Manifestation des enseignants contractuels à Labé : ce qu’en dit le ministre Mory Sangaré

24 juin 2019 à 23 11 12 06126

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) s’est prononcé ce lundi, 24 juin 2019, sur la série de manifestations que les enseignants contractuels de Labé organisent régulièrement dans les rues de la commune urbaine pour réclamer leur intégration sans conditions à la fonction publique et le payement des primes d’encouragement à eux accordées par le gouvernement de la République pour avoir tenu les salles de classe pendant les trois mois de grève générale déclenchée par le SLECG en début d’année, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Mory Sangaré s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Foutah.« Je ne sais pas qu’est-ce qui motive ces enseignants contractuels pour parler ainsi. Je crois qu’ils devraient quand même donner la chance à leurs enfants, à leurs jeunes frères de faire ces évaluations-là. Mais, j’ai appris beaucoup de paroles au sujet de ces contractuels. Je vais vous dire une chose : au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, nous n’avons rien contre les contractuels. Au contraire, nous apparaissons aux yeux de beaucoup d’autorités comme des complices à eux.

Nous avons demandé au Ministère de la Fonction Publique de nous laisser récupérer les dossiers des enseignants contractuels qui ont travaillé avec nous pendant la période de grève afin que le recrutement soit circonscrit à leur niveau uniquement. C’est dans cette démarche que nous sommes. Alors, chaque fois que nous les écoutons nous sommes surpris des paroles qu’ils disent. Nous ne recrutons pas.

Mais, une fois recrutés par arrêté ministériel de la fonction publique, nous recevons les enseignants et par décision ministérielle nous les ventilons à l’intérieur du pays. C’est notre rôle. Mais, nous avons estimé cette fois-ci pour ne pas qu’on ouvre à d’autres personnes que celles qui nous ont aidé, de prendre leurs dossiers, et parmi eux, les meilleurs seront présentés. C’est ce qu’on est en train de faire », a expliqué le ministre Mory Sangaré.

Parlant de l’exclusion de Labé dans le payement des primes d’encouragement accordées par le gouvernement guinéen aux enseignants contractuels pour service rendu pendant la période de la grève, le chef du département a pointé un doigt accusateurs sur les autorités régionales et préfectorales de l’éducation.

« Je vais vous dire d’abord que la rue n’est pas le lieu de manifestation des enseignants de valeur comme eux. Ils doivent prendre contact avec les autorités locales pour mieux s’informer. Maintenant, par rapport à cette affaire de primes, mon cabinet a demandé à toutes les structures de l’éducation du pays de remonter par jour le monitoring, c’est-à-dire les statistiques de fréquentation et autres pendant la période de grève.

Lorsqu’on vous remonte des informations disant que : enseignants titulaires présents, 100% ; élèves, 0% ; est-ce qu’il y a eu cours dans cette zone ? Est-ce que les contractuels avaient de la place pour enseigner ? Si on dit de récompenser ceux qui ont donné des cours, est-ce que les zones comme ça peuvent être récompensées ? C’est sur cette base que les choses se sont passées », a révélé le ministre Mory Sangaré.

Poursuivant son intervention, il a apporté des éclairages sur les différentes catégories de contractuels enseignants en République de Guinée.« Il y a au moins trois (3) sortes de gens qui se font appelés contractuels. La première catégorie, c’est celle qui a déposé les dossiers et a été mise en autonomie de classe, a enseigné, évalué les élèves et signé dans les documents administratifs. C’est cette catégorie qui a bénéficié de la prime d’accompagnement.

La deuxième catégorie est constituée d’enseignants se disant contractuels et puisqu’ils ont appris que nous devons évaluer les enseignants dans leurs pratiques de classe avant leur recrutement, ils se sont mis autour de professeurs éminents ou d’enseignants éminents pour se faire la main avant l’évaluation. Ce groupe était autour des professeurs titulaires. Ils n’étaient pas des enseignants autonomes. La troisième catégorie, c’est celle qui est restée à la maison, attendant l’évaluation, a déposé les dossiers à la DPE et est restée à la maison » a-t-il précisé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Développement des PME à travers le contenu local : les acteurs concernés en conclave à Conakry

24 juin 2019 à 22 10 50 06506

Dans le souci de créer un environnement favorable au développement des PME (petites et moyennes entreprises) à travers le contenu local en Guinée, la bourse de sous-traitance et de partenariats (BSTP), en collaboration avec le ministère des mines et de la géologie, la chambre des mines, la société financière internationale (IFC) du groupe de la banque mondiale et la banque africaine de développement (BAD), a organisé ce Lundi, 24 juin 2019, un « atelier sur les standards, normes et prérequis de la sous-traitance minière ».

La démarche vise à réunir l’Etat, les sociétés minières, les entreprises locales, les institutions financières et les partenaires au développement de la Guinée dans une même salle afin d’échanger et faciliter l’accès aux opportunités des PME locales, en agissant sur le déficit de l’information, la qualification des prestations, le renforcement des capacités et l’accès au financement, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre d’échange.

Cet atelier d’une journée s’est tenu dans un réceptif hôtelier à Conakry. Il a été présidé par Abdoulaye Magassouba, le ministre guinéen des mines et de la géologie. Il a mobilisé les sociétés minières, les institutions financières et un échantillon significatif et représentatif d’entreprises locales. Son objectif est surtout de permettre aux entreprises locales de mieux appréhender les opportunités d’affaires qui existent dans le secteur des mines, mais aussi de comprendre les standards, les normes et les prérequis à atteindre pour bénéficier des contrats miniers.

Pour cette première édition, quatre secteurs à fort potentiel de sous-traitance minière ont été choisis. Il s’agit des services de construction et de vente de matériaux de construction ; les services logistiques, distribution et transport ; les services professionnels et les services de restauration et fourniture de denrées alimentaires.

Pour le directeur général de la BSTP, Ibrahima ABE Diallo, les résultats de cette journée vont orienter et influencer les différentes stratégies qui seront mise en œuvre par la bourse pour renforcer les capacités des entreprises locales et accroitre le nombre d’entreprises qualifiées en Guinée.

« Lors de cette importante journée, les sociétés minières, partenaires de cette activité, expliqueront aux entreprises locales en détails les standards, normes et prérequis pour obtenir des contrats, mais aussi les défis à relever par les PME pour améliorer leurs compétitivités. Les différents types d’appels d’offres seront passés en revue ainsi que les différents critères de sélection… Je profite d’ailleurs de cette occasion pour solliciter d’avantage l’engagement des sociétés minières, partenaires au développement et toutes les institutions soutenant la mise à niveau des PME dans l’exécution du plan d’action qui sortira de cet atelier…

Aux entreprises locales, cet atelier est non seulement l’occasion pour vous d’échanger avec les sociétés minières et institutions financières, mais c’est aussi l’occasion de s’auto mesurer et mettre en place des plans de renforcement de capacités en interne qui vous permettront d’être plus compétitives », a indiqué Ibrahima ABE Diallo, tout en précisant que dans sa dimension stratégique, cet atelier est une occasion de discuter des défis d’accès au financement.

Des études réalisées sur le contenu local par les cabinets KAISER et DAI (sous l’égide du ministère des mines et de la géologie), ont mis en évidence la propension des sociétés minières à travailler avec les entreprises locales. Cependant, ces études révèlent aussi les préoccupations des sociétés minières face à l’aptitude des PME locales à répondre valablement aux exigences desdites sociétés. Mais, assure Malick N’Diaye, le président de la chambre des mines, la Guinée et ses partenaires disposent désormais d’un outil (la BSTP) qui permettra de disposer des informations au niveau de chaque entreprise locale.

« La mise en place de la bourse de sous-traitance et de partenariats de manière inclusive concrétise la vision commune que partagent la chambre des mines, le gouvernement, le secteur minier et les partenaires au développement. Cette bourse permet de contrôler le manque d’information qui existait, tout en offrant un outil qui facilite la mise en œuvre de notre stratégie de contenu local, basée sur le partenariat entre les entreprises locales. Au-delà, elle nous permet d’avoir accès à des entreprises formées, qualifiées et prêtes à répondre aux critères et standards internationaux.

Avant la création de la BSTP, nous n’avions pas un outil pour mesurer la performance de l’utilisation des entreprises locales… Maintenant, nous avons un outil qui nous permettra d’une part de disposer des informations au niveau de chaque entreprise, mais surtout de mettre en lumière les défis auxquels font face les entreprises locales, afin que tous ensemble nous puissions travailler à améliorer l’accès des PME aux marchés des entreprises minières », a expliqué Malick N’Diaye.

