Siguiri : des citoyens déçus de leur préfet « inhumain »

19 juin 2019 à 20 08 13 06136
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Le préfet de Siguiri, Colonel Moussa Condé, a surpris mais aussi s’est attiré la colère de plusieurs habitants de sa zone de juridiction. Cela, en raison de son absence à des obsèques de deux présidents de districts auxquels il était attendu, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant dans la préfecture.

En effet, les deux responsables des districts de Kolita et de Sèkè-Kinièba, dans la sous-préfecture de Doko, ont péri dans un accident de la circulation alors qu’ils rentraient d’une cérémonie de réception du préfet de Siguiri au chef-lieu de la sous-préfecture. Les deux présidents de districts avaient quitté Doko Centre aux environs de 19 heures, après avoir vainement attendu pendant toute la journée, la délégation du préfet. Sur le chemin du retour, leur moto est entrée en collision avec une autre moto et ils ont tous les deux trouvé la mort sur le coup.

Arrivé à Doko aux environs de 20 heures, c’est-à-dire peu après le départ des deux hommes, le préfet de Siguiri a été saisi de la nouvelle. Il a passé la nuit dans la localité et a poursuivi sa tournée le lendemain, sans aller participer aux obsèques ni présenter ses condoléances aux familles éplorées. Une situation que regrettent et déplorent les habitants des deux villages, qui se disent très déçus de leur préfet. « Nous sommes déçus du préfet. Logiquement, il devait annuler sa tournée pour se présenter aux obsèques.

Mais, il a passé la nuit à Doko Centre, et le lendemain matin il a continué sur Banko, sans participer aux obsèques de notre président de district. Ni lui, ni aucun autre cadre de la préfecture, ne sont venus assister aux obsèques. C’est le soir qu’on a vu le président du district de Kouremalé ici avec deux sacs de riz et 300 mille francs guinéens. Tout le village est déçu du comportement inhumain du préfet », a déclaré au micro de Guineematin.com, Youssouf Keïta, président de la jeunesse de Kolita.

Même son de cloche à Sèkè-Kinièba. Mamady Magassouba, citoyen de cette localité, ne comprend pas l’attitude du préfet, Colonel Moussa Condé. « On n’a vu ni le préfet, ni une délégation de la préfecture aux obsèques. Vraiment, personne ne pensait qu’il n’allait pas venir, mais nous avons appris qu’il est parti à Banko, alors il nous dépassés pour aller à Banko. Non seulement il n’est pas venu, mais il n’a non plus envoyé quelque chose pour la famille », a-t-il déploré.

A rappeler que les deux présidents de districts ont trouvé la mort dans la soirée du lundi, 17 juin 2019. Ils ont été inhumés le lendemain, chacun dans sa localité.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Fin de la crise à N’zérékoré : voici l’accord

19 juin 2019 à 19 07 57 06576

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, grâce à une médiation de monsieur Cécé Loua, ancien maire de la commune urbaine de N’zérékoré, les autorités administratives locales (Gouverneur et préfet et maire) ont engagé des négociations avec les responsables de l’antenne locale des opposants à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Comme on le sait, à quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat à la tête du pays, le président actuel de la Guinée veut changer la constitution pour rester au pouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Ce qui est contraires aux lois de la République.

Pourtant, actuellement, tous les promoteurs d’un changement de la Constitution qui permettrait au président Condé de s’éterniser au pouvoir bénéficient du soutien affiché de l’Etat qui déploie des moyens matériels, humains, financiers et surtout une large couverture, via les médias d’Etat.

Mais, ceux qui s’exprimer CONTRE cette volonté du professeur Alpha Condé de violer les lois du pays pour rester au pouvoir sont traqués, jugés et condamnés à Conakry et à l’intérieur du pays.

A N’zérékoré, c’est suite à une marche de soutien à un changement de la Constitution que les opposants à un 3ème mandat ont décidé, eux aussi, de sortir, le jeudi dernier, 13 juin 2019, pour prouver à l’opinion qu’ils sont de loin les plus représentatifs des citoyens de la ville. Mais, les autorités locales ont refusé et déployé des agents pour réprimer la marche pacifique. Ce qui a entraîné la mort d’un manifestant, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Mais, la détermination des opposants n’a pas varié, même à cause des menaces, arrestations et autres formes de pression. Ils ont alors annoncé une autre marche qui devrait se dérouler demain, 20 juin 2019, et demandé aux autres préfectures de la région d’en faire autant…

C’est donc pour éviter d’autres dégâts (humains et économiques) dans la ville, et plus généralement la région, que le très populaire Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré, s’est proposé en médiateurs entre les autorités locales et les responsables de l’antenne régionale du Front national pour la défense de la Constitution (les anti troisième mandat pour le chef de l’Etat actuel de la République de Guinée).

Entamées hier, mardi 18 mai 2019, ces négociations ont abouti, ce jeudi soir, à un accord de sortie de crise qui a finalement été signé par les différents protagonistes…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la copie du procès-verbal :

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Mosquée de Bambéto : une Zihara pour la paix en Guinée

19 juin 2019 à 19 07 16 06166

Venus de partout en Guinée, des fidèles musulmans, membres de la confrérie Tidjaniste, ont pris part à une Zihara (cérémonie religieuse) organisée ce mercredi, 19 juin 2019, à la grande mosquée de Bambeto, dans la commune de Ratoma. Première du genre à Conakry, la rencontre visait à prier pour la paix, la cohésion nationale et le développement de la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo

Selon Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, premier imam de la grande mosquée de Bambeto, cette cérémonie religieuse a été initiée par les Khalifes venus de l’intérieur du pays. « L’objectif, c’est d’échanger entre frères et sœurs musulmans, de prier et de formuler des bénédictions, afin que la paix, la cohésion entre les Guinéens se renforcent davantage. L’autre objectif de cette rencontre, c’est aussi de prier pour tous les musulmans d’ici et d’ailleurs, prier pour le développement de notre pays », a-t-il indiqué.

S’agissant du choix porté sur la mosquée de Bambeto pour abriter cette rencontre, le leader religieux explique que « ça a été un choix des musulmans. Je ne sais pas pourquoi les musulmans ont décidé que cette cérémonie de prières et de lecture du saint coran se fasse dans notre mosquée ici. Cependant, à mon humble avis, je crois que le choix d’organiser cette cérémonie religieuse dans la mosquée de Bambeto est dû au fait qu’il y a la paix ici, il y a la cohésion entre l’imam et ses conseillers et les membres du comité de gestion de la mosquée.

Nous ici, tout le monde s’entend. Donc, si à l’occasion des rencontres qu’on organise ici, les gens voient que tout se passe bien ; il va s’en dire que lorsqu’il y a un grand évènement de ce type, les gens porteront leur choix sur la mosquée de Bambeto », estime Elhadj Mamadou Saïdou Diallo.

Mamadou Djan Abada

De son côté, Mamadou Djan Abada, venu de Labé, au nom des Khalifes du Fouta et des délégations venues des autres régions du pays, s’est réjoui de la tenue, pour la première fois, d’une telle rencontre religieuse à Conakry. « Vous savez, en islam, il est important qu’on se rende souvent visite. Les Khalifes et les Cheikhs du Fouta et des autres régions se sont dit que leurs frères et sœurs en islam sont nombreux ici à Conakry. Et donc, il était important de venir ou de déléguer certains parmi eux à Conakry, afin de communier, de prier pour la paix, la cohésion entre les Guinéens.

Aussi, c’était pour implorer le pardon de Dieu à travers les prières et bénédictions. Cela, pour qu’il nous pardonne nos pêchés avant de nous rappeler à Lui. Au nom d’Elhadj Badrou Bah, premier imam de la grande mosquée de Labé, et des Khalifes du Fouta qui nous ont mandatés, nous remercions tous les fidèles musulmans du pays qui ont effectué le déplacement ici.

