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« Quand j’ai voulu qu’on parte au motel, elle a trouvé un argument pour passer du temps au bar. Finalement, elle m’a dit qu’elle est fatiguée. Donc, elle voudrait que je la laisse rentrer chez elle ou bien qu’on parte chez moi. Je lui ai dit que je suis un homme marié et qu’elle ne peut pas me faire dépenser tout mon argent pour ensuite me dire qu’elle est fatiguée… », a notamment expliqué au tribunal Amadou Diouldé Barry, un boulanger de 51 ans, marié et père de 4 enfants.

C’est une histoire de contrat ‘’argent contre sexe’’ qui oppose un boulanger à une « fille de bar » qui s’est mal terminée. Dans ce ‘’contrat verbal’’, conclu dans un débit de boisson, il semblerait que le quinquagénaire, Amadou Diouldé Barry, devait payer de la bière pour la fille qui, à son tour, devait satisfaire ses désirs sexuels dans un motel à concasseur, dans le quartier Hamdallaye (commune de Ratoma). Mais, ‘’le marché’’ n’est pas allé à son terme. Car, l’une des parties au contrat (la fille) n’aurait pas voulu s’acquitter de ses ‘’obligations’’. Une chose qui a entrainé une chaude altercation qui a viré au vinaigre.

Et, Amadou Diouldé Barry s’est retrouvé en prison avec des accusations de viol, coups et blessures volontaires. Des faits pour lesquels il a été renvoyé devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) où son procès s’est ouvert hier, lundi 17 Juin 2019. A la barre, Amadou Diouldé Barry a plaidé coupable de coups et blessures, tout en rejetant en bloc les accusations de viol, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Âgé de 51 ans, marié à une femme et père de quatre enfants dont deux vivants, Amadou Diouldé Barry est un boulanger de profession. Il est poursuivi pour viol et coups et blessures volontaires qu’il aurait commis sur une fille, âgée de 30 ans.

Interrogé ce lundi par le tribunal criminel de Dixinn, l’accusé a partiellement reconnu les faits qui lui sont reprochés. Cependant, il a narré une histoire de bar digne d’un ‘’contrat d’argent contre du sexe’’. Un deal verbal qu’il aurait conclu avec « une fille de bar » qu’il aurait rencontrée vers la fin du mois d’octobre 2016, dans un débit de boisson.

« On s’est rencontré dans un bar où on était tous allés prendre de la bière. On s’est entendu que je paie notre consommation ; et, après, nous allons partir dans un motel à concasseur pour faire l’amour. C’est ainsi que j’ai dépensé tout mon argent dans ce bar… Quand mon argent est fini, je suis allé trouver le gérant d’un conteneur qui me devait un peu d’argent. J’ai pris 100 mille francs avec lui et je me suis retourné au bar où m’attendait la fille. Dès que je suis arrivé, elle a dit de lui acheter encore de la bière. Je lui ai dit que l’argent que j’ai avec moi est destiné à nous acheter à manger et à payer les frais de la chambre de motel où nous devons aller pour faire l’amour. La fille était soule. Et, je sais que quand elle boit trop, elle crée toujours des scandales. Mais, comme elle avait commencé à crier, je lui ai encore acheté de la bière… Quelques temps après, le gérant du bar est venu nous dire qu’il veut fermer maintenant. La fille n’avait pas fini de consommer sa bière. Et, dès que je lui ai retiré son verre, elle s’est encore mise à crier. J’ai vite compris que si je ne lui rends pas sa bière elle ne va pas faire ce que je veux. Je lui ai alors rendu sa bière… Quand j’ai voulu qu’on parte au motel, elle a trouvé un argument pour passer du temps au bar. Finalement, elle m’a dit qu’elle est fatiguée. Donc, elle voudrait que je la laisse rentrer chez elle ou bien qu’on parte chez moi. Je lui ai dit que je suis un homme marié et qu’elle ne peut pas me faire dépenser tout mon argent pour ensuite me dire qu’elle est fatiguée… Je l’ai prise au collet pour la sortir du bar ; mais, elle s’est agrippée à la porte. C’est là que je l’ai tirée avec force. Elle s’est cognée à la porte, elle a été blessée au niveau de l’œil droit et elle est tombée. C’est alors que je l’ai tirée et drainée. Parce que j’étais vraiment en colère », a expliqué Amadou Diouldé Barry.

Poursuivant sa déposition, l’accusé a déclaré que sa victime est une fille de bar qui a l’habitude de manger l’argent des hommes tout en leur faisant croire qu’elle va faire l’amour avec eux. « Dès fois, ça engendre même des bagarres. Personnellement, elle me l’a fait à plusieurs reprises », a-t-il dit.

« Avez-vous l’habitude de faire l’amour avec cette fille ? », a alors demandé le tribunal. « Oui ! A plusieurs reprises », a répondu monsieur Barry.

« Pourquoi l’avez-vous alors forcée ce jour-là ? Il y avait quoi de spécial ? », a demandé de son côté le ministère public. « J’avais vraiment envie de faire l’amour. J’ai d’autres filles ; mais, comme j’ai trouvé cette fille-là dans le bar, je m’en suis contenté », a rétorque Amadou Diouldé Barry.

« Avez-vous violé cette fille ? », a encore demandé le tribunal. « Non ! Quand elle m’a montré sa blessure sur le visage, j’ai vraiment eu pitié d’elle. Parce que je ne voulais pas ça. Tout cela est arrivé parce qu’elle a refusé de faire ce qu’on avait conclu… Mais, c’est moi-même qui ai donné 200 mille francs le lendemain pour qu’elle parte à l’hôpital », a indiqué l’accusé.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au lundi prochain, 24 juin, pour la suite des débats et la comparution de la partie civile qui était absente à cette première audience.

A noter qu’un rapport médicolégal versé au dossier de la procédure et brandit par le tribunal fait mention d’abus sexuel et d’une défloraison ancienne chez la présumée victime de Amadou Diouldé Barry.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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