Abondant dans le même sens, le représentant résidant de la société financière internationale (IFC), Saramory Kampo, soutient que la BSTP est une opportunité de coordination unique entre le secteur privé, les pouvoirs publics et l’économie locale ; avec à la clé la possibilité de décupler les gains au profit de l’intérêt général. « Il est ainsi important pour les entreprises locales qui travaillent avec les industries extractives de développer des compétences qui leur permettront de bénéficier des opportunités disponibles sur le marché », a dit Saramory Kampo.

Avec la BSTP, poursuit le représentant résidant de l’IFC, « les compagnies minières et autres multinationales pourront dorénavant accroitre les impacts directs et indirects de leurs investissements sur l’économie guinéenne en général et sur les communautés locales en particulier ».

Au nom du gouvernement guinéen, Abdoulaye Magassouba, le ministre des mines et de la géologie, a remercié les PME « pour leur forte mobilisation » et les sociétés minières « pour leur forte implication dans la préparation et la tenue de cet atelier ».

Abdoulaye Magassouba a ensuite indiqué que le présent atelier s’inscrit dans le cadre global de la politique de développement portée depuis 2011 par le président Alpha Condé, pour l’amélioration des conditions de vie des guinéens.

« Dans le cadre des réformes engagées dans le secteur minier, l’objectif a été d’attirer plus d’investissements, notamment l’investissement direct étranger. Mais, au-delà de cet investissement direct étranger, le souci fondamental du chef de l’Etat a été que de façon ultime, cet investissement puisse bénéficier à l’ensemble des populations guinéennes et en particulier les acteurs directement impliqués dans le développement du secteur minier. C’est pourquoi, en plus des dispositions du code minier garantissant la promotion du contenu local, il a été adopté une lettre de politique de promotion du contenu local au niveau national mais aussi au niveau du secteur des mines…

C’est pourquoi, le gouvernement, à travers le ministère des mines, a engagé une étude pour identifier les freins au contenu local dans le secteur minier. Et, parmi les freins identifiés, nous pouvons citer entre autres : l’accès au financement, les problèmes de capacité au niveau des PME et bien sûr la question de la transparence dans l’octroi des marchés… C’est pourquoi, l’initiative a été prise par la BSTP d’organiser cet atelier. Il s’agit pour les société minières d’expliquer clairement les exigences pour accéder aux marchés qu’elles rendent disponibles.

Il s’agit aussi pour les entreprises locales de pouvoir s’informer d’abord, ensuite identifier par cette information leurs insuffisances ; et, ensemble que tous les acteurs puissent convenir d’un plan d’action pour l’amélioration des capacités pour combler les gaps identifiés… Les sociétés doivent avoir leurs standards en place, mais s’assurer du rôle qu’elles vont jouer afin que les entreprises locales accèdent facilement au marchés, sans bien sûr altérer les bases commerciales de leurs opérations…

Cet atelier ne se mesurera pas à la fin de la journée d’aujourd’hui, mais il se mesurera au fil des mois à venir par le nombre d’entreprises locales ayant accédées à des opportunités, par le volume des affaires que ces entreprises ont eu accès », a dit le ministre des mines et de la géologie.

A noter que la BSTP est une plateforme créée pour faciliter l’accès aux informations sur les appels d’offres émis par les compagnies minières et les offres de renforcement de capacité ; faciliter l’accès aux financements ; encourager et faciliter la création de partenariats et offrir la possibilité aux fournisseurs locaux de mieux présenter et vendre leurs produits et services aux compagnies minières.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Procès d’opposants à un 3ème mandat pour Alpha Condé : « le procureur va nous trouver sur son chemin »

24 juin 2019 à 19 07 46 06466

Deux semaines après leur arrestation, deux opposants au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé devaient comparaître ce lundi, 24 juin 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco, à Conakry. Oumar Bella Baldé et Ousmane Akam Sacko doivent répondre des faits de trouble à l’ordre public. Mais, pour des raisons administratives, leur procès n’a pu s’ouvrir alors qu’il était attendu avec impatience par les voix discordantes au projet d’un mandat supplémentaire pour Alpha Condé, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Oumar Bella Baldé et Ousmane Akam Sacko devront encore patienter avant de s’expliquer à la barre du triubunal de Mafanco. Ces deux compagnons d’infortune ont été mis aux arrêts au quartier Yimbaya, dans la commune de Matoto, lors du lancement officiel du mouvement Amoulanfé (qui signifie ça ne marchera pas !) le dimanche 9 juin 2019. Ce jour, des opposants au 3ème mandat ont été agressés par des agents dans l’enceinte de la Maison des Associations et ONG de Guinée, avant que ces deux ne soient embarqués de force.

Mais pour des raisons administratives liées à la gestion des dossiers, le procès n’a pas pu se tenir à Mafanco ce lundi. Il a été renvoyé au 1er juillet prochain.

Après le renvoi du dossier par la présidente, madame Djénabou Donghol Diallo, l’un des avocats de la défense, maître Alsény Aissata Diallo, en a expliqué les raisons. « Les raisons du report sont purement administratives, liées à la gestion des dossiers du tribunal. Madame la présidente du tribunal a décidé ce que le dossier soit renvoyé à huitaine. A cet effet, monsieur le procureur a repris la citation, il nous a donné l’original pour signifier à nos clients, appelés à comparaitre le 1er juillet 2019 », a-t-il expliqué.

Selon l’avocat, les deux activistes de la société civile sont poursuis pour trouble à l’ordre public. Pourtant, rappelle-t-il, « mes clients ont été interpellés dans la Maison des Association et des ONG. Or, notre Constitution reconnaît le droit d’association, le droit de réunion, le droit de cortège. Mais, je pense que le jour j, le procureur va nous trouver sur son chemin. Parce que c’est à lui de nous apporter les preuves qui démontrent que nos clients ont troublé l’ordre public ».

D’ailleurs, souligne l’avocat, ce sont les membres de cette association qui devraient porter plainte contre les forces de l’ordre pour violation de domicile. Il n’exclut pas qu’une autre procédure soit engagée contre les agents de la police.

Présent sur les lieux, le prévenu Ousmane Akam Sacko, qui comparait libre, a expliqué les circonstances de son arrestation. « Les forces de l’ordre sont venues dans 4 pick-up. Ils nous ont fait monter dans leurs véhicules. Ils nous ont conduits à la CMIS numéro 20 de la Tannerie. Ensuite, ils nous ont déshabillés et mis en prison. Trente minutes après, ils nous ont transférés à la CMIS numéro un de la Camayenne où on a passé la nuit. Après là-bas, ils nous ont envoyés à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). C’est après la DPJ qu’ils nous ont envoyés au Tribunal de

Première Instance de Mafanco où ils nous ont accordés une liberté provisoire. Mais, à ma connaissance, on n’a pas troublé l’ordre public, car la réunion se tenait dans un domicilie privé », a-t-il raconté.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Conakry : 500 jeunes diplômés à l’école de l’insertion socioprofessionnelle

24 juin 2019 à 19 07 24 06246

Dans le cadre de la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, l’agence de communication Zénith a lancé son projet intitulé Semaine Nationale de la Formation. Cette activité, dont c’est la première édition, sponsorisée par Cellcom Guinée, a été lancée ce lundi, 24 juin 2019, à la Bluezone de Kaloum. On notait la présence de plusieurs cadres du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et ceux du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Fodé Touré, coordinateur du projet, la Semaine Nationale de Formation est une initiative qui promeut l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, ouverte à toutes les institutions de d’enseignement supérieur du pays. Elle touchera 500 jeunes diplômés, des aspirants-entrepreneurs et des chercheurs d’emplois.

A en croire les responsables du projet, 500 étudiants sortants de l’année 2019 sont visés par cette formation, pour faciliter leur insertion socioprofessionnelle et de façon spécifique, à doter les participants de connaissances pratiques sollicitées sur le marché d’emploi, à créer des cadres d’échanges entre employeurs et chercheurs d’emplois, favoriser la création d’opportunités pour les jeunes détenteurs de projets et à booster la question de l’employabilité des jeunes guinéens.

Pour Fodé Touré, « nous sommes partis du fait qu’il y a en Guinée des milliers de jeunes qui sortent des universités et qui malheureusement peinent à avoir leur premier emploi. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas une adéquation entre ce qu’on enseigne dans les institutions et ce qu’on cherche sur le marché d’emploi. Mais, c’est une manière pour nous de faciliter l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, leur montrer les méthodes de la recherche d’emploi ».