Nous saluons l’engouement qui a caractérisé cette rencontre. Comme vous le voyez, nous ne sommes pas à une heure de prière, mais vous voyez la mobilisation ici, elle est énorme. Donc, si toutes ces personnes se réunissent pour formuler des prières et des bénédictions, il va s’en dire forcément que cette prière sera exaucée par le créateur », a-t-il dit.

A noter que cette Zihara va se poursuivre dans cinq (5) autres mosquées de la capitale. Il s’agit de la mosquée de Ratoma, communément appelée mosquée d’Elhadj Saïdou Kamboret, demain jeudi, 20 juin ; le vendredi, 21 juin, ça sera à la grande mosquée de Matoto ; le samedi, 22 juin à la mosquée centrale de Wanindara ; le dimanche, 23 juin à la mosquée de Taouyah et le lundi, 24 juin 2019, à la mosquée de Tombolia. Et, dans toutes ces mosquées, les activités se dérouleront de 15 heures 30 à 17 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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CELLCOM GUINÉE SOUTIENT L’EQUIPE NATIONALE

19 juin 2019 à 18 06 04 06046

Communiqué : Cellcom Guinée soutien l’équipe nationale guinéenne qualifiée pour la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et qui se joue en Egypte à partir du Vendredi 21 juin 2019.

La Société de téléphonie Cellcom Guinée a procédé à la remise d’un chèque de 30.000.000 de francs guinéen à la commission nationale de soutien au Syli National.

Sur Cette photo de droite à gauche, Madame Tall Amanatou Directrice Générale Adjointe à l’Administration à Cellcom Guinée et Monsieur Bangoura Mathurin Gouverneur de la Ville de Conakry

La Coupe d’Afrique des Nations est la plus grande compétition footballistique en Afrique et notre pays y sera dignement représenté. Le rouge jaune vert national sera défendu par notre Syli symbole de grandeur. Cellcom Guinéen et fier de cette équipe du Syli lui souhaite toute réussite possible dans cette compétition.

Cellcom, Le N°1, c’est vous !

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Mamou : grâce à ses citoyens, Dara Pété a son 1er poste de santé

19 juin 2019 à 17 05 53 06536

Le secteur Dara Pété, relevant du district de Dar es-salam, dans la sous-préfecture de Poredaka (Mamou), a désormais un poste de santé. Construite sur fonds propres par les fils et filles de la localité, cette structure sanitaire a été inaugurée le vendredi, 14 juin 2019. La cérémonie a connu une forte mobilisation des autorités administratives et religieuses locales ainsi des fils résidents et ressortissants du village, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A cette occasion, Mamadou Bobo Bah, secrétaire général de l’association des jeunes et amis pour le développement de Dara Pété, structure initiatrice de ce projet, a salué l’engagement des citoyens de la localité dans la réalisation de cette structure sanitaire. « La Cérémonie qui nous réunit ce matin est le résultat de l’engagement patriotique des citoyens et citoyennes de Dara Pété, sous la clairvoyance des autorités à tous les niveaux. Grâce aux efforts conjugués des résidents et ressortissants, on eu à faire de nombreuses réalisations sur fonds propres. Il s’agit entre autres :

D’une mosquée de cinq (5) minarets, d’une capacité de 500 personnes et d’une école Franco-arabe de trois salles de classe ; une école primaire de 6 salles et un logement du personnel enseignant ; de nombreuses campagnes de reboisement ; un poste de santé et un logement du personnel médical, dont le coût est estimé à 580 millions 300 mille francs guinéens ; et l’aménagement dans la cour de l’école de dallettes, avec un coût de réalisation de 12 millions 784 mille francs guinéens », a rappelé monsieur Bah.

Absente de son village depuis presque 25 ans, Aïssatou Bah qui vit à Conakry, est venue assister à cette cérémonie. Et, elle n’a pas caché sa joie de voir l’inauguration de ce poste de santé à Dara Pété. « Je suis vraiment très contente de l’inauguration du poste de santé et la rénovation de notre mosquée, grâce aux efforts conjugués des fils et filles résidents et ressortissants de notre secteur, Dara Pété. Aujourd’hui, si nous avons des malades, on peut les soigner ici sans parcourir des kilomètres.

Donc, j’invite mes parents de bien entretenir et surtout fréquenter ce lieu, afin d’encourager le ministère de la santé à nous aider à équiper ce centre. Nous demandons aussi l’aide de l’Etat pour ériger notre secteur en district. Nous, nous allons nous battre pour mettre les moyens. Enfin, nous demandons à nos frères et nos sœurs, d’être unis pour le rayonnement de notre localité », a lancé cette ressortissante de Dara Pété.

De son côté, le maire de la commune rurale de Poredaka, d’où relève le secteur Dara Pété, a exprimé sa fierté de voir un tel édifice inauguré dans sa juridiction. « Ce Poste de santé comporte un bureau, une salle d’attente, une salle d’accouchement, une salle d’hospitalisation, une pharmacie et un logement du personnel médical. Ce nouveau poste de santé porte à 10, le nombre d’établissements sanitaires de cette catégorie plus un centre de santé à Poredaka. Cela fait que Poredaka a un réseau sanitaire très dense.

J’invite les uns et les autres à cultiver en eux et autour d’eux, l’amour et la paix. Car sans ces deux qualités cardinales, rien n’est possible. Pour ce faire, nous devons surmonter ce qui nous divise et renforcer ce qui nous unit », conseille le maire, Elhadj Tierno Macka Diallo.

A noter que c’est le sous-préfet de Poredaka, Keladjo Keïta, qui a procédé à la coupure du cordon inaugural de ce poste de santé. La cérémonie a été clôturée par des prières et bénédictions pour le rayonnement de la localité et de la Guinée toute entière.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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Kindia : 17 milliards GNF seront injectés dans les 10 communes (ANAFIC)

19 juin 2019 à 17 05 31 06316

Communiqué : Depuis le début de cette semaine, les ministres de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla et celui des transports Aboubacar Sylla, portent haut le message du Président de la République, Pr Alpha Condé aux collectivités décentralisées de la Préfecture de Kindia et procèdent au lancement officiel des activités de l’Agence Nationale du Financement des Collectivités (ANAFIC) dans cette ville des agrumes.

De la Commune rurale de Kolenté en passant par le district de Gomba, les membres du Gouvernement guinéen, précités ont posé la première pierre d’un poste de santé qui sera édifié dans le district de Gomba et un marché central à Kolenté.

Ce mercredi 19 Juin 2019, Dr Cheick Taliby Sylla a posé la première pierre d’un collège moderne au quartier Fissa et celui de l’extension du siège de la Mairie. L’inauguration des forages à Koukou a été le clou des activités du Ministre de l’énergie dans ces localités.

A rappeler que depuis le début de cette tournée, un accueil chaleureux et une ambiance festive ont toujours été réservés à la délégation des Ministres Docteur Taliby Sylla et Aboubacar Sylla dans toutes les collectivités visitées. Notamment à Goléyah dans la commune rurale de Damankanyah où Docteur Cheick Taliby Sylla, a usé d’un cousinage à plaisanterie pour faire passer le message aux populations qui comprennent le sens profond d’une telle démarche, comme pour dire aux autochtones de ces districts « d’accepter l’autre lumière dans leur localité »

Tout un symbole d’Africanité !

