Siguiri : il tue son frère et l’enterre dans une mine d’or

20 juin 2019 à 20 08 25 06256

Lanciné Magassouba, un cultivateur âgé d’une trentaine d’années, a été arrêté dans la soirée d’hier mercredi, 19 juin 2019, pour le meurtre de son jeune frère, Balla Magassouba. L’acte s’est passé à Kolita, un district relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Après avoir tué le jeune homme, il l’a enterré dans le trou d’une mine d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Balla Magassouba, âgé de 15 ans, a était porté disparu depuis le dimanche, 16 juin dernier. Ce n’est que le mercredi, 19 juin que son corps a été retrouvé dans le trou d’une mine d’or. Et, c’est son frère et meurtrier, Lanciné Magassouba, qui a indiqué l’endroit aux autorités locales.

« Le dimanche, Lanciné (le présumé meurtrier) a pris Balla (le défunt) pour aller en brousse. Il est parti le tuer et le jeter dans un trou de mine d’or, recouvrir le trou de bois et revenir au village. Du dimanche au mercredi soir, il était recherché partout, nous avons envoyé un avis de recherche dans tous les villages environnants, mais en vain.

C’est hier soir qu’une fille du nom de Siré nous a dit qu’elle avait vu Lanciné et Balla partir en brousse et Balla tenait une machine détectrice d’or. Finalement, il a avoué qu’il l’a tué et l’a jeté dans un trou qu’il nous a indiqué. Nous sommes partis sur les lieux pour prendre le corps », a expliqué Mamady Magassouba, vice-président du district de Kolita.

Lanciné Magassouba, le meurtrier, a été interpellé et conduit à la gendarmerie de Siguiri. Il sera entendu sur les raisons de son acte. Quant à Balla Magassouba, il a été inhumé ce jeudi, 20 juin 2019, à Kolita.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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L’huissier de justice, Me Fadiga, dénonce le procureur général de Kankan : « il a outrepassé ses prérogatives »

20 juin 2019 à 20 08 21 06216

Convoqué par le procureur général de Kankan, l’huissier de justice, Me Ousmane Fadiga, en service à Siguiri, a animé un point de presse ce jeudi, 20 juin 2019. Il a dénoncé l’attitude du procureur qu’il accuse de violer la loi et annoncé qu’il ne répondra pas à cette convocation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Rien ne va plus entre l’huissier de justice, Me Ousmane Fadiga, qui a son cabinet dans la commune urbaine de Siguiri, et le procureur général de Kankan, Yaya Kaïraba Kaba. L’auxiliaire de justice accuse l’empereur des poursuites d’avoir violé la loi en tentant de le faire arrêter sans saisir la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée.

« Dans l’article 86 du statut des huissiers de justice, il est dit que les procédures pénales sont engagées par le procureur de la République compétent soit d’office, soit par une plainte des parties, après information préalable et avis de la chambre nationale des huissiers de justice. Celle-ci se chargera, dans les 72 heures, de convoquer et d’entendre l’huissier mis en cause.

Donc ce point est clair, je crois bien que le procureur a outrepassé. La première des choses qu’il devait faire, c’était de tenir compte du statut, poser le problème au niveau de la chambre parce que nous avons un président et un vice-président », a dit l’huissier.

Me Ousmane Fadiga a exhibé devant la presse la convocation qui lui a été adressée par le procureur général de Kankan, avant d’annoncer qu’il ne répondra pas à cette convocation. « Le procureur général menace de me faire arrêter, mais je n’ai pas peur, je suis un citoyen libre, ensuite un huissier de justice, j’applique la loi. Si le procureur outrepasse ses prérogatives, je n’ai pas peur d’aller en prison. Je ne serai pas le premier auxiliaire de justice à être emprisonné », a déclaré l’auxiliaire de justice.

Selon nos informations, c’est suite à l’exécution d’une décision de justice contre la société minière SAG que Me Fadiga a été convoqué par le procureur général de Kankan. Même s’il dit n’avoir pas connaissance de l’objet de sa convocation, l’huissier de justice assure qu’il ne se reproche de rien dans l’exercice de ses fonctions.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Projet énergie de l’OMVS : des citoyens de Boké refusent les montants de leur indemnisation

20 juin 2019 à 20 08 03 06036

Les populations impactées par le projet d’énergie électrique de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), dans son volet interconnexion, ne sont pas contentes. Le faible montant destiné à leur indemnisation liée au passage des poteaux de haute tension dans certaines parties de la ville de Boké est la cause de leur mécontentement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les populations concernées par cette indemnisation sont sur l’emprise des poteaux de haute tension. Elles sont localisées dans les quartiers de Wakriya et de Djoumaya, dans la commune urbaine de Boké, et dans quelques districts de la sous-préfecture de Malapouya.

Mais, après recensement et la distribution des coupons d’identification, cette indemnisation de la part de l’OMVS a été jugée dérisoire par les citoyens dans la journée de ce jeudi, 20 juin 2019. Les montants proposés sont loin de faire l’unanimité chez les personnes impactées.

Le responsable de la mission, de nationalité sénégalaise, n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter malgré ses sollicitations.

Aly Camara

Les populations qui sont concernées par cette ligne de haute tension refusent pour la plupart le montant proposé pour leur indemnisation. C’est le cas d’Aly Camara du secteur Kanthienguery, dans le quartier Wakriya. Pour lui, il n’est pas question de prendre le montant proposé par les missionnaires. « Les gens nous ont appelé pour nous indemniser. Mais, l’argent qu’ils ont annoncé est très petit. C’est dans ces terres qu’on travaille depuis nos ancêtres, c’est là qu’on gagne notre nourriture. Nous sommes plus de 100 personnes et c’est deux millions de FG seulement qu’on nous a donné », dénonce-t-il.

Souleymane Sampou

Même son de cloche chez Souleymane Sampou, chef de secteur de Borria, qui est tout aussi catégorique. « Ils ont dit que toute la communauté doit avoir 6 millions de FG, et moi je ne peux pas prendre ça et montrer à toute une communauté. Normalement, nous devrions avoir 2 milliards pour notre communauté », estime-t-il.

Mais, selon un membre du comité local de coordination et du suivi du projet au niveau de la préfecture de Boké, « ce projet d’électrification des pays membres de l’OMVS a une ligne électrique qui doit traverser tous les pays avec 1.600 Km pour un financement de 1,2 milliards d’euros. Déjà, sept (7) sociétés sont recrutés pour la construction de la ligne d’interconnexion ».

Plus loin, notre interlocuteur du comité local de coordination et de suivi du projet, qui a requis l’anonymat, précise qu’une « erreur de communication s’est produite lors de nos prestations. Si non, les citoyens doivent savoir que nous, on n’est pas une société minière. Nous, nous n’achetons pas les parcelles, c’est juste 40 mètres et nous allons travailler pendant 18 mois et après ce délai, ils peuvent revenir pour continuer à cultiver. Nous payons juste les plantes que nous allons détruire ».

