Décès du journaliste Abdoulaye Bah : un an après, Tham Camara se confie à Guineematin

17 juin 2019 à 23 11 53 06536
feu Abdoulaye Bah

Le 17 juin 2018, la presse guinéenne enregistrait une perte énorme. Abdoulaye Bah, journaliste et chef de bureau adjoint du site d’informations Guineenews.org, a rendu l’âme ce jour-là à la suite d’un accident de la circulation dont il a été victime. Après les obsèques de notre confrère, ses collaborateurs avaient engagé une procédure judiciaire pour tenter d’en savoir plus sur cette mort aussi tragique que curieuse. Une année plus tard, où en est cette procédure ? Quel est l’impact de la mort d’Abdoulaye Bah sur sa rédaction ? Amadou Tham Camara, chef de bureau de Guineenews à Conakry a répondu à ces questions au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce lundi, 17 juin 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a un an, jour pour jour, depuis que le journaliste, Abdoulaye Bah, a été tué dans un accident de la circulation à Conakry. Après ce drame, une enquête avait été ouverte par les services compétents. Avez-vous une idée sur l’évolution de cette enquête aujourd’hui ?

Amadou Tham Camara : comme vous l’avez dit, il y a un an effectivement jour pour jour qu’Abdoulaye disparaissait dans un tragique accident. Et, une fois l’émotion passée, les obsèques terminés, nous nous sommes constitués partie civile, nous avons engagé un avocat pour suivre toute la procédure. Au moment où je vous parle, l’affaire est pendante devant le tribunal de Mafanco. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements à ce niveau : il y avait un premier procureur qui avait le dossier, mais il a été muté à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, c’est le procureur Soriba Manet qui a le dossier, mais il faut se dire la vérité, la justice guinéenne, surtout lorsqu’il s’agit des cas de disparitions de journalistes, est d’une grande lourdeur. C’est ça la vérité.

Nous avions rencontré Me Cheick Sako (ancien ministre de la justice, ndlr) pour faire bouger les choses un peu, mais ça a coïncidé aussi à sa démission. Nous allons rencontrer le nouveau Garde des Sceaux pour pouvoir un peu relancer, booster ça. Parce que ça ne bouge pas. C’est d’autant plus inquiétant parce que nous avons remarqué que lorsque ça concerne les journalistes, généralement les dossiers deviennent lourds, on ne sait pas pourquoi. C’est le cas de Chérif d’Espace, c’est le cas de Koula et c’est le cas d’Abdoulaye Bah. On ne sait pas pourquoi, parce que l’auteur de cet accident-là, le présumé Ibrahima Sory Camara, sa photo est connue, nous avons diffusé sa photo, mais la justice n’arrive pas à mettre mains sur lui.

Guineematin.com : aujourd’hui, quelle alternative avez-vous ? Vous allez saisir les instances au niveau international ou-bien vous allez vous contenter de ce que va faire cette justice dont vous dénoncez la lenteur ?

Amadou Tham Camara : vous savez, avant de saisir d’abord la justice internationale, il faut d’abord épuiser au niveau local. On ne nous a pas dit que le dossier est clos. On dit que l’enquête est ouverte, ils sont sur les investigations, qu’on n’arrive pas à mettre mains sur le fugitif. C’est ça. Si on nous avait dit que le dossier est classé, nous allions tout de suite engager ça sur le plan international. Mais pour le moment, nous allons tout faire pour que les choses aillent le plus rapidement possible. Mais, nous sommes tributaires de la lenteur de la justice guinéenne. Et ça, je veux dire que c’est la mort dans l’âme.

Ce n’est pas ce qui va ressusciter Abdoulaye, non, ce n’est pas ce que nous demandons. Mais, il faut qu’il y ait un début de réparation, au-moins qu’on sache les circonstances dans lesquelles ça s’est passé, pourquoi c’est comme ça et pourquoi on n’arrive pas simplement à mettre main sur Ibrahima Sory Camara. Sa photo est connue, le scellé est là, le véhicule qui a fait l’accident est là, mais il faut noter que c’est une personne physique qui est à la base de ça. C’est cette personne qu’on n’arrive pas à retrouver.

Guineematin.com : est-ce que vous êtes en contact avec la famille d’Abdoulaye Bah, notamment sa veuve ?

Amadou Tham Camara : oui, absolument, nous sommes en rapport avec sa famille. Nous avons organisé le sacrifice, l’an un de sa mort avec sa famille. Nous sommes en rapport et avec sa famille et avec sa femme. Donc, sur ce plan tout se passe très bien. Nous sommes en rapport très étroit même avec sa famille.

Guineematin.com : on sait qu’Abdoulaye Bah n’était pas n’importe qui au sein de la rédaction de Guineenews, il était le chef de bureau adjoint. Est-ce que sa disparition a eu impact au niveau du travail de votre médium et au niveau même du moral des travailleurs ?

Amadou Tham Camara : absolument. Vous savez, je l’ai dit, Abdoulaye est irremplaçable. C’est quelqu’un qui avait du talent, qui aimait son métier et qui était entier. C’était un gros bosseur aussi. Donc, que dire d’autre sinon que ça a été une énorme perte pour nous. Il a laissé un très grand vide.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Amadou Tham Camara : je voudrais profiter d’abord de votre médium pour remercier la grande mobilisation de la presse. Parce qu’il faut se dire, il a eu des obsèques dignes d’un Chef d’Etat, des obsèques grandioses. C’était à la hauteur du talent et de la qualité d’homme qu’il était. Je voudrais donc remercier tout le monde pour cette mobilisation mais également profiter pour dire que nous voulons une justice diligente et urgente, parce qu’on ne pourra pas faire entièrement le deuil aussi longtemps qu’on ne pourra pas mettre main sur Ibrahima Sory Camara qui est toujours dans la nature. Il faut que la justice guinéenne nous aide à arrêter ce monsieur.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Rareté de la pluie cette année en Guinée : Dr Alpha Mamadou explique les raisons et accuse le gouvernement

17 juin 2019 à 21 09 20 06206
Honorable Dr Alpha Mamadou Baldé, député uninominal de Tougué membre commission Environnement, Pêche, Développement Rurale
Dr Alpha Mamadou Baldé, député uninominal de Tougué membre commission Environnement, Pêche, Développement Rurale

L’humanité a célébré ce lundi, 17 juin 2019, la journée mondiale de la désertification et de la lutte contre la lutte contre la sécheresse. En Guinée, cette journée semble être banalisée par les autorités, alors que le pays subit de plein fouet les effets du changement climatique.

L’honorable Dr Alpha Mamadou Baldé, député uninominal de Tougué et membre de la commission Environnement, Pêche, Développement Rurale et Durable de l’Assemblée nationale, a accordé un entretien à Guineematin.com à cette occasion. Le parlementaire est revenu notamment sur les causes de la rareté de la pluie constaté cette année dans notre pays, accusé le gouvernement de favoriser cette situation, avant de proposer quelques pistes de solutions.

Décryptage !

Guineematin.com : l’humanité a célébré ce lundi, 17 juin 2019, la journée mondiale de la désertification et de la lutte contre la sécheresse. Cette journée intervient à un moment pendant lequel habituellement il pleut beaucoup en Guinée, mais cette année c’est tout le contraire. Même à Conakry où la pluviométrie est connue pour être dense, il ne pleut que très peu cette fois-ci. En tant que membre de la commission Environnement de l’Assemblée nationale, est-ce qu’on est menacé par la sécheresse ?

Dr Alpha Mamadou Baldé : nous subissons directement les effets du changement climatique. Changement climatique dû aux effets de l’Homme d’abord, il faut aller à la cause profonde. Il y a eu énormément de déforestation, les têtes de sources dénudées à cause des activités agricoles. Il y a, comme vous le savez, l’agriculture sur brûlis où il faut déboiser, brûler et après cultiver pour une année et quitter encore cet espace-là pour aller à un autre. Donc, c’est ce qu’on appelle agriculture extensive. Elle créé énormément de problèmes, parce qu’elle créé des feux de brousse. Vous avez un demi-hectare à valoriser, vous avez fait le défrichement pour ce demi-hectare, ils attendent au mois d’avril pour mettre le feu.

C’est une seule personne qui met ce feu, si elle n’arrive pas à maîtriser le feu, le feu va déborder, quitter le demi-hectare que la personne voulait cultiver pour brûler plus de cent hectares. Si vous quittez Conakry pour Labé ou Conakry pour Kankan, de gauche à droite de notre route, vous regardez des feux de brousse incontrôlés. Ça, c’est ce qu’on appelle la déforestation. Parce que ça cause énormément de problèmes au peu qui reste en termes de forêt. Ça, c’est le premier aspect.

Le deuxième aspect, c’est la coupe abusive du bois. Toutes les têtes de sources, les berges des cours d’eaux, là où on avait quelques espèces de bois qui restaient, avec la pauvreté qui s’est accentuée dans notre pays, les gens vivent nécessairement des ressources naturelles. Et donc, les villageois, les paysans se sont spécialisés dans cette coupe du bois. Il y a des tronçonneuses dans toutes les préfectures, dans toutes les sous-préfectures, des milliers de tronçonneuses existent et sont en train de couper le bois. Et malheureusement, il y a eu un manque de volonté politique parce qu’à un moment donné, c’était le ministère de l’environnement avec celui du budget qui ont accordé des autorisations de coupe du bois.