Cellule de Communication du Ministère de l’énergie

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Kindia : les activités d’ANAFIC lancées par les Ministres Taliby Sylla et Aboubacar Sylla

19 juin 2019 à 17 05 14 06146

Communiqué : En début de semaine, les ministres de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla et celui des transports Aboubacar Sylla, ont procédé au lancement officiel des activités de l’Agence Nationale du Financement des Collectivités (ANAFIC) dans la préfecture de Kindia.

Cette initiative du gouvernement a pour objectif de booster le développement rapide des différentes collectivités du pays.

En effet, ce sont 15% des recettes minières qui serviront à promouvoir et à réaliser des projets de développement endogène des collectivités locales en Guinée.

Toutes choses qui permettront aux populations de ces localités de bénéficier des infrastructures de base à travers l’Agence Nationale du Financement des collectivités (ANAFIC).

C’est dans ce but précis que le gouvernement a déployé cette semaine deux ministres de la République, tous natifs de la préfecture de Kindia, ce, pour procéder au lancement officiel de cette activité.

Ainsi, les Communes rurales de Damakhanyah et Friguiagbé ont été la première étape de cette activité. De Goléyah à Samoré, en passant par Gbéléyakhori, Gbakhayakhori, Barenfori, Friguiagbé centre, Koliagbé et Tambayah, les émissaires du Président de la République, Pr Alpha Condé, notamment Dr Cheick Taliby et Aboubacar Sylla ont décliné l’importance de la création de l’ANAFIC par le Gouvernement guinéen avant de donner le coup d’envoi de ses activités dans ces localités respectives.

Toutes choses qui permettront aux populations de ces localités de bénéficier des infrastructures de base à travers l’Agence Nationale du Financement des collectivités (ANAFIC).

Du côté de la population riveraine, le lancement d’ANAFIC est un ouf de soulagement car, selon eux, la réalisation de ces différents édifices publics permettra à leur localité de se redonner une nouvelle image et lutter contre l’exode rurale.

A rappeler que plus 17 milliards de francs guinéens seront injectés dans les 10 communes de Kindia pour la réalisation de plusieurs infrastructures de développement à la base.

Il s’agit entre autres des établissements scolaires, des postes de Santé, des Ponts, des forages, des sièges des communes, des centres d’accueil et des maisons de jeunes pour un délai d’exécution de quatre mois.

Cellule de Communication du Ministère de l’énergie

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Le père du journaliste Sampiring sur le conflit entre son fils et le gouverneur de Labé : « j’ai connu des bons et des mauvais policiers »

19 juin 2019 à 17 05 00 06006
 Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo,  professeur à la retraite et ancien maire de Labé
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, professeur à la retraite et ancien maire de Labé

Le différend qui oppose le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané à l’ancien correspondant régional de l’AGP, Idrissa Sampiring Diallo vient de prendre une autre dimension sociale. Le doyen Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, père du journaliste Idrissa Sampiring Diallo a réagi face « aux menaces et aux propos malveillants proférées contre son fils » sur les antennes des radios locales : BTA FM, GPP FM et Espace FM.

Aujourd’hui, la famille de notre confrère se sent offensée moralement par les propos du gouverneur. Son père se déclare très déçu de l’attitude de son « ami » Madifing Diané. Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé et professeur à la retraite le fait savoir à travers une longue lettre qu’il nous a fait parvenir.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre :

C’est pendant la Révolution que j’ai connu monsieur Madifing Diané, chef de la Sûreté de Labé alors que moi-même j’étais secrétaire général du comité régional de la JRDA et membre de droit du bureau fédéral du Parti-Etat de Guinée. C’est donc à cette époque que j’ai été informé que monsieur Madifing Diané s’était retrouvé dans une situation très difficile parce qu’il était menacé d’arrestation. A cette époque également, j’étais professeur de français chargé des cours de philosophie-idéologie. Cette position professionnelle doublée de ma responsabilité politique m’avait permis de sentir, très tôt, l’harmattan de la révolution qui faisait planer sur toutes les têtes l’épée de Damoclès. Sans le connaître fondamentalement, j’ai éprouvé le besoin de le soutenir pour l’empêcher d’être pris dans les tenailles de la révolution, où il aurait pu avoir peu de chance de s’en sortir. Ne souhaitant même pas même à un ennemi d’aller en prison politique en ce temps-là, je me suis impliqué, et par la grâce de Dieu, j’ai réussi à bloquer le projet qui devait aboutir à son arrestation. Depuis, jusqu’à ce jour, je n’en avais jamais parlé à qui que ça soit. Même à lui. Je ne sais, par quelle source, il a été mis au courant du rôle positif que j’ai joué en sa faveur. C’est ainsi que quand il a été muté à Labé, en remplacement de monsieur Sadou Keïta, il a dit à beaucoup de gens que je suis son ami et à mon fils de le considérer désormais comme son père. Et à mon tour, je l’ai pris comme tel. Après donc sa prise de services, quand j’ai compris que ce qu’il voulait obtenir comme comportement de son correspondant par rapport à lui, je suis allé dans son bureau où il m’a accueilli avec chaleur. J’ai profité donc de ce climat de confiance et de sérénité pour lui expliquer la vraie situation de mon fils : un bénévole, journaliste indépendant qui pour avoir fait montre de compétence bénéficia d’une note de service du directeur général de l’AGP l’accréditant comme correspondant régional à Labé. Dans l’exercice de sa nouvelle fonction, les primes mensuelles de 500.000 francs guinéens furent bloquées par le gouverneur de région d’alors, Sadou Keïta qui affirmait qu’il ne lui était pas utile et qu’il n’avait signé aucun contrat d’engagement avec ce correspondant, parce qu’en réalité il évitait de faire de la publicité personnelle et de le couvrir dans certains dérapages. Malgré tout, monsieur Sadou Keïta lui avait donné libre cours pour exercer sa fonction de correspondant régional. Et ce, jusqu’à l’arrivée du nouveau gouverneur Madifing Diané. Après toutes ces explications fournies au nouveau gouverneur, nous avons ensemble abouti à la conclusion qu’avec 500.000 francs son correspondant ne pouvait pas vivre et faire vivre sa famille et qu’il avait raison de traiter avec d’autres partenaires pour arrondir ses angles. Cela signifiait qu’il ne pouvait donc pas rester en permanence accroché aux pieds du gouverneur de Labé. Sans pour autant refuser de couvrir les activités du gouvernorat lorsqu’il était mis au courant d’un programme. Et c’est ainsi, en accord avec son cabinet, il décida de rétablir à l’avenir les primes de son correspondant.

Jusque-là, j’étais satisfait de lui. Malheureusement, à l’occasion du décès de l’étudiant Boukhariou Baldé, victime de coups et blessures au campus universitaire de Hafia, la tension entre les deux a atteint un niveau qui méritait bien mon attention. Les menaces comme « méfie-toi de moi, si tu blagues avec moi, je vais t’écraser, je vais briser ta carrière » à l’encontre de Idrissa me surprirent sans pour autant entrainer une réaction de ma part. Mais, lorsque le ministre de la jeunesse, monsieur Mouctar Diallo eut demandé à mon fils de l’accompagner dans la préfecture de Mali où il avait une série d’activité, il se présenta très tôt le lendemain matin où était fixé le point de départ.

Le gouverneur, l’ayant retrouvé, lui dit en présence de témoins : « si je te voie à Mali, je te fais arrêter et te défère à Conakry. En attendant, c’est moi le président de la République ici. Je vais prévenir tout de suite le ministre Mouctar Diallo.» En entendant ces propos, je me suis dit alors que ce ne sont pas des propos qu’un ami de son père pouvait lui tenir. C’est pourquoi, Idrissa n’alla point à Mali, en accord avec le ministre Mouctar pour lui éviter de se placer dans une situation d’insécurité. Il démissionna de l’AGP.