Aux dernières nouvelles, certains citoyens ont fini par accepter le montant proposé. Par contre, d’autres ont carrément refusé. Pour ces derniers, notre source ajoute que l’OMVS va repartir sur le terrain pour revoir l’immensité des dommages avant d’y faire face à nouveau.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Politique : la CENI n’a pas recruté un nouvel opérateur pour le toilettage fichier électoral

20 juin 2019 à 18 06 45 06456

Alors que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est à pied d’œuvre dans le cadre de l’exécution de ses activités, des supputations fusent de certaines officines pour faire état du recrutement de l’opérateur international qui aura en charge la révision du fichier électoral guinéen. Ces rumeurs, pour le moins sans fondement, ont eu pour conséquences d’être reprises par certains leaders, acteurs politiques et de la société civile. Il n’en est pourtant rien, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La CENI, engagée à conduire de façon inclusive et transparente le processus électoral, dit « regretter que des individus surement malintentionnés, aient pu induire à ce point en erreur, des personnalités majeures de l’échiquier politique, en procédant à ce type de désinformation ».

L’institution électorale ajoute que ces rumeurs, propagées « dans le dessein de distraire les commissaires ou de porter un coup à l’image et à la crédibilité de l’institution au sein de l’opinion », ne vont pas entamer son engagement à conduire le processus.

Voici les faits dans leur quintessence

Les parties prenantes au processus devant conduire aux prochaines élections législatives se sont retrouvées à la retraite de Kindia, du 30 avril au 05 mai 2019. A la fin des travaux, la CENI a plaidé et reçu mandat d’envisager très sérieusement l’option de l’acquisition d’un logiciel de gestion des bases de données pour son site central.

Selon des informations dignes de foi, le logiciel en question sera propriété exclusive de la Guinée dans le but de rendre le pays autonome en la matière et en finir définitivement avec la dépendance vis-à-vis des cabinets internationaux. Le corolaire de cette dépendance, étant les imperfections présentes observées sur notre fichier électoral et qui sont dues en grande partie à l’agrégation des données provenant de plusieurs opérateurs biométriques depuis 2002.

Ainsi, le site central de la CENI va acquérir son propre logiciel et régler définitivement sa dépendance vis-à-vis des cabinets étrangers. D’ailleurs, selon des sources bien informées, la CENI a lancé depuis mi-mai dernier, un appel à candidatures, adressé à 09 sociétés ou cabinets d’ingénierie spécialisés, en vue de l’acquisition d’un logiciel dédié à la gestion des bases de données du site central pour ses besoins de mise à jour.

Selon nos sources, seulement cinq cabinets ont répondu. Et à date, les évaluations nécessaires sont en cours au niveau de la Direction Nationale des Marchés Publics, seule structure habilitée à conduire ce genre de processus de sélection. Donc, ce n’est pas la CENI qui choisit, plutôt les marchés publics.

Plusieurs sources proches de l’Organe de Gestion des Elections en Guinée soutiennent, la main sur le palpitant, que l’information sur le recrutement de l’opérateur international chargé de la révision du fichier électoral guinéen, n’est qu’un gros canular. Même les termes de références pour le choix de cet opérateur international et son binôme au plan local ne seraient pas encore prêts, apprend-on.

Par ailleurs, notre source précise que l’appel à candidatures, adressé à 09 sociétés ou cabinets d’ingénierie spécialisés, porte sur la sélection d’un cabinet d’expertise informatique pour l’acquisition d’un logiciel de gestion de bases de données pour le site central de la CENI. Ce n’est point pour l’opérateur de révision du fichier électoral.

Ensuite, il s’en suivra l’acquisition du kit de révision du fichier électoral, dévolue cette fois-ci à l’Etat, au terme de la nouvelle loi sur la CENI, en son article 21. Cet article dispose, citation : « le matériel électoral lourd est fourni par l’Etat à la CENI après l’expression des besoins par celle-ci…». Ce matériel est constitué notamment des isoloirs, des urnes, des kits bleus des bureaux de vote, du matériel informatique…

L’étape de recrutement de l’opérateur international en charge de la révision du fichier électoral intervient seulement après ou concomitamment.

Du besoin d’échanges directs entre les parties prenantes au processus électoral

Pour mener à bien le travail qui lui est dévolu pour le bien de tous, un appel en faveur de l’esprit qui a prévalu à Kindia du 30 avril au 05 mai dernier lors des travaux de la retraite de la CENI s’impose.

A Kindia, selon les échos largement relayés par les médias, toutes les parties prenantes ont convenu de privilégier les canaux traditionnels de concertation dans le règlement des incompréhensions pour assurer au processus électoral l’inclusivité indispensable. Cela est toujours d’actualité.

Aujourd’hui, les efforts doivent être orientés à circonscrire le climat de suspicion naissant, en vue d’assurer à la conduite du processus électoral toute sa sérénité. Cet appel s’adresse à la CENI et à ses premiers partenaires, que sont les partis politiques, qui doivent privilégier des échanges francs et directs.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Dalaba : la mise en place d’un bureau des taxis motos, de nouveau empêchée

20 juin 2019 à 18 06 41 06416

Les conducteurs de taxis motos n’arrivent pas à mettre en place un bureau du syndical. L’assemblée générale convoquée hier mercredi, 19 juin 2019, s’est soldée aussi par un échec. Ce sont les divergences entre les partisans des deux candidats au poste de secrétaire du syndicat qui sont à l’origine de cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après plusieurs reports, tout laissait penser que la mise en place d’un bureau syndical des conducteurs de taxis motos allait être effective ce mercredi. Le préfet, le maire, des cadres de la justice et de la gendarmerie ainsi que des présidents des conseils des quartiers et districts et du bureau syndical des transporteurs entre autres, ont pris part à l’assemblée générale élective des conducteurs des taxis motos.

Supervisée par le président et le rapporteur de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) de Dalaba, l’élection s’est bien déroulée pour tous les postes, à l’exception de celui du secrétaire général du bureau syndical. C’est au moment d’élire le premier responsable de la structure que les divergences sont, de nouveau, apparues.

Deux candidats : Alpha Amadou Barry et Elhadj Saïkou Baldé, étaient en lice pour ce poste. Mais, il s’est trouvé que les critères de l’élection éliminaient Alpha Amadou Barry, pour avoir été condamné. Cette situation a irrité les partisans de ce dernier, opposés à l’élimination de leur candidat.

Après une longue dispute ayant perturbé l’assemblée générale, les votants ont quitté les lieux dans une pagaille indescriptible, laissant les autorités sur place. Ce qui a conduit au report, une nouvelle fois, de la rencontre.

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Maleya (Kindia) : au moins 7 morts

20 juin 2019 à 18 06 23 06236

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 20 juin 2019, dans le district de Maleya, situé à une trentaine de kilomètres du centre urbain de de Kindia, sur la route nationale Mamou Kindia.

Ce sont deux véhicules de marque Renault l’une et l’autre Peugeot(305) en provenance de Conakry qui sont en train en collision avec un camion.

Parmi les sept personnes qui y ont péri, il y a Thierno Yaya, un érudit très connu dans le milieu islamique. Son enterrement a eu lieu cet après-midi à Kindia.

Que Dieu accepte les victimes au paradis, amine !

A suivre !

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Orange, sponsor officiel de la Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte 2019 pour la 6ème édition consécutive

20 juin 2019 à 18 06 12 06126

Le compte à rebours est lancé : demain  se tiendra la Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte 2019. Orange, partenaire majeur du football africain depuis 2008, est sponsor officiel pour la 6ème édition consécutive. La compétition, qui se déroulera du 21 juin au 19 juillet, aura lieu dans six stades répartis dans quatre villes à travers le pays. Sur 24 équipes qualifiées, 11 appartiennent à un pays où Orange est présent (Cameroun, Côte d’Ivoire, République Démocratique du Congo, Egypte, Guinée, Guinée Bissau, Madagascar, Mali, Maroc, Sénégal et Tunisie).

