Paris-Lisbonne: Le ministre Mouctar Diallo en Europe pour une campagne déguisée en faveur de la nouvelle constitution

22 juin 2019 à 21 09 46 06466
Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Accompagné du Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, Monsieur Baldé Macka, le ministre guinéen de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, par ailleurs leader des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Mouctar Diallo en l’occurrence, séjourne en Europe depuis le vendredi 20 juin 2019, à l’effet de participer à des rencontres internationales et procéder à des prises de contacts de haut niveau, dont le leitmotiv est, dit-il, de mettre en exergue « les actions salvatrices réalisées par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, durant ses deux premiers mandats », tout en faisant la promotion de la nouvelle constitution. A constaté sur place Guineematin via son correspondant en Europe.

D’entrée, le ministre guinéen de la Jeunesse, Mouctar Diallo, à ouvert son agenda très chargé à travers sa remarquable participation au Forum des Diasporas Africaines organisé, le 21 juin 2019, en banlieue parisienne, en France.

Prenant la parole, le ministre Mouctar Diallo s’est d’abord longuement réjoui de l’harmonie existant entre les différentes communautés africaines d’Europe et d’ailleurs, avant de préciser que 《les diasporas africaines constituent le socle du développement du continent africain》.

Manifestement ému par l’intérêt qu’a accordé l’auditoire à sa brillante intervention, le ministre guinéen de la Jeunesse en a profité pour décrire les voies, moyens et mécanismes à explorer pour imprimer une implication plus accrue, efficace et efficiente des diasporas africaines dans le processus de développement accéléré du continent africain.

Après Paris, la capitale française, le ministre Mouctar Diallo s’est envolé à destination de Lisbonne au Portugal où il participe activement à la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse, depuis ce samedi 22 juin 2019.

Se révélant très expert dans l’identification et la mise en place de projets en faveur de la promotion de la jeunesse et de la création d’emplois pour les jeunes, Mouctar Diallo a remarquablement séduit le Président la République portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa, et bien d’autres hautes personnalités qui l’ont vivement ovationné.

Ce fut l’occasion pour le ministre guinéen de la Jeunesse de mettre en lumière toutes 《les actions menées par le Président Alpha Condé, durant ses deux quinquenats, en faveur de la jeunesse africaine de Guinée》.

Approché par le correspondant de Guineematin, le ministre Mouctar Diallo précise: 《 Je suis en Europe pour participer à plusieurs rencontres internationales, mais aussi et surtout prendre des contacts avec une kyrielle de personnalités européennes et du monde diplomatique, afin d’expliquer aux uns et aux autres les gigantesques actions du Professeur Alpha Condé qui ont permis l’ouverture de la Guinée au monde entier et sa progression vers un pays émergent. Je ne me priverais pas non plus de cette opportunité pour attirer l’attention de mes différents interlocuteurs de la communauté guinéenne sur la nécessité d’une nouvelle constitution pour la Guinée et les Guinéens》.

A préciser qu’en marge de la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et des Sports, se tiendra à Lisbonne, un forum entre lesdits ministres et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), portant sur la thématique suivante :《Les politiques publiques de jeunesse dans l’espace francophone pour une coordination inclusive》.

Par Mandian SIDIBE, Correspondant de Guineematin.com en Europe

Lire

CAN 2019 : Guineematin soutient le Syli national de Guinée

22 juin 2019 à 20 08 02 06026

Dans la soirée de ce samedi, 22 juin, deuxième journée de la CAN Egypte 2019, l’équipe nationale de Guinée fera son entrée à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique d’Afrique des Nations de Football. Le syli national de Guinée sera opposé aux Zèbres de Madagascar, à partir de 20 heures TU.

Toute l’équipe de Guineematin.com se mobilise pour soutenir notre onze national (vidéo)

Lire

Labé : les contractuels de l’éducation dénoncent des « manœuvres » du ministre Mory Sangaré (vidéo)

22 juin 2019 à 19 07 43 06436

Les contractuels de l’éducation en service à Labé ont manifesté le jeudi dernier, 20 juin 2019, dans les rues de la commune urbaine où les manifestants ont rallié l’Inspection Régionale de l’Education dans le but de réclamer pour la nième fois leur intégration sans concours à la fonction publique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Reportage: Idrissa Sampiring Diallo

Lire

Cellou Dalein prophétise : « Alpha Condé partira dans le déshonneur »

22 juin 2019 à 19 07 19 06196

La volonté affichée par les partisans du président Alpha Condé de chercher à maintenir leur champion au pouvoir au delà de 2020 ne cesse d’alimenter la chronique. Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, a regretté cette posture ce samedi 22 juin 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti. Le chef de file de l’opposition s’est longuement penché sur ce qu’il appelle le mauvais bilan d’Alpha Condé qui devrait plutôt le préoccuper, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la foule des grands jours qui a pris part à cette rencontre politique dans un siège de l’UFDG chauffé à blanc par les nombreux artistes et autres communicants de l’UFDG. C’est dans cette ambiance torride que Cellou Dalein a pris la parole pour dénoncer les difficultés dans lesquelles vivent les guinéens. « Au terme de ses mandats constitutionnels, Alpha Condé se devait d’organiser des élections libres et transparentes et participer ainsi à l’instauration d’une vraie démocratie dans notre pays, et partir dignement. Mais vous savez, il ne peut pas le faire. Vous savez pourquoi ? C’est le hakké (le péché, ndlr). Aujourd’hui, beaucoup de ménages n’arrivent pas à manger, alors que lui (Alpha Condé, ndlr) et son clan sont entrain d’accumuler des fortunes immenses tirées des ressources publiques. Il aurait dû le faire, atténuer, réduire les préjudices qu’il a causés à notre peuple », a dit Cellou Dalein Diallo.