Les réactions du gouverneur et ses propos malveillants furent diffusées sur les antennes des radios privées locales. C’est pourquoi, j’ai jugé nécessaire, à mon tour d’intervenir pour donner ma propre compréhension du problème. Savoir donc que le Boukhariou Baldé est mort à Labé ou sur la route de Conakry, ce n’est pas ce qui est important. Ce qui est important, c’est de savoir pourquoi il est mort. Car, il avait droit à la vie. Pourquoi est-il donc mort ? C’est à la suite d’une bavure des forces de sécurité déployées dans le campus sur ordre du gouverneur de région.

Si le Rectorat de l’Université, menacé par les étudiants, demande du secours au gouverneur, celui-ci, entouré de son cabinet, des autorités préfectorales et de quelques notables de la ville aurait dû se rendre d’abord à Hafia, rencontrer les manifestants, tenter de décrisper l’atmosphère. Avec ses qualités de communicateur appuyées par d’autres interventions de sa délégation, il aurait réussi à calmer la grogne des étudiants qui ne sont que nos enfants. Je dis que l’actuel directeur de cabinet, Ouremba Traoré le sait et il est témoin que le gouverneur Sadou Keïta avait pris le courage à deux mains pour se rendre auprès des étudiants à Hafia. Il se soumit à leur injonction de descendre de sa voiture et de marcher 5 km à pieds. Lui devant et les étudiants derrière, en scandant des slogans hostiles au pouvoir en place. Le gouverneur Sadou Keïta a réussi en fin de compte à régler le différend qui opposait les étudiants à leur décanat. La crise a été résolue sans intervention des forces de l’ordre.

Avant Sadou Keïta, au temps du gouverneur Alkhaly Fofana et moi-même maire de la commune urbaine de Labé, nous avons été une à deux fois au campus de Hafia, rencontrer les étudiants en révolte. Etaient de la délégation du gouverneur, si je n’oublie pas, Elhadj Thierno Badrou Bah, imam de Labé, Elhadj Boubacar Baldé, secrétaire préfectoral des affaires réligieuses. Là également, les négociations avec les étudiants connurent un succès. L’ordre fut rétabli sans intervention d’agents de sécurité. Tout cela montre, ces bavures que l’on regrette actuellement sont à mettre au compte de l’inexpérience de Madifing Diané, en matière de commandement civile.

En effet, contrôleur général de police, il était habitué à donner des ordres et à se faire obéir. Malheureusement, placé à la tête du gouvernorat de Labé, il a dû penser que le gouvernorat devait être gérer comme il a géré les services de police. De la police au gouvernorat de Labé, il a donc changé de statut mais pas de mentalité. Alors que dans un gouvernorat, il n’a que des conseiller et des collaborateurs et non des subordonnés comme à la police où « oui chef ! » est chose courante.

Pour revenir au problème, aux propos j’allais dire du gouverneur, « écraser, arrêter, déférer » m’ont alerté pour me rappeler une pratique révolue de l’ancien régime révolutionnaire. A cet effet, je voudrais rappeler qu’à l’occasion d’un concours organisé par le bureau politique national du Parti Etat de Guinée pour recruter 25 inspecteurs politiques et des contrôleurs politiques pour chacune des fédérations du parti, 300 professeurs d’économie, de français, de philosophie-idéologie avaient participé à l’épreuve. Je fus classé 7ème et nommé par décret présidentiel inspecteur politique du Ministère du Développement Rural de Kindia qui couvrait plusieurs régions (actuelles préfectures).

Dans l’exercice de cette fonction, je fus directeur général du contrôle politique du MDR et officier de police judiciaire. C’est dans ce cadre que j’ai étudié plusieurs rapports de police qui incriminaient des cadres responsables politiques et administratifs. Dans l’étude de ces rapports, le mensonge était plus dominant que la vérité. C’est ainsi que beaucoup de cadre ont évité la prison, grâce à la confiance que le Responsable Suprême de la Révolution a eu dans le traitement des dossiers qui m’étaient soumis. C’est pourquoi je dis que j’ai bien compris les propos menaçants du gouverneur Madifing Diané à l’endroit de mon fils. Car je m’étais familiarisé avec ce champ lexical : briser, écraser, déloyal, arrêter et déférer. J’ajoute qu’en ma qualité de directeur général du contrôle politique et officier de police judiciaire, j’ai eu à inspecter plusieurs commissariats de police, plusieurs postes de gendarmerie et j’avoue j’ai rencontré de bons policiers, de bons gendarmes mais j’avais découvert aussi l’existence de très mauvais policiers qui aimaient monter des dossiers pour régler des comptes à des personnes.

Les propos du gouverneur de Labé ont donc réveillé en moi mes reflexes défensifs du passé. Comme Madifing Diané a dit haut et fort que je suis son ami, que je suis une personne respectable, qu’il me respecte, j’accepte ce qu’il dit et je mets toutes ses erreurs au compte de son inexpérience. Je lui pardonne pour tous ces mots désagréables qu’il a eu à prononcer contre Idrissa, je pardonne vraiment et je demande à tout le monde de pardonner. Je termine en disant que s’il est vrai que je suis son ami, alors je lui demande de faire en sorte que mon fils quitte son statut de bénévole pour intégrer la fonction publique, après 5 ans de vie active dans les fonctions de correspondant régional de l’AGP de Labé. Alors là, Idrissa serait mutable à volonté et dans la sécurité.

Labé, le 19 juin 2019

Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO

Professeur à la retraite et ancien maire de Labé

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Trophées LGFP : Paye Camara et tous les lauréats de la saison sportive

19 juin 2019 à 14 02 59 06596
Abdoulaye Paye Camara, élu meilleur joueur de la ligue 1 guinéenne

La ligue guinéenne de football professionnel a organisé dans la soirée du mardi, 18 juin 2019, la 2ème édition des trophées du football guinéen. Une cérémonie qui récompense les meilleurs acteurs de la saison sportive.

Pour cette deuxième édition, c’est le milieu de terrain international guinéen du Horoya AC, Abdoulaye Paye Camara (23 ans), qui est désigné meilleur joueur de la saison sportive 2018-2019.

Ses bonnes performances avec le Horoya en championnat national de ligue1 et en campagne africaine, qui lui ont permis d’ailleurs d’être parmi les 25 joueurs présélectionnés pour la CAN 2019, ont pesé en sa faveur.

L’attaquant du Santoba FC, Yagouba Gnagna Barry, lui, termine meilleur buteur de la saison avec 16 réalisations.

Auteur d’une saison exceptionnelle à la tête du Santoba pour sa première en ligue 1, Ismaël Kaba est désigné meilleur entraîneur de la ligue 1, pour cet exercice sportif.

Ci-dessous les différentes distinctions décernées par la LGFP

Prix ligue 1

Equipe championne : Horoya AC

Paye Camara

Meilleur buteur de la ligue 1 : Yagouba Gnagna Barry (Santoba FC)

Meilleur joueur de la saison : Abdoulaye Paye Camara (Horoya AC)

Meilleur entraîneur de la ligue 1 : Ismaël Kaba (Santoba FC)

Meilleur officier média : Sékouna Camara (Hafia)

Meilleur arbitre : Sidiki Sidibé

Meilleur joueur étranger : Ocansey Mandela (HAC)

Meilleur espoir : Aguibou Camara (Éléphants de Coléah)

Équipe Fair-play de la ligue1 : Wakriya AC de Boké

Équipe type de la ligue 1

Gardien : Moussa Camara (HAC)

Défenseurs : Naby Camara (Hafia), Souleymane Badji (Hafia FC), Alsény Gouly Touré (AS Kaloum), M’Bemba Camara (CO Coyah)

Milieux de terrain : Abdoulaye Paye Camara (HAC), Moussa Condé (CI Kamsar), Aguibou Camara (Éléphants de Coléah)

Attaquants : Ocansey Mandela (HAC), Yagouba Gnagna Barry (Santoba FC), Naby Sylla (CO Coyah)

Prix ligue 2

Equipe championne : Flamme Olympique

Meilleur buteur de la ligue 2 : Seydouba Bangoura (Flamme Olympique)

Meilleur jour ligue 2 : Seydouba Bangoura (Flamme olympique)

Meilleur entraîneur de la ligue 2 : Fodé Camus Camara (Flamme Olympique)

Équipe Fair-play de la ligue 2 : Loubha FC de Télimélé.