En tant que sponsor officiel, la marque Orange sera visible à la fois dans les stades égyptiens, mais aussi dans les pays africains où le Groupe est présent à travers diverses campagnes et évènements. En effet, la marque contribuera à l’ambiance festive du tournoi via de nombreuses animations qui se dérouleront dans les fans-zones. L’objectif est de mettre les fans au cœur du dispositif et de leur permettre de vivre une expérience unique et inoubliable. De plus, grâce à des contenus exclusifs sur les mobiles et sur le web par le biais de sa plate-forme dédiée au monde du football, Orange Football Club, les fans auront la possibilité de remporter un voyage en Egypte pour assister à un match de la compétition.

Des supporters dans les starting-blocks

Orange placera les fans au cœur de son programme de sponsoring. Chaque pays Orange participant au concours mettra en avant la Coupe d’Afrique des Nations Total Égypte 2019 sur son site web et fournira aux fans les informations les plus récentes sur la compétition.

Deux animations digitales sont mises en place en amont de la compétition pour faire monter la ferveur et que les fans puisent partager leur passion pour le football. Ainsi sur la plateforme Orange Football Club les fans des pays Orange, qui sont en lice dans la compétition, sont invités à poster leur meilleur cliché de supporter afin d’être élus LE « Fan Of My Country » et gagner un voyage en Egypte pour assister à un match de sa nation. Pour les supporters qui seraient plus à l’aise avec leur talent d’orateur, ils peuvent s’échauffer et jouer aux commentateurs en enregistrant leur propre commentaire sur des extraits de buts mythiques de précédentes Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte et ainsi se voir décerner le prix du « Best Commentator ». Les meilleurs talents en herbe seront récompensés et pourront gagner des places pour assister à un match en Egypte.

Et pour les journalistes sportifs- en Guinée– ils peuvent  remporter une place pour aussi assister à un match en Egypte, grâce à leur vision de ce grand rendez-vous qu’ils sont invités à partager sur la page Facebook d’Orange Guinée !

Des supporters au cœur de l’action

Dans les stades, de nombreuses animations exclusives Orange seront également organisées pour illustrer les liens forts qui unissent les fans et les joueurs. Ainsi, fort du succès des initiatives des précédentes éditions de la Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte, lors de chaque match de la compétition (52 au total), Orange mettra autour du stade un stand photo pour que les fans puissent se faire prendre en photo pour être élu le meilleur fan du jour : « Fan Of The Match » ! L’élection se fera sur écrans géants à la mi-temps et le trophée sera remis à la fin du match sur la pelouse.

Autre temps forts, l’animation « Warm-up » permettra avant chaque match de la compétition à quatre fans d’accéder à la pelouse lors de l’échauffement des équipes, de quoi vivre sa passion au plus près du terrain !

Orange, marque engagée en faveur de l’économie circulaire

La Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte 2019 sera également l’occasion pour Orange de rappeler ses engagements en matière d’environnement. Les déchets plastiques constituent l’un des plus grands problèmes mondiaux auxquels le monde est confronté aujourd’hui et Orange estime qu’elle peut jouer un rôle dans sa lutte. Dans cette perspective, Orange Egypte mettra en place le programme « Games of Change  »  pour collecter et recycler des déchets plastiques (tels que les bouteilles en plastiques) auprès des employés Orange et des fans de football dans des points de collecte spécialement déployés à l’occasion de cette compétition. En Guinée, l’ensemble des bâches produites sera utilisée pour la fabrication de sacs destinés aux enfants des écoles numériques de la Fondation Orange Guinee.

Béatrice Mandine, Directrice exécutive d’Orange, en charge de la Communication et de la Marque, explique : “ Le football est depuis plus de 20 ans au cœur de l’engagement d’Orange. Qu’il s’agisse de donner accès aux fans à des tournois majeurs comme la Coupe d’Afrique des Nations, de soutenir les équipes nationales, d’organiser des tournois à l’échelle nationale ou même de fournir du matériel pour que tous puissent jouer. Nous rapprochons les fans de leur passion. »

Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient, poursuit : “Le football est véritablement la passion n°1 des Africains ! La Coupe d’Afrique des Nations est un rendez-vous majeur en Afrique et au-delà des frontières des pays compétiteurs. Pour les pays Orange c’est également l’occasion de créer un lien fort avec leurs clients, et plus largement avec tous les amateurs du ballon rond, pour vivre et partager leur passion.”

Depuis de nombreuses années, Orange investit dans le développement du football en soutenant plusieurs équipes nationales où le Groupe est présent telles que celles du Cameroun, de la Guinée, du Mali, de République Démocratique du Congo et du Sénégal. Cet engagement a été renouvelé en 2016 lors de la signature du partenariat entre Orange et la Confédération Africaine de Football (CAF), qui a fait du Groupe le sponsor officiel des cinq compétitions majeures de la CAF jusqu’en 2024.

Le Syli national soutenu et accompagné par son sponsor officiel, Orange Guinée

Et  c’est donc en toute logique qu’Orange Guinée- sponsor leader depuis 2007 des équipes nationales – va tout au long du tournoi accompagner, encourager les joueurs partis défendre leur place. Déjà à  Alexandrie, les joueurs du Syli se préparent pour leur 1er match, celui qui les opposera à Madagascar le 22 Juin prochain.

Parce que le football est une religion en Guinee, Orange Guinée s’investit aux cotés des organisateurs de fan zones  pour proposer à tous des moments forts, des moments qui leur assureront vivre le football à leur manière

Un seul mot d’ordre : #Wontanara #TousDerriereLeSyli #MyFootball

A propos d’Orange Guinee

Orange Guinee a lancé ses activités commerciales en Guinee en 2007. Sponsor du Syli depuis, Orange met tout en œuvre pour accompagner la passion des guinéens qui sont ses stars. Avec un chiffre d’affaires de près de 14,687milliards à fin 2018, près de 400 emplois directs, et plus de 200.000 indirects, l’operateur est leader du secteur des télécommunications en Guinee avec plus de 7,5 millions de clients. En 2016 Son engagement sociétal se traduit par un impact socio-économique élargi évaluée à 623 Millions d’Euros dans les domaines de la santé, éducation et employabilité. Orange Guinée met l’expérience clients au cœur de sa stratégie,  et entend bien devenir  être reconnu comme l’opérateur multi-services et digital, celui préféré des Guinéens, leur partenaire de l’inclusion digitale

A propos d’Orange

Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 41 milliards d’euros en 2018 et 149 000 salariés au 31 mars 2019, dont 90 000 en France. Le Groupe servait 264 millions de clients dans le monde au 31 mars 2019, dont 204 millions de clients mobile et 20 millions de clients haut débit fixe. Le Groupe est présent dans 27 pays. Orange est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business Services. En mars 2015, le Groupe a présenté son nouveau plan stratégique « Essentiels2020 » qui place l’expérience de ses clients au cœur de sa stratégie, afin que ceux-ci puissent bénéficier pleinement du monde numérique et de la puissance de ses réseaux très haut débit.