En 2016-2017, des individus ont eu des autorisations de couper le bois, donc quand ils viennent dans une préfecture, préfet, gouverneur ne pouvaient rien, les populations aussi, parce qu’ils viennent de Conakry avec une autorisation de couper. Et, il peut couper 2000 à 3000 madriers dans une sous-préfecture. Un bois qui avait 50 ans, 100 ans, ça existait, et quand vous le coupez, ce n’est pas en moins de 60 ans que vous allez le restaurer. Il n’y a pas de restauration, on a fait que couper. Ça, c’est la deuxième grande cause.

La troisième cause, je crois qu’il y a l’effet de l’érosion. Aujourd’hui, on peut dire qu’on a perdu plus de 60% de nos cours d’eaux, l’eau de surface a presque disparu. J’ai visité le fleuve Niger, j’ai visité le Bafing, qui est un fleuve transfrontalier qui, loin est appelé le fleuve Sénégal. Et, c’est à cause de ça qu’on a l’OMVS, donc il a beaucoup d’avantages au niveau transfrontalier et international. Ce fleuve Bafing, la source c’est à Mamou. Mais aujourd’hui, vous venez à la source, vous ne verrez aucune goutte d’eau. Il n’y a rien, tout est sec à Mamou. Vous traversez le fleuve Bafing là où il y a la plaque Tolo, c’est par là-bas que le fleuve passe, il n’y a pas d’eau, il n’y a rien. Et pourtant, c’est là-bas la source.

Donc, ça veut dire les sources de nos cours d’eaux ont été sérieusement affectées, il y a eu le déboisement, la déforestation et aujourd’hui, nous perdons les cours d’eau. C’est valable pour la Gambie, dont le fleuve a pris sa source près de Labé. C’est valable pour le fleuve Niger, c’est valable pour les autres. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a pas de cours d’eau. Et ça, ça affecte totalement la vie des populations. Aujourd’hui, malheureusement, ce changement climatique est ressenti dans la Guinée profonde. Les paysans ont reconnu que le climat a changé.

Parce que comme vous le dites, nous sommes au mois de juin et jusque-là, il y a des préfectures où il n’y a eu aucune goutte de pluie tombée afin de pouvoir semer le maïs à plus forte raison aller dans les champs pour commencer les activités agricoles. Avant, les premières pluies arrivaient en Guinée au mois d’avril et on commençait les semis. Maintenant, au mois de juin, quand j’appelle dans certaines préfectures, on me dit : « nous on attend, on n’a pas encore semé le maïs ». Donc, c’est un indicateur qui fait que le citoyen lambda, le petit paysan reconnaît qu’il y a les effets du changement climatique. Et donc, c’est le moment d’agir sinon l’heure est grave.

Guineematin.com : vous, en tant que parlementaire, membre de la commission environnement, qu’est-ce que vous faites pour faire face à cette situation ?

Dr Alpha Mamadou Baldé : à l’Assemblée nationale, on a fait ce qu’on a pu faire, à l’image de nos confrères députés des pays voisins. La commission environnement, l’Assemblée nationale guinéenne n’est pas en retard, nous sommes à jour. On a voté la convention sur la biodiversité qui existait depuis les années 90 et dont la Guinée n’avait pas ratifiée. La convention sur la biodiversité a été donc adoptée et ratifiée grâce à notre Assemblée nationale. Ça c’est une excellente chose parce que nous avons intégré le fil des conventions des Nations Unies sur le changement climatique. Ça, c’est un.

Deuxièmement, on a voté le code forestier national, adopté avec ses implications. Je dois dire malheureusement, après le vote des différents codes, des différents textes de lois, nous restons à l’écoute et à l’attente du gouvernement qui est en retard, qui est incapable de produire des textes d’application. Et, c’est là où les citoyens ne comprennent pas, ils s’en prennent aux députés pour dire qu’est-ce que l’Assemblée nationale fait. L’Assemblée vote la loi ; nous, nous représentons les populations, nous disons que cette loi est bonne pour le pays, on passe au gouvernement, le président de la République doit promulguer cette loi. Une fois elle est promulguée, normalement, le ministère en charge de cette question, doit rapidement produire des textes d’application.

Mais, on peut voter une loi, trois ans après, elle est dans les tiroirs, on n’a pas les textes d’application. C’est pourquoi finalement, on a exigé que tous les textes de loi doivent venir avec leurs textes d’application. Mais, même quand ça arrive, on regarde les lois, on trouve qu’il y a des insuffisances. Nous disons que ces textes-là, ne peuvent pas répondre aux préoccupations de cette loi, il faut amender, et ces amendements-là tardent parfois à venir. Et, tant qu’il n’y a pas de textes d’application, on ne peut pas parler d’application ou de textes de lois. C’est ce qui retarde. Il y a des textes de loi qui sont votés, il n’y a pas d’application. Les populations ne connaissent pas le contenu, elles ne connaissent pas les applications.

On parle de répression de la coupe du bois, des feux de brousse dans le code, mais comme ce n’est pas vulgarisé, ce n’est pas appliqué, les gens ne savent pas. Et, la corruption aidant, parce que c’est un gouvernement corrompu, donc les gens au lieu de passer par l’application des textes, passent par des arrangements. Tu vois quelqu’un qui a mis le feu, il a brûlé 100 et quelques hectares, les textes de lois prévoient ce qu’il faut appliquer à cette personne et ou à ces personnes-là. Dès que vous appliquez la loi sur une ou deux personnes par rapport aux feux de brousse, je vous assure que ça va freiner l’allure en tout cas par rapport aux feux de brousse. Mais depuis 2012, aucune action n’a été menée par rapport à ces acteurs de feux de brousse.

Et, quand on parle de coupe du bois, dans la circulation, tout le monde voit les cargaisons de bois qui passent. On se contente de faire payer des frais : frais de transit. On a mis en place des gardes forestiers, mais qui sont pauvres, ils ne sont pas pris en charge, ils assurent eux-mêmes leur habillement, leur protection, les moyens de déplacement. L’Etat ne leur a rien donné jusqu’à maintenant. Et, comme ils ne sont pas pris en charge, on dit débrouillez-vous. Et donc, ils se débrouillent contre-nous. Parce que c’est eux qui autorisent les coupes du bois, c’est eux qui couvrent les coupeurs de bois, c’est eux qui couvrent ceux qui sont pris pour feu de brousse.

Et, tout commerce d’espèces menacés de disparition : espèces floristiques, espèces fauniques, sont couverts par eux (les gardes forestiers). Ça c’est un problème que la Guinée a sous les bras à régler. Quand on parle de sécheresse, il faut avouer qu’elle n’est pas à nos portes, elle est à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, si vous voyez les préfectures de Koundara, de Gaoual, de Mali, de Tougué, de Siguiri, toute cette bande, c’est la sécheresse, c’est fini, c’est déjà un climat sahélien qui est là maintenant.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit des populations mais aussi des dirigeants à l’occasion de cette journée de lutte contre la sécheresse ?

Dr Alpha Mamadou Baldé : je commencerai par cette nécessité d’une volonté politique. Quand vous entendez volonté politique, ça interpelle le premier magistrat du pays. Le président de la République, à l’occasion de cette journée par exemple, avec la mise en place de la REED plus (Réduction des Effets de la Déforestation) que les Nations Unies ont reconnue, il devait intervenir. Ce que moi je dis là, si c’était lui qui le disait et en ces termes : que les lois soient appliquées, qu’on mette fin à la carbonisation et aux feux de brousse, l’exploitation abusive du bois, qu’on interdise la prolifération des tronçonneuses dans notre pays, si c’est lui qui le dit, c’est ça la volonté politique.

Et, en disant ça, il dit les mesures d’accompagnement : vous n’aurez plus la carbonisation, j’ai subventionné le gaz. Donc les femmes, et en milieu rurale et en milieu urbain, elles ont le gaz, tout le monde prépare avec le gaz. En ce qui concerne la protection des cours d’eau, le gouvernement dit voilà ce qui est pris comme mesures : on met les gardes forestiers dans les conditions, on déclenche un programme intensif de reboisement, et pour le faire, on revoit le budget national. Lui-même il dit : maintenant je demande à ce que la convention internationale de MAPOUTO qui accorde les 10% au développement rural, que cette convention soit appliquée par le ministère du budget et que normalement, le ministère de l’agriculture, de l’environnement, élevage et pêche tiennent les 10% du budget national. Ça, c’est le minimum dans tous les pays de la sous-région.

En Guinée, ces quatre départements n’ont pas 5% du budget national, où on peut aller avec ça ? Pendant ce temps, le département de l’Economie et des Finances et celui de la défense ont plus de 10%. Donc, c’est un problème réel qui fait que cette volonté politique se mesure dans l’analyse du budget national. C’est là qu’on doit savoir que le gouvernement veut parler de développement durable ; sinon, tout est vains mots, tout est populisme, tout est tapage, tout est campagne, tout est faux. Ce qui est vrai, c’est que la pauvreté s’est installée et les populations vivent mal.