Équipe type de la ligue 2

Gardien : Mamadou Salam Diallo (Loubha FC)

Défenseurs : Mohamed Sylla (Flamme Olympique), Mamoudou Camara (Flamme Olympique), Ousmane Tolo Camara (Loubha FC), Ibrahima Khalil Dabo (Atletico de Coléah)

Milieux de Terrain : Alsény Bangoura (Flamme Olympique), Alhassane Camara (Étoile de Guinée), Gakou Mouctar (FC Séquence)

Attaquants : Ousmane Tâté Keita (Loubha FC), Seydouba Bangoura (Flamme Olympique), Emmanuel Tolno (FC Séquence).

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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CAN 2019 : Baïssama Sankoh blessé, Lass Bangoura le remplace

19 juin 2019 à 14 02 38 06386
Lass Bangoura

Blessé le dimanche, 16 juin 2019, lors du dernier match amical du Syli national contre les Pharaons d’Egypte (1-3), le défenseur guinéen, Baïssama Sankoh, ne jouera pas la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Le latéral droit de 27 ans est remplacé par l’attaquant de Vancouver, Lass Bangoura, qui revient tout juste de blessure, a appris Guineematin.com auprès de la Fédération Guinéenne de Football.

Baïssama Sankoh

La durée d’indisponibilité de Baïssama qui s’étale sur 21 jours, a contraint le joueur de Caen (France) à déclarer forfait pour cette compétition qui démarre le vendredi, 21juin 2019.

La Guinée effectuera sa première sortie dans cette CAN le samedi, 22 juin 2019, à 20 heures TU à Alexandrie contre Madagascar.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Mali : Mouctar Diallo lance des chantiers d’infrastructures et fait la promotion de la nouvelle constitution

19 juin 2019 à 13 01 20 06206

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes vient de boucler une tournée dans la préfecture de Mali. Monsieur Mouctar Diallo est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction de plusieurs infrastructures d’utilité publique. Il en a profité pour battre campagne en faveur de l’adoption du projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir, a appris Guineematin.com, à travers un de ses correspondants basés à Labé.

C’est en compagnie du gouverneur de Labé, Madifing Diané, des cadres de son département, des membres de son parti et d’autres autorités locales que le patron du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes s’est rendu dans les sous-préfectures de Yembéring et de Hidayatou, dans la préfecture de Mali. Partout, une foule en liesse s’est mobilisée pour accueillir la délégation, partie procéder à la pose de la première de la construction de plusieurs infrastructures.

Il s’agit d’un centre d’accueil, d’une école primaire à Naddhé Kourawi et d’un terrain de football à Bowal Wèndou (Yembéring) ; d’un bloc administratif pour la mairie de la commune rurale et d’un collège de quatre salles de classe plus des logements des enseignants à Hidayatou. Des travaux financés par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) et dont la durée d’exécution est de trois mois.

Après le lancement officiel de ces différents chantiers, Mouctar Diallo s’est adressé aux citoyens, notamment autour du projet de nouvelle constitution. Il a expliqué que contrairement à ce qui se dit dans le pays, ce projet ne vise pas à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. « On a entendu des gens dire que la nouvelle constitution c’est un troisième mandat, c’est pour un mandat à vie pour Alpha Condé.

Je vous apprends qu’en 2001, il y avait une constitution, mais certains ont modifié cette constitution pour que le président reste au pouvoir à vie. Cette fois-ci, ce n’est pas pour que quelqu’un soit au pouvoir à vie, c’est pourquoi nous voulons une nouvelle constitution », a expliqué le jeune ministre.

Mouctar Diallo a également inauguré un poste de santé, construit par le PACV dans le secteur Mamah, relevant du district de Sinthiourou, dans la commune rurale de Yembéring.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Nouvelle constitution : le maire de Diecké change de discours et se dit en phase avec l’UFR

19 juin 2019 à 12 12 27 06276

Après le tollé suscité par son discours favorable au projet de nouvelle constitution, le maire de la commune rurale de Diecké fait un revirement. Il assure qu’il reste de l’UFR et qu’il est en phase avec la position de cette formation politique, farouchement opposée à un changement de constitution, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

« La commune rurale de Diecké soutient avec force l’idée de révision de la constitution. Elle invite toute sa population à adhérer à cette réforme constitutionnelle », avait déclaré Nyan Kéemo Bonamy, le maire de cette localité. C’était à l’occasion du lancement officiel des travaux de construction d’un bloc administratif dans la commune rurale, le lundi, 17 juin dernier.

Cette déclaration de l’élu de l’UFR allait à l’encontre de la position de son parti, qui est farouchement opposé au projet de nouvelle constitution, dont l’objectif voilé serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Et évidemment, elle a suscité un grand bruit notamment sur les réseaux sociaux.

Ce qui a amené le maire de Diecké à aller s’expliquer devant le coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré et quelques responsables locaux de la formation politique. Le colonel à la retraire a assuré qu’il reste fidèle et qu’il est en phase en phase avec son parti. « Je suis venu au parti UFR par conviction et non pour un intérêt. Je reste et resterai UFR jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il déclaré.

Même si les explications de Nyan Kémo Bonamy ne sont pas assez convaincantes, ses collaborateurs de l’UFR semblent être rassurés. C’est en tout cas ce qu’a laissé croire Cécé Loua, le coordinateur régional du parti à N’zérékoré. « Il y a des hommes qu’on ne peut pas détourner de l’UFR, le maire de Diecké en est un. Après la lecture du discours de bienvenue lors du lancement des travaux financés par l’ANAFIC dans sa commune où il déclarait soutenir le projet de nouvelle constitution, il vient de clarifier sa position, celle de rester toujours dans l’esprit du président Sidya Touré. Donc, plus de peur que de mal », a dit l’opposant.

Le maire de Diecké est-il réellement favorable ou opposé au projet de nouvelle constitution ? Pour beaucoup de citoyens, cette question reste encore sans réponse. Et, l’avenir va, sans doute, nous édifier davantage sur sa véritable position.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Traque des opposants au 3ème mandat : le régime Alpha Condé poursuit un jeune sourd-muet au TPI de N’zérékoré

19 juin 2019 à 12 12 18 06186
Après ses deux mandats, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour rester éternellement au pouvoir en République de Guinée. Les Guinéens qui ne veulent pas de cela sont actuellement traqués à Conakry et à l’intérieur du pays

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le très attendu procès politique des opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé, qui a commencé dans la matinée de ce mercredi, 19 juin 2019, se poursuit au tribunal de première instance de N’zérékoré.

Déjà, ce qui polarise toutes les attentions depuis quelques minutes, c’est la présentation à la barre, à la surprise générale, d’un enfant sourd-muet, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Interpellé et détenu pour sa participation à la marche pacifique organisée par l’antenne locale du Front national pour la défense de la Constitution, le 13 juin 2019, ce jeune sourd-muet, Samory Condé, a été présenté ce mercredi par les soins du procureur général près le tribunal de première instance de N’zérékoré, monsieur Sidiki Kanté.