Orange est coté sur Euronext Paris (symbole ORA) et sur le New York Stock Exchange (symbole ORAN).

Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : www.orange.com, www.orange-business.com ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange.

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques détenues par Orange ou Orange Brand Services Limited.

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N’zérékoré : les populations sur le qui-vive au lendemain de la signature de l’accord

20 juin 2019 à 17 05 33 06336

Malgré la signature de l’accord entre les autorités locales de N’zérékoré et les membres de l’antenne régionale du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), la sérénité n’est pas de mise ce jeudi, 20 juin 2019, dans la capitale de la Guinée Forestière. La présence massive dans la ville des forces mixtes, composées de militaires, de gendarmes et policiers, venues d’un peu partout et postées dans les points stratégique de la ville, a créé l’émoi chez les citoyens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La marche tant redoutée du FNDC de N’zérékoré a fini par être annulée après moult tractations, hier soir. Malgré l’obtention dudit accord, les citoyens de la capitale de la Guinée Forestière étaient sur le qui-vive ce jeudi matin. L’important dispositif sécuritaire y est sans doute pour quelque chose.

C’est ainsi que plusieurs boutiques et points de vente de la ville sont restés fermés ce jeudi, la circulation paralysée. D’ailleurs, certains citoyens avaient pris refuge, la veille de la marche, dans les villages environnants en attendant le retour au calme. La présence des forces de l’ordre dans la cité a suscité l’inquiétude au niveau de la population.

Mais, pour Frédéric LOUA, ministre guinéen de la Pêche et de l’Economie Maritime, cette présence massive des forces de l’ordre devrait plutôt réjouir la population car dit-il, ces forces de sécurité vont renforcer la sécurité.

Un argument qui ne tient pas, soutiennent certains citoyens, qui voient derrière cette présence des forces de défense et de sécurité dans la ville une machine destinée à traquer les opposants à la nouvelle Constitution.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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REMERCIEMENT SUITE AU DÉCÈS DE HADJA NANA FOFANA, MÈRE DU PREMIER MINISTRE : COMMUNIQUE

20 juin 2019 à 15 03 23 06236

Conakry le 20 juin 2019 – Le Président de la République Professeur Alpha Condé et son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana remercient au nom de la famille, tous ceux qui de près ou de loin ont compati à leur douleur suite au décès de Hadja Nana Fofana, mère de monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement. Décès survenu le 10 juin 2019 à Conakry.

Que soient particulièrement remerciés, les leaders religieux, leaders politiques, leaders communautaires, représentants diplomatiques, associations socio-professionnelles et toutes les autres personnes qui ont massivement fait le déplacement à Forécariah et au domicile de monsieur le Premier Ministre à lambanyi.

Ils informent par la même occasion que les cérémonies de sacrifices de 7ème jour, auront lieu ce dimanche 23 juin 2019 respectivement à 10h au domicile de Monsieur le premier ministre à lambayi et à 14h à Forécariah.

Paix à l’âme de l’illustre disparue !

Amine !

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Procès d’opposants à un 3ème mandat à N’zérékoré : voici la décision du tribunal

20 juin 2019 à 14 02 24 06246

A l’issue de leur procès qui a eu lieu durant toute la journée d’hier, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, interpellés lors de la manifestation appelée par le FNDC le 13 juin dernier à N’zérékoré, ont été fixés sur leur sort ce jeudi, 20 juin 2019. Certains d’entre eux ont été relaxés et d’autres condamnés à des peines assorties de sursis, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Sur les 44 prévenus, poursuivis pour détention illicite d’armes de calibre 12, participation délictueuse à attroupement, tentative de vol et trouble à l’ordre public, violences et menaces, le tribunal a relaxé 22 pour délit non constitué. « Le tribunal, statuant publiquement contradictoirement en matière correctionnelle et en premier ressort ; après en avoir délibéré conformément à la loi ;

sur l’action publique, relaxe Abdoulaye Diallo, Mathieu Kamano, Mamadou Moustapha Baldé, Mamadou Macka Baldé, Souleymane Sow, Hamidou Barry, Dakko Kolié, Ousmane Diallo, Damany Condé, Moussa Keita, Mohamed Keita, Noupouli Kolié, Nyéréké Tokpa Kpoghomou, Moriba Tokpa Zogbélémou, Mamoudou Fofana, Ousmane Cissé, Mamadi Kourouma, Bangaly Traoré, Kémo Keita, Mohamed Touré, Mamoudou Cissé et Bangaly Keita pour délit non constitué et les renvoie des fins de la poursuite. En conséquence, renvoie le ministère public à mieux se pourvoir », a déclaré le juge, Ibrahima Daman.

La juridiction a, ensuite, reconnu « Abdourahmane Baldé, Alhassane Thiam, Marif Sow, Tibou Barry, Sory Haba, Mamadou Oury Diallo, Mamadou Alpha Baldé, Amadou Barry et Foromo Sakouvogui, coupables du délit de participation délictueuse à un attroupement à eux reproché. Pour la répression, les condamne à trois (3) mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 500 mille francs guinéens d’amende chacun ».

Un autre groupe, composé de « Oumar Diakité, Mohamed Konaté, Moussa Sangaré, Amadou Condé, Daouda Camara, Pascal Haba, Bangaly Keita, Mamadi Keita », a été condamné à quatre (4) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille francs guinéens d’amende chacun, pour vol et destruction de biens privés.

Mohamed Lamine N’Diaye, Ansou Kourouma et Foromo Tokpa Zogbélémou, ont écopé également de quatre (4) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille francs guinéens d’amende chacun, pour « trouble à l’ordre public, violences et menaces ».

Enfin, le tribunal a déclaré « Kalou Kanté et Bandian Condé, coupables de détention illicite d’armes légères de petit calibre 12 et leurs munitions à eux reprochée. Pour la répression, les condamne à six (6) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 500 mille d’amende chacun ».

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Risques d’inondation à Sogbè (Kankan) : la société Guiter a pris les choses en main

20 juin 2019 à 14 02 09 06096

L’entreprise Guiter, en charge de la réhabilitation des voiries urbaines de Kankan, s’est engagée à débarrasser un secteur du quartier Sogbè d’une flaque d’eau qui handicapait les citoyens. Cette action intervient après moult critiques formulées contre elle par le chef de quartier, qui accusait Guiter d’avoir refusé de creuser des canaux de ruissèlement sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les riverains de la voirie 17, du quartier Sogbè, dans la commune urbaine de Kankan, vont enfin se frotter les mains. La petite marre qui s’était formée sur les lieux, et qui empêchait les citoyens d’exercer leurs activités, a déjà disparu. Cela, suite aux actions de Guiter qui avait reçu des instructions dans ce sens de la part du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté.

Pour Mamady Condé, directeur de la Cellule de Contrôle et de Suivi des projets de Guiter à Kankan, tout est mis en œuvre pour satisfaire la demande des citoyens. « La société Guiter rassure la population, qu’une fois le travail fini, tout le monde sera satisfait. Maintenant, après les travaux, la société fera des recommandations parce que c’est une entreprise nationale, c’est une entreprise du terroir. Nous allons faire toutes les recommandations nécessaires pour que la satisfaction soit totale, parce qu’ici, il y a lieu de faire un exutoire qui quittera le marché jusqu’à celui de la route 2×2 pour aller à Sansangbré. C’est vraiment nécessaire. Mais, cela ne va pas impacter les travaux de ce tronçon », a-t-il rassuré.

