Comme on le sait, le dimanche dernier, 16 juin 2019, le mouvement Amoulanfé (ça ne marchera pas) a été officiellement lancé à la Maison des associations et ONG de Guinée, dans la commune de Matoto. Un lancement qui a été perturbé à la dernière minute par des agents des forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène, de bastonnade (avec plusieurs blessés) et des arrestations.

Dans la soirée d’hier, lundi 17 juin 2019, Ousmane Akam Sacko et Oumar Bella Baldé (les deux jeunes du mouvement Amoulanfé qui avaient été arrêtés à Matoto) ont été libérés par le procureur du Tribunal de première instance de Mafanco.

Au cours d’un entretien téléphonique avec Guineematin.com, l’avocat des concernés, Maître Alseny Aïssata Diallo a d’abord dénoncé l’illégalité de cette intervention des forces de l’ordre.

« Il faut reconnaître que cette arrestation est illégale dans la mesure où la constitution guinéenne reconnaît non seulement le droit de l’association mais aussi de réunion, surtout que cette réunion ne se tenait pas à un lieux public, mais dans une cours privée. Les agents de maintien de l’ordre se sont introduits dans cette cours, ils ont gazé les citoyens qui étaient réunis et ont procédé à l’arrestation de mes clients », a indiqué leur avocat.

Finalement, ils ont été libérés et la première audience a été fixée au 24 juin. « Après tout débat avec monsieur le procureur, il a décidé de les mettre à ma disposition et de fixer la date de l’audience au 24 juin 2019. Donc, d’ici là, mes clients sont libres », a précisé maître Alsseny Aissatou Diallo.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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