Devant cette situation qui a indigné le public, fortement mobilisé pour suivre ce procès, un des avocats de la défense a demandé au juge, Ibrahima Daman, de libérer immédiatement ce prévenu.

Finalement, le jeune Samory Condé a été extirpé du box des accusés ; mais, il reste tout de même présent dans la salle d’audience…

A rappeler que les défenseurs de la Constitution guinéenne et de la stabilité de nos institutions sont défendus actuellement par les avocats Salifou Béavogui, Pépé Koulémou et Siba Michel Kolié.

A suivre !

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77

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Affaire Oustaz Taïbou vs Thierno Nouhou : fin des débats à la Cour Suprême

19 juin 2019 à 11 11 48 06486
Mamadou Taïbou Bah, dit oustaz Taïbou
Mamadou Taïbou Bah, dit oustaz Taïbou au siège de Guineematin.com

Le feuilleton judiciaire Thierno Nouhou Diallo contre Mamadou Taïbou Bah (Oustaz Taïbou) et son épouse Hassatou Baldé a connu un nouvel épisode hier, mardi 18 Juin 2019, à la Cour Suprême. Dans cette affaire d’escroquerie portant sur plus de 8 milliards de francs guinéens (au préjudice de Thierno Nouhou Diallo), les débats sont désormais clos devant les hommes en robe rouge et la délibération de la cour est attendue le 24 Septembre prochain, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la cour suprême.

Tout d’abord, il faut noter que l’audience de ce mardi s’est ouverte sur fond d’altercation entre les avocats de la partie civile et ceux de la défense. Ces derniers ont fait savoir que le motif des précédents renvoies de cette affaire n’ont pas été satisfaits par la partie civile qui devait leur transmettre « la signification du pourvoi en cassation ».

« Je reconnais avoir reçu un émissaire de la partie adverse pour un dépôt de pièces ; mais, je considère que la signification du pourvoi telle que nous l’avions demandé et ordonné par la cour n’a pas été faite. Car, la signification doit être faite par voie d’huissier… Ensuite, je mets au défis la partie civile d’apporter la preuve que la requête qu’ils ont introduite le 07 Décembre 2017 nous a été notifiée », a indiqué un des avocats du prédicateur religieux, Oustaz Taïbou Bah, tout en soulevant un chapelet d’observations.

Mais, ces multiples observations de la défense ont été balayées d’un revers de la main par les avocats de Thierno Nouhou Diallo qui estiment que leurs adversaires cherchent à gagner du temps pour éviter d’aller dans les débats de fond.

« Ils savent que la signification demande du temps (deux mois à compter de la date du dépôt du pourvoi au greffe de la Cour Suprême), alors que la notification est directe. Donc, ils soulèvent ces questions de forme parce qu’ils veulent encore gagner du temps… Sinon, Me Barry (un des avocats de la défense) a déjà reçu la signification », a indiqué Me Joachin Gbilimou.

Citant l’article 51 de la loi sur la Cour Suprême, le ministère public a expliqué que « la signification est faite à la partie adverse » qui peut avoir, si elle le désire, plus de dix avocats. « Je crois qu’on doit évacuer cette question en constatant que la partie adverse (la défense) a déjà reçu la signification. Car, Me Barry reconnait l’avoir reçue, même s’il soulève des observations par rapport à la date », s’est-il exprimé.

Finalement, la cour a estimé que la signification a été faite à la défense, tout en ordonnant la continuation des débats.

Une décision à laquelle les avocats de la défense se sont pliés, tout en dénonçant la base légale sur laquelle la cour a été saisie par la partie civile.

« La cour a été saisie sur les fondements de l’ancienne loi sur la Cour Suprême. Donc, une loi qui était abrogée. Car, l’acte (l’arrêt de la Cour d’Appel) qui est attaqué ici date de Novembre 2017, soit neuf mois après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la Cour Suprême. Une loi qui a été promulguée au mois de Février 2017 », a fait savoir Me Moussa Diallo.

De leur côté, les avocats de Thierno Nouhou Diallo ont dit que l’arrêt qui a été rendu par la Cour d’Appel et qui infirme le jugement en première instance, ne démontre pas en quoi l’escroquerie n’est pas constitutive d’infraction (à l’endroit de Mamadou Taïbou Bah et son épouse Hassatou Baldé). « C’est un arrêt qui viole la loi », a dénoncé Me Alseny Aïssata Diallo.

Abordant dans le même sens, le ministère public a rappelé que « le juge de première instance a motivé sa décision, infraction par infraction » dans son jugement. Alors que « le juge d’appel a infirmé cette décision de première instance sans motif valable ». Et, « le manque de motif dans un arrêt est un motif de cassation… Donc, nous vous demandons de casser cet arrêt et de renvoyer cette affaire devant la cour autrement composée », a requis William Fernandez.

Finalement, la cour a renvoyé l’affaire au 24 Septembre prochain pour la délibération.

Retour sur une affaire d’escroquerie qui a fait couler beaucoup d’encore et de salive…

Dans ce dossier, le prédicateur islamique Mamadou Taïbou Bah, appelé Oustaz Taïbou et sa femme, sont poursuivis pour escroquerie portant sur la somme de 8 milliards 086 millions 321 mille 800 francs guinéens, au préjudice du cambiste, Thierno Nouhou Diallo.

Le 22 septembre 2016, Thierno Nouhou Diallo a porté plainte contre ce couple Bah au niveau du tribunal correctionnel de Mafanco.

Au cours de plusieurs mois d’audiences, les prévenus n’ont pas reconnu les faits articulés contre eux. Et, le 14 avril 2017, le tribunal de Mafanco a reconnu les deux prévenus coupables des faits d’escroquerie. Le tribunal avait condamné Mamadou Taïbou Bah à 18 mois, dont 12 mois assortis de sursis et 20 millions de francs guinéens d’amende. Il avait également condamné madame Hassatou Baldé à 18 mois de prison ferme et à 30 millions de francs guinéens d’amende. Il avait reçu la constitution de partie civile de Thierno Nouhou Diallo et condamné solidairement le couple au payement de 8 086 321 800 francs guinéens. Le tribunal avait enfin validé la saisine des biens meubles et immeubles des prévenus.

Après cette décision, la partie civile avait estimé que le tribunal a oublié les dommages et intérêts. Pour sa part, la défense avait dénoncé la non-application de la loi. Ainsi, toutes les parties ont relevé appel.

Après avoir examiné l’affaire, le 20 novembre 2017, la Cour d’Appel a infirmé la décision du tribunal de première instance de Mafanco dans toutes ses dispositions. Elle avait renvoyé les époux Mamadou Taïbou Bah et madame Hassatou Baldé des fins de la poursuite pour délit non constitué, tout en condamnant Thierno Nouhou Diallo au payement de la somme de 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts « pour abus de constitution de partie civile ».

C’est contre cet arrêt de la Cour d’Appel que Thierno Nouhou Diallo a saisi la Cour Suprême pour « annulation et cassation ». Et, le mardi 26 mars dernier, un jugement en cassation a démarré devant la Cour Suprême.

Prenant la parole, l’un des conseils de la partie civile, maître Alsény Aïssata Diallo, avait demandé à la Cour d’annuler la décision de la Cour d’Appel, tout en invoquant « les violations du droit faites par la Cour d’Appel ».

Par contre, l’un des avocats de la défense, maître Moussa Diallo, avait soulevé des observations par rapport à ce renvoi de cassation. « Je suis le principal avocat dans ce dossier. Mais, aucun acte ne m’a été notifié par rapport à ce renvoi de cassation. Je n’ai reçu aucun acte. Donc, je suis venu pour demander à la Cour d’ordonner à ce qu’on me communique les actes afin que je puisse me préparer pour assurer la défense de mes clients. Je demande donc le renvoi pour avoir les actes de notification », avait-il demandé.