Pour Mamady Babila Keïta, photographe de profession résidant au quartier Sogbè, les eaux stagnantes empêchaient ses clients d’accéder à son labo « Il y avait vraiment beaucoup de problèmes ici, parce qu’il y avait des eaux usées qui étaient là, qui ne donnaient pas accès à nos clients, et aussi qui causaient des maladies et des inondations dans le quartier. Mais aujourd’hui, Dieu merci, les responsables se sont mis à la tâche pour commencer les travaux et je pense que ça évolue très bien ».

Même son de cloche chez Ibrahima Kalil Kourouma, citoyen du quartier. « La joie que j’ai aujourd’hui pour la réhabilitation de cette route, je ne sais comment l’exprimer. Car, quand on me dit de dire tout ce que je ressens, on passera toute la journée ici. Je suis né ici, depuis l’indépendance, c’est la première fois que je vois de tels travaux sur cette route. Nous remercions infiniment les autorités, nous disons adieu les moustiques, crapauds et autres maladies ».

A noter que pour la reprise de ces travaux, il aura fallu une bataille médiatique et l’implication du ministère des Travaux Publics. Aujourd’hui, la marre qui polluait la vie des citoyens de ce secteur n’est plus qu’un souvenir et les travaux suivent leur cours normal.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Partis politiques et organisations de la société civile : qui fait quoi après le départ du dictateur ?

20 juin 2019 à 13 01 51 06516
Algassimou DIALLO, Expert Polyvalent en Développement

Mon humble Avis (par Algassimou Diallo) : Le plus dur dans l’animation d’une unité d’action entre des Formations Politiques et des Organisations de la Société Civile dans une lutte pour une alternance démocratique, c’est que les premiers ne se préoccupent en général que du « Comment arriver au pouvoir » et les seconds de comment faire partir le régime qui souhaite confisquer le pouvoir.

Les véritables défis à relever ne font généralement pas objet de réflexions conjointes et d’anticipation :

  1. Comment corriger les tares du pouvoir qu’ils combattent ?
  2. Comment renforcer la gouvernance et la justice pendant et après une alternance ?
  3. Comment prendre en compte les préoccupations des populations ?
  4. Comment prévenir et gérer d’éventuels dérapages du régime qui pourrait arriver après l’alternance ?
  5. Comment réconcilier les populations et asseoir de nouvelles bases de JUSTICE sociale ?
  6. Comment corriger les failles de l’ancien régime sans tomber dans une opération de chasse aux sorcières ?
  7. Etc.

Telles sont pourtant entre autres les questions qui devraient guider l’action concertée de manière à établir des garde-fous pour ne pas retomber dans une crise après quelques années.

Par Algassimou DIALLO

Expert Polyvalent en Développement

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Kankan : l’étau se resserre autour de Nanfo Diaby, l’imam qui prie en N’ko

20 juin 2019 à 13 01 19 06196
Ismael Nanfo Diaby

Depuis qu’il a décidé de prier en langue N’ko (maninka), les choses ne cessent de se compliquer pour Nanfo Ismaël Diaby. Après les sanctions qui lui ont été infligées par les autorités religieuses de Kankan, ce chroniqueur et professeur de N’ko peine maintenant à mener ses activités dans la ville. Les propriétaires du bâtiment qui abritait sa clinique l’ont sommé de libérer le local, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Son entêtement commence à le coûter cher. Interdit de conduire la prière dans les mosquées et de prêcher dans les radios et partout ailleurs à Kankan, l’imam Nanfo Ismaël Diaby a continué à prier à son domicile en langue maninka. Il s’est fait filmer et a posté les vidéos de ses prières sur les réseaux sociaux. Comme pour montrer à tout le monde qu’il n’arrêtera pas son agissement, interdit par la religion musulmane elle-même.

Mais, en le faisant, ce professeur de N’ko qui veut valoriser sa langue n’avait certainement pas pensé aux conséquences de ces actes. Des conséquences qui commencent à être dures pour lui. En effet, la famille propriétaire du bâtiment qui abritait sa clinique lui a demandé de libérer le local. Une décision qui fait suite à sa décision de prier en langue N’ko.

« Depuis que j’ai occupé ce local, il n’y a pas eu de problème entre la famille et moi. Mais, depuis cette histoire, ils ont eu peur et ils m’ont dit de quitter le local, parce qu’ils ont appris qu’il y a des gens qui veulent venir détruire le local. Je les ai suppliés en leur disant que leur local ne sera pas détruit, mais les enfants sont venus après, ils m’ont dit de quitter. Moi aussi j’ai vidé le local et je leur ai rendu la clef », témoigne Nanfo Diaby.

Interrogé sur cette situation, un membre de la famille concernée a indiqué qu’au-delà des menaces de destruction du local, certains membres de la famille résidant à l’étranger souhaitaient eux-mêmes que l’imam controversé libère leur bâtiment pour ne pas, disent-ils, qu’il ne salisse leur image.

En plus d’avoir été chassé du local qu’il occupait, Nanfo Ismaël Diaby se dit également menacé de mort. Et, il dit avoir porté plainte contre un imam qui aurait appelé les citoyens à le lyncher. « Le vendredi qui a précédé ma convocation par les autorités religieuses à la grande mosquée, beaucoup d’imams ont fait leurs sermons à mon sujet. Parmi tous ces sermons, c’est dans celui du deuxième imam du quartier Sogbè, Elhadj Mamadou Condé, où il y a eu des propos disproportionnés. Il a dit devant les fidèles musulmans réunis dans la mosquée que si c’était au Niger, j’allais être tué, que d’ailleurs je mérite de mourir pour ce que j’ai fait. Donc j’ai porté plainte contre lui à la gendarmerie pour menace de mort », souligne-t-il.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Accord FNDC-N’zérékoré et autorités locales : sortie de crise ou opération duperie ?

20 juin 2019 à 13 01 14 06146

Après plus d’une semaine de tensions ayant conduit à un mort, des blessés, de nombreuses interpellations et des pillages de commerces, une solution de sortie de crise a été trouvée entre les autorités de N’zérékoré et les opposants à un troisième mandat, emmenés par l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Mais, qui sort réellement gagnant de cette situation ?

Rappelons tout d’abord que cette crise qu’a vécu la capitale de la Guinée forestière est partie d’une réunion au cours de laquelle, le préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, a annoncé l’interdiction des activités du Front National pour la Défense de la Constitution sur toute l’étendue de la préfecture. Elhadj Sory Sanoh avait, alors, instruit tous les sous-préfets d’arrêter et de mettre à la disposition de la justice, toute personne qui se présenterait dans leur localité comme étant un membre du FNDC, sans un ordre de mission signé de lui-même.

En réponse à cette décision jugée « antidémocratique et liberticide », les responsables de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution ont appelé les citoyens de N’zérékoré à une marche pacifique le jeudi, 13 juin 2019. Malgré l’interdiction de la manifestation par la mairie, plusieurs personnes, opposées à un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont descendues dans les rues de la ville. La répression de cette marche pacifique par les forces de l’ordre a causé la mort d’une personne et fait plusieurs blessés, 44 interpellations et des boutiques pillées et saccagées.