Cette triste réalité, soutient-il, aurait dû servir de leçons à Alpha Condé pour passer la main à la fin de son mandat. « Combien de guinéens ont été tués arbitrairement sans avoir doit à la justice ? Je ne pense pas seulement à ceux qui sont morts lors de nos manifestations pacifiques. Je pense aux sages de Zogota, à une heure du matin, assassiné dans leur district, dans leur sous-préfecture. Ils n’ont pas eu droit à la justice. Je pense à ces milliers de jeunes qui ont été arrêtés, jugés et condamnés arbitrairement alors qu’ils exerçaient un droit constitutionnel. Je pense aux nombreux ménages qui n’arrivent pas aujourd’hui à assurer même un repas par jour. Je pense aux nombreux jeunes sans emploi qui ont fait l’effort parfois d’étudier, d’obtenir des diplômes sans aucune perspective. Je pense à ces jeunes qui meurent dans le désert et dans la Méditerranée à la recherche du bien être et de la liberté dont ils sont privés dans leur propre pays. Je pense à tous ceux qui sont victimes de l’arbitraire et de l’injustice de ce régime. Ce hakké va empêcher Alpa Condé de faire ce qu’il a aujourd’hui envie de faire », pense le chef de file de l’opposition.

Pour Cellou Dalein Diallo, le président guinéen « aurait pu se réconcilier avec l’Histoire, en disant, je me suis emparé de ce pouvoir que je ne méritais pas, j’ai mal géré le pays, j’ai divisé les guinéens, j’ai instauré le tribalisme et l’ethnocentrisme. Maintenant que j’ai assouvi mon besoin de pouvoir, je veux organiser des élections libres et transparentes et respecter le choix des guinéens. S’il le faisait, on aurait, pourquoi pas, dans le cadre d’une politique de réconciliation crédible, à lui accorder le statut d’ancien chef d’Etat et éviter de faire une chasse aux sorcières, parce qu’une chasse aux sorcières est contreproductive par rapport à notre objectif de réconciliation. Mais, le hakké ne le laissera pas faire ça, il y en a trop ».

En outre, le président de l’UFDG soutient que malgré tout, Alpha Condé ne fera rien de tout ça, malgré le danger que représente le projet de nouvelle Constitution. « Il va essayer de forcer, de violer la Constitution, de commettre le parjure pour qu’on exige son départ. Et il partira dans le déshonneur. Alors qu’il avait toutes les chances de partir dans l’honneur, malgré les préjudices causés à la démocratie, à l’Etat de Droit, aux droits humains… »

Pour finir, Cellou Dalein Diallo a conseillé les militants de son parti à ne pas s’en prendre aux biens publics et privés même si le courant les lâche en plein match de la Coupe d’Afrique des Nations de football. Il a réitéré le même conseil pour ce qui est des prochaines manifestations du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution).

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

La Guinée à la CAN 2019 : l’UFR fait accompagner le Syli de ses bénédictions

22 juin 2019 à 19 07 00 06006

A l’image des autres partis politiques, l’UFR a évoqué la participation de la Guinée à la CAN 2019 lors de son assemblée générale de ce samedi, 22 juin qui correspond à l’entrée en lice du Syli national dans la compétition. La formation politique a exprimé son soutien à l’équipe guinéenne et formulé des bénédictions pour sa réussite, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Hadja Aïssata Daffé, députée et membre du bureau politique national de l’UFR

« Aujourd’hui c’est un jour spécial à Conakry. Hier c’était l’ouverture de la CAN et aujourd’hui le Syli national va faire sa première sortie. Tout le monde est derrière le Syli national. Nous leur souhaitons bonne chance et on espère qu’ils vont gagner ce soir et gagner tous leurs matchs jusqu’à ce qu’ils nous ramènent la coupe ici en Guinée. Donc, toutes les bénédictions de l’UFR et de son président les accompagnent », a déclaré Hadja Aïssata Daffé, députée et membre du bureau politique national du parti.

Par ailleurs, les responsables ont évoqué encore une fois la question d’un changement de constitution qui suscite du bruit dans notre pays. Mohamed Tall, directeur de cabinet de Sidya Touré, a indiqué que même les membres du gouverneur qui sont en train de promouvoir la nouvelle constitution n’ont pas vu le texte et ne savent rien de son contenu. « Aujourd’hui, le gouvernement a décidé de défendre et soutenir l’idée de l’adoption d’une nouvelle constitution. Mais, le gouvernement n’a pas vu ce projet là pour le moment. Donc, on parle de quelque chose qui n’existe pas et que personne n’a vu.

Nous, on est conscients que toute cette agitation ne vise qu’un seul objectif : c’est de permettre au président Alpha Condé de se représenter à nouveau. Mais, ceux qui veulent défendre quelque chose que personne n’a vu, qu’ils disent alors pourquoi veulent-ils défendre ça. Il faut qu’ils aient le courage de défendre leur opinion. Le gouvernement défend quoi concrètement ? C’est assez surprenant comme démarche. A mon avis, c’est un manque de respect pour les Guinéens et un manque de courage de la part du gouvernement d’assumer clairement sa position », a dénoncé l’ancien ministre de l’Elevage.

A ceux qui mettent en avant les imperfections de l’actuelle constitution pour justifier l’adoption d’une nouvelle constitution, l’ancien ministre de l’Elevage répond que ce n’est pas cette loi fondamentale qui est la cause de nos malheurs. « Et, je vous rappelle que cette constitution qui est actuellement en vigueur, n’a pas été tellement respectée depuis 9 ans. Donc, ce n’est pas le fond du problème. Aujourd’hui, on aurait aimé entendre le président dire voilà ce que j’ai fait en 9 ans et voilà ce que je n’ai pas pu faire pour telle ou telle raisons.