Après moult observations, la Cour a finalement renvoyé l’affaire au mardi 28 mai 2019, pour la communication des pièces et la mise à jour du rapport de renvoi. Ce renvoi sera suivi d’autres ; et, finalement, les débats se sont poursuivis hier, mardi 18 Juin 2019, comme indiqué plus haut.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le procès des membres du FNDC s’est ouvert ce mercredi

19 juin 2019 à 11 11 28 06286

Les 34 personnes arrêtées lors de la manifestation organisée par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution, le 13 juin dernier à N’zérékoré, comparaissent ce mercredi, 19 juin 2019, devant le tribunal instance de cette ville.

Leur procès s’est ouvert ce matin, en présence de leurs avocats : Me Salifou Béavogui, Me Pépé Koulémou et Me Siba Michel Kolié, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Me Salifou Béavogui

Au moment où nous mettons cet article en ligne, trois prévenus se sont succédé à la barre. Et, tous ont nié les faits d’attroupement illégal et troubles à l’ordre public, pour lesquels ils sont poursuivis. Eux tous, assurent avoir été injustement arrêtés et détenus pendant une semaine environ avant l’ouverture de leur procès.

A noter que ce procès s’ouvre au lendemain de l’ouverture de négociations directes entre les responsables de l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré et les autorités locales. Des propositions ont été faites aux activistes anti-troisième mandat pour mettre fin à la crise qui secoue la ville depuis plus d’une semaine.

Mais, le FNDC n’a pas encore approuvé ces propositions puisque celles-ci ne prennent pas en compte ses principales revendications qui sont : la libération des personnes arrêtées à l’occasion de sa manifestation du 13 juin 2019 et le libre exercice de ses activités sur le terrain. L’issue de ce procès pourrait donc être déterminant dans la recherche d’une sortie de crise à N’zérékoré.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Riposte de Sampiring à Madifing Diané : « les contrevérités d’un gouverneur de région »

19 juin 2019 à 10 10 36 06366

Je viens de lire attentivement des contrevérités répandues par le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané pour justifier la menace illégale et répréhensible de privation de liberté qu’il a proférée contre ma personne devant beaucoup de témoins. J’ai été vraiment surpris de cette première partie qui, pour moi, constitue un montage grossier de la part d’un officier de police qui a acquis ses lettres de noblesses sous le régime du complot permanent bâti autour du personnage du feu Ahmed Sékou Touré :

« Ce que je sais à mon arrivée ici à Labé, il était renvoyé de sa position de contractuel bénévole en cette activité de l’agence guinéenne de presse, renvoyé par mon prédécesseur. J’ai des relations personnelles avec eux, sa situation m’a été exposée, j’ai pris ça avec cœur et je l’ai replacé dans la même position de contractuel bénévole pour les mêmes activités. Ce n’est pas un salarié de la fonction publique, ce n’est pas quelqu’un qui a été mis à ma disposition par la fonction publique ou par le ministère de l’information, c’est par mon bien vouloir dans cette activité » a-t-il expliqué.

Contrairement à ce que je viens de lire, je ne me suis jamais senti renvoyé de mes fonctions. Car, il n’y avait aucun contrat entre le gouverneur Sadou Keïta et moi. Au contraire, à un moment donné, il me donnait de l’argent pour le service que je lui rendais en couvrant ses activités à travers le magazine de 22 heures de la Radio Nationale et le bulletin de l’AGP. Mais, lorsqu’il s’est rendu compte que son geste intéressé ne pouvait pas influencer ma façon de traiter mes dépêches, il a arrêté. Et, il n’y a jamais eu d’animosité entre nous. Le respect mutuel a continué jusqu’à son départ de Labé pour la Région Administrative de Faranah.

Je savais qu’en prenant cette option, Sadou Keïta cherchait à atténuer les pressions de certains de mes ennemis qui malheureusement n’agissaient pas à visages découverts, en raison sans doute de la culture de la délation qui s’est installée dans les rouages de l’administration publique guinéenne. Délation entretenue par certains commis de l’Etat, en mal de repères.

Il est évident que j’ai cherché à donner un contenu à la mission de correspondant de presse, parce qu’on ne vient pas à l’AGP pour se faire de l’argent.

Je suis flatté de savoir que le gouverneur Madifing Diané reconnait au moins sans le savoir que je ne suis pas journaliste alimentaire malgré mon statut « de contractuel bénévole ». Son argent et celui de son prédécesseur n’ont pas réussi à m’influencer (500 000 GNF par mois comme primes de prestation de service du correspondant de l’AGP dans le budget du gouvernorat).

Comme vous le voyez, c’est un gros montant que je suis prêt à abandonner, mais satisfait d’avoir été utile à l’AGP et à la Radio Nationale (RTG).

« Je reviens simplement à l’irréflexion. Dieu a dit qu’il bénit un mensonge qui construit et maudit la vérité qui détruit. Ce garçon a mentit et son mensonge est destructeur. Il a menti en affirmant que lui il a la certitude que le jeune Boukhariou, paix a son âme, est mort à l’hôpital, c’est destructeur. Si c’est une vérité, c’est une vérité destructrice, que Dieu maudit. Si c’est un mensonge, c’est deux fois maudit. Je me pose même la question quel intérêt il a que Labé brûle. Je lui ai dit tout simplement, avec cette attitude de mépris dangereuse à la fois pour ta ville natale, pour ta population d’origine et pour l’avenir même du pays pour que moi je travaille avec toi, il faut que tu dises que tu as menti ou que tu dises que ton informateur t’a menti, voilà la menace, c’est tout », a-t-il ajouté.

Pour cette seconde partie, je me demande bien s’il a lu le texte incriminé, parce qu’il s’agit d’une interview réalisé par un autre journaliste. J’ai l’impression que le gouverneur Madifing Diané mélange les commentaires du journaliste qui m’a interviewé et mes propos qui sont mis entre guillemets. Je comprends sa colère de n’avoir pas réussi à faire de moi son chien mordant dans l’affaire des évènements douloureux qui ont endeuillé l’Université de Labé.

Mais, nulle part dans mes propos je n’ai affirmé que ma source de l’hôpital a raison. Je ne fais que raconter les circonstances dans lesquelles j’ai été informé par un coup de téléphone qui m’a obligé de me rendre, à une heure tardive de la nuit, immédiatement au gouvernorat où j’ai retrouvé deux autres confrères.

Les deux journalistes qui sont arrivés sur le terrain avant moi m’ont expliqué que la rencontre n’était pas ouverte à tout le monde. Nous avons décidé alors d’attendre au rez-de-chaussée jusqu’à la fin de la rencontre des autorités pour en savoir davantage. Mais, ils n’ont rien voulu nous dire à ce sujet.

Quand il dit « quel intérêt il a que Labé brûle. Je lui ai dit tout simplement, avec cette attitude de mépris dangereuse à la fois pour ta ville natale, pour ta population d’origine et pour l’avenir même du pays » je retrouve le flic qui a appris à monter des faux dossiers pour incriminer des personnes gênantes.

A ce niveau, j’invite tout un chacun à prendre le texte incriminer et le comparer aux commentaires de Madifing Diané. Vous comprendrez sans difficulté le machiavélisme de l’officier de police qui rappelle un passé très sombre de l’histoire de la Guinée.

Comme le ridicule ne tue pas, comme il l’avait fait avec le député uninominal, honorable Mamadou Cellou Baldé, il prétend aimer Labé plus que moi. Dieu soit loué.