Je voudrais m’adresser à ces populations : vous devez savoir quand l’homme a faim, il n’a pas mangé, il y a une forêt à côté, il y a un bois, s’il coupe là-bas, il a 30 madriers, un madrier c’est 80 mille francs, 30 madriers à c’est minium 2.400 000 francs ou plus. Donc avec un seul bois, il a 2.000 000 de francs ou plus, il n’a rien pour payer son sac de riz et le bois est à côté. L’autre a la tronçonneuse, il peut, en deux jours, abattre ce bois-là, mettre les madriers en tas et il y a un acheteur qui est prêt, voilà le problème. Donc, vous allez beau dire arrêtez, tant qu’une solution n’est pas trouvée, l’alternative pour que les gens trouvent à manger, ils ne laisseront pas les forêts. C’est ça la vérité.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Vers la fin de la crise à N’zérékoré ? Une rencontre entre les autorités et le FNDC, prévue demain

17 juin 2019 à 20 08 16 06166

Très tendue depuis plusieurs jours, la situation commence à se normaliser dans la ville de N’zérékoré. Après une médiation engagée par l’ancien maire de la ville, les autorités locales et les responsables régionaux du FNDC reviennent chacun à de meilleurs sentiments. Les deux parties ont accepté de se retrouver demain mardi, 18 juin 2019 pour des négociations, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville.

C’est hier dimanche que Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré, a entamé des consultations afin de tenter de trouver une solution concertée à la crise qui secoue la ville depuis plusieurs jours et qui a déjà fait un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels. Il a rencontré en premier lieu les responsables de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution qui vivaient en cachette depuis le jeudi dernier. Après avoir échangé avec ces activistes contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, il a rencontré les autorités locales ce lundi.

« J’étais en séjour à Conakry quand j’ai appris qu’il y avait une marche pacifique à N’zérékoré. Mais, j’ai regretté que les forces de l’ordre viennent brutaliser les manifestants alors que le chef de l’Etat a bien dit qu’il écoute la population. On ne peut pas priver une partie de la population de s’exprimer et ne pas interdire l’autre ; ça ce n’est pas normal. Mais, quand on voit sa ville en ébullition, en trouble, un bon leader politique ou d’opinion doit faire le devoir sacré de travailler à ramener la paix et la quiétude dans la cité. C’est ce que j’ai entamé depuis hier. J’ai rencontré l’autorité régionale, le maire et le préfet. Nous en avons discuté et chacun a pris des engagements de s’asseoir autour d’une table avec les membres du FNDC pour négocier. Et je crois, même si c’est la guerre, on a toujours fini autour de la table », explique Cécé Loua.

Et, selon lui, sa démarche commence déjà à porter fruit. Car, les responsables du FNDC ont pu sortir de leur cachette pour regagner leurs domiciles, et les deux parties ont accepté de se rencontrer pour négocier face à face. « Après l’entretien que j’ai eu avec les membres du FNDC, chacun a regagné son domicile et ils sont en train de rédiger la feuille de route, c’est-à-dire les points de revendications que nous allons débattre demain avec le gouverneur. Et ce soir, un communiqué du FNDC passera pour informer toutes les structures du FNDC dans la région pour dire qu’ils sont conviés à une rencontre avec les autorités demain », a annoncé l’ancien maire de la commune urbaine de N’zérékoré.

Reste à savoir si cette rencontre permettra de faire changer la donne actuelle.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Dégradation de la mosquée de Koubia : Alpha Condé et ses promesses

17 juin 2019 à 19 07 14 06146

L’état de dégradation de la mosquée centrale de Koubia inquiète les habitants de la ville. C’est ainsi qu’après avoir attendu longtemps et vainement la rénovation de ce lieu de culte promise par le président Alpha Condé, ils ont décidé de s’organiser pour tenter de sauver leur mosquée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Inaugurée le 15 mai 1995 avec une capacité d’accueil de 500 places, la mosquée centrale de Koubia n’a connu, depuis, aucune rénovation. Elle se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement très poussé. La dalle commence à lâcher et coule pendant la saison des pluies.

Pour remédier à cette situation, les notables et les autorités de Koubia avaient sollicité auprès du président Alpha Condé, lors de sa dernière visite à Koubia, en juin 2018, la rénovation de cette mosquée entre autres. Le chef de l’Etat s’était alors engagé à rénover ce lieu de culte.

Mais depuis, les habitants de la ville continuent d’attendre la réalisation des promesses qui leur avaient été faites par le président de la République. C’est ainsi qu’avec l’avènement de la saison des pluies, les citoyens ont décidé de s’organiser pour éviter que leur mosquée ne soit impraticable.

Après avoir mobilisé près de 50 millions de francs à travers des cotisations, ils ont lancé les travaux visant à couvrir la dalle hier dimanche, 16 juin 2019, en présence des autorités et des notables de la localité.

Sur place, plusieurs citoyens se demandent si le président Alpha Condé n’a pas oublié les promesses qu’il a faites aux habitants de Koubia surtout que cette préfecture n’a pas de hauts cadres au sein de l’administration pouvant lui rappeler ses engagement. En plus, cette localité n’a même pas de préfet depuis 6 mois. C’est le secrétaire général chargé des collectivités qui assure l’intérim depuis le départ de l’ancien préfet.

En tout cas, en attendant une réaction du chef de l’Etat, les citoyens de Koubia s’arrangent à couvrir leur mosquée pour éviter son effondrement.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Meurtre de Fatoumata Tounkara : son mari mis aux arrêts

17 juin 2019 à 18 06 46 06466

Âgée de 30 ans et mère d’un garçon de 3 ans, Fatoumata Tounkara a été retrouvée morte hier, dimanche 16 juin 2019, au quartier Tanènè Mosquée, dans la commune de Matoto. Mains et pieds ligotés, bouche bandée, c’est dans cet état que son corps, en état de décomposition, a été retrouvé. Le mari de la victime qui est soupçonné être son meurtrier avait pris la fuite, mais il a été retrouvé et mis aux arrêts, a appris Guineematin.com auprès de la famille de la victime.

Selon les informations confiées à notre reporter, cela fait une semaine depuis que Mory Nabé, l’époux de la défunte, a envoyé leur enfant dans la famille de la femme, sous prétexte que son épouse est en voyage. La famille a essayé de rentrer en contact avec la femme mais en vain.

Ciregbè Tounkara, sœur de la victime

« Mon beau-frère a envoyé leur fils à la maison en nous disant que ma sœur a voyagé. Après, j’ai appelé ma sœur, mais son numéro ne passait pas. J’ai appelé alors son mari pour lui demander où est Fatim (la victime), il m’a dit qu’elle est sortie avec ses amis. Je l’ai appelé plusieurs fois en lui disant : Nabé, j’ai tenté le numéro de Fatim, ça ne passe pas, donne-moi son numéro areeba. Il m’a remis le numéro, je l’ai appelé mais ce numéro aussi ne passait pas. J’ai écrit un SMS en lui disant : Fatim viens prendre ton fils, il te réclame, je n’ai pas eu de réponse. Ma maman a appelé Nabé pour lui demander si jusqu’à présent elle n’était pas venue, il a dit j’ai parlé avec Fatim, elle est dans les embouteillages, elle va bientôt elle va rentrer », explique Ciregbè Tounkara, grande sœur de la défunte.

Pendant une semaine, la famille est restée entre inquiétude et interrogation au sujet de la destination de Fatoumata Tounkara. C’est après avoir constaté la longue absence de ses locataires que le propriétaire de la maison où vivaient la victime et son mari a décidé de défoncer leur porte pour voir si leurs affaires sont à l’intérieur.

Après avoir ouvert la maison, il a découvert le corps sans vie de la jeune femme et a informé sa famille. « C’est le dimanche qu’on nous a appelés pour nous dire qu’on a trouvé Fatim morte dans sa chambre et que ses mains, ses deux pieds et sa bouche sont attachés », ajoute la sœur de la défunte.

Ciregbè Tounkara souligne qu’avant cet acte, les choses n’allaient pas bien entre sa sœur et son époux. « Souvent, Fatim appelait ma maman pour lui dire : maman, ça ne va pas entre mon mari et moi, il ne veut pas mon bonheur. Quand je gagne un boulot, il écrit des lettres à mes supérieurs en les insultant pour qu’ils me licencient. Vraiment, ça n’allait pas entre eux. Il semble que lorsqu’il a tué ma sœur, il a tenté de jeter son corps.

Mais, comme il n’a pas eu l’occasion de le faire, il s’est enfui. Ce sont les voisins qui nous l’ont dit. C’est une personne qui a vu ses photos sur les réseaux sociaux qui a appelé ma sœur pour lui dire qu’il a vu le monsieur en question. Il a indiqué l’endroit où il l’a vu et ils sont partis l’attraper pour le conduire au commissariat central de Matoto », a-t-elle annoncé.

