Dr. Diané à l’Assemblée : « les Forces Armées guinéennes sont au service du peuple… »

25 juin 2019 à 23 11 37 06376
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale était devant les députés ce 25 juin pour présenter et défendre quatre importants projets de Loi visant à moderniser et renforcer le cadre juridique des Forces armées guinéennes. Après débats, les députés ont adopté à l’unanimité les trois premiers projets de loi et à la majorité, le projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale.

Avant de passer aux objectifs visés par les projets de lois qu’il a eu l’honneur de soumettre l’appréciation des élus du peuple en vue de leur adoption, Dr. Mohamed Diané a rappelé les missions principales du département de la défense tel que le prévoit le décret N°D/2018/243/PRG/SGG du 08 octobre 2018 portant organisation, attributions et fonctionnement du ministère de la Défense nationale.

Selon les termes de ce décret, le ministère de la Défense nationale participe à la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique du gouvernement dans le domaine de la Défense Nationale.

« A ce titre, il est particulièrement chargé, entre autres de mettre en œuvre la politique de défense nationale ; garantir et protéger les intérêts majeurs et vitaux de la Nation ; sauvegarder les institutions de la République ; coordonner les activités des organismes de commandement ; assurer la mise en condition des forces ; créer et renforcer les conditions de participation des Forces armées aux missions de soutien de la paix et faire observer les principes du droit international humanitaire au sein des Forces armées ».

Le ministre de la Défense nationale a précisé que depuis l’avènement de la troisième République, le Président de la République a fait de la réforme de l’armée, sa priorité. « Longue mais indispensable, cette réforme a pour objectif de rendre notre armée capable de relever les défis auxquels notre pays est continuellement confronté. L’un des instruments majeurs pour la réussite de cette réforme est le renforcement du cadre juridique, basé sur la production et la vulgarisation des textes. C’est dans ce cadre qu’un ensemble de quatre textes ont été élaborés en vue d’intégrer les réalités de l’évolution sécuritaire, environnementale et socioéconomique de notre Nation. Il faut noter que ce travail vient corriger les imperfections des textes existants et combler les vides ».

Il s’agit, a énuméré le ministre d’Etat, du Projet de loi relative aux principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale ; du Projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense ; du Projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale ; et du Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public.

« Revenant au Projet de loi relative aux principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale, il faut retenir qu’en dépit du fait que la Guinée ne soit pas directement visée par une menace militaire, elle enregistre depuis quelques années, à proximité de ses frontières, des violences régulières qui s’ajoutent à une instabilité de l’environnement international. Ces phénomènes, à eux seuls, justifient que la République de Guinée balise l’organisation de sa défense nationale par des principes dits fondamentaux ».

C’est pourquoi, indique le ministre d’Etat, dans son contenu, ce projet de loi cherche entre autres à clarifier les concepts de : de défense nationale ; de politique de défense nationale ; de stratégie de défense nationale ; et d’intérêts fondamentaux.

« De la définition de ces concepts, il résulte que la défense nationale ne se limite pas seulement à la défense du territoire et des populations par la force des armes. Elle vise également à protéger les intérêts fondamentaux de la Nation qui se répartissent entre intérêts vitaux et intérêts majeurs ».
D’ailleurs, il faut entendre par intérêts vitaux, l’intégrité du territoire national et ses approches aériennes et maritimes, le libre exercice de la souveraineté nationale et la protection des populations, enseigne Dr. Diané.

Quant aux intérêts majeurs, ajoute le ministre de la Défense, il s’agit du maintien de la paix civile, de la préservation de l’environnement et des espaces essentiels à l’activité économique ainsi qu’à la liberté de ses échanges.

Faisant l’économie de la définition des autres concepts qui sont largement expliqués dans les exposés des motifs transmis aux députés et qui accompagnent le projet de loi, le ministre d’Etat en charge de la Défense nationale a dit que le Projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense, prend en compte la définition des concepts des Forces de Défense et de Sécurité, des Forces de Défense, des Forces Armées Guinéennes, des Armées et de l’Armée dite Républicaine ; la précision des missions assignées aux forces de défense et la constitution des forces en composante militaire interarmées comprenant les armées de Terre, de Mer et de l’Air et en composante Gendarmerie nationale, constituée de militaires qui participent aux missions de sécurité intérieure.

« La composante militaire, chargée de la défense opérationnelle du territoire, est placée sous les ordres de l’Etat-major Général des Armées, tandis que la composante Gendarmerie Nationale, dont l’axe d’effort est la sécurité intérieure, est placée sous la responsabilité du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale – Direction de la Justice Militaire », a tenu à clarifier Dr. Mohamed Diané.

Ainsi, le projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense circonscrit l’acception de la défense dans sa dimension militaire et met à jour l’architecture institutionnelle et structurelle chargée de l’assurer.

En ce qui concerne le Projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale, qui a fait couler beaucoup de salive dans l’hémicycle, le ministre d’