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientique, qui a présidé la cérémonie, a prodigué de nombreux conseils aux jeunes pour qu’ils puissent tirer leur épingle du jeu dans un contexte compliqué. « Il faut que les jeunes changent de mentalité. C’est à partir de là qu’ils vont réaliser beaucoup de choses, notamment la recherche de l’emploi, puisque tout n’est pas donné. Il faut que chacun fournisse un peu d’efforts. Et si on n’a pas d’emploi aussi, on peut en créer. Mais, cela dépend aussi de la persévérance, des bonnes idées, des initiatives et de l’esprit d’équipe. Je voulais profiter de cette occasion pour dire aux jeunes qu’il existe beaucoup d’emplois en Guinée », a déclaré Abdoulaye Yéro Baldé.

Par ailleurs, le ministre est revenu sur ce qui est entrepris par le gouvernement pour une adéquation entre la formation et le marché de l’emploi. « Je vais aussi dire que le rôle de l’État est de faire en sorte que la formation que nous donnons aux jeunes dans les institutions d’enseignement supérieur réponde aux besoins du marché d’emploi. C’est pourquoi, au niveau du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, nous avons commencé à professionnaliser certaines filières de formation telles que le Transport et la Logistique.

Nous l’avons mis en commun avec les entreprises en place, dans le domaine des Banques et Finances, dans le domaine des Technologies à l’Institut Technique de Mamou, l’implication des miniers à l’école des Mines de Boké, pour qu’en fin de parcours, l’étudiant soit mieux outillé et ait des opportunités avec les entreprises, mais aussi qu’il se mette en tête qu’il faut créer sa propre entreprise. Et c’est pour cela, nous allons mettre en place, dans certaines universités, des business-slaves. Nous allons mettre en place une unité d’assemblage de tablettes et des ordinateurs à l’Institut supérieur technique de Mamou », a laissé entendre monsieur Baldé.

De son côté, Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet du ministère de la Jeunesse dira que « la problématique de l’employabilité de la couche juvénile est une préoccupation du gouvernement et de ses partenaires au développement. Ainsi, le ministère de la Jeunesse, en tant que chargé de la politique du gouvernement dans la promotion de l’employabilité des jeunes, soutient indéniablement cette activité qui vise à faire correspondre les qualifications acquises, aux qualifications requises en vue d’un meilleur positionnement de la jeunesse sur le marché de l’emploi. Dans le parcours d’intégration que le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes définit dans sa stratégie, nous accordons une importance capitale tant au savoir être civique des citoyens qu’au savoir faire technique et professionnel ».

La société de téléphonie Cellcom Guinée, sponsor du projet, par la voix du chargé des médias et relations publiques, a donné les raisons qui l’ont amené à accompagner cette initiative. Pour Mamadou Baïlo Danso, « Cellcom n’est pas la seule société en Guinée, mais Cellcom est une société qui évolue dans le cadre de la culture et des sports.

Donc, aujourd’hui pour nous, venir participer à activité organisée par Zénith, c’est un plaisir pour nous parce que nous contribuons à la formation de 500 jeunes. La formation se passe dans deux zones différentes: à la Bluezone de Kaloum et à celle de Dixinn. Donc pour nous, c’est un apport à la jeunesse, c’est une contribution. C’est une fierté pour Cellcom d’accompagner les différents projets de la jeunesse, quelque soit leurs formes ».

A noter que les 500 jeunes concernés, 200 aspirants-entrepreneurs et 300 chercheurs d’emplois, seront formés dans les modules suivants : Création et Développement d’une entreprise, Gestion Commerciale et Marketing Digital pour les aspirants-entrepreneurs ; Technique de Recherche d’Emploi, Marketing Digital et Gestion Commerciale pour les chercheurs d’emplois.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Fria : les femmes donnent un ultimatum de 24 heures au préfet, Gnalen Condé

24 juin 2019 à 18 06 50 06506

Les femmes de la ville d’alumine de Fria qui demandent, depuis plusieurs semaines, le départ de madame le préfet, Hadja Gnalen Condé, n’ont toujours baissé les armes. S’impatientant du retard d’une réaction concrète de la part du locataire de Sékhoutouréya par rapport à leur requête, malgré les interventions des ressortissants de Fria à Conakry, du gouverneur de la région administrative de Boké et de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, les femmes ont décidé de se bouger à nouveau

Elles ont désigné une représentante par quartier pour aller rencontrer le doyen des sages (Sôtikemo) ce lundi, 24 juin 2019, à son domicile, situé au quartier Katroun 1, dans la commune urbaine. Au cours de cette rencontre, elles ont donné un ultimatum de 24 heures à leur préfet pour qu’elle quitte la ville, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

D’entrée, madame Fatoumata Binta, la porte-parole des revendicatrices a décliné l’objet de leur visite : « nous sommes venues vous rencontrer pour savoir où en sommes-nous par rapport à la situation qui nous oppose à Gnalen Condé. Le Gouverneur de Boké était venu nous dissuader en nous demandant d’arrêter, il nous a promis de transmettre notre requête et revenir avec la réponse. Nous n’avons rien vu. Les ressortissants de Sombory à Conakry, accompagnés de l’inspecteur régional des affaires des affaires religieuses, Elhadj Wakil Yattara, sont venus nous supplier, on a accepté.

Mais, aucune action concrète n’est encore faite depuis lors. Alors, nous sommes venues vous dire que si désormais nous sortons contre cette femme, que personne ne se mette entre nous. Nous sommes fatiguées de la voir avec cette arrogance. Elle nous a dit avoir été envoyée à Fria par un éléphant, que ce n’est pas des lézards qui pourront la chasser. Laissez-nous avec elle pour qu’on sache qui est qui ! », a-t-elle déclaré devant Sôtikemo, au nom de toutes les femmes présentes.

En réponse, le doyen des sages de Fria, Elhadj Sita Condé, entouré de plusieurs autres sages et le premier vice maire de la ville, a dit avoir écouté avec attention le message des femmes. Il leur a demandé toutefois, de lui donner du temps de joindre le gouvernorat de Boké et les ressortissants de Conakry, afin de recueillir leur compte-rendu par rapport à leur promesse. Ce qui a été accepté par les femmes.

Joints au téléphone sur place, les autorités de Boké et les ressortissants ont demandé une doléance de 24 heures pour donner une réponse. Les femmes ont accepté cette doléance, mais passé ce délai, elles promettent qu’elles ne vont plus rien entendre jusqu’au départ de Gnalen Condé. « Demain à 10 heures, nous viendrons vous demander le résultat. Si rien n’est fait, nous allons chasser Gnalen Condé de Fria ou bien on nous tue toutes », a martelé une dame, connue sous le sobriquet « Dérangée ». C’est avec cette convention que les femmes et le Sôtikemo se sont quittés.

Elhadj Sita Condé, doyen des sages de Fria

En attendant, Elhadj Sita Condé profite du micro de Guineematin.com pour lancer un appel à madame le préfet et à toutes les personnes impliquées dans ce conflit. « Je demande à tous ceux qui veulent la paix à Fria de faire beaucoup attention à leurs propos. Ils tiennent certains propos qui enveniment la situation à Fria.

Et nous disons à madame le préfet de s’abstenir de prendre part à certaines manifestations et d’éviter certains endroits de la ville. Nous demandons aux soutiens de madame le préfet et elle-même de s’abstenir de certains propos agressifs. Nous voulons la paix à Fria, et pour qu’il y ait paix, il faut que chacun souffle de la fraicheur », a prêché le sage.

A suivre !

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel : 622 671 242

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Télimélé : des travaux de construction d’un poste de santé lancés à Niabély

24 juin 2019 à 18 06 11 06116

La répartition du revenu national se fait de plus en plus sentir dans les communautés à la base en Guinée. C’est dans cette dynamique qu’a eu lieu la pose de la première pierre pour la construction d’un poste de santé dans le district de Niabély, relevant de la commune urbaine de Télimélé. La cérémonie, initiée par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), a eu lieu le samedi, 22 juin 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Niabély, dans la commune urbaine de Télimélé, aura bientôt un poste de santé. Grâce à un financement de l’ANAFIC, cette infrastructure sera réalisée dans quatre (4) mois, selon le délai contractuel. Le poste de santé en question devra comporter un logement du chef de poste, une salle de tri, un incinérateur, un forage, une clôture grillagée de deux cent (200) mètres linéaires et le reboisement de la cours, pour un montant totale de 657 millions de francs guinéens.