Un autre aspect qui montre qu’il s’agit d’un gouverneur préparé contre ma personne et peut être contre même ma famille, il prétend que j’ai voulu brûler la cité de Labé. Or, plusieurs confrères de la place avaient relayé l’information selon laquelle le jeune est mort à l’hôpital de Labé. Tous ses articles n’ont pas dérangé le gouverneur Madifing Diané. Mais, comme il a promis de m’écraser et de briser ma carrière, c’est mon interview réalisé 10 jours après les articles de mes confrères qu’il juge incitatrice à la violence, à la révolte populaire et à la rébellion. Certainement pour se donner une bonne conscience pour ce qu’il a envie de faire de moi.

Fort heureusement pour moi et ma petite famille, il s’agit d’un article de presse accessible à tout le monde. Sa lecture permet de savoir entre mes propos et la réaction du gouverneur, de quel côté se trouve le mensonge.

Vers la fin du texte, je découvre qu’il a déjà cherché à incriminer la Direction Générale de l’AGP qu’il accuse d’être au début et à la fin de mes activités.

Monsieur le gouverneur me donne raison d’avoir démissionné parce que c’est une habitude en Guinée de chercher des boucs émissaires quand on est confronté à des difficultés. Mais, il doit savoir aussi que j’étais déjà directeur de publication quand j’ai commencé à collaborer avec l’AGP.

Par ailleurs, je tiens à préciser que ce n’est pas le gouverneur ou le préfet qui est l’employeur du correspondant de l’AGP. Les autorités préfectorales et régionales reçoivent pour information les copies des décisions de la Direction Générale portant accréditation de ces correspondants dans les préfectures et régions. La bonne collaboration dépend des personnes concernées. La mission du correspondant n’est pas que de couvrir les activités du préfet ou du gouverneur. Il y a aussi celles des autres services déconcentrés de l’Etat, les phénomènes de société et les autres Faits-Divers.

Idrissa Sampiring DIALLO, journaliste, depuis Labé

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Procès du meurtrier du caporal-chef Alpha Mansaré : le procureur verse des larmes en pleine audience

19 juin 2019 à 9 09 49 06496

Mamadou Sow alias « Paniwal » a comparu devant le tribunal criminel de Dixinn le lundi dernier, 17 juin 2019. Il est accusé d’avoir tué son ami, le caporal-chef Alpha Mansaré, à l’aide d’une paire de ciseaux, le 1er mai 2016. Les débats ont été marqués par l’émotion du procureur qui n’a pas pu retenir ses larmes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est au quartier Yattayah, dans la commune de Ratoma, que le meurtre du caporal-chef Alpha Mansaré a eu lieu le 1er mai 2016. Accusé d’être l’auteur de ce crime, Mamadou Sow a été mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt le 19 mai 2016. Un peu plus de 3 ans plus tard, il a comparu ce lundi devant le tribunal criminel de Dixinn pour être jugé. A la barre, l’accusé a reconnu les faits articulés contre lui. Mais, il dit avoir agi sous l’effet de multiples substances psychotropes qu’il a prises ce jour.

« La victime, caporal-chef Alpha Mansaré, était mon ami, on était très d’accord. On était toujours ensemble lorsqu’il n’était pas au travail. Ce jour, il m’a proposé d’aller se recréer. Nous sommes allés à Foula-Madina où on a pris des comprimés et on a bu de l’alcool. Après là-bas, nous sommes allés au temple où on a pourchassé quelqu’un qui détenait du chanvre indien et une paire de ciseaux. Il a laissé sur place le chanvre indien et les ciseaux et s’est enfui. Nous avons récupéré les ciseaux et nous avons fumé le chanvre indien », a-t-il expliqué devant le juge, Ibrahima Kalil Diakité.

C’est ainsi, poursuit l’accusé, que « nous sommes allés dans un bar à Yattayah. On était ivres. Dès qu’on s’est disputé, il m’a blessé avec les ciseaux. Moi aussi, j’ai retiré les ciseaux de ses mains et je l’ai poignardé au ventre. C’est lorsqu’ils m’ont arrêté que j’ai appris qu’il a rendu l’âme. Mais, je ne savais rien de ce qui se passait. On était tous les deux saouls ; car, on avait avalé des comprimés, bu de l’alcool et fumé du chanvre indien. Donc, j’étais hors de moi. Je regrette aujourd’hui cet acte et je demande pardon au tribunal et au père de la victime qui est ici présent », a dit l’accusé.

Comparaissant aussi devant le tribunal pour apporter son témoignage, le père de la victime et partie civile dans cette affaire, a expliqué que c’est à 4 heures du matin que sa famille a été informée de ce crime. « Lorsqu’il a tué mon fils, il est venu à 4 heures du matin à la famille pour dire que le caporal-chef Alpha Mansaré a fait un accident mortel à Yattayah. Lorsque la famille est arrivée sur les lieux, on a trouvé qu’il était déjà mort. Lorsque les agents sont allés le chercher chez lui, il a déchiré son matelas et il s’est caché dedans. Quand il a été arrêté, pendant 3 jours, il ne savait pas là où il était tellement qu’il était saoul. Donc, je vous demande d’appliquer la loi dans toute sa rigueur », a-t-il dit, en sanglots.

Le témoignage du père de la victime a provoqué une grande émotion dans la salle, particulièrement chez le procureur, Daouda Diomandé. Ce dernier n’a pas pu s’empêcher de verser des larmes au moment où il devait faire ses réquisitions. Il a fallu suspendre l’audience pendant 5 minutes pour permettre au représentant du ministère public de s’en remettre et de livrer son réquisitoire. Et, il a sollicité la condamnation de l’accusé à 15 ans de réclusion criminelle.

« Les stupéfiants ont des conséquences graves. Lorsque vous les prenez dans l’intention de tuer votre propre mère, vous allez le faire. Ces deux avaient l’habitude de fumer ensemble, aller dans les bars et boire. Ils sont allés se recréer dans un bar. Après ils sont venus dans le temple. Le temple pour ceux qui ne savent pas, c’est le lieu où les grands bandits se rencontrent pour fumer le chanvre indien. Après le temple, ils sont allés encore dans un autre bar où ils ont bu à volonté et ils ont pris aussi des comprimés. Ils ne se contrôlaient plus.

L’origine de la bagarre, c’est le reste du chanvre indien. Chacun voulait garder le reste du chanvre indien. Au cours de leur dispute, la tension est montée. Et comme ils ne se contrôlaient pas, Mamadou Sow lui a administré le coup fatal à l’aide des ciseaux. C’est pourquoi je vous demande de le condamner à 15 ans de réclusion avec une période de sûreté de 5 ans », a requis le procureur Diomandé.

La défense quant à elle, par la voix de maître Mohamed Abou Camara plaide coupable et demande au tribunal l’application de larges circonstances atténuantes.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 24 juin 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Education : les dates des examens nationaux dévoilées

19 juin 2019 à 9 09 26 06266

Les examens nationaux session 2019 se dérouleront du 04 au 19 juillet prochain en Guinée. L’annonce a été faite dans la soirée d’hier, mardi 18 juin 2019, à la télévision nationale, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon le communiqué du ministère en charge de l’éducation nationale, 454 000 candidats vont affronter les examens nationaux de cette année, tous niveaux confondus. Et comme d’habitude, ce sont les candidats à l’examen d’entrée en 7ème année qui vont ouvrir le bal du 04 juillet au 06 juillet.

Suivra ensuite le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) qui se tiendra du 08 au 13 juillet. Et la boucle sera bouclée par le Baccalauréat unique, prévu du 15 au 19 juillet 2019.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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