Le commissariat central de Matoto qui a ouvert une enquête sur cette affaire aurait déjà entendu le suspect, Mory Nabé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Labé : des citoyens manifestent contre les délestages électriques

17 juin 2019 à 16 04 53 06536

De nombreux habitants de Labé sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 17 juin 2019. Ils ont manifesté leur colère face à la faible desserte du courant électrique, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Ils sont venus de différents quartiers de la ville pour se donner rendez-vous à la devanture du stade régional Elhadj Saifoulaye Diallo de Labé, où ils ont entamé leur marche. Avec des slogans comme « EDG zéro », les manifestants ont traversé les quartiers Bowoun Loko, Daka, le rond-point Hoggo M’Bouro, le carrefour de l’hôpital régional, avant d’arriver à la devanture du gouvernorat de Labé. Ils se sont arrêtés là pour lancer des propos hostiles aux autorités régionales.

Mais, les protestataires n’ont pas réussi à rallier la devanture du siège local de l’EDG, la société en charge de la fourniture du courant électrique, situé à quelques mètres seulement du gouvernorat. Un important dispositif sécuritaire était déployé à cet endroit. Certains manifestants ont commencé à jeter des cailloux en direction des policiers, mais ces derniers ont réussi à sensibiliser et calmer les jeunes en colère.

A la demande des responsables de l’EDG, les manifestants ont délégué cinq personnes qui sont allées discuter avec eux. Au cours de l’entretien, EDG a promis de rétablir très rapidement la fourniture habituelle du courant dans la ville. Après cet engagement, les manifestants ont mis fin à leur mouvement et ont regagné leurs domiciles. Ils annoncent toutefois que si la situation ne s’améliore pas dans les prochains jours, ils vont se faire entendre à nouveau le dimanche prochain.

A rappeler que cette manifestation est la deuxième du genre en l’espace de 10 jours dans la ville de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Un an déjà ! Qui a tué le journaliste Abdoulaye Bah ?

17 juin 2019 à 16 04 42 06426

Il y a un an, jour pour jour, que notre confrère et ami a été tué dans un accident de la circulation à Matoto, dans la capitale guinéenne. Abdoulaye Bah était en reportage sur le curage des caniveaux par le ministère des Travaux publics au compte du site Guineenews. Mais, jusque-là, aucune clarification sur les circonstances de sa mort et aucune information fiable sur le ou les auteurs de cet accident mortel…

C’est aux alentours de 02 heures du matin que notre regretté ami a quitté sa maison pour aller faire un reportage sur le pont de Linsan (entre Kindia et Mamou) que le Département des TP s’apprêtait à rénover. Mais, avant, il a été décidé de passer voir les travaux nocturnes qui s’effectuaient à Madina et à Matoto. A la fin du reportage et au moment d’embarquer pour Kindia, Abdoulaye Bah prenait les dernières images de sa vie lorsqu’il a été fauché par un conducteur…

Dans la soirée, les images de ce véhicule diffusées par la télévision d’Etat (la RTG)- montrant une bouteille de bière et des verres avec un commentaire qui laisse entendre que cet accident a été provoqué par des noctambules qui avaient trop bu- ont semé un doute et laissé même penser que l’Etat chercherait à cacher quelque chose…

Très touché dans cet accident, le journaliste avait été conduit aux urgences, puis à la réanimation de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé où il a rendu son dernier souffle dans la nuit du même dimanche, 17 juin 2018. Lui qui aimait des petites blagues avec tout le monde- y compris les morts avec ses articles faits d’entretiens imaginaires- a quitté ce bas monde au lendemain de la fête du Ramadan, sans aucune description prémonitoire ! Au contraire, Abdoulaye Bah est parti au moment où il rêvait justement de vivre avec sa tendre épouse, Marie Louise Bah.

Malheureusement, un an après cet accident qui a emporté notre ami, RIEN n’est encore fait pour éclairer l’opinion sur les circonstances, ni même sur les auteurs, alors qu’une enquête avait été annoncée pour situer les responsabilités…

A suivre !

Nouhou Baldé

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Yomou : le maire (UFR) de Diecké favorable à une nouvelle constitution

17 juin 2019 à 16 04 26 06266

Conduite par Elhadj Papa Koly Kourouma, une délégation ministérielle s’est rendue à Diecké ce lundi, 17 juin 2019, pour la pose de la première pierre du bloc administratif. À cette occasion, monsieur Nyan Kémon Bohamy, le maire, élu sous la bannière de l’UFR, s’est déclaré favorable à l’idée d’une révision de la constitution qui offrirait un mandat de plus au président Alpha Condé, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Sous un financement de l’agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), la première pierre pour la construction du bloc administratif de Diecké a été posée ce lundi, 17 juin 2019. C’était en présence d’une délégation gouvernementale, composée des ministres Papa Koly Kourouma de l’Hydraulique et de l’assainissement, Frédéric Loua de la Pêche et de l’économie maritime, et de madame Christine Sagno, présidente du conseil d’administration de l’ANAFIC.

Nyan Kémon Bohamy, maire de Diecké

Après avoir présenté sa commune rurale, peuplée de 75 000 habitants, monsieur Nyan Kémon Bohamy, le maire de Diecké, a félicité le président Alpha Condé pour ses projets de développement, citant la construction du barrage hydro-électrique de Kaléta, le bitumage des routes, à travers tout le pays, la célébration tournante de la fête de l’indépendance nationale…

C’est après cela que monsieur le maire de Diecké s’est ouvertement prononcé en faveur d’une révision de la constitution. « Au vu de tous ses mérites, la commune rurale de Diecké soutient avec force l’idée de révision de la constitution. Elle invite toute sa population à adhérer à cette reforme constitutionnelle », a-t-il lancé.

A préciser que le ministre Papa Koly Kourouma et le préfet de Yomou, le Colonel Issa Camara ont également tenu des discours d’adhésion à une nouvelle constitution.

Sur les lieux de la cérémonie, aucune banderole ou pancartes n’étaient visibles pour exprimer le soutien de la population à une nouvelle constitution.

Après Diecké, la délégation est attendue dans la commune urbaine de Yomou.

A suivre !

De Diecké, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Incendie à Wanindara : les victimes entre désolation et inquiétude

17 juin 2019 à 15 03 50 06506

Un incendie s’est produit dans la soirée du samedi, 15 juin 2019 au quartier Wanindara 2, dans la commune de Ratoma. Le feu s’est déclaré dans une maison de 6 chambres et un salon où habitaient plusieurs personnes et a causé d’importants dégâts matériels. Deux jours après les faits, l’origine de l’incendie reste méconnue et les victimes commencent à s’inquiéter, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place ce lundi.

Selon Mamadou Saliou Diallo, une des victimes, « c’est le samedi vers 18 heures qu’on m’a appelé pour me dire de venir parce que notre maison a pris feu. Arrivé sur les lieux, j’ai constaté effectivement que la maison a pris feu, et voilà le désastre. Toutes les chambres et leur contenu ainsi que le salon sont consumés par les flammes. C’est seulement quelques objets qu’on a pu faire sortir grâce aux efforts fournis par nos voisins », explique le jeune.

Même s’il indique que les dégâts n’ont pas encore été évalués, ce sinistré souligne que des fortes sommes d’argent confiées, des habits, des téléphones portables, des armoires et d’autres objets de valeur ont été consumés. Il indique que l’origine de l’incendie n’est pas encore connue. « Lorsque l’incendie se produisait, il n’y avait même pas de courant dans le quartier. Les deux femmes qui étaient là au moment des faits, l’une travaillait dans la cuisine et l’autre était dans sa chambre avec ses enfants.

Il n’y avait personne et pas de feu au salon où l’incendie s’est déclaré. C’est un jeune qui est rentré du travail qui a constaté la présence du feu au niveau des plafonds au salon, c’est lui qui a informé ces femmes. Jusqu’à présent, nous ne savons exactement qu’est-ce qui est à l’origine de cet incendie », a-t-il dit.

Depuis la survenue de cet incendie, les sinistrés vivent dans des conditions très difficiles. Après avoir tout perdu, ils passent la nuit à la belle étoile en pleine saison pluvieuse. Mais, les victimes s’interrogent et s’inquiètent aussi sur l’origine de ce drame. Leur inquiétude fait suite à des déclarations de certains habitants du quartier, selon lesquelles, l’endroit était auparavant habité par des diables.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Parlement : la convention de Beverage Market et les 6 autres textes votés la semaine dernière

17 juin 2019 à 14 02 03 06036

Réunie en séance plénière le mercredi, 12 juin dernier, la représentation nationale a adopté un total de sept textes, dont des conventions, des résolutions mais aussi de projets de lois. Parmi ces textes, figure la loi portant sur la protection de la propriété littéraire et artistique en Guinée, mais aussi la convention d’établissement d’une usine de fabrication de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée. Guineematin.com propose un récapitulatif des sept textes votés par les députés guinéens.

Projet de loi portant protection de la propreté littéraire et artistique

S’agissant de ce texte, les députés de l’opposition et ceux de la majorité parlementaire se sont montrés particulièrement intéressés à appuyer les artistes guinéens. Ce nouveau texte, vient amender la loi 043/APN/CP/80 du 9 août 1980.

Le ministère en charge de la culture, porteur de l’initiative, a justifié cette modification par les nouvelles avancées technologiques liées aux techniques de l’information et de la communication.