Je vous remercie de m’avoir renouvelé votre confiance, je m’engage à transmettre le pouvoir conformément à ce que la constitution prévoit en 2020. C’est ce qu’on aurait aimé entendre. Et non pas une pollution de l’atmosphère sur une question que personne ne cerne actuellement », a-t-il dit.

Il accuse la CENI de s’inscrire dans la même logique que le pouvoir en accompagnant le président Alpha Condé dans son projet de troisième mandat. Ce qui passe, selon lui, par le tripatouillage du fichier électoral pour permettre au RPG Arc-en-ciel d’avoir les 2/3 à l’Assemblée nationale. Ce qui lui permettrait d’adopter la nouvelle constitution au Parlement sans avoir besoin de passer par un référendum.

« C’est pour cela que nous alertons dès à présent et nous expliquons aux Guinéens que ce qui se passe à la CENI n’est rien d’autre qu’une voie autre que la voie référendaire pour aboutir à la nouvelle constitution », a laissé entendre Mohamed Tall.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Fièvre de la CAN 2019 : un écran géant au siège de l’UPR

22 juin 2019 à 18 06 33 06336
image d’archive

Les responsables et les militants de l’UPR pourront suivre ensemble les matchs de la Guinée à la CAN 2019. Le président du parti a installé un écran géant à son siège à cet effet. L’annonce a été faite au cours de l’assemblée générale de la formation politique, ce samedi 22 juin 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre hebdomadaire de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a été consacrée en grande partie à la participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations qui a démarré hier en Egypte. Bah Beyla, secrétaire permanent de l’UPR, a annoncé la mise en place d’un écran géant au siège du parti pour permettre à ses militants de regarder tous les matchs du Syli national.

« Il y a un écran géant et un groupe électrogène affrétés par notre Président. Ces outils sont mis à la disposition de la jeunesse vous permettre de suivre tous les matchs de la CAN, du début à la fin. Nous souhaitons sincèrement que la victoire revienne à la Guinée et que notre équipe nationale arrache le trophée continental », a dit le responsable de l’UPR.

En plus de la participation du Syli à la CAN 2019, les responsables du parti de Bah Ousmane ont informé leurs militants des activités de la formation politique au cours de la semaine écoulée. Selon Bah Beyla, ces activités ont porté sur le programme à établir pour la remobilisation des militants.

« Au Bureau exécutif national de l’UPR, nous avons demandé à tous les ressortissants des différentes préfectures du pays de nous déposer leurs listes. Le parti envisage d’envoyer dans tout le pays des délégations pour remobiliser les militants et revoir les structures de l’UPR », a-t-il indiqué.

A noter que cette assemblée générale de l’UPR a été présidée par Hadja Hassanatou Barry, membre du Bureau exécutif national de l’UPR et épouse de feu Dr Aliou V Diallo.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Début de la Guinée à la CAN 2019 : Faranah entre enthousiasme et confiance

22 juin 2019 à 17 05 52 06526

A quelques heures de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, une ambiance festive règne ce samedi, 22 juin 2019 à Faranah. Plusieurs jeunes, aux couleurs de la Guinée, circulent à travers la ville avec des engins jouant de la musique dédiée au Syli national. Les supporters affichent pleine confiance et certains se prêtent même à un jeu de pronostic, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Décryptage !

Lanciné Keïta, enseignant
Lanciné Keïta souhaite une victoire du Syli national de Guinée

Lanciné Keïta, enseignant : aujourd’hui, c’est une journée de joie dans la mesure où l’équipe nationale, le Syli de Guinée, va affronter la formation malgache en Egypte, c’est la Guinée qui doit se mobiliser fortement pour la défense du tricolore guinéen. Alors, le 11 national, qu’il soit rassuré que le peuple de Guinée en général, et la jeunesse en particulier, l’accompagne et le soutient inconditionnellement pour aller jusqu’au bout c’est à dire la victoire finale. Donc, j’invite tout le peuple de Guinée à se mobiliser derrière le Syli qui est un bien commun pour notre République, pour une victoire éclatante.

Par rapport aux défaites lors des matchs amicaux, cela ne me décourage pas parce que le recul du mouton n’annonce pas la fin du combat, et pour mieux sauter, il faut d’abord reculer. C’est ce recul que notre Syli a fait, vous allez voir les preuves palpables à travers les différentes prestations au cours de cette Coupe d’Afrique des Nations. Je parie que le Syli va gagner sur le score de 2-1 face à la formation malgache.

Madame Aïcha Keita
Madame Aïcha Keita parie sur une victoire du Syli national de Guinée sur un score de 4 à 0

Aïcha Keïta : je suis très enthousiaste par rapport à l’entrée en lice de la Guinée. Je suis derrière notre équipe nationale et je porte lui porte entièrement confiance. Même si on n’a raté nos matchs de préparation, je pense que cela n’aura pas d’impact négatif sur notre prestation à la CAN. Je pense que le staff technique et les joueurs vont tirer les leçons de ces défaites pour aller dans cette compétition. Contre Madagascar, je pronostique un score de 4-0 pour la Guinée.

Sékou Condé

Sékou Condé : on est heureux ici à Faranah parce que le Syli national joue aujourd’hui et nous pensons que notre équipe va gagner par 2-0 et qu’on ira très loin dans cette compétition. C’est vrai qu’on a perdu nos matchs amicaux, mais rappelez-vous que la France avait raté ses maths de préparation de la dernière coupe du monde mais elle a remporté la coupe. Donc moi je garde l’espoir et j’accorde une grande confiance à notre onze national.

