etat à l’égard de l’institution a produit quelques effets. Nous intensifierons nos démarches auprès de l’autorité en vue de l’amélioration progressive de vos conditions de travail », a promis le représentant du président de la République à cette rencontre.

A noter que cette session va durer 20 jours. Pendant cette période, les membres de l’INIDH se pencheront sur le rapport alternatif de l’Etat Périodique Universel (EPU) 2020, qui sera présenté en juillet prochain au Conseil des droits de l’homme à Genève.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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