La cérémonie a eu lieu en présence du directeur national de la marine marchande, Cellou Garaya Diallo, des autorités préfectorales et communales et des citoyens massivement mobilisés pour la circonstance.

Dans son discours, le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a exprimé toute sa joie de voir ce rêve de longue date devenir une réalité. « Quelle joie et quelle gaieté lorsque le citoyen lambda se sent concerné et intéressé par la répartition du revenu national à travers la réalisation des actions communautaires telles que :

Soins de santé primaire, forages, écoles, pistes rurales, ouvrages de franchissement, bas-fonds aménagés, qui touchent directement son village. Ce poste de santé en est une illustration car Niabély, de par son enclavement, a toutes les difficultés à évacuer ses malades vers les centres hospitaliers et qui par fois perdent leur vie en cours de route », a dit le maire.

Pour sa part, le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a vanté les mérites de cette initiative avant de faire un clin d’œil aux bénéficiaires. « Citoyens de Niabely, le professeur Alpha Condé m’a envoyé à Télimélé pour sécher vos larmes, et pour se faire, vous devez me soutenir et soutenir les actions gouvernementales. Nous devons tous œuvrer pour le développement de Télimélé, et pour y arriver, il faut être avec celui qui détient les moyens et qui a la charge de les partager », a dit monsieur Diallo.

Devant une foule en liesse, Cellou Garaya Diallo, directeur national de la marine marchande, en langue du terroir, a exhorté les citoyens à éviter toute sorte de manipulation tendant à les diviser. « Populations de Télimélé, la politique n’est pas la religion. N’acceptons pas qu’on nous divise, regardons ce qui nous est bénéfique.

Aujourd’hui, nous parvenons à vous aider parce que le professeur Alpha Condé nous a confiés des responsabilités. Sinon, nous ne pouvions rien faire pour vous. L’affaire de Constitution, est-ce que ça vaut le coup de nous bagarrer ou de nous insulter? Le jour du référendum chacun est libre partir voter le Oui ou le Non », a-t-il lancé.

Il faut noter que le district de Sokoliba, dans la commune urbaine, a aussi bénéficié de la part de l’ANAFIC la construction et l’équipement d’une école primaire de trois salles de classes avec une direction, un magasin, deux blocs de latrines, un logement du directeur, un forage et le reboisement de la cours dans la localité de Guémé, pour la somme de 518 millions 597 mille francs guinéens pour un délai d’exécution de quatre (4) mois.

Après la commune urbaine, la délégation s’est rendue dans la CR de Santou, située à 42 Km du chef lieu de la préfecture, pour y procéder à la pose de la première pierre de la construction d’ouvrages de franchissement.

Au même moment, se jouait la finale du tournoi de football doté du trophée Professeur Alpha Condé. Une finale qui a qui vu la victoire de Péguety Santou face à Parâdji.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Décès du maire de Ratoma : témoignages émouvants de ses connaissances et collaborateurs

24 juin 2019 à 17 05 33 06336

Le décès brutal de Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, suite à une crise cardiaque ce lundi, 24 juin 2019, aux environs de 4h 30, a plongé ses proches collaborateurs, amis et connaissances dans une grande tristesse. Depuis l’annonce de cette nouvelle, le domicile mortuaire, sis à Hamdallaye, ne désemplit pas. De Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, à Elhadj Ibrahima Bangoura de l’UFR, en passant par d’autres personnalités, les témoignages se sont multipliés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris d’assaut le domicile de feu Souleymane Taran Diallo dans la matinée de ce lundi. Tout ce beau monde était là pour partager la douleur de la famille et témoigner de ce qu’ils ont retenu de l’homme.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller communal et secrétaire administratif de la fédération UFDG de Ratoma : « j’étais plus qu’un proche collaborateur du maire. Aujourd’hui, je suis plus que peiné, j’ai toute une difficulté à sortir les mots. Monsieur Taran m’a appelé hier dimanche à 6 heures 40’, parce qu’on avait un rendez-vous pour la journée. Je l’ai trouvé chez lui ici à 8 heures et à pareille heure, on était déjà sur le terrain. Et hier, on a passé toute la journée ensemble, nous nous sommes séparés chez lui ici, à 15 heures.

Et à 17 heures, il m’appelle pour autre chose. On se donne donc rendez-vous aujourd’hui. Imaginez donc, on avait ce rendez-vous aujourd’hui.  On m’appelle aujourd’hui à 4 heures, pour me dire que monsieur le maire est parti. On me dit que mon ami, mon  mentor politique est parti, mon secrétaire fédéral, le maire de Ratoma, le père de toute la jeunesse de Ratoma est parti. Je retiens beaucoup de bonnes choses de lui (pleurs). Monsieur le maire de Ratoma a été pour moi un père, il m’a approché dès qu’il m’a vu, il m’a vraiment aimé.

Monsieur Taran est un grand monsieur, c’est un grand intellectuel que la Guinée vient de perdre. Il nous a toujours dit nous battre contre la ségrégation. La dernière fois, j’ai fait une liste. Il m’a dit, Cellou, la liste là n’est pas bonne. Je lui ai demandé pourquoi monsieur le maire ? Il me dit, regarde, il n’y a que des Diallo. Il dit, c’est tout le monde, mets tout le monde. Voilà ce qu’il était en train de nous apprendre ».

Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG : « ce n’est pas seulement la commune de Ratoma qui est en deuil aujourd’hui, c’est la Guinée qui est en deuil. Parce que la Guinée vient de perdre un de ses dignes fils. Je retiens de Taran  un homme humble, un bon cadre. C’est hier qu’on s’est vu pour la dernière fois. Hier, j’ai passé la journée avec lui. Il s’est battu pour l’émancipation de la femme, pour l’instauration de la démocratie, il s’est battu à mes côtés, j’ai fait la campagne plusieurs fois avec lui. Donc, je retiens de lui un vrai guinéen ».

Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma : « hier, nous avons passé la journée au baptême de notre neveu à Hamdallaye, tout près de chez lui ici. On a passé la journée à nous recréer. On s’est quitté dans les environs de 12 heures, 13 heures, je l’ai laissé en bonne forme. Nous sommes allés à une autre cérémonie. Et aujourd’hui de bonne heure, c’est un coup de téléphone qui m’a réveillé de mon lit pour m’annoncer qu’ils ont vu dans les réseaux sociaux que le maire de Ratoma est décédé. Je dis, ce n’est pas vrai, parce que j’étais avec lui hier jusque le soir.

J’ai succinctement fait des appels, tous ses numéros étaient éteints parce que c’était très tôt ; sauf celui pour lequel on était au baptême de son enfant. Ça, c’est Alpha Tess qui m’a confirmé la mort du maire. Honnêtement parlant, c’est quelque chose qui me dépasse et je perds l’expression. Souleymane Taran était un monsieur d’abord sage et humble, nous avons grandi ensemble au cours de notre jeunesse.

On a passé des moments de politique ensemble, on était au niveau du bureau fédéral de Ratoma ensemble, toujours dans la sagesse, dans le respect et dans la gaité de tout un chacun. J’ai collaboré avec Souleymane Taran, celui que je perds aujourd’hui est un ami intime qui est cher à moi. Et, je suis certain qu’il en est de même pour tout ce beau monde que vous voyez devant vous ».

Issa Soumah, 1er vice maire de Ratoma : « c’est difficile de dire quoi que ça soit maintenant. Vous savez, c’est vrai que je suis le premier vice maire, mais Souleymane Taran est mon grand frère. Donc, c’est une perte énorme pour moi, une perte cruelle. Et Souleymane Taran était d’un humanisme exemplaire. Il était partout, même hier, il a participé à beaucoup de cérémonies : les affaires sociales, les baptêmes, les mariages, il assistait à tout ce qui se passait au niveau de la commune. Donc, c’est avec un cœur serré que nous avons appris cette nouvelle ce matin. Nous demandons aux populations de Ratoma de rendre un vibrant hommage à monsieur le maire, Souleymane Taran ».

Alpha Oumar Sacko, 2ème vice maire : « j’ai un sentiment de tristesse. Pour qui connait Taran, son engagement pour sa commune, son engagement pour tous les citoyens de Ratoma, nous pourrons dire que nous avons aujourd’hui une très grande perte. Cet homme incarnait l’unité des citoyens de Ratoma. Il n’avait pas de distinction, au-delà des partis politiques, au-delà de toutes autres considérations ; il considérait les citoyens de Ratoma comme tous les autres ; il traitait tout le monde au même pied d’égalité ».

Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG : « c’est aux alentours de 4 heures 50 minutes que mon téléphone a sonné. C’est Dr Barry de la polyclinique de Dixinn qui me réveille, m’annonçant le décès de monsieur Taran Diallo. (…) Croyez-moi, aujourd’hui c’est toute la Guinée qui est endeuillée. Mais, l’UFDG a perdu une grande personne, la nation guinéenne a perdu une grande personne ».

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « c’est une très grande perte pour l’UFDG, c’est une perte pour la Guinée, c’est aussi une grande perte pour le président Cellou Dalein. Le maire Taran était un homme compétent, un homme humble, il était courtois, il aimait la Guinée, il aimait l’ensemble des guinéens. La preuve, c’est pendant ces élections communales, vous avez vu grâce à son leadership, l’UFDG est parvenu à avoir 34 quartiers sur les 34 à Ratoma. Mais, ce que les gens ne savent pas, c’est que Taran était un proche collaborateur du président Cellou Dalein.

Il faisait partie des gens auxquels le président Cellou avait entièrement confiance .Taran a consacré toute sa vie à l’UFDG, mais Taran était un homme juste, c’était un homme droit, c’était un homme qui aimait l’ensemble des guinéens. Mais Taran aussi, c’était un grand sportif, il a consacré sa vie à ce truc de Taekwondo, il en était le président. Donc, c’est une grande perte pour le peuple de Guinée.

Nous avons dit à la famille de mettre Taran à notre disposition pour qu’on puisse rentrer en contact avec le gouvernorat, pour qu’on rentre aussi en contact avec la fédération du Taekwondo pour qu’on puisse organiser ensemble, ça veut dire que ce n’est pas l’UFDG seulement, mais avec les autorités, avec les sportifs, avec ses amis, qu’on puisse réserver à Taran un enterrement digne parce qu’il le mérite ».

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice président de l’UFR : « l’objectif de ma présence ici, c’est venir présenter personnellement d’abord mes condoléances avant que la délégation de l’UFR ne vienne présenter les condoléances. J’ai connu le maire Taran. Il était quelqu’un de très correct. Sa disparition subite surprend tout le monde. L’émotion est d’autant plus grande qu’on ne s’attendait pas du tout à cette disparition ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Télimélé : pose de la première pierre de la construction d’une maison des jeunes à Sinta

24 juin 2019 à 16 04 45 06456

Les travaux de construction des infrastructures financées par l’Agence National de Financement des Collectivités (ANAFIC) ont été lancés le samedi, 22 juin 2019, dans la préfecture de Télimélé. C’est la commune rurale de Sinta qui a été la première commune visitée par la délégation, composée du directeur national de la marine marchande, du préfet et de ses collaborateurs. La cérémonie a été caractérisée par la pose de la première pierre pour la construction d’un centre culturel, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La commune rurale de Sinta a constituée la première étape de cette mission, conduite par Mamadou Cellou Garaya Diallo, directeur national de la marine marchande. Monsieur Diallo et sa suite ont bénéficié d’une chaleureuse réception de la part des populations, massivement mobilisées pour la pose de la première pierre d’une maison des jeunes.

Dans son discours, le directeur national de la marine marchande a expliqué les raisons du financement de divers projets par l’ANAFIC avant d’inviter les citoyens à cultiver la paix et la non-violence. « Aujourd’hui, nous sommes à Sinta pour la pose de la première pierre de la maison des jeunes et du stade. Cela prouve à suffisance que le président de la République, le professeur Alpha Condé, aime sa population. C’est pour cela qu’il a dit qu’il faut redistribuer les ressources jusqu’à la base. Nous partirons dans tout le pays.

Il a délégué les membres du gouvernement dans toutes les préfectures, les sous préfectures et tous les districts. C’est l’objet de notre mission ici. C’est de prouver à la population que chacun a droit aux richesses du pays. Le message que je veux lancer aux jeunes, c’est de leur dire de redoubler d’ardeur, de prôner la paix. Parce que sans paix, on ne peut rien faire, de ne pas accepter que les gens créent des objets de controverses entre nous. Il y a trop de délation, les gens ne font que mentir, ils ne disent pas la vérité.

Toutes les réalisations du professeur Alpha Condé au bout de ses 9 ans constituent un exemple. C’est ce qui prouve que le président Alpha Condé travaille bien et qu’il est prêt à aider la population. Donc nous aussi, nous devons nous lever pour le soutenir, pour qu’il puisse travailler et nous aider à avoir ce qu’on veut », a lancé Cellou Garaya Diallo.

Le maire de la commune rurale de Sinta, Mamadou Binta Barry, a remercié les autorités pour les actions qui sont en train d’être réalisées au bénéfice des populations. « Je remercie le gouvernement pour cette initiative. C’est depuis 1964 que notre sous-préfecture a été créée. C’est cette année seulement que nous faisons la pose de la première pierre pour une maison des jeunes. Donc, c’est quelque chose qui est salutaire. La jeunesse et les sages se disent très contents par rapport à cet appui », a fait savoir le maire de Sinta.

Pour sa part, Yéro Djouma Diallo, président sous-préfectoral de la jeunesse de Sinta, a dit toute la satisfaction de la jeunesse de bénéficier d’infrastructures qui lui sont dédiées. « Nous sommes très contents. Nous avons eu ce qu’on n’a pas l’habitude de voir, grâce au professeur Alpha Condé. Nous avons vu la pose de la première pierre pour la construction de notre maison des jeunes.

Ensuite, j’avoue que les sages de Thaël et les autorités locales nous ont octroyé des domaines ici pour non seulement la maison des jeunes, mais aussi un stade sous-préfectoral. Il y a également un programme de construction d’une école primaire à Koobé, dans le district de Biro. La jeunesse est très contente de vous, nous sommes derrière vous », a-t-il lancé.

Selon madame Barry née Fatoumata Lamarana, agent de développement local, la construction de cette maison des jeunes est estimée à 538 millions 071 mille 506 francs guinéens.

Depuis Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Conakry : des enseignants contractuels manifestent avec le coran et la bible en mains à Kaloum

24 juin 2019 à 15 03 40 06406

Les enseignants contractuels continuent toujours de réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils ont organisé une nouvelle manifestation de rue ce lundi, 24 juin 2019 dans le centre administratif de Kaloum pour maintenir la pression sur les autorités. Les manifestants qui détenaient le coran et la bible, ont maudit ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique avant de donner un ultimatum à Mory Sangaré, leur ministre de tutelle, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est au niveau du rond-point du port autonome de Conakry que ces enseignants, engagés en début d’année comme contractuels pour pallier l’absence des titulaires, en grève, ont entamé cette énième marche pacifique. Coran et Bible en mains, les manifestants ont défilé jusque devant le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, tout en maudissant tous ceux qui empêchent leur intégration à la fonction publique. Ils détenaient également des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « A bas Mory Sangaré » ; « Il faut notre intégration à la fonction publique sans concours » ; ou encore « Trop c’est trop ».

« La lutte continue jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites. Nous ne sommes pas une armée, nous sommes bien structurés. C’est Dieu, le coran, la bible et notre détermination qui constituent notre arme. Comme vous l’avez constaté, c’est la première fois qu’il y ait une telle manifestation sans violence ou arrestation, nous remercions l’unité de police qui était là pour encadrer le mouvement. Nous marchons parce que les négociations n’aboutissent pas, sinon on n’a pas opté pour les manifestations de rue. Nous sommes ouverts au dialogue à chaque fois quand les autorités le demandent », a déclaré Oumar Magassouba, 2ème vice coordinateur des enseignants contractuels de Guinée.

A l’issue de cette manifestation, Kalo Souraghata, membre de la coordination des enseignants contractuels de Guinée, a appelé ses collègues à une plus grande mobilisation pour continuer le combat jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Aujourd’hui, nous avons consacré une série de manifestations sur toute l’étendue du territoire nationale : de Conakry jusqu’à Zoo. Mais, ce que nous avons remarqué comme positif déjà, le message est passé et nous lançons un message aux contractuels de sortir massivement manifester, de ne pas avoir peur.