L’étudiant, Mohamed Sékou Soumah cite Naby Keitaant Déco, François Kamano et Sory Kaba comme étant les 3 buteurs de ce soir

Mohamed Sékou Soumah, étudiant : nous sommes sortis ce matin parce que c’est notre nation qui joue, notre 11 national. Nos ancêtres ont beaucoup défendu le tricolore rouge jaune vert, donc étant un citoyen patriote de ce pays, je dois manifester ma joie pour quelqu’un qui défend ma nation. C’est ma manière de contribuer à la réussite de cette équipe à la CAN 2019. Pour notre premier match, je parie qu’on va gagner par 3-0 (un but de Sory Kaba, un but de François Kamano et un but de Naby Keïta Déco.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

Lire

CAN 2019 : ambiance électrique à Kankan avant le match du Syli contre Madagascar

22 juin 2019 à 17 05 26 06266

La pression monte dans la capitale de la Haute Guinée à quelques heures du match Syli National/Madagascar, comptant pour la Coupe d’Afrique des Nations de football. Les supporters sont en transe, les carrefours sont inondés de jeunes dans un concert de klaxons, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout comme à Conakry, l’atmosphère est électrique à Kankan ce samedi, 22 juin 2019. Les inconditionnels du Syli National sont dans la ferveur de la rencontre qui oppose le 11 national à son homologue de Madagascar ce samedi à 20 h GMT. Depuis le matin, tous les grands axes ont été pris d’assaut par les milliers de supporteurs acquis à la cause du Syli National. Sifflets, ronronnement de motos et véhicules, trompettes, tout y est pour rendre la fête belle.

Demba Camara

Rencontré dans les rues de Kankan, Aboubacar Demba Camara, fervent supporteur du Syli, dit que la ville de Kankan est à 100 % derrière l’équipe nationale « A Kankan, c’est 100%, on supporte le Syli. Nous voulons la victoire et moi j’espère 2 buts à zéro. En tous cas nous, nous sommes motivés à Kankan ici, nous soutenons le Syli jusqu’au bout et nous espérons que cette année, la coupe sera pour nous. Je pense que le milieu et la défense de l’équipe fonctionnent bien. Le problème, c’est au niveau de l’attaque. Mais, au niveau de la défense également, Ernest Seka est nul, le coach doit revoir son cas », conseille-t-il.

Rencontrée à l’Université de Kankan, Mariétou Camara souhaite une victoire du Syli national

Partout dans la ville, le rouge-jaune-vert a pris le dessus sur les autres couleurs. Personne ne veut se faire conter l’événement. Pour Mariétou Camara, rencontrée au campus universitaire, habillée en rouge-jaune-vert, « notre fierté aujourd’hui, c’est de supporter le Syli national. Nous souhaitons qu’ils gagnent, je suis fière d’être guinéenne moi. Kankan est motivé, beaucoup de personne sont motivées, moi même qui suis arrêtée comme ça, je ne vais pas m’assoir aujourd’hui, je pense qu’on va gagner 2 buts à zéro ».

Sékou Sylla

Cette ambiance électrique dans la ville de Kankan, l’une des plus grandes agglomérations du pays, fait craindre des risques d’accident de la circulation. C’est pourquoi, Sékou Sylla appelle à chacun la retenue. « C’est ma première fois d’assister à une CAN à l’intérieur du pays. J’aimerais dire aux citoyens de Kankan de se comporter très bien. Bien sûr que nous sommes là pour supporter notre équipe, mais il ne faudrait pas que ça se passe de façon violente. Donc, les gens doivent rester dans leur assiette et supporter calmement », conseille monsieur Sylla.

Il faut signaler qu’avec l’absence d’un dispositif sécuritaire, des débordements sont à craindre, surtout si le Syli national s’imposait ce soir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Participation de la Guinée à la CAN 2019 : ce que le RPG demande aux Guinéens

22 juin 2019 à 17 05 07 06076

Actualité oblige, l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 22 juin 2019 a été consacrée à la participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le parti au pouvoir a apporté son soutien au Syli national et lancé un appel à l’endroit de tous les Guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pas de discours autour du projet de nouvelle constitution ou des réalisations du président de la République ce samedi, 22 juin 2019 au siège du RPG Arc-en-ciel. Aujourd’hui, il a été question de football et surtout de la participation de la Guinée à la CAN Egypte 2019. M’Bany Sangaré, le secrétaire général de la jeunesse du parti au pouvoir et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs, a exprimé le soutien de son camp à l’équipe nationale avant d’inviter l’ensemble des Guinéens à en faire autant.

« Aujourd’hui est un jour de fête parce que le Syli national, les champions de Guinée en football doivent jouer aujourd’hui contre un pays frère d’Afrique, le Madagascar. Mais nous, Rassemblement du Peuple de Guinée Arc-en-ciel, nous sommes à l’écoute de la population, à l’écoute des masses populaires. La volonté du peuple de Guinée aujourd’hui, c’est comment est-ce que notre équipe peut nous apporter la Coupe d’Afrique des Nations en République de Guinée. C’est le souci des sages, c’est le souci des religieux, le souci des femmes, le souci des cadres, de toute Guinée entière.