« L’auteur n’a plus le contrôle des diverses utilisations faites de ses œuvres (c’est-à-dire ses créations) avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que son corollaire de commerce électronique », a souligné la commission santé, jeunesse, sports, art, culture et patrimoine historique, dans son rapport.

« La révision de cette loi permettra de combler ce vide juridique et de prendre en compte toutes les activités liées à l’exercice de cette profession  et les droits y afférents qui n’étaient pas pris en charge par l’ancienne loi », a estimé l’Honorable Diantoun Traoré, rapporteur de la commission.

C’est donc sans surprise que les députés de toutes les tendances, après avoir plaint le sort réservé aux artistes, ont voté unanimement le texte.

Mais, il faut dire que le plus dur reste à venir si effectivement certaines recommandations des parlementaires sont prises en compte, dont celle de calculer et de tirer de la subvention réservée à la presse, le montant qui doit revenir aux artistes comme droits d’auteur, en raison de la diffusion de leur musique dans les radios et télévisions.

 Charte de la renaissance de la culture africaine

Ce texte continental, soumis également par le ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique à l’Assemblée nationale est défini comme la dignité de l’homme africain dans son milieu social par le retour de l’identité culturelle africaine.

Porté à l’Assemblée nationale par la commission santé, sports, art, culture et patrimoine historique, ce texte a également bénéficié du soutien de tous les députés présents à la séance du 12 juin.

Selon l’honorable Thérèse Téwa Yaradouno, membre de la dite commission, le texte comprend 4 chapitres, 6 titres et 39 articles.

La présente charte remplace la Charte culturelle de l’Afrique adoptée par les Chefs d’Etat et de gouvernements de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) en 1976.

La Guinée, reconnue comme pionnière de l’intégration africaine et membre actif de l’équipe qui a élaboré la Charte de 1976, était l’un des rares pays à n’avoir ratifié les modifications apportées à ce texte. C’est donc sans surprise, que les honorables députés, revendiquant tous le panafricanisme, ont approuvé le texte.

 Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, signé le 2 novembre 2001 à Paris

Ce texte de 35 articles, également soumis aux parlementaires par le département des sports, de la culture et du patrimoine historique, a bénéficié de l’approbation de tous les honorables députés.

Dans la justification, il est rappelé que la Guinée a une façade maritime de plus de 300 km et d’un réseau hydrographique dense avec la plupart des fleuves de l’Afrique de l’Ouest (Niger, Sénégal et Gambie) qui prennent leur source dans notre pays. Ce qui a valu d’ailleurs à la Guinée le qualificatif de château d’Afrique de l’Ouest.

L’honorable Thérèse Téwa Yaradouno qui a présenté le rapport à la plénière a expliqué cette position stratégique de la Guinée. « C’est ce qui a permis à la Guinée d’être le foyer de plusieurs relations interculturelles entre les communautés et favorisé des réseaux d’échange à travers d’intenses activités maritimes, fluviales, de pêche, de transport et de commerce qui ont parfois été des occasions de conflits, entrainant des pertes d’objets de valeur de tout genre », a mentionné la députée.

« C’est pour protéger cette richesse exceptionnelle de l’humanité que la communauté internationale, sous l’égide de l’UNESCO, a adopté le 2 novembre 2001, ce nouvel instrument international afin d’assurer au patrimoine culturel subaquatique la même protection et promotion universelle que l’on accorde au patrimoine terrestre », a-t-elle ajouté.

Le patrimoine subaquatique est défini par le document comme étant « toutes traces d’existence humaine présentant un caractère culturel historique ou archéologique qui sont émergées partiellement ou totalement, périodiquement ou en permanence, depuis 100 ans au moins tels que :

Les sites, structures, bâtiments, objets et restes humains ainsi que leur contexte archéologique et naturel ;

Les vaisseaux, aéronefs, autres véhicules ou toute partie de ceux-ci avec leurs cargaisons ou autre contenu, ainsi que leur contexte archéologique et naturel ; et

Les objets de caractère préhistorique », souligne le rapport.

Convaincus que ratification de la convention présente de nombreux avantages pour le pays, les députés guinéens ont unanimement autorisé sa ratification.

Résolution 521 (XVII) relative à l’amendement de l’article 38 des statuts de l’Organisation mondiale de tourisme (OMT), visant à introduire le Chinois comme langue officielle de l’Organisation à part l’Anglais, le Français, l’Espagnol, le Russe et l’Arabe

Comme son nom l’indique, ce texte est une résolution appelant les Etats membres de l’Organisation mondiale de tourisme à intégrer l’utilisation de la langue chinoise parmi les langues de communication au sein de cette organisation.

C’est sans surprise et presque sans débat, compte tenu des relations diplomatiques fortes, basées sur une coopération solide entre la Guinée et la Chine, que les députés ont adopté unanimement ce texte soumis à la représentation nationale par le ministère de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat à travers la commission commerce, hôtellerie, tourisme et artisanat du Parlement.

Convention entre le gouvernement guinéen et le Royaume d’Espagne relative à la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité, signée le 19 janvier 2019 à Conakry

Saisie par le département de la sécurité et de la protection civile, la commission défense et sécurité à travers sa présidente, l’honorable Hadja Djéné Saran Camara, et son vice-président, honorable Ousmane Gaoual Diallo, a présenté aux parlementaires ce texte qui lie la Guinée à l’Espagne dans le cadre de la coopération en matière de lutte contre la criminalité.

Ce document de 15 articles établit les bases juridiques permettant les deux pays de lutter « efficacement contre la criminalité organisée sous toutes ses formes et le terrorisme ». Cette convention a été signée le 29 janvier 2019.

Elle porte entre autres sur :

Des échanges d’information et de l’entre-aide dans le domaine des enquêtes, de l’assistance réciproque et de la communication relative ;

Des informations relatives aux méthodes et nouvelles formes de criminalité internationale ;

De l’assistance technique et scientifique,…

A cela s’ajoute un appui annuel de 50 mille euros à l’école de police de Guinée et  la construction en cours d’un centre pour la lutte contre l’immigration clandestine.

C’est sans difficultés que les députés ont également voté pour la ratification de ce texte.

  Convention portant création de l’alliance pour le bio digesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC)

Ce texte de 18 articles, soumis au Parlement par le département de l’environnement, a été épluché par la commission environnement, pêches, développement rural et durable, présidé par l’Honorable Dr Sékou Benna Camara.

Le rapport présenté par l’honorable Sékou Camara, définit le bio digesteur comme étant un dispositif fermé qui, par un processus naturel, permet, en l’absence d’oxygène, la dégradation des matières organiques conduisant à la production du biogaz composé essentiellement du gaz butane, utilisé dans la cuisson, l’éclairage et l’effluent qui en est issu est utilisé comme fertilisant dans l’agriculture ou comme complément alimentaire dans l’élevage.

La Convention elle-même découle d’une recommandation internationale sur la technique bio digesteur, tenue du 10 au 12 octobre 2017 et du 2 au 11 octobre 2018 à Ouagadougou, et qui a regroupé 10 pays dont la Guinée.

Cette technique du bio digesteur a été introduite dans la plupart de ces Etats (Benin, Guinée Bissau, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Tchad, Cameroun et le Niger) depuis plusieurs décennies.

Elle vise à lutter contre l’insécurité alimentaire, nutritionnelle, énergétique, la pauvreté et à contribuer à l’atténuation des effets des changements climatiques et la stabilisation des écosystèmes.

Et, c’est pour cette raison que la Guinée s’engage à faire de la promotion du bio digesteur un des leviers dans le combat pour un développement durable en faveur des générations actuelles et futures.

En Guinée, la technique du bio digesteur a été introduite depuis 2016. Et l’objectif à court terme est d’installer, en partenariat avec le privé et les bailleurs de fonds, 2000 bio digesteurs domestiques et 10 bio digesteurs institutionnels.

Ce, dans le but de réduire 161 100 tonnes de gaz à effet de serre en 20 ans, la création de 3000 emplois dans le secteur agricole et 500 emplois dans le secteur artisanal, l’obtention de 120 000 tonnes d’effluents, la préservation de 3 360 tonnes de bois et l’utilisation du biogaz pour 9180 ménages.

D’ailleurs, depuis le début du projet en Guinée, 1 120 bio digesteurs ont été réalisés et répartis dans 137 communes pour 28 préfectures.

Sans controverse, ce texte a été également voté à l’unanimité des voix.

Convention d’Etablissement entre la Guinée et la société Beverage Market incorporated pour la construction d’une usine de production de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée.

Le 7ème  texte de la journée de ce mercredi et qui a focalisé toutes les attentions a été la convention portant établissement d’une usine de boissons alcoolisées et non alcoolisées à Dubréka.

Porté par le département de l’industrie et des PME, le texte a été présenté en séance plénière par l’honorable Hadja Aïssata Daffé de la commission mines et industrie.

Cette unité industrielle appartenant à la société Beverage Market incorporated envisage de produire 1 million 750 mille hectolitres (hl) de boissons par an. Des boissons réparties comme suit :

Brasserie : 500 mille hl ; Eau de table : 500 mille hl ; Boissons gazeuses : 400 mille hl ; Concentré de jus de fruit 200 mille hl et Spiritueux : 150 mille hl.