Nous allons dire à monsieur Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, si toutefois il ne parvient pas à nous satisfaire d’ici le mercredi, le jeudi encore on sera dans les rues et devant lui, et il saura qui sommes-nous. Quand vous voyez la bible et le coran, ce n’est pas pour autre chose, c’est cela nos armes », a-t-il laissé entendre.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Examens de sortie des écoles professionnelles : le message de Mory Sangaré aux candidats de Kankan

24 juin 2019 à 14 02 33 06336

Comme partout en Guinée, les épreuves théoriques des examens de sortie des élèves des écoles techniques et professionnelles ont été lancées ce lundi, 24 juin 2019 à Kankan. A Kankan, c’est le ministre de l’éducation nationale et l’alphabétisation, en séjour dans la région, qui a présidé le lancement officiel de ces épreuves dans l’enceinte de l’école professionnelle Ho-Chi-Minh, en présence des autorités régionales et préfectorales. Mory Sangaré a mis l’occasion à profit pour s’adresser aux candidats, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

C’est à 8h 30 que l’enveloppe contenant le sujet de Français a été ouverte par le ministre Mory Sangaré dans la salle numéro 1 de ce centre. Après cet acte symbolique, il s’est adressé aux candidats en ces termes : « j’ai été appelé par le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Lansana Komara, pour lancer la première épreuve de l’examen de sortie des écoles professionnelles.

Nous profitons de l’occasion pour vous féliciter, pour avoir tout mis en œuvre pour être à ce niveau de formation. Nous espérons aussi que vous n’allez compter que sur vos compétences, que chacun ne comptera que sur sa valeur intrinsèque. C’est par cette voie que le chemin pourra trouver de l’emploi. Je compte entièrement sur vous », a dit le ministre.

Après ce lancement officiel, Mory Sangaré et la délégation qui l’accompagne ont sillonné l’ensemble des salles de classe de ce centre d’examen. Partout, il a véhiculé le même message d’encouragement au travail et au sérieux à l’endroit des candidats. Des candidats qui se prêts à affronter les épreuves. C’est le cas de Mahamoud Kaba.

« Nous nous sommes bien préparés pour affronter cet examen. Parce que nos professeurs ont été vraiment ponctuels, ils nous ont donné les méthodes de travail, ils nous ont expliqué comment on doit travailler. Et puis, on a fait des cours pratiques, on a suivi des stages aussi avec nos différents maitres. Donc, je sais que les épreuves seront à notre portée », estime ce candidat.

A noter qu’ils sont 1680 candidats, issus des filières : ENI, santé, mécanique auto, maçonnerie, menuiserie, électricité, chaudronnerie et plomberie, à affronter ces épreuves théoriques dans la région. Ils sont répartis dans cinq centres d’examen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

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Mairie de Ratoma : qui va succéder à Souleymane Taran Diallo ?

24 juin 2019 à 13 01 32 06326

Comme annoncé précédemment, Souleymane Taran Diallo, jusque là maire de la commune de Ratoma, est décédé dans la nuit du dimanche à lundi des suites d’une crise cardiaque. L’émotion est grande dans sa famille biologique et politique ce lundi 24 juin 2019. Monsieur Diallo est à la tête de cette commune depuis le 20 octobre 2015, d’abord en tant que président de la délégation spéciale, puis en tant que maire élu de Ratoma. L’on se demande qui va prendre sa succession.

Né en 1951 à Conakry, Souleymane Taran Diallo, diplômé en Philosophie et Linguistique, a tiré sa révérence en laissant un grand vide derrière lui dans la commune de Ratoma. Selon nos informations, monsieur Diallo a rejoint les rangs de l’UFDG, principal parti de l’opposition en 2008.

Conformément à l’arrêté ministériel 4631/MATD, du 1er octobre 2015, en vertu de l’accord politique du 20 août de la même année, Souleymane Taran est installé comme président de la délégation spéciale de Ratoma. C’était le mardi, 20 octobre 2015. Il a occupé ce poste jusqu’à la suspension desdites délégations spéciales.

A l’issue des élections communales du 04 février 2018, l’UFDG l’emporte largement à Ratoma. En tant que tête de liste de l’UFDG pour Ratoma, Souleymane Taran Diallo va l’emporter lors du vote pour la constitution de l’exécutif communal, organisé samedi 15 décembre 2018. Il s’était imposé par 30 voix sur les 45 conseillers que compte la commune. La liste de l’UFDG avait également remporté les postes de sept (7) vices maires de Ratoma, une razzia, serait-on tenté d’écrire.

Lors de son installation, le 22 février 2019, Souleymane Taran avait tenu un discours profond et réaliste. « A partir d’aujourd’hui, et pour les cinq prochaines années, nous allons travailler pour les habitants de Ratoma qui nous ont élus, qui nous ont plébiscité. Je tiens à préciser ici, qu’à la commune de Ratoma, il n’y aura pas de partis politiques. Je vous le promets, nous allons travailler tous ensemble, autant que faire se peut.

Avant aujourd’hui, nous avons tendu les bras à tout le monde pratiquement, nous avons rendu visite à certains, nous avons appelé d’autres qui n’étaient pas du même parti politique que nous, pour leur dire je souhaite que nous travaillions ensemble. En réalité, cela ne voulait pas dire que je voulais que vous votiez forcément pour moi le jour de l’élection. C’est que, au delà de l’élection, au delà de ce jour, je voulais tendre la main pour que nous travaillions ensemble. Parce que je sais, je suis convaincu, archi-convaincu que si nous ne mettons pas ensemble, nous ne pourrons pas réussir ».

Voici la liste de ces vices maires par ordre : Issa Soumah (1er vice maire), Alpha Oumar Sakho (2ème vice maire), Mariama Ciré Wann (3ème), Alpha Oumar 3 Diallo (4ème), Faya Touré (5ème), Marguerite Camara (6ème), Mamoudou Diallo (7ème).

Selon nos informations, c’est Issa Soumah (1er vice maire) qui devrait occuper la tête de la mairie suite à cette disparition brutale de Souleymane Taran, arraché à l’affection des siens.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 1799 17

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Labé : les contractuels de l’éducation menacent d’empêcher la tenue des examens nationaux

24 juin 2019 à 13 01 20 06206

Les contractuels de l’éducation ont organisé un sit-in devant la Direction Préfectorale de l’Education de Labé qui a finalement été transformé en marche pacifique vers le gouvernorat, pour maintenir la pression sur les autorités compétentes en vue de leur intégration sans conditions à la fonction publique (FP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Très tôt dans la matinée de ce lundi, 24 juin 2019, les contractuels de l’éducation en service dans la commune urbaine de Labé se sont mobilisés devant la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) pour rappeler les revendications des manifestants depuis le début de l’année scolaire 2018-2019 : intégration à la fonction publique et payement des primes d’encouragement accordées aux contractuels de l’éducation par le gouvernement guinéen pendant la période de crise lors de la grève des enseignants déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par le camarade Aboubacar Soumah.

La particularité de la manifestation de ce lundi porte sur les slogans qui encensent le président Alpha Condé et vilipendent le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Mory Sangaré.

« Vive le président Alpha Condé ! A bas le ministre Mory Sangaré ! Mory Sangaré, zéro ! DPE, zéro ! IRE, zéro !»

Jusque-là, tout semblait se faire dans l’ordinaire. Mais, cette fois-ci, les manifestants ont fait planer une autre menace de crise : « sans intégration à la fonction publique, pas d’examens nationaux ! Sans payement des primes d’encouragement des trois mois de la période de crise syndicale, pas d’examen à Labé ! »

Cette menace d’empêcher la tenue des examens nationaux en République de Guinée, rappelle les évènements douloureux de juin 2016. Année à laquelle les autorités du pays avaient décidé d’organiser des examens nationaux sans les enseignants, alors en grève générale.

A l’époque, le refus du gouvernement de dialoguer avec les syndicats des enseignants à l’origine de la grève générale de 2016 avait conduit à des violences entre élèves et forces de l’ordre qui ont fait plusieurs morts et plusieurs blessés dans le pays.

En attendant de savoir ce que le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) compte faire, les enseignants contractuels de Labé sont déterminés à se battre jusqu’au bout.