C’est pourquoi, en tant que dirigeants du RPG Arc-en-ciel, nous apportons notre soutien, notre solidarité nationale tout d’abord à l’encadrement de notre équipe, au ministère des Sports et de la Culture, à la Fédération Guinéenne de football, à l’encadrement technique, à l’entraîneur lui-même et à l’équipe dans son ensemble. Qu’ils sachent que le peuple de Guinée, le RPG Arc-en-ciel est derrière eux, prie pour eux, les accompagne. (…)

La direction nationale du RPG Arc-en-ciel demande à la population guinéenne, aux imams, aux hommes de l’archevêché de continuer à prier pour que nos jeunes joueurs guinéens reviennent avec la victoire et la coupe en main, pour honorer le président de la République, pour honorer le gouvernement et honorer le peuple tout en entier », a lancé le responsable du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Guinée-Madagascar : confiance pleine chez les citoyens de N’zérékoré

22 juin 2019 à 16 04 14 06146

Comme partout en Guinée, la ville de N’zérékoré vit dans l’euphorie de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Ce samedi, 22 juin, jour de l’entrée en lice de la Guinée dans cette compétition, l’ambiance est de taille dans la capitale de la Guinée forestière. Malgré les échecs consécutifs de l’équipe nationale lors des matchs de préparation, les citoyens de N’zérékoré restent confiants. La plupart des citoyens misent sur une victoire du Syli national face à l’équipe de Madagascar.

Faya Solo Tolno, étudiant diplômé et conducteur de moto taxi
Faya Solo Tolno

Faya Solo Tolno, étudiant diplômé et conducteur de moto taxi : ce matin, je suis dans une joie immense. Parce que mon équipe, ma nation, mon pays participe à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Sur ce, je suis très content de supporter ma meilleure équipe que j’ai tant aimée qui est le Syli national de Guinée. Je sais qu’avec l’espoir, le Syli national fera une surprise lors de cette compétition. En tant que supporter, je pronostique que le Syli gagnera par un score de 2 buts à zéro face à Madagascar.

Abass Keita, commerçant
Abass Keita

Abass Keita, commerçant : nous sommes heureux de voir notre équipe nationale participer à la CAN 2019 en Egypte. C’est un plaisir, c’est une joie pour nous et on lui souhaite beaucoup de chance pour qu’elle avance. Je fais un pronostic de 2 buts à zéro en faveur de la Guinée.

Hélène Camara
Hélène Camara

Hélène Camara : en tant que guinéenne, je suis très contente parce que c’est ma nation qui joue aujourd’hui. Quelle que soit la difficulté, on va toujours supporter. Mon souhait, c’est de voir le Syli national remporter la coupe. Pour ce premier match, je veux que nos joueurs marquent autant que possible jusqu’à plus de 10 buts à zéro.

Moussa Fofana, cambiste
Moussa Fofana

Moussa Fofana, cambiste : je souhaite la victoire à notre équipe. Je dors et je me réveille avec le sentiment que le Syli va faire 3 buts à zéro et je m’attends à ça. Aujourd’hui, c’est la grande joie. Je souhaite aussi que tous les Guinéens, tous et toutes se mettent derrière le onze national qui veut honorer notre pays qui est la Guinée. Une équipe qui a fait les éliminatoires sans défaite, il faut avoir confiance en elle. Cette année, j’attends de voir la coupe en Guinée.

Propos recueillis par Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.cm

Tel : 620 21 39N 77 / 662 73 05 31

Lire

Débuts de la Guinée à la CAN 2019 et manque d’électricité : des manifestations à plusieurs endroits de Conakry

22 juin 2019 à 13 01 02 06026

L’étau se resserre autour de l’EDG, la société chargée de la distribution du courant électrique et des autorités guinéennes en général avec le début de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Au lendemain de l’ouverture de cette compétition qui correspond à l’entrée en lice du Syli national, des manifestations sont signalées à plusieurs endroits de Conakry, ce samedi, 22 juin 2019.

Plusieurs habitants de la capitale guinéenne sont descendus dans la rue pour dénoncer le manque de courant dans leur quartier, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est à 20 heures GMT que la Guinée fera ses débuts dans la CAN de football Egypte 2019. Depuis ce samedi matin, la capitale guinéenne dans l’euphorie de ce match. Partout, on voit des gadgets aux couleurs de la Guinée, on entend également des coups de sifflets et de la musique dédiée à l’équipe nationale de football. Mais, ce n’est pas la fête chez tout le monde. Dans plusieurs parties de Conakry, l’heure est surtout à la colère.

Colère que les citoyens ont tenu à exprimer dans la rue. A Sonfonia à Avaria (Madina) en passant par Kipé et Dabondy entre autres, des jeunes sont descendus dans la rue pour protester contre le manque de courant électrique dans leur quartier. Certains ont érigé des barricades et d’autres ont brûlé des pneus pour interpeller les autorités sur cette situation. Des affrontements ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre, venues les disperser, à certains endroits.

Mais, il faut dire que la répression des manifestations est loin d’être la solution à ce problème. Le gouvernement, à travers EDG, devrait plutôt chercher à trouver un moyen de fournir le courant aux citoyens, au moins, pendant les heures de matchs. Sinon, le problème va persister et pourrait même s’enliser et déboucher sur des conséquences que personne ne peut prévoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Réformes au sein du barreau, difficultés rencontrées : le bâtonnier Me Djibril Kouyaté à Guineematin

22 juin 2019 à 12 12 30 06306

Il y a de cela 7 mois depuis qu’un nouveau bâtonnier a été porté à la tête de l’ordre national des avocats de Guinée. Il s’agit de maître Djibril Kouyaté, qui a remplacé maître Mohamed Traoré en fin novembre dernier. L’avocat a accordé une interview à Guineematin.com, la première depuis sa prise de fonction. Me Djibril Kouyaté est revenu sur les réformes et actions qu’il a engagées à la tête du barreau de Guinée et les difficultés qu’il constate sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 7 mois exactement depuis que vous avez été porté par vos pairs à la tête du barreau de Guinée, c’était le 21 novembre 2018. Depuis, qu’est-ce que vous avez entrepris comme réformes et comme actions à la tête de l’ordre des avocats de Guinée ?