La société se fixe pour objectif dans les sept prochaines années de couvrir 10,6% du marché régional de boissons diverses.

Selon le document, la durée de réalisation de cette unité industrielle est de 12 mois, assortie de certaines conditions administratives pour un montant total d’investissement de 131 millions 959 mille 964 dollars US dont 16,19% sur fonds propres, 41, 85 % de comptes associés et 41,85% de prêts auprès de la SFI. La durée de la convention est de 20 ans, renouvelable.

En termes d’avantages, la société s’engage entre autres à valoriser les produits agricoles locaux pour une consommation locale et sous régionale. Mais en plus, la réalisation de ce projet offrira 310 emplois permanents et 1000 emplois indirects pour le transport, la distribution et les services connexes.

Des débats houleux et fructueux ont opposé les députés qui considèrent l’implantation de cette usine de brasserie comme une entrave à la religion musulmane et les députés défenseurs de la promotion de l’emploi et du développement du secteur industriel guinéen.

Finalement, les députés, à l’exception de ceux de l’UFDG et de quelques-uns de la mouvance présidentielle, ont autorisé la ratification de la Convention, permettant ainsi à la société Beverage Market Incorporated d’implanter son unité industrielle de fabrication de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée. Elle sera la deuxième brasserie implantée sur son sol guinéen.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : un vent violent cause d’importants dégâts à Malèyah

17 juin 2019 à 13 01 32 06326

Un vent violent a soufflé hier dimanche, 16 juin 2019 dans la sous-préfecture de Malèyah (Préfecture de Siguiri). Il a causé de nombreux dégâts, dont des habitations et des écoles endommagées, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Il était 16 heures lorsque les habitants de Malèyah ont été surpris par un puissant vent qui a soufflé dans la localité. Les citoyens se sont enfermés dans leurs maisons en attendant le passage de cette tempête. Mais, certains ont été encore surpris de voir les toits de leurs habitations s’envoler. Le vent a décoiffé de nombreuses maisons mais aussi des écoles et une mosquée.

Selon le maire de cette commune rurale, Djoumé fidèle Camara, 5 districts de Malèyah ont été touchés, mais c’est le chef-lieu de la sous-préfecture qui a subi les dégâts les plus importants. « Cinq districts ont été touchés par le vent. A Malèyah, 8 familles ont été touchées pour un total de 24 maisons endommagées. A Hamdalaye, il y a une école qui s’est écroulée ; à Santiyah, l’école primaire a été complètement décoiffée ; à Amina-Djalonka, une école franco-arabe décoiffée ; et à Maïnou, une mosquée et une maison décoiffées. Il y a également eu plusieurs poules et coqs qui ont été tués notamment à Malèyah Centre », a expliqué le maire.

L’autorité locale déplore cette situation et appelle les bonnes volontés à venir au secours des sinistrés, et l’Etat à intervenir pour réparer les écoles endommagées.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Menace contre la paix et la stabilité de la Guinée : le FNDC reçu par le Kountigui de la Basse Guinée

17 juin 2019 à 13 01 21 06216

Communiqué : Une délégation du Front National pour la Défense de la Constitution a été reçue ce dimanche par Elhadji Sékouna SOUMAH, le Kountigui de la Basse Guinée.

La délégation du FNDC a attiré l’attention du premier notable de la basse Guinée sur la situation politique du moment marquée par les velléités du Président de la République de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir.

Le FNDC a invité le Kountigui à prendre des initiatives pour sensibiliser les habitants de basse Guinée à ne pas s’associer au projet de troisième mandat afin d’éviter à notre pays une situation conflictuelle aux conséquences désastreuses.

En retour, El-hadji Sékouna SOUMAH a remercié le FNDC pour cette démarche et a réitéré sa position contre le 3ème Mandat.

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Boké : le Consortium SMB-Winning indemnise 45 personnes à plus de 3 milliards GNF

17 juin 2019 à 13 01 14 06146

Communiqué : Conformément aux règles du Code minier de la République de Guinée, le Consortium SMB-Winning a versé des compensations pour 3 milliards de francs guinéens vendredi 14 juin à 45 personnes vivant dans les districts de Sarabaya, Songolon et Diassiya, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Ces compensations s’inscrivent dans le cadre de la construction d’une ligne de chemin de fer reliant Dapilon (Boké) à Santou (Télimélé) sur une distance de 135km.

Lors de la cérémonie, les autorités locales, un huissier de justice, des cadres des services techniques, des délégués de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) étaient présents.

Pour les représentants des autorités locales, ces compensations sont une opportunité, insistant sur la gestion pragmatique et rationnelle des fonds alloués au titre de la compensation. C’est le seul moyen de contribuer de manière durable au développement des différentes localités. Il faut d’emblée préparer l’après-mine avec des projets générateurs de ressources.

Ansoumane Zito Koumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a déclaré : « Cet argent ne doit pas servir pour des mariages ou pour l’achat de motos, mais permettre d’investir dans des projets qui vont permettre d’enrichir la communauté et favoriser le développement. C’est uniquement comme cela que nous pouvons préparer l’avenir ».

Le sous-préfet de Kolaboui, Mamadouba Yakha Camara, a insisté sur le fait que ces fonds doivent participer à la valorisation du potentiel agricole de la Guinée et lutter ainsi contre la malnutrition. L’accompagnement offert par la SMB est une grande chance pour mener à bien de nouveaux projets agricoles, comme le Consortium le fait avec des cultures innovantes sous serre dans le district de Malapuya.

Communiqué transmis par le consortium SMB-WINNING

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Siguiri : un corps sans vie retrouvé dans le fleuve Niger

17 juin 2019 à 12 12 01 06016

Un corps sans vie en état de putréfaction a été retrouvé hier, dimanche 16 juin 2019, dans le fleuve Niger à Siguiri. La victime, non identifiée, aurait été tuée avant d’être jetée dans l’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est en début de soirée que ce corps, en état de décomposition très avancée, a été retrouvé flottant sur les eaux du fleuve Niger au niveau du débarcadère du district de Dankakorö, dans la commune urbaine de Siguiri. Les citoyens qui ont fait la découverte macabre ont aussitôt informé le président du district, Fadouba Magassouba.

« C’est entre 17 heures et 18 heures que l’un de mes citoyens m’a informé de la découverte d’un corps au fleuve. J’ai vite informé aussi les autorités qui ont dépêché deux agents sur les lieux », témoigne le responsable local.

L’adjudant-chef Aboubacar Bachir Condé, médecin légiste en service à la gendarmerie de Siguiri, est l’un des agents déployés sur le terrain. Selon lui, il ne s’agit pas d’une noyade mais plutôt d’un meurtre. « Nous avons examiné le corps. Sur son côté droit, nous avons trouvé une trace d’arme blanche. Donc d’après notre examen, nous disons que rien ne nous dit qu’il est mort par suite de noyade, il a été tué et jeté au fleuve », a-t-il indiqué.

La victime a été inhumée sans même être identifiée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019 : Déclaration No 4

17 juin 2019 à 11 11 59 06596

Le collectif des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse informe l’opinion nationale et internationale qu’il a décidé de porter plainte le 3 juin 2019 contre l’Etat guinéen auprès de la cour de justice de la CEDEA0. La plainte a été enregistrée par le greffe de ladite cour.

Par conséquent, une notification a été envoyée aux autorités guinéennes qui ont un délai de 15 jours pour qu’elles apportent leurs observations écrites sur la demande de mesures provisoires. Passé ce délai, les victimes seront entendues et la cour n’exclue pas de rendre un arrêt par défaut.

Par ailleurs, la cour a convoqué l’audience sur la demande d’injonction pour le 27 Juin 2019 à Abuja, au Nigéria.

Déjà, la vidéo de la rencontre entre le ministre de la ville et des investisseurs guinéens sur le bail de nos domaines, est dans les mains des juges.

Une fois encore, nous mettons en garde tous ceux et toutes celles qui cherchent à s’installer sur nos domaines. Comme on l’a dit précédemment, investir sur les ruines de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, c’est s’engager dans une longue et coûteuse procédure judiciaire qu’il faut éviter à tout prix.

Pour finir, le collectif tient à remercier l’association Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon pour toute l’aide qu’elle apporte aux victimes dans le cadre de la préparation de cette procédure.

Je vous remercie !

Le collectif

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Siguiri : 3 personnes tuées dans un éboulement à Kintinia

17 juin 2019 à 11 11 47 06476

L’exploitation artisanale de l’or continue d’endeuiller des familles à Siguiri. Trois personnes ont péri dans un nouvel éboulement survenu hier, dimanche 16 juin 2019, dans une mine d’or à Kintinia, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

C’est dans le district de Faradani, relevant de la commune rurale de Kintinia, que ce drame s’est produit. Trois jeunes mineurs se sont retrouvés coincés dans un trou après un éboulement survenu dans cette mine d’or. Il a fallu plusieurs heures de recherches pour que leurs corps soient retrouvés.