Face aux menaces qui pesaient contre eux suite à cette situation, les responsables locaux du FNDC ont dû vivre en cachette pendant plusieurs jours. C’est ainsi que l’ancien maire de N’zérékoré, Cécé Loua, a engagé une médiation entre eux et les autorités locales (Gouverneur, préfet, maire). Après avoir rencontré séparément les deux camps, le médiateur est parvenu à les réunir autour d’une même table au gouvernorat de N’zérékoré pour discuter d’une solution de sortie de crise.

A l’issue des négociations, les parties prenantes sont convenues de ce qui suit.

« Suspension de toute manifestation politique de tout bord dans les lieux public à N’zérékoré jusqu’à nouvel ordre ;

L’autorité administrative renonce à son droit de poursuite judiciaire contre les membres du FNDC en faveur de la paix ;

Sollicite auprès du tribunal de première instance de N’zérékoré un procès équitable en faveur des détenus ».

Après la signature de ce protocole d’accord, les responsables du FNDC-N’zérékoré ne vivent plus en cachette et ils ne sont plus menacés d’arrestations ou de quoi que ce soit. Mais, c’est pratiquement tout ce qu’ils ont gagné, en plus bien sûr de l’implication des autorités communautaires et religieuses de N’zérékoré dans la recherche d’une solution de sortie de crise (c’était là une des leurs revendications en allant à ces négociations). Et puis, la signature de ce protocole a, peut-être, dû peser dans la décision du tribunal de N’zérékoré rendue ce matin à l’issue du procès des personnes interpellées lors de la manifestation appelée par le FNDC le 13 juin dernier.

La juridiction a relaxé une partie des prévenus pour délit non constitué et condamné d’autres à des peines assorties de sursis. Ce qui permet aux 44 personnes concernées de recouvrer leur liberté après une semaine de détention. Mais, il faut dire que la principale revendication du FNDC et qui est d’ailleurs à la base de toute cette situation, n’a pas été pris en compte dans cette sortie de crise. Il s’agit du libre exercice des activités de la structure (installation d’antennes, réunions, meetings, sensibilisation des citoyens, et tout ce qu’il faut dans son combat contre l’adoption du projet de nouvelle constitution, dont le but est d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé) dans toute la région.

A l’analyse de cette situation, on pourrait se dire que les activistes anti-troisième mandat emmenés par le FNDC-N’zérékoré sortent perdants de ce bras de fer avec les autorités locales. Parce que ces dernières ont obtenu exactement ce qu’elles cherchaient, qui n’est autre que l’interdiction des activités du Front National pour la Défense de la Constitution dans la région. Que vaudra l’antenne du FNDC à N’zérékoré si elle ne peut pas mener des activités sur le terrain ? Il est bien vrai que l’interdiction de manifester touche aussi bien les pros que les anti-troisième mandat ou nouvelle constitution (il ne s’agit là en réalité que d’un jeu de mots qui veut dire la même chose).

Il ne faut pas oublier cependant que le pouvoir n’a nullement besoin de manifestations de rue pour faire passer son projet. La plupart des ministres sont déjà sur le terrain actuellement pour mener une campagne à peine déguisée dans ce sens. Ils vont, officiellement, pour procéder à des poses de premières pierres de la construction d’infrastructures d’utilité publique, mais qui ne sont en réalité que de meetings de campagne en faveur d’une nouvelle constitution. Les populations de N’zérékoré le savent très bien puisque le ministre Papa Koly Kourouma, à la tête d’une délégation, est en tournée depuis plusieurs jours dans la région.

En réussissant donc à arrêter l’élan entamé par le FNDC-N’zérékoré et qui commençait à faire de l’écho au sein des populations de la région, les autorités de N’zérékoré peuvent pousser un soupir. Car désormais, la voie est libre pour eux, afin de mener tranquillement et sans beaucoup de bruit, leur campagne en faveur d’un référendum constitutionnel qui permettra au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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N’zérékoré : les 44 opposants au 3ème mandat « libérés »

20 juin 2019 à 13 01 09 06096

Au lendemain d’un accord de sortie de crise entre les autorités locales et les opposants au 3ème mandat pour Alpha Condé, la sentence du juge Ibrahima Daman, du tribunal de N’zérékoré était très attendue dans la capitale de la Guinée forestière et dans les milieux politiques et sociaux de la Guinée.

Selon l’envoyé spécial de Guineematin.com qui était dans la salle d’audience, cette sentence contenait quatre différentes peines, revenant toutes à une « libération » des 44 personnes qui avaient été arrêtées la semaine dernière pour avoir manifester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne en vue de rester au pouvoir à vie.

Le premier groupe a été relaxé « pour délité non constitué », le deuxième a été condamné à trois mois avec sursis et 500 000 GNF d’amende, le troisième groupe à quatre mois avec sursis et 500 000 GNF d’amende et le quatrième groupe à six mois avec sursis et 500 000 GNF d’amende.

Ainsi, tous les 44 opposants au changement de la constitution vont rentrer à la maison, même si les peines diffèrent.

A suivre !

Siba Guilavogui était au TPI de N’zérékoré pour Guineematin.com

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Lélouma sans candidat au bac : l’échec qui nous interpelle !

20 juin 2019 à 10 10 45 06456
Ibrahima Diallo, ressortissant de Herico-Lelouma, ancien Président de l’AJEPH-HERICO

Nous sommes en 2019, dans la préfecture de Lélouma. Ici, aussi sorcier que cela puisse paraître, les résultats du baccalauréat sont déjà connus avant même les épreuves des examens. Incroyable mais vrai ! La préfecture ne présentera aucun candidat au baccalauréat de cette année. Un triste autre record après celui qui classe la même préfecture première ville guinéenne pourvoyeuse d’immigrés vers l’Europe et ailleurs. Cette publicité-là, on aurait pu s’en passer. D’autant qu’elle vient s’ajouter à d’autres réalités qui, elles non plus, n’honorent pas le développement de la localité.

Les ressortissants de Lélouma viennent à peine ‘’curieusement’’ d’apprendre la nouvelle à travers les médias et les réseaux sociaux. Aucun candidat, toutes options confondues, par manque d’enseignement, dit-on. Les ressortissants originaires de cette ville d’un peu plus de 150 000 âmes en sont à la fois indignés et choqués.

Mais au-delà des condamnations simplistes et éphémères qui inondent les réseaux sociaux, il faut avoir le courage de situer les raisons de cet échec et admettre que les responsables sont diverses et partagées. Il faut le dire tout net, il y a des responsables qui ont failli à leurs missions. En premier, le député uninominal, le ‘’Jeune maire’’ de la commune urbaine, les associations des parents d’élèves, les autorités préfectorales de l’éducation et le syndicat. A tout ce beau monde, on peut bien ajouter la société civile de la préfecture, les associations des ressortissants, les leaders d’opinions et activistes originaires de Lélouma. Tous, autant qu’ils sont, ont failli. Ils doivent répondre et présenter leurs excuses.

Autrement, comment se fait-il que c’est seulement à quelques semaines du baccalauréat qu’on apprenne que Lélouma n’a pas d’enseignants, alors que la rentrée scolaire a eu lieu en septembre 2018 ? Bien sûr, on ne peut pas dédouaner l’État dans son rôle régalien d’assurer le service public et garantir l’accès à l’éducation de qualité pour tous sur chaque parcelle du territoire national, mais quelque part, nous ressortissants de Lélouma, avons aussi manqué de réaction, d’anticipation, d’alerte et de responsabilité.