Me Djibril Kouyaté
Me Djibril Kouyaté

Me Djibril Kouyaté : les nouvelles réformes, comme vous le constatez, j’ai réussi à ce que le tableau soit imprimé. Cela faisait belle lurette que nous n’avions pas de tableau, et nous avons pu, cette année, imprimer le tableau comme la loi 014 le veut. On a pu faire aussi une bonne recette sur le plan de la cotisation. Les avocats, dans leur majorité écrasante, ont payé leurs cotisations. Ça, c’est une des réformes. Pour ce qui est du payement de la cotisation, je crois qu’on a réussi un exploit de ce côté-là.

Donc, les autres réformes, sur le plan de la coopération, j’ai ravivé nos relations avec certains barreaux comme le barreau de Paris et celui de Versailles. Je suis maintenant en rapport avec le Maroc. Et, j’ai rencontré le ministre de la justice du Maroc qui était ici en visite. Sous la recommandation de maître Cheick Sako, ancien ministre guinéen de la justice, j’ai rencontré le ministre marocain, nous avons diné deux fois. Le Maroc est prêt à nous octroyer des bourses de formation. Et, comme je l’ai dit au début de mon élection, ce qui m’intéresse de plus, c’est la formation des jeunes avocats.

Sur ce terrain, je me bats énormément. Vous savez, un avocat sans formation professionnelle, est un danger pour les clients. Parce que ce sont les règles de déontologie qui assurent la sécurité dans nos rapports avec les clients. Un avocat qui méconnaît les règles de déontologie ne peut pas avoir des rapports sereins, des rapports honnêtes avec son client. Donc je suis en train de me battre sur ce terrain. J’avais obtenu deux bourses pour la France, et je reste en contact avec l’organisme qui nous avait octroyé ces bourses. Il y a aussi deux avocats qui doivent aller en formation de juillet à Août.

Je suis aussi en négociations poussées avec le directeur du centre de formation judiciaire parce que je veux que les avocats stagiaires retournent sur les bancs. Qu’ils ne se contentent plus de rester dans les cabinets d’avocats, à aller dans les salles d’audience, demander le renvoi des affaires, faire les courses de leurs maîtres de stage. Désormais, je suis en train de me battre pour qu’ils reviennent suivre les cours normaux au centre de formation, en application du décret 037 de 2004. Donc à défaut d’avoir eu des locaux au niveau de l’université, je suis en discussions poussées avec le directeur du centre de formation.

Nous sommes en train d’élaborer un programme pédagogique, chercher aussi le financement pour permettre aux avocats stagiaires d’être formés. Aussi, je suis en discussion avec « Afrique et Droit », une association de juristes français qui a l’habitude de venir ici pour des sessions de formation. Je leur ai envoyé hier un programme pédagogique, je n’ai pas encore le rythme, mais ils se proposent de venir ici à la mi-novembre. Le barreau de Paris viendra aussi dans la 3ème semaine du mois de juillet. C’est ce qui m’a été promis lors de mon dernier voyage avec madame le bâtonnier de Paris. Nous allons discuter beaucoup de choses, mais ce qui sera au centre, c’est la formation.

Il y a aussi la CARPA (Caisse de Règlement Pécuniaire des Avocats). Là, nous sommes très en avance. Nous avons déjà une banque prête. On a toujours une réunion avec les représentants de cette banque. On va bientôt ouvrir le compte, on va créer l’association la CARPA. Ça sera vraiment une réforme parce que c’est ce qui permet de sécuriser les fonds que les avocats reçoivent des clients. Les fonds des clients seront sécurisés par la CARPA. Les fonds ne seront plus maniés par les avocats, mais ils vont directement sur le compte CARPA.

Donc, je suis sûr que si on réussit cela, ça serait une bonne chose. En même temps, le compte va produire des intérêts. Parce que jusqu’ici nous vivons que des cotisations. Mais avec les intérêts que la CARPA va produire de plus en plus, je crois que nous serons autonomes. Parce qu’on attend depuis longtemps la subvention de l’Etat, qui semble ne pas venir. Donc on ne va pas se mettre à attendre encore sans chercher des sources de revenus.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez le plus souvent dans l’exercice de vos fonctions ?

Me Djibril Kouyaté : les difficultés que je rencontre, c’est sont les mauvaises habitudes qui se sont créées dans l’exercice de la profession. Les avocats qui se sentent déjà bien installés sont très souvent très paresseux. Ils ne vont pas aux audiences, ils envoient leurs assistants. Donc, quand on vient dans les audiences, il y a une certaine anarchie. Un avocat ne peut pas venir à la barre comme ça, entrer dans un dossier par effraction. Il faut qu’on corrige ça. Les principes essentiels qui régissent la profession sont méconnus par beaucoup d’avocats. Parce qu’ils n’ont pas eu la chance d’être formés. Il y a souvent des manques à la probité, le manque de devoir de délicatesse. Le principe de confraternité n’est pas aussi très respecté. Donc, ça, c’est des problèmes qu’il faut chercher à résoudre.

Guineematin.com : on sait que les avocats se plaignaient aussi du comportement des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) qui les empêchaient souvent de rencontrer leurs clients pendant l’enquête préliminaire. Il y a même eu quelques fois des avocats qui se sont plaints ici de violences verbales et physiques à leur égard. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Me Djibril Kouyaté : entre les OPJ et nous, je ne peux dire que c’est le parfait amour. Mais depuis que je suis là, il n’y a pas eu de problème majeur entre eux et nous. Peut-être que j’ai cette chance parce que jusqu’ici il n’y a pas eu d’accrocs entre nous.