« L’éboulement s’est produit à 10 heures du matin. Tout de suite, les recherches ont commencé et le premier corps a été retrouvé à 13 heures, le deuxième à 15 heures et dernier à 16 heures. Ce sont des amis, ils sont venus de Kouroussa et sont du même villaged’ailleurs. Aujourd’hui, la terre de bouré est devenue très fragile mais nos parents prennent toujours le risque de travailler dans les mines d’or. Il faut une décision rigoureuse de l’autorité pour limiter les dégâts », a dit Mamady Kallo, agent de la Croix-Rouge de Kintinia.

Les victimes de cet éboulement sont : Mamady Condé, âgé de 26 ans, célibataire sans enfant ; Abou Condé, âgé de 35 ans, marié à deux femmes et père d’un enfant ; et Siaka Kandé, âgé 35 ans, marié à deux femmes et père de deux enfants. Ils ont tous regagné leur dernière demeure ce dimanche à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Nouvelle constitution : les élèves et étudiants membres du RPG expriment leur soutien au projet

17 juin 2019 à 11 11 34 06346

Le nouveau bureau de la coordination nationale des sections universitaires et scolaires du RPG arc-en-ciel a été installé hier, dimanche 16 juin 2019. La cérémonie a eu lieu au siège national du parti à Gbessia-Aéroport, en présence de plusieurs autorités gouvernementales et administratives et des délégués des sections universitaires et scolaires de Conakry et des 33 préfectures du pays. Ces derniers ont mis l’occasion à profit pour exprimer leur adhésion et leur soutien au projet de nouvelle constitution, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le siège du RPG arc-en-ciel a refoulé du monde à l’occasion de cette cérémonie. Même le président de la République était annoncé sur les lieux, mais Alpha Condé n’est finalement pas venu. Dans son discours de circonstance, Sambou Keïta, coordinateur national des sections scolaires et universitaires du RPG arc-en-ciel sortant, a rappelé que c’est dans le but d’installer un climat de paix au sein des institutions d’enseignement scolaire et universitaire que l’idée de créer des sections du parti dans les 33 préfectures et les cinq (5) communes de Conakry est venue.

Sambou Kéita, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires sortant du RPG-AEC
Sambou Kéita, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires sortant du RPG-AEC

« Pour un petit rappel historique, nous étions 10 universités et établissements scolaires à accompagner le professeur Alpha Condé lors du premier tour des élections présidentielles de 2010. Nous avons fondé l’espoir là où il y en avait peu. Ces structures évoluaient de façon séparée. Grâce à notre réflexion, nous avons mis en place une coordination des sections scolaires et universitaires, devenue par la suite une coordination nationale des sections scolaires et universitaires couvrant 145 établissements et sur toute l’étendue du territoire national ; ce qui fait de nous la plus grande force de mobilisation de la jeunesse de notre parti, le RPG arc-en-ciel.

La coordination nationale des sections scolaires et universitaires a toujours joué un rôle important dans la vie du parti dans les processus électoraux : les campagnes de sensibilisation, la délégation et la supervision des bureaux de vote, ce qui a permis au parti d’enregistrer toujours des victoires », s’est-t-il félicité.

En outre, Sambou Keïta a reconnu que l’idée de l’adoption d’une nouvelle constitution fait couler encre et salive ces derniers mois et divise les Guinéens. Cependant, « quant à nous jeunes cadres du parti, soucieux de l’avenir de notre pays, nous soutenons inconditionnellement ce projet de réforme constitutionnelle. Cela dit monsieur le président, la réussite de cet ambitieux projet de réforme constitutionnelle passe nécessairement par la sensibilisation des citoyens pour une bonne appropriation dudit projet », a-t-il conseillé.

Abdoulaye Yansané, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires entrant du RPG-AEC
Abdoulaye Yansané, Coordinateur national des sections scolaires et universitaires entrant du RPG-AEC

De son côté, le coordinateur national des sections scolaires et universitaires entrant, Abdoulaye Yansané, a exprimé sa reconnaissance pour la confiance portée sur sa personne pour diriger cette organisation. Selon lui, son bureau « ambitionne d’installer des structures du parti à l’extérieur du pays pour le rayonnement du RPG arc-en-ciel. Excellence monsieur le président de la République, en ce qui concerne le projet de réforme constitutionnelle, nous disons haut et fort, oui. Nos raisons sont très simples : l’article 162 de l’actuelle constitution de notre pays montre qu’elle a été adoptée par le Conseil National de la Transition, promulguée par le président de la République par intérim pour répondre aux besoins de la transition.

A nos jours, les contextes ont changé. Il est donc nécessaire d’adapter la nouvelle constitution aux réalités sociopolitiques de notre pays, afin de corriger au mieux les imperfections que celle-ci renferme ; chose que nous : élèves et étudiants, futurs cadres de ce pays, comprenons et soutenons vivement », a-t-il dit.

Akim Koïvogui, conseiller à la présidence de la République et président de la cérémonie
Akim Koïvogui

Très heureux de la mobilisation et de la qualité de l’organisation de cette assemblée générale, Akim Koïvogui, conseiller à la présidence de la République et président de la cérémonie, a dit avoir entendu les demandes des organisateurs. Selon lui « ça ne nous surprend pas, parce que vous êtes moulés dans la moule de la politique du professeur Alpha Condé. C’est pourquoi, nous allons à partir de cette tribune, demander humblement à son excellence le président de la République, d’écouter le cri de cœur de la jeunesse guinéenne, qui demande que le président accepte de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui est l’avenir de notre pays », a-t-il souligné.

A noter que cette cérémonie a été parrainée par le ministre de la défense nationale en même temps ministre des affaires présidentielles, Mohamed Diané, qui s’est fait représenter par le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Mory Sangaré. Elle a été marquée par la remise de satisfécits au président de la République pour les réalisations amorcées dans le pays et à Youssouf Sampil pour son implication dans l’organisation de ladite cérémonie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Allemagne : retour sur la saison d’Ibrahima Traoré

17 juin 2019 à 11 11 21 06216

Libre Opinion : On ne compte plus le nombre de championnats ou de coupes qu’il peut y avoir en football. Et pour jouer ces différents matchs, les équipes ont besoin de joueurs talentueux qui peuvent porter haut leur étendard. Au nombre de ces joueurs on peut citer l’attaquant Ibrahima Traoré dont la dernière saison a été un peu compliquée. Il évolue dans un championnat où les fanatiques n’hésitent pas à faire les paris sportif sur Bet777. Faisons ensemble un feed-back sur la saison de ce joueur au sein de l’équipe Borussia M’Gladbach.

Ibrahima Traoré : qui est-il ?

C’est en avril 1988 que ce international Guinéen a vu le jour à Villepinte en France. Suite aux matchs joués dans ses différents lieux de résidence à Charenton-le-Pont puis à Pantin, un agent, lui propose de se rendre en Allemagne.

Et c’est là que commence pour ce jeune prodige l’aventure. C’est au sein de l’équipe Hertha Berlin que le joueur fait ses débuts. Il a été sous contrat avec le FC Augsbourg puis Stuttgart avant d’en signer un autre avec le Borussia Mönchengladbach.

Depuis quatre saisons déjà, c’est au sein de cette équipe que le joueur poursuit sa carrière internationale.

Par ailleurs, Ibrahima Traoré signe son retour, cette année, dans l’équipe nationale de son pays d’origine, la Guinée. Il a été, en effet, sélectionné pour participer à la Coupe d’Afrique des Nations édition 2019.

Ibrahima Traoré : son parcours cette saison

Au cours de cette saison de la Bundesliga, Ibrahima Traoré a rencontré quelques difficultés. Dès les deux premières journées déjà, en août – septembre 2018, son absence s’est faite remarquer. En effet, il a eu quelques ennuis sanitaires qui n’ont pas pu lui permettre de jouer sur le terrain. 

Par la suite, il est resté sur le banc de touches pendant les deux matchs qui ont suivi. Il a pu jouer, tantôt comme ailier droit, tantôt comme ailier gauche, au cours de plusieurs autres rencontres. Toutefois, entre deux matchs, il est resté sur le banc de touche.

Puis est survenu un malheureux incident : il a été victime d’un ganglion à l’aine. La nouvelle est tombée, portant un coup aux supporters du club Borussia M’Gladbach. Le jeune joueur a dû subir une opération qui l’a gardé éloigné du terrain pendant environ six semaines.

Mais tel un phénix renaissant de ses cendres, l’international Guinéen, a repris les entraînements avec ses coéquipiers. Il a pu jouer, souvent comme ailier droit, de la 30e journée de la Bundesliga jusqu’à la fin de compétition.

Ibrahima Traoré : sa performance

Même si le jeune milieu de terrain n’a pas pu marquer de but cette saison, il a été à l’origine de trois passes décisives. Il a su revenir au mieux de forme après son opération et a pu finir la saison en beauté.

En effet, Ibrahima Traoré a pu faire lors du match opposant son équipe au FC Nürnberg, deux passes absolument magnifiques. Alors que l’équipe menait 1 but à 0, on a vu s’échanger entre lui et le joueur Lukas Muhl à la 63e minute du match un très beau jeu. C’est celui-ci qui a permis au club d’inscrire son deuxième but au cours du match.

Au cours du même match et juste deux minutes après cet exploit, on a assisté à un tour de force. L’équipe adverse qui revenait à peine du but marqué, voit, impuissante, une passe entre Ibrahima Traoré et un autre joueur Thorgan Hazard. Et c’est ainsi que le troisième but de la rencontre a été marqué.