« Nous avons contribué à éviter une année blanche en République de Guinée, en donnant les cours au moment où le gouvernement avait réellement besoin de nous. Nous devons contribuer à la validation de ces cours. Aucun sacrifice n’est de trop dans ce combat. Nous sommes prêts à verser notre sang pour que ceux qui survivrons soient rétablis dans leur droit » a prévenu le coordinateur régional des enseignants contractuels de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il est à préciser que les manifestants n’ont trouvé aucun interlocuteur à la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé. C’est pour cette raison, qu’ils ont décidé de transformé le sit-in en marche pacifique jusqu’au gouvernorat où ils ont été accueillis par le chef de cabinet, Elhadj Mamadou Sow qui avait à ses côtés le chef de la Section Pédagogie de l’Inspection Régionale de l’Education, Laye Keïta.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Parlement : la plénière de lundi reportée à demain

24 juin 2019 à 12 12 48 06486

La plénière de l’Assemblée nationale, initialement programmée ce lundi, 24 juin 2019, à 11 h, a été reportée pour demain mardi à la même heure, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Si aucune raison de ce décalage n’a été officiellement donnée, certains responsables du Parlement croient savoir qu’il s’agit de raisons techniques. Ce report coïncide également au décès du maire de Ratoma, Souleymane Taran Diallo, un des cadres de l’UFDG, la principale formation de l’opposition.

Abdallah Baldé pour Guinée matin.com
Tel: 628 08 98 45

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La Pharmacie Centrale de Labé, victime d’incendie : des dégâts importants enregistrés

24 juin 2019 à 12 12 11 06116

Un incendie d’origine électrique s’est produit, dans la nuit du dimanche à ce lundi, 24 juin 2019, au niveau du dépôt relai de la Pharmacie Centrale de Labé. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés sur place, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ce sont deux magasins contigus du dépôt relai de la Pharmacie Centrale de Labé qui ont été touchés par cet incendie, causé par un court-circuit. « C’est à 22 heures qu’on nous a appelés pour nous informer que deux des magasins de la Pharmacie Centrale de Labé ont pris feu. Aussitôt, plusieurs responsables de la DPS se sont rendus sur les lieux et nous avons constaté les dégâts. Comme le service des sapeurs-pompiers de Labé n’a plus de camion-citerne, nous avons fait recours à la société Guicopress qui nous a assistés, à travers un de ses citernes, pour limiter les dégâts.

Pour le moment, il est difficile pour nous de dresser un bilan de la perte. On attend le responsable de la Pharmacie Centrale de Labé pour nous établir un bilan des produits qui étaient dans ces deux magasins. Mais pratiquement, tout ce qui était dans ces deux magasins contigus est parti en fumée », a expliqué, au micro de Guineematin.com, Docteur Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé.

De son côté, le gouverneur de Labé, Madifing Diané, a regretté cette situation. Il en a profité pour déplorer le comportement des manifestants qui ont saccagé le seul camion-citerne que possédait le service de protection civile de la ville. Le gouverneur s’est engagé dans le même temps à se battre pour permettre aux sapeurs-pompiers d’avoir un autre véhicule pour leur permettre de faire face à d’éventuels incendies.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : le préfet prend la défense du maire dans son bras de fer avec 145 commerçants

24 juin 2019 à 11 11 40 06406

Depuis plus de deux mois, le maire de la commune urbaine de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, et les 145 anciens locataires des magasins du marché appelé Commissariat Koro, sont à couteaux tirés. Quand le maire a décidé de retirer les places de leurs mains, ces opérateurs économiques ont saisi la justice. Dans ce bras de fer, le préfet a apporté son soutien au maire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans le rapport de force entre Koumba Sékou Magassouba et les 145 plaignants, le préfet de Siguiri a pris position en faveur du maire. En 2008, feu Nanamoudou Magassouba, maire de la commune urbaine à l’époque, avait signé vingt ans de contrat de bail avec 145 commerçants. Alors que les commerçants n’ont pas occupé les lieux pour 5 ans, les nouvelles autorités ont démoli les magasins pour reconstruire 70 autres. Le maire actuel, Koumba Sékou Magassouba, a passé les mêmes places à un nouveau groupe de commerçants. Ce qui a provoqué l’ire des 145 concernés qui n’entendent pas baisser les bras.

Tandis que l’affaire est portée au tribunal de première instance de Siguiri, le préfet colonel Moussa Condé a donné sa position dans un meeting tenu hier dimanche, 23 juin 2019. C’était à l’occasion de la clôture dans la commune urbaine de la tournée qu’il a commencée par les communes rurales relevant de Siguiri.

Dans son discours, Colonel Moussa Condé a dit qu’il y a bien un problème, mais que l’Etat n’a fait que reprendre ce qui lui revient de droit. « J’ai trouvé ici un problème de magasins. Ce que nos frères commerçants n’ont pas compris, quand l’Etat te donne un domaine, il est écrit sur le papier noir sur blanc, quand il aura besoin du domaine, il le reprend.

Lorsque tu signes 20 ans de contrat de bail avec l’Etat et que tu fais 4 ans ou 3 ans, la démolition des magasins est une condition de résiliation du contrat de bail. Vous aviez fait un bail de vingt ans avec l’Etat, vous aviez fait quatre ans ou cinq ans, l’Etat a démoli les magasins, c’est fini. Le contrat prend fin », a martelé le préfet.

Il reste à savoir quelle sera la décision du tribunal dans ce dossier où les 145 commerçants se sont constitués partie civile contre le maire.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : des textes concernant l’armée en débat ce lundi

24 juin 2019 à 11 11 01 06016

Selon le nouveau chronogramme de la session parlementaire en cours, les députés vont se retrouver ce lundi, 24 juin 2019, en séance plénière, pour examiner, amender et adopter plusieurs textes de loi concernant l’organisation et le fonctionnement de l’armée guinéenne, a appris Guineematin.com, de sources proches de l’Assemblée nationale.

Au nombre de quatre, ces textes sont :

  1. Projet de loi portant principes généraux de l’organisation générale de la défense nationale ;
  2. Projet de loi portant usage des armes par la Gendarmerie nationale ;
  3. Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la nation et à toutes autres tâches d’intérêt public ;
  4. Projet de loi portant organisation générale et fonctionnement des forces de défense.

Deux textes de conventions de financement et de crédits viendront compléter le tableau des points inscrits à l’ordre du jour, a-t-on également appris.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Examens de sortie des écoles professionnelles : Lansana Komara lance les épreuves à N’zérékoré

24 juin 2019 à 10 10 39 06396

Les épreuves théoriques de l’examen de sortie des écoles professionnelles et techniques ont été lancées ce lundi, 24 juin 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région administrative de N’Zérékoré, c’est Lansana Komara ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle de l’Emploi et du Travail qui a lancé officiellement les épreuves, rapportent deux reporters de Guineematin.com qui étaient sur place.

C’est le centre ENI (Ecole Normale des Instituteurs) de N’zérékoré qui a servi de cadre au lancement officiel des épreuves de l’examen de sortie. Accompagné du gouverneur de région, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et les autorités éducatives, Lansana Komara a lancé l’épreuve de Français dans la salle 5.

Devant les futurs enseignants, le ministre de l’enseignement technique s’est exprimé en ces termes « la formation c’est un métier noble. Vous n’êtes sans savoir qu’il a été décidé que les enseignants soient prioritaires dans le choix au niveau de la fonction publique. Tout ça c’est fait pour vous encourager. L’enseignant c’est l’élite, un enseignant doit savoir lire et écrire. Donc vous avez les textes, vous devez savoir répondre à toutes les questions. Parce que, vous serez demain devant les jeunes qui vont vous poser aussi toutes les questions. Je vous souhaite bonne chance et bon courage à vous », a-t-il souhaité.

Après cette étape, Lansana Komara et sa fuite ont visité les installations du Centre de Formation Professionnelle (CFP) de N’zérékoré où il a prodigué des conseils aux élèves qui étaient en évaluation finale.

Ensuite, la délégation du ministre s’est rendue au centre Alpha Yaya Diallo où composent les candidats du CFP et ceux des écoles de santé. « Ceux qui sont en santé, vous devez savoir que vous constituez la cheville ouvrière. Parce que, le médecin vous donne l’ordonnance et le reste des travaux c’est vous. Si vous ne révisez pas ce que vous faites, alors c’est très dangereux.

Nous venons des ateliers de plomberie, d’électricité et de menuiserie, ceux-ci peuvent se tromper facilement sans incidence. Mais si vous vous trompez, c’est la mort. Donc pour ne pas vous tromper, il faut apprendre ce que vous êtes en train de faire. C’est pourquoi, nous comptons beaucoup sur vous », a-t-il dit.

Il faut rappeler qu’ils sont au nombre de 1718 candidats dans la région administrative de N’zérékoré à passer cet examen national dans cinq centres qui sont : ENI de N’Zérékoré, Lycée Alpha Yaya Diallo, Macenta, Guéckédou et Beyla.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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CFP de Fria : 97 candidats soumis à l’examen de sortie

24 juin 2019 à 10 10 30 06306

Les premières épreuves théoriques des examens de sortie, session 2019, au compte du ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail, ont été officiellement lancées ce lundi, 24 juin 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Fria, c’est madame le Préfet, Gnalen Condé qui a présidé l’ouverture du premier scellé contenant l’épreuve de Français à 8 heures 30 minutes, a constaté un journaliste de Guineematin.com déployé dans la préfecture.