L’échec de l’Etat est déjà connu et visible. On manque de tout. Au point que même une photocopieuse est un luxe pour les résidents. A notre époque, c’est une humiliation pour toute une génération qui a accepté que cela arrive en son temps. Qu’allons-nous dire à nos frères et sœurs victimes de notre inaction ? Pourtant, nous sommes prompts à mobiliser les ressortissants pour des propagandes politiques. Réunir des fonds pour des activités moins utiles pour la communauté locale. Organiser par-ci et célébrer par-là, c’est notre marque de fabrique. Mais nous ne consentons pas autant d’efforts pour réunir, informer et sensibiliser les ressortissants autour de l’essentiel, l’EDUCATION. On est opposant opposé à tout, même à nous-mêmes. Où est donc notre responsabilité, notre implication, notre amour pour cette préfecture ? Peut-on manquer de sens d’initiative jusqu’à ce point ? Bon Dieu !

Bien entendu, on peut comprendre la pénurie d’infrastructures et même le manque d’enseignants qui ne datent pas de cette année. A la dimension de nos secteurs, villages, districts et sous-préfectures, ces problèmes peuvent être à la limite acceptables, pour qui connait ce pays. Mais que toute une préfecture en soit affectée à ce point-là, c’est la totale. C’est le comble de l’inaction des Ressortissants.

Et pourtant, Lélouma c’est aussi la préfecture dont sont originaires plusieurs opérateurs économiques, de cadres et fonctionnaires au niveau national et à l’étranger. Lélouma, c’est encore la préfecture des anciens ministres de la République, Feu Amadou Allain Lélouma Diallo et de Bailo Teliwel Diallo qui ont eu à gérer l’éducation nationale et l’enseignement supérieur. Avec tous ses ressortissants dans leur diversité professionnelle, la préfecture mérite mieux que ce qui lui est servie jusqu’ici. C’est pourquoi, il est impératif d’initier les grandes assises des ressortissants pour tirer les leçons de nos échecs à tous les niveaux et à tous. Notre RESPONSABILITÉ D’ABORD. Je ne critique personne, je constate, je m’alarme et ça m’indigne. Arrêtons un peu et agissons vite et bien. L’heure est grave !

Ibrahima Diallo

Ressortissant de Herico-Lélouma

Ancien Président de l’AJEPH-HERICO

Tél. : +224 660 91 67 33

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Goléah (Kindia) : voici la vidéo du ministre de l’Energie face aux « sorciers »

20 juin 2019 à 10 10 29 06296

« Ce que je vais vous dire pour le courant électrique, c’est très simple. Si vous n’avez pas vu mais vous avez entendu que les localités comme Linsan, Tabouna, Moriady non loin de Sabouya et beaucoup d’autres villages sont électrifiés aujourd’hui par le président Alpha Condé. A Goléah ici aussi, les experts sont passés il y a de cela deux ans pour faire des études afin que Goléah ait le courant », avait indiqué le ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, le lundi dernier, 17 juin 2019, à Goléah, dans la préfecture de Kindia.

Voulant sans doute détendre l’atmosphère, le ministre Sylla s’est adressé à ses cousins à plaisanterie auxquels il a demandé d’arrêter la sorcellerie pour laisser le courant électrique entrer dans le village. « Il faut dire à N’gan Sirayé et Bassokhona d’accepter, à leur tour, l’électrification de Goléah. Car, la lumière du courant et l’autre que vous connaissez (celle des sorciers, ndlr), ne peuvent pas briller à la fois. Les deux ne peuvent jamais émettre une lumière au même endroit. Donc, dites-leur de céder un peu », a lancé le ministre Taliby Sylla.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la vidéo de cette déclaration :

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Immigration clandestine et recrutement dans l’Armée : « j’ai donné une avance de 4 950 euros et 2 600 000 GNF »

20 juin 2019 à 10 10 07 06076
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Quatre mille neuf cent cinquante euros et deux millions six cent mille francs guinéens, c’est la somme totale que madame Oumou Dramé a donné comme avance à Mohamed Tounkara. La mère de famille avait la certitude que ce monsieur qui dit travailler à l’aéroport de Conakry pourra faire voyager ses deux enfants et faire intégrer trois autres dans l’armée guinéenne, à l’occasion du dernier recrutement… Finalement, il n’y a pas eu de voyage, ni de recrutement dans l’armée et l’argent n’a pas été restitué.

Madame Oumou Dramé a alors porté plainte contre Mohamed Tounkara et le procès a commencé hier, mercredi 19 juin 2019 au tribunal correctionnel de Mafanco. A la barre, le prévenu n’a pas tergiversé, il a naturellement reconnu les faits qui lui sont reprochés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est d’abord la plaignante, Oumou Dramé, qui a comparu devant le tribunal pour livrer sa version des faits. Elle dit avoir donné un montant de 3000 euros comme avance à Mohamed Tounkara, afin que ce dernier fasse voyager ses deux enfants en France. Elle lui a ensuite donné d’autres montants pour qu’il l’aide à faire intégrer d’autres enfants dans l’armée. Mais, tous ces projets n’ont pas abouti et elle n’a pas récupéré son argent.

« Mohamed Tounkara m’a dit qu’il travaille à l’aéroport, et qu’il a la capacité et le pouvoir de m’aider à faire voyager mes deux enfants en France. Il m’a demandé dans un premier temps 3 000 euros comme avance. Je lui ai remis ce montant. Un mois après, rien n’a évolué. Comme j’ai commencé à douter, j’ai réclamé l’argent. Mais, il m’a dit que la procédure est en cours. Ensuite, il m’a aussitôt fait savoir qu’il est en train de recruter des jeunes dans l’armée. Là aussi, il m’a demandé 1 800 euros et 1 600 000 francs guinéens pour enrôler 3 jeunes dans l’armée. En plus de cela, je lui ai remis 150 euros et un million de francs guinéens. Mais, dans tout ça, il n’y a pas eu gain de cause. Aujourd’hui, je n’arrive pas à récupérer mon argent. Aucun de mes enfants n’a pu voyager et personne n’a pu intégrer l’armée », a expliqué le plaignante.

A la question de savoir pourquoi elle n’a pas cherché à vérifier si exactement Mohamed Tounkara travaillait à l’aéroport de Conakry, elle répond. « Je portais confiance en lui. Il prétendait vouloir se marier avec une de mes filles. Donc, je portais beaucoup confiance en lui », a-t-elle dit au juge, Aboubacar Maféring Camara.

Après les explications de la partie civile, le tribunal a appelé le prévenu à la barre. Et, Mohamed Tounkara reconnu avoir reçu l’argent des mains de la dame sans pouvoir remplir sa part du contrat.

« C’est vrai, elle m’a remis tous ces montants pour que je puisse l’aider à enrôler dans l’armée 3 de ses enfants et faire faire voyager deux autres en Europe. Mais, je n’ai pas pu. J’avais un ami à l’aéroport de Conakry, c’est ce dernier qui faisait voyager les gens à l’étranger. Donc, j’ai pris ce montant dans le but de les faire voyager ; mais, le projet a échoué et je ne sais pas pourquoi », a-t-il laissé entendre.

Finalement, le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 03 juillet prochain pour les plaidoiries et réquisitions.