Ces buts marqués et un quatrième plus tard, ont été déterminants pour le Borussia M’Gladbach. Le club s’est retrouvé à la quatrième place qualificative en ligue des champions à presque la fin de la compétition.

Et parce qu’il a été l’un des investigateurs de cette petite victoire, Ibrahima Traoré a eu droit à une standing ovation lors de sa sortie du terrain un peu plus tard. 

À noter que le jeune joueur s’est malheureusement vu octroyer à la 63e minute du jeu opposant le Borussia M’Gladbach au FC Nürnberg, un carton jaune.

Même si la saison de Ibrahima Traoré n’a pas été des plus simples au tout début, elle a eu une assez belle fin. Encore dans le club Borussia M’Gladbach jusqu’en 2021, ce milieu de terrain n’a pas fini de parler de lui.

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Guinée – Madagascar : Quel pourrait être le onze entrant guinéen ?

17 juin 2019 à 11 11 14 06146

Lire Opinion : Logé dans la poule B au côté du Nigéria, du Madagascar, et du Burundi, le Syli National de la Guinée fera face à l’un des néophytes de la Compétition. Le Madagascar sera le premier adversaire des protégés de Paul Put pour son premier match à la CAN. En prélude à la compétition, le technicien Belge venu en 2018 a dévoilé une liste de 23 joueurs conformément aux exigences de la CAF. Malgré une blessure contractée avant la finale de la champions league Européenne, le joueur de Liverpool Naby Kéita a son nom qui y figure. Sachant qu’il ne peut pas compter sur l’ancien milieu de terrain de Leipzig, Paul va devoir trouver une solution au milieu de terrain. Son arrivée en sélection a procuré à ses coéquipiers autant de joie qu’on peut en trouve sur le casino en ligne betFIRST. Son onze de départ contre le Madagascar reste aussi un souci, car pour tous ces matchs de préparation, sa formation n’a connu que des défaites. La dernière en date est celle contre le Bénin concédée le 11 mars dernier à Marrakech au Maroc. Quel onze de départ pourrait aligner Paul Put pour son entrer en lice contre les Malgaches ? Plusieurs possibilités s’offrent au Belge. Il peut s’appuyer sur le onze d’un match référence ou se baser sur les performances de ses poulains au cours des rencontres amicales.

Première alternative : Un onze proche de celui contre la Côte d’Ivoire à Conakry

Pour éviter les calculs lors du dernier match de groupe, il faudra mieux démarrer la compétition en remportant le premier match. Pour cette raison, il faut ainsi miser sur les hommes en mesure de livrer les batailles et de les gagner. Le onze de départ dans ce cas pourrait être proche de celui qui a obtenu le match nul contre les Éléphants de la Côte d’Ivoire à domicile lors de la 5ème journée des éliminatoires de la CAN, ou encore celle qui a qualifié le pays. Si Paul Put choisi cette option, la seule équation qu’il aura à résoudre sera celle de Naby Kéita. Dans ce cas, Put pourrait le remplacer par l’un de ses milieux avec qui il a fait les rencontres de préparation.

Autre option

Au vu des résultats obtenus au cours des rencontres amicales, Paul Put peut décider de chambouler son effectif et opérer quelques changements. La forme du moment joue beaucoup dans une compétition d’une grande envergure telle que la CAN. Or, après les rencontres amicales, d’autres joueurs peuvent afficher une baisse de forme, tandis que certains livreront une copie parfaite de leur rendement. Cette situation pourrait faire changer d’avis au technicien Belge.

Le onze probable

Gardien de but : Paul Put devrait faire vraisemblablement confiance Aly Keita. Le gardien de but de Ostersunds SK en Suède a les faveurs de son coach. Il a l’avantage d’avoir livré la plupart des rencontres des éliminatoires de la CAN. Sauf grande surprise ou blessure, il sera le dernier rempart du Syli National en terre Egyptienne.

Défense : En défense, on pourrait retrouver le Nancéen Ernest Séka, le joueur de Francfort en Allemagne Simon Fallette, le Toulousain Issiaga Sylla, et le Caenais Baissama Sankoh. Cette défense a déjà joué ensemble une fois. Elle peut être reconduite pour ce match d’ouverture.

Milieu de terrain : Le milieu de terrain connaîtra nécessairement de modification à cause de l’absence de Naby Kéita. Cette situation va obliger Paul à changer ses plans pour le début de la compétition. Nous pourrons aussi avoir au milieu de terrain le Napolitain Amadou Diawara, le joueur de l’Olympiakos en Grèce Mady Camara et Ibrahim Cissé, le joueur de Fulham en Angleterre. Ibrahima Cissé fera son entrée en place de Naby Kéita.

Attaque : En attaque, on peut avoir Ibrahima Traoré de Borussia Mönchengladbach, le Bordelais François Kamano et Mohamed Yattara de l’AJ Auxerre. Ce trio a aussi déjà joué ensemble de par le passé.

Sorti premier de sa poule lors des éliminatoires dans le groupe H devant la Côte d’Ivoire, le Syli National de la Guinée connait une légère difficulté pour sa préparation. La véritable équation qui se dresse devant Paul Put et son staff technique est quel onze il faut aligner contre le Madagascar pour son premier match de la CAN. La réponse à ce problème pourrait se retrouver dans l’ossature ayant battu la Côte d’Ivoire au Stade Félix Hounphoët Boigny et ayant contraint la même formation au partage des points au stade du 28 Septembre. Mais un facteur peut être déterminant : La prestation des joueurs lors des rencontres amicales.

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Conakry : un rassemblement d’opposants à un 3ème mandat dispersé par la police

17 juin 2019 à 11 11 07 06076

Un rassemblement d’opposants à une modification de la constitution qui vise à octroyer un 3ème mandat au président Alpha Condé a été dispersé par la police hier, dimanche 16 juin 2019, à Conakry. Plusieurs personnes dont un journaliste ont été blessées et au moins deux autres ont été interpellées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Plusieurs acteurs politiques de l’opposition, des activistes de la société civile et d’autres citoyens engagés dans la lutte contre un troisième mandat en Guinée étaient réunis dans l’après-midi de ce dimanche, 16 juin 2019, au siège de la Maison des Associations et ONG de Guinée, situé à Yimbaya marché, dans la commune de Matoto. C’était pour lancer officiellement le mouvement « AMOULANFE » (ça ne marche pas). Mouvement opposé au projet de changement de constitution prôné par les autorités guinéennes et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Mais, à la fin des discours, et au moment où les artistes présents faisaient leur prestation, deux pick-up de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Matoto sont arrivés sur les lieux. Ils ont débarqué une dizaine d’agents à la rentrée principale du siège. Pris de panique, plusieurs jeunes ont escaladé le mur pour se sauver, tandis que d’autres se sont enfermés dans les locaux. Dans la cour, les policiers ont interpelé au moins deux personnes avant de pulvériser le siège de gaz lacrymogène.

Il a fallu la sortie du vice maire de la commune de Matam, Badra Koné, pour que les policiers quittent les lieux avec les deux personnes interpellées. Quelques minutes plus tard, ils sont revenus avec un troisième pick-up en renfort. Mais, cette fois, les agents n’ont trouvé personne sur les lieux.

Interrogé sur cette situation, le coordinateur national de la Maison des Associations et ONG de Guinée et coordinateur du mouvement « Brassards rouges », Lansana Diawara, a dénoncé une attaque barbare, avant de déclarer que rien ne va les arrêter dans leur combat. « On a été attaqué de la façon la plus barbare dans l’enceinte même de notre maison par des hommes en uniforme qui ont arrêté certains parmi nous et blessé d’autres. Ils ont lancé du gaz lacrymogène et des injures sur nous.

Mais, ceux qui veulent se prêter à cette intimidation, qu’ils comprennent que nous n’allons pas céder. Nous irons jusqu’au bout. On s’attend à pire que ça. Des arrestations, des assassinats ciblés ou encore des intimidations, nous en sommes convaincus ; mais, qu’ils comprennent que c’est peine perdue. Nous disons au Président Alpha Condé et les gens qui sont autour de lui et qui veulent lui faire croire qu’il a la possibilité d’avoir un 3ème mandat, qu’ils se trompent », a-t-il dit.

En ce qui concerne les personnes arrêtées, l’activiste de la société civile dit ignorer leurs identités. Il promet tout de même que des démarches seront menées pour leur libération et qu’une enquête sera aussi ouverte pour dénicher les commanditaires de leur agression dans leurs propres installations. « On a été attaqués au sein de la maison des associations. On n’était pas dans la rue, ni dans un espace public. Ça veut dire que le pays va mal et qu’il est en train de déraper», estime-t-il.

Lansana Diawara annonce également une intensification de leurs actions sur le terrain dans les jours à venir parce que, dit-il, ils n’ont plus droit au recul. « L’un des piliers essentiels de la société civile, c’est la résistance. Et, nous allons mener cette résistance jusqu’à mettre hors d’état de nuire ces délinquants politiques, ces imposteurs, ces délinquants économiques qui veulent nous prendre en otage », conclut-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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