Ce sont au total 97 candidats dont 24 en électricité industrielle, 3 en menuiserie, 2 en maçonnerie, 22 en mécanique automobile, 12 en plomberie, 12 en chaudronnerie, 3 en menuiserie et 2 en maçonnerie qui sont soumis à cet examen. Avant de lancer l’épreuve, le délégué national monsieur Mamadou Dina Diallo et le régional monsieur Abdoulaye Sylla ont rappelé les principes d’un examen national qu’ils jurent de respecter et faire respecter.

« Je demande à tous les candidats de travailler dans le calme et la sérénité. C’est seulement dans ces conditions qu’on peut réussir son examen. Un examen est régi par des principes que nous respecterons strictement. Aux surveillants, d’être rigoureux mais pas méchants », a notamment dit le délégué national.

Il faut préciser que cette première journée a démarré sans aucune faille au centre de formation professionnelle de Fria.

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Diaspora : plusieurs guinéens d’Europe manifestent à Bruxelles contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

24 juin 2019 à 10 10 13 06136

Comme annoncé depuis plusieurs semaines, le FNDC Belgique a organisé sa première manifestation le samedi, 22 juin 2019 à Bruxelles. De nombreux ressortissants guinéens sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a appris Guineematin.com de sources locales.

Organisée devant le Palais de justice de Bruxelles, cette manifestation a duré de 12h30 à 15h00. Elle a connu une forte mobilisation de guinéens vivant en en Belgique, en France, en Hollande au Luxembourg et dans d’autres pays d’Europe. Parmi eux, des leaders politiques, des activistes de la société civile, des artistes et de simples citoyens. On notait également la présence de Aliou Bah, le leader du MoDel, venu de Conakry, et Marie Madeleine Dioubaté, candidate à l’élection présidentielle de 2015 en Guinée, venue de la France.

Tous ont manifesté dans la capitale européenne pour dire non au projet de changement de constitution prôné par le pouvoir de Conakry et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Tous les intervenants ont appelé le peuple de Guinée à se mobiliser comme un seul homme pour combattre et barrer la route aux promoteurs de ce projet qu’ils considèrent comme étant des ennemis de la République.

Des banderoles et pancartes affichant les deux premières listes des promoteurs du projet « suicidaire » d’Alpha Condé, élaborées par la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution, et des slogans hostiles au régime « dictatorial » de Conakry étaient visibles sur les lieux de la manifestation.

Ce mouvement a été clôturé par les interventions des artistes Djani Alfa et Joe Dioubaté, et l’animation de Sékou Bruxelles Doumbouya. Le tout, dans une grande ferveur et avec des sentiments de satisfaction par rapport à la mobilisation et de détermination pour la suite du combat.

Depuis Bruxelles, Ibrahima Sory Koin Baldé pour Guineematin.com

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Conakry : le nouveau bureau des ressortissants de Porédaka (Mamou) installé

24 juin 2019 à 9 09 21 06216

Les ressortissants de la sous-préfecture de Porédaka, relevant de la préfecture de Mamou, réunis autour de l’Association Guinéenne pour le Développement Rural (AGDR) ont installé leur nouveau bureau ce dimanche, 23 juin 2019. C’est la maison des jeunes de Ratoma qui a servi de cadre à cette cérémonie en présence de nombreuses personnalités et des ressortissants massivement mobilisés a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une foule importante qui a pris part à cette cérémonie d’installation du nouveau bureau de l’Association Guinéenne pour le Développement Rural (AGDR) qui regroupe les fils et filles de Porédaka à travers le monde. La rencontre a connu la présence des députés Dr Zalikatou Diallo et Fatoumata Hoolo Diallo, natives de Porédaka, une sous-préfecture située à 55 kilomètres de Mamou. D’autres personnalités ont également rehaussé de leur présence cette cérémonie : Aliou Diallo, vérificateur général de Guinée, Halimatou Dalein Diallo, épouse du chef de file de l’opposition et de bien d’autres illustres fils de la localité.

Dans son discours, Alpha Oumar Bhouria Diallo, président sortant de l’AGDR s’est félicité des actions réalisées sous sa mandature d’une année, pour la période 2017-2018. Ensuite, monsieur Diallo a fait le bilan des activités réalisées par l’AGDR, qui était à sa toute première expérience. « L’ AGDR a exécuté des activités de l’Association des ressortissants de Porédaka aux USA à savoir :

L’achat et la mise à disposition des autorités de la commune rurale de Porédaka de fournitures scolaires destinées aux élèves de tous les cycles confondus pour la session 2017/2018, la réception et la mise à disposition au nom de nos parents aux USA de dons en habits et équipements de santé en faveur des communautés de la sous-préfecture.

L’AGDR a accompagné la Jeune Chambre Internationale Conakry pour l’organisation des activités de sensibilisation des communautés de Porédaka sur le diabète et l’hypertension artérielle durant la période du 10 au 15 novembre 2017 en leur donnant des moyens de déplacement et du carburant pour une meilleure réussite de leurs actions.

L’ONG a soutenu l’organisation des olympiades au niveau de l’école primaire de Dar-Es Salam en leur donnant une contribution symbolique. Pour augmenter le taux d’admis au niveau de la localité, nous avons acheté des documents, livres et brochures pour les classes en période d’examen pour les aider à mieux se préparer. Cela a contribué à l’exécution du pourcentage d’admis. On est passé à 53% en 2017/2018 au BEPC, contre 1 seul admis pour la période 2016/2017.

Nous avons fait des démarches auprès des autorités compétentes pour que les écoles primaires et les collèges de Porédaka soient dotés d’enseignants titulaires et compétents. Des promesses obtenues mais les mutations n’ont pas été faites jusqu’à présent », a énuméré le président sortant.

Par ailleurs, Alpha Oumar Bhouria Diallo a fait savoir qu’une somme de 39 millions 266 mille francs guinéens a été mobilisée pour l’achat de livres pour les écoles primaires, les collèges et le lycée de Porédaka dans le but de créer des bibliothèques dans les huit districts de la Commune Rurale. Sur le plan financier, le président sortant a fait savoir que beaucoup d’efforts ont été fournis.

« Au départ, quand nous prenions ce bureau, nous avions 0 franc dans les caisses. Durant notre mandat, nous avons pu mobiliser plus de 122 millions 672 mille 500 francs guinéens en termes de recettes. Nous avons effectué des dépenses d’un montant de 106 millions 866 mille 598 FG. A ce jour, nous avons un solde de 15 millions 805 mille 902 francs guinéens ».

Pour sa part, Amadou Telly Diallo, le président entrant de l’AGDR n’a pas caché son émotion tout en remerciant les ressortissants de Porédaka d’avoir placé leur confiance en sa « modeste » personne pour présider aux destinées du mouvement pour la période 2019/2020.

Parlant de ses priorités, Amadou Telly Diallo a énuméré les points suivants : « la réactualisation des réunions tournantes entres les huit districts de la sous-préfecture afin de véhiculer des messages d’intérêt commun, organiser un forum sur le développement local à Porédaka qui doit intéresser les intellectuels, les opérateurs économiques, renforcer toutes les initiatives visant à améliorer le système éducatif à Porédaka, initier des projets agricoles avec pour ambition de faire d Porédaka la sous-préfecture pilote pour la culture du haricot, lutter contre la dégradation de l’environnement à travers des activités de sensibilisation sur les méfaits de la déforestation et les feux de brousse, encourager les initiatives sur le reboisement avec pour ambition de planter au moins un millions d’arbres dans moins de cinq ans… »

Il faut rappeler que Porédaka, située à 55 kilomètres de Mamou, est essentiellement à vocation agropastorale. Cette commune rurale compte 8 districts (Porédaka Centre, Bhouria, Tounkan, Sankaréla, N’Diâré, Dar-Es-Salam, Kolissoko et Donghol Djeydi), et 46 secteurs. Ses ressortissants sont plus que jamais soucieux du développement socioéconomique local et sont pour le moins conscients que ce développement ne sera que le fruit de leurs propres efforts. Bon vent et plein succès au nouveau bureau de l’AGDR qui compte 64 membres.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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