A noter que Mohamed Tounkara est détenu à la maison centrale de Conakry depuis le 18 octobre 2018, soit un mois après avoir reçu l’argent de la plaignante.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Procès des opposants au 3ème mandat : Me Béa charge le Procureur, le Préfet et le Gouverneur

20 juin 2019 à 0 12 49 06496

« C’est monsieur le procureur qui est à la base de tout ce qui est arrivé à N’Zérékoré. Il a manqué de faire son travail, il n’a pas pris sa responsabilité. Vous étiez ici, à N’Zérékoré, le gouverneur et le préfet sont sortis pour tenir une réunion en disant qu’ils vont traquer un groupe de guinéens jusqu’à leur dernier retranchement. Est-ce que vous avez arrêté le gouverneur et le préfet ? Ce sont ces deux autorités qui ont tenu des discours de violence, de haine et de discrimination. Vous êtes là pour la quiétude sociale, vous devez prendre votre responsabilité. Pourquoi vous avez peur de traiter tous les Guinéens sur le même pied d’égalité ? »

Après les débats dans le procès des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés à un 3ème mandat du président Alpha Condé, arrêtés à N’Zérékoré lors de la manifestation des 13 et 14 juin 2019, les plaidoiries et réquisitions ont faites hier, mercredi 19 juin 2019, au tribunal correctionnel de N’Zérékoré. Le ministère public, qui a requis un an d’emprisonnement contre les prévenus, a été lourdement chargé par maitre Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Ils sont quarante-quatre (44) personnes à avoir été arrêtées et poursuivies avec des charges comme « infractions de détention illicite d’armes légères de calibre 12, participation délictueuse à attroupement, tentative de vol et de trouble à l’ordre à l’ordre public, violences et menaces ». A l’entame du procès, les sept dossiers inscrits au rôle ont été réunis en un seul à la demande des avocats de la défense, mais aussi du ministère public.

Après une journée entièrement consacrée à ce procès, le ministère public, représenté par Sidiki Keita, a demandé au tribunal correctionnel de N’Zérékoré de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité, en les condamnant à un an d’emprisonnement, assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens.

« Les prévenus qui sont devant vous sont poursuivis dans différentes procédures. Au nombre de sept dossiers, nous nous sommes convenus que ces dossiers soient réunis en un seul. Ces quarante-quatre personnes sont poursuivies pour des faits divers : vol et destruction, détention illicite d’armes légères de calibre 12, etc. Ils ont été entendus par votre tribunal ; mais, ils ont nié systématiquement les faits qui leur sont reprochés. Ils déclarent tous être isolement arrêtés et nient toute participation à une manifestation. Que Dieu nous préserve de ces manifestations qui déragent tout le monde. Monsieur le président, je vous demande de relaxer purement et simplement Damany Condé qui est sourd-muet. Pour les autres qui sont classés au niveau de sept catégories, je vous demande de les retenir dans les liens de la culpabilité, en les condamnant à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens », a requis le procureur Sidiki Keita.

De leur côté, les avocats des prévenus, au nombre de quatre, ont plaidé non coupables et ont demandé la relaxe pure et simple de leurs clients. Maitre Salifou Béavogui qui a été applaudi par le public lors de sa plaidoirie, s’en est sévèrement pris au procureur qui, selon lui, est l’auteur des troubles survenus à N’Zérékoré.

« C’est monsieur le procureur qui est à la base de tout ce qui est arrivé à N’Zérékoré. Il a manqué de faire son travail, il n’a pas pris sa responsabilité. Vous étiez ici, à N’Zérékoré, le gouverneur et le préfet sont sortis pour tenir une réunion en disant qu’ils vont traquer un groupe de guinéens jusqu’à leur dernier retranchement. Est-ce que vous avez arrêté le gouverneur et le préfet ? Ce sont ces deux autorités qui ont tenu des discours de violence, de haine et de discrimination. Vous êtes là pour la quiétude sociale, vous devez prendre votre responsabilité. Pourquoi vous avez peur de traiter tous les Guinéens sur le même pied d’égalité ? Ceux qui devaient être sur le box des accusés ne sont pas ceux qui sont là. C’est des innocents sans défense qui sont en train d’être jugés ; et ; pourtant, les vrais coupables sont connus de tous. Ces sept dossiers comportent des fausses accusations ; et, ce procès, nous l’avons déjà gagné d’avance. Parce que le procureur n’a pas pu apporter des preuves individuelles. Toutes les quarante-quatre personnes ont plaidé non coupables, ils ont été arrêtés parce qu’ils sont opposés à un troisième mandat. Conformément aux dispositions de l’article 744 du code de procédure pénale, monsieur le président, je vous demande de relaxer purement et simplement les prévenus. Monsieur le président, n’ayez pas peur de libérer ces innocents, votre fonction n’est pas menacée parce que vous êtes protégé par le conseil supérieur de la magistrature. Vous ne serez pas démis de vos fonctions, ne pensez que si vous allez libérer ces gens-là, vous serez révoqué. Prenez l’exemple sur le juge de Kindia, je lui avais dit de ne pas condamner des innocents ; mais, vous savez ce qui s’est passé après. Donc, je suis sûr que vous allez prendre une décision responsable en libérant ces innocents qui sont devant vous », a-t-il plaidé.

« C’est monsieur le procureur qui est à la base de tout ce qui est arrivé à N’Zérékoré. Il a manqué de faire son travail, il n’a pas pris sa responsabilité. Vous étiez ici à N’Zérékoré, le gouverneur et le préfet sont sortis pour tenir une réunion en disant qu’ils vont traquer un groupe de guinéens jusqu’à leur dernier retranchement. Est-ce que vous avez arrêté le gouverneur et le préfet ? Ce sont ces deux autorités qui ont tenu des discours de violence, de haine et de discrimination. Vous êtes là pour la quiétude sociale, vous devez prendre votre responsabilité. Pourquoi vous avez peur de traiter tous les guinéens sur le même pied d’égalité ? Ceux qui devaient être sur le box des accusés ne sont pas ceux qui sont là. C’est des innocents sans défense qui sont en train d’être jugés ; et ; pourtant, les vrais coupables sont connus de tous. Ces sept dossiers comportent des fausses accusations ; et, ce procès, nous l’avons déjà gagné d’avance. Parce que le procureur n’a pas pu apporter des preuves individuelles. Toutes les quarante-quatre personnes ont plaidé non coupables, ils ont été arrêtés parce qu’ils sont opposés à un troisième mandat. Conformément aux dispositions de l’article 744 du code de procédure pénale, monsieur le président, je vous demande de relaxer purement et simplement les prévenus. Monsieur le président, n’ayez pas peur de libérer ces innocents, votre fonction n’est pas menacée parce que vous êtes protégé par le conseil supérieur de la magistrature. Vous ne serez pas démis de vos fonctions, ne pensez que si vous allez libérer ces gens-là, vous serez révoqué. Prenez l’exemple sur le juge de Kindia, je lui avais dit de ne pas condamner des innocents ; mais, vous savez ce qui s’est passé après. Donc, je suis sûr que vous allez prendre une décision responsable en libérant ces innocents qui sont devant vous », a-t-il plaidé.

Finalement, le juge Ibrahima Daman a renvoyé l’affaire à aujourd’hui, jeudi 20 juin 2019, pour décision être rendue.

A suivre !

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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