Une centaine de journalistes de la presse publique et privée de Guinée a pris part à une journée d’information autour de l’infertilité qui s’est tenue hier mardi, 11 juin 2019 à Conakry. Organisée par la fondation MERCK, en collaboration avec la fondation PROSMI, la rencontre vise à outiller les hommes de médias pour leur permettre de briser la stigmatisation des femmes n’ayant pas fait d’enfants, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans les sociétés africaines, le fait pour un couple de ne pas faire d’enfants, est généralement attribuée à l’infertilité de la femme. Ce qui entraîne souvent une stigmatisation des femmes n’ayant pas eu d’enfants, conduisant parfois au divorce. C’est pour lutter contre cet état de fait que la fondation MERCK et son partenaire de PROSMI ont mobilisé 98 journalistes guinéens pour les sensibiliser autour du thème : « Rôle des médias pour briser la stigmatisation autour de l’infertilité et des femmes infertiles en Afrique ».

La rencontre a été présidée par la Première dame de la République, Hadja Djénè Condé, et a connu la présence du ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, ainsi que plusieurs cadres du ministère de la santé.

directeur exécutif de la fondation PROSMI, Kerfalla Kaba,
Kerfalla Kaba

Dans un discours de bienvenue, le directeur exécutif de la fondation PROSMI, Kerfalla Kaba, a rappelé que la fondation PROSMI, dirigée par la Première dame, Hadja Djénè Condé, œuvre depuis 8 ans à l’amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées. Parmi ses œuvres, il a cité la constriction et l’équipement de plusieurs centres de santé du pays, mais aussi la distribution de kits d’hygiène à Conakry et à l’intérieur pendant l’épidémie à virus d’Ebola, etc. « En organisant cette formation, les fondations PROSMI et MERCK veulent s’appuyer sur ce pourvoir aussi important dont vous êtes les représentants, pour enclencher un changement de comportement des populations envers les victimes d’infertilité, qui n’est pas une fatalité», a-t-il indiqué.

Dr Rasha Kelej, CEO de MARCK Foundation,
Dr Rasha Kelej

Après avoir remercié les autorités guinéennes pour l’accueil qui lui a été réservée, Dr Rasha Kelej, CEO de MARCK Foundation, a fait savoir que la stigmatisation liée à l’infertilité touche tous les pays, particulièrement ceux d’Afrique. « Il y a plusieurs femmes qui souffrent de la stigmatisation liée à cette infertilité. Par contre, cette infertilité touche autant les hommes que les femmes. Votre rôle va aller droit au but pour aider beaucoup les femmes qui sont stigmatisées, qui sont discriminées alors qu’elles ne sont pas la seule cause d’infertilité. J’espère qu’après cette formation, vous allez passer le message pour dire que l’infertilité n’est pas une fatalité. Elle peut être traitée comme le diabète et d’autres pathologies», explique-t-elle.

ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé,
Amara Somparé

De son côté, le ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre. « Je salue cette initiative hautement salutaire surtout quand on connait les ravages que peuvent causer les questions d’infertilité dont souffrent certaines femmes dans nos sociétés », a-t-il dit. Profitant de cette occasion, le ministre a rappelé l’histoire de N’Nah Fanta, une dame qui a escroqué des centaines de femmes n’ayant pas fait d’enfants, en leur donnant des faux remèdes contre l’infertilité contre des sommes d’argent. Elle a fini par être arrêtée à Conakry et mise à la disposition de la justice.

A noter que parmi les causes de l’infertilité, les spécialistes qui ont pris part à cette rencontre ont cité entre autres : les infections sexuelles non traitées, les avortements clandestins, les infections causées par les mutilations génitales, mais aussi l’exposition au tabac, l’essence, le plomb et les polluants.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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