Guineematin.com : tout à l’heure, vous avez dit que la majorité écrasante des avocats ont payé leurs cotisations pour cette année. Mais, il y en quand même qui ne l’ont pas fait. Quelles sont les sanctions que le barreau peut infliger à ces derniers ?

Me Djibril Kouyaté : c’est d’abord les défendre de plaider. Cette année, j’ai eu à prendre deux arrêtés d’interdictions. Si vous remarquez, même si vous partez au tableau de la Cour d’Appel de Conakry, il y a des noms, je crois une dizaine d’avocats, qui sont interdits de plaider.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Me Djibril Kouyaté : je demande à la presse d’être à mes côtés. Je ne suis pas un avocat médiatisé, je ne dis pas que je me méfie des medias, mais je suis incapable de contrôler les médias…Je préfère poser des actes et c’est après avoir posé des actes que le constat se fait et que tout le monde sera mis au courant. Je ne fais pas des effets d’annonce, je suis très méfiant là-dessus.

Entretien réalisé par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Ibrahima Keira à Faranah : « le retard de Faranah, c’est la faute à certains de ses fils »

22 juin 2019 à 12 12 00 06006
Alpha Ibrahima Kéira, ministre de la Sécurité et de la protection civile

Le ministre de la sécurité et de la protection civile était à Faranah hier vendredi, 21 juin 2019. Alpha Ibrahima Keira était allé présider le lancement officiel des travaux de construction de certaines infrastructures, financés par l’ANAFIC. A cette occasion, le ministre a évoqué le projet de nouvelle constitution et accusé certains fils de Faranah d’empêcher le développement de la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs cadres et citoyens de Faranah se sont mobilisés au quartier Tonkolonko, dans la commune urbaine de Faranah, pour accueillir la délégation conduite par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Keira. Une délégation partie, officiellement, pour procéder à des poses de premières pierres de plusieurs infrastructures, dont les travaux sont financés par l’Etat guinéen, à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Une initiative du président Alpha Condé que le maire de la commune urbaine de Faranah, Oumar Camara, a vivement saluée.

« C’est le lieu de rendre un vibrant hommage au Pr Alpha Condé, chef de l’Etat, pour son initiative de mise en place du fonds de développement local géré par l’ANAFIC (l’Agence Nationale de Financement des Collectivités) qui est une première en République de Guinée. Grâce à cette initiative présidentielle, la commune urbaine de Faranah a bénéficié d’un financement de 2 milliards 365 millions 16 milles 7 cents 43 francs guinéens pour la réalisation de son programme annuel d’investissement (PAI) 2019, qui a inscrit 4 infrastructures d’intérêt communautaire à savoir :

La construction et l’équipement d’un centre de santé, d’un centre de tri, d’un incinérateur dans le quartier Tonkolonko ; la construction d’un centre de santé dans le district de Banian ; la construction et l’équipement d’une école de 3 salles de classe dans le quartier Faranah Koura ; l’installation d’une plateforme multi fonctionnel pour le district de Sokourala, tous dans la commune urbaine de Faranah. La réalisation de ces différentes infrastructures permettra d’améliorer le cadre de travail du personnel de santé et de l’éducation, la fourniture de l’eau potable, de lutter contre l’absentéisme, d’accroître le taux de scolarisation, de faciliter la transformation des produits agricoles et leur écoulement », a dit le maire.

Oumar Camara, maire de Faranah
Oumar Camara, maire de Faranah

Avant de finir son discours, Oumar Camara s’est prononcé favorablement au projet de changement de constitution prôné par le pouvoir, et dont l’objectif serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Vive la paix, vive la Guinée, vive le Pr Alpha Condé, vive la nouvelle constitution, vive Faranah », a lancé le maire de Faranah, issu d’une liste indépendante.

En réponse, le ministre Keira a dit avoir écouté le message de Faranah « demandant au président de la République, lui priant de présenter une nouvelle constitution au peuple de Guinée. Je vais lui dire que Faranah souhaite respectueusement vous accompagner pour la promotion d’une nouvelle constitution pour le rayonnement de la Guinée, dans l’intérêt du peuple de Guinée et au nom de la démocratie et de la liberté. Ceux qui ne voudront pas, ils voteront NON, ceux qui veulent voteront OUI, c’est cela la démocratie. Mais, personne n’empêchera le peuple de dire ce qu’il veut », a-t-il prévenu.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile a, ensuite, répondu à ceux qui disent que le président Alpha Condé n’a pas travaillé à Faranah. Lui-même fils de Faranah, Alpha Ibrahima Keira a tenu à dédouaner le chef de l’Etat, accusant certains fils de la région d’être responsable de cette situation. « Beaucoup se plaignent que certaines réalisations n’ont pas été faites à Faranah, mais laissez-moi vous faire cette confidence aussi : c’est la faute à certains fils de Faranah qui quittent ici pour aller dire des choses qui ne vont pas dans l’intérêt de Faranah. C’est à cause de ça, donc ce n’est pas Alpha Condé.

Alpha Condé est un fils de Faranah et il tient à votre amitié et aux liens historiques, politiques qui ont toujours existé. C’est un homme qui aime sa dignité, et vous savez que la dignité c’est l’harmonie entre le dire et le faire (…Le retard de Faranah, ce sont ces propres fils, ce n’est pas le gouvernement, ce n’est pas le président de la République. Le président de la République, quand il veut faire quelque chose à Faranah, il le propose. Mais, ce sont les gens de Faranah qui vont pour tous gâter au détriment de la population de Faranah. Que Dieu nous épargne de ça et que nous nous donnions la main pour avancer », a dit le ministre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Avis de baptême

22 juin 2019 à 11 11 23 06236

Monsieur Fodé Condé, webmaster, responsable technico-commercial de 4days-Group et son épouse, madame Condé Fatoumata Keïta, ont la joie de vous annoncer la naissance sous leur toit d’un garçon, le lundi 17 juin 2019. Ils remercient tous ceux qui les ont appelés, envoyé des messages et leur ont rendu visite suite à cette heureuse nouvelle.

Par la même occasion, monsieur et madame Condé vous informent que la cérémonie de baptême du bébé aura lieu demain, dimanche 23 juin, quartier Lambanyi, précisément au carrefour Kassory, dans la commune de Ratoma.

Pour d’informations, veuillez contacter le couple Condé au 628 26 30 91

Monsieur et madame Condé

Lire

Zéro candidat au BAC 2019 : le député de Lélouma exige le départ du DPE

22 juin 2019 à 9 09 34 06346
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l'éducation de Lélouma
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma

Honorable Dr Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma, demande le départ du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Souleymane Kaba qu’il trouve plus politique que pédagogue, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Ibrahima Diallo a exprimé cette exigence suite au constat selon lequel sa circonscription électorale ne présentera aucun candidat au baccalauréat unique de cette année.

Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma
Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma

« C’est un concours de circonstance qui a amené cette situation cette année. Lélouma n’a pas pu présenter de candidats au baccalauréat unique session 2019. Nous avons dix (10) sous-préfectures et une commune urbaine, pour deux (2) lycées. Il se trouve que la situation géographique de Lélouma fait que les admis au BEPC sur l’axe Lafou, Thianguel-Bori, Manda et Diountou préfèrent aller à Labé. Ceux de Hérico et Sagalé aussi vont à Labé ou Conakry où ils ont beaucoup de parents. Le lycée de Lélouma n’est pourvu en fait que par le collège Alpha Mamadou, celui de Diala et un peu d’élèves venant de Korbé où le cycle n’est souvent pas au complet. Tout comme Parawol où le cycle n’est pas au complet. Quand je prends Parawol par exemple, en 2017, il y avait 3 groupes pédagogiques. C’étaient la 8ème et la 9ème Années. Il n’y avait que 3 enseignants. Or, une seule classe a besoin au moins de 5 à 6 enseignants, parce qu’il y a 7 à 10 matières. Une classe qui n’a qu’un seul enseignant, franchement, c’est une façon de tuer l’éducation. C’est ce qui fait qu’au niveau du Lycée, il y a peu d’élèves dans la commune urbaine et à Diountou, parce que ce ne sont que les admis au niveau de ces chefs-lieux-là qui arrivent au lycée. Pour les autres sous-préfectures, les élèves vont à Labé ou ailleurs. Ceci étant, depuis un certain temps, l’admission est faible du côté de Lélouma », a expliqué le député uninominal de Lélouma.

En 2018, la préfecture de Lélouma avait 32 candidats au baccalauréat unique : 25 en Sciences Expérimentales et 7 en Sciences Sociales. Sur les 25 en Sciences Expérimentales, il n’y a eu qu’un seul admis. Par contre, sur les 7 inscrits en Sciences Sociales, 5 ont été déclarés admis.

« Ces échecs répétés ont fait que les parents d’élèves ont préféré encore orienter leurs enfants ailleurs. Depuis 4 ou 5 ans, nous sommes dans l’ordre de 13% d’admission. C’est vraiment faible par rapport au niveau national. Pourtant, dans le temps, il y avait vraiment de très bons résultats à Lélouma », a ajouté honorable Dr Ibrahima Diallo.

Des démarches menées auprès de Dr. Ibrahima Kourouma alors ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire avaient permis d’obtenir 50 enseignants sur un besoin exprimé de 175 maîtres d’écoles. Au niveau du secondaire, toute la préfecture n’avait que 40 enseignants. Soit moins de 3 enseignants par sous-préfecture.

« La plupart des matières ne sont pas dispensées. Puisqu’il s’agit d’une question d’encadrement, depuis que ce régime-là est en place il y a ce problème criard d’enseignants. Ce qui fait que cette année, à Diountou, il y a 8 personnes qui devaient faire la terminale. En majorité, ils voulaient faire les Sciences Mathématiques. Mais, il n’y avait pas un professeur de Maths. Celui qui tenait la 11ème ne pouvait pas prendre la terminale. Il n’y avait pas aussi de professeur de Biologie. Le professeur de français était malade hospitalisé. Normalement, cette année, on devait avoir 38 candidats. En raison des échecs répétés, les enfants ont préféré quitter pour aller ailleurs. Ce qui a fait qu’on ne pouvait pas avoir une terminale » a-t-il insisté.

En conclusion, le député estime que le directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma, Souleymane Kaba doit s’en aller maintenant, faute de bons résultats.

« A un moment, les gens ont même voulu organiser une marche pour demander son départ. Mais, quand tu le rencontres, il te donne des explications, tu as mêmes envie de mettre de côté tes parents et venir rester avec lui. Mais, il n’y pas de résultat. Et quand on n’a pas de résultats pendant 3 ans, 4 ans, 5 ans vraiment ça fait mal. A sa place, ce ne sont pas les gens qui allaient me demander de partir. C’est moi-même qui allais demander mon départ, parce que vraiment il n’y a pas de résultats depuis qu’il est là. Et avant lui, il y avait des résultats. Nous nous demandons pourquoi jusqu’à présent il est maintenu à Lélouma. Des journées de concertations sur l’éducation à Lélouma ont abouti à la conclusion selon laquelle le directeur préfectoral de l’éducation qui est là est beaucoup plus politique que vraiment administratif. Je pense qu’il n’a plus de raisons d’être à Lélouma » prévient Dr Ibrahima Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire