La crise qui couve au sein de l’union des forces républicaines de l’ancien Haut représentant, Sidya Touré, semble éclater au grand jour. Une crise liée à la position du deuxième Vice-gouverneur de la Banque centrale, Baïdy Aribot, en froid avec le parti, depuis son départ de l’Assemblée nationale et sa nomination dans ses nouvelles fonctions.

Accusé de soutenir le projet de nouvelle Constitution, Baïdy Aribot essuie les critiques les plus acerbes de la part de sa formation politique où il a déjà été remplacé au poste de Secrétaire exécutif. Ce que ne partagent pas tous les cadres de l’UFR au nombre desquels des poids lourds comme le Président du groupe parlementaire Alliance républicaine et député uninominal de Matam, Dr Ibrahima Deen Touré.

Ce modéré de l’UFR a mal dirigé les attaques verbales formulées lors de l’Assemblée générale du parti le samedi passé, contre Baïdy Aribot. Il l’a fait savoir à un reporter de Guinematin.com et ne cache pas sa déception.

« La volonté de nuire ou de servir un homme ou une cause prend naissance dans la tête par le biais de la pensée, dans la réflexion et finalement dans la conception. C’est à partir de ce stade que ça arrive dans la parole », dit-il à l’entame de ses propos.

« Vous avez entendu, dans le but de convaincre des gens pour agir, qu’à l’Assemblée générale du 8 juin de l’UFR, il y a eu des attaques à l’encontre de notre collègue Baidy Aribot. Que l’on prononce à l’Assemblée générale de l’UFR des paroles violentes et des attaques directes à l’adresse de Baidy Aribot ne peut être le fait de notre parti politique », déplore Dr Deen.

Plus loin, il pense que « c’est juste des attitudes isolées d’individus peut-être dans un cas de règlement de compte. Quand à l’UFR, je dis toujours que c’est un parti de dialogue et de débat où la pensée unique ne peut régner, la stigmatisation n’a pas sa place ».

A ces va t-en-guerre, le Conseiller personnel de Sidya Touré rappelle que l’UFR est un parti modéré, « qui est bâti sur une doctrine libérale qui refuse l’exclusion et qui ne laisse pas au bord de la route. C’est pour cela que le parti doit complètement se désolidariser de toute attitude va-t-en-guerre ou de toute attitude de violence quelles que soient sa forme et ses causes.

Et c’est pour cela, conclut-il « que l’on doit éviter d’attaquer les gens à cause de leurs idées. Ce qui n’empêche pas le combat, mais en même temps exclut le combat entre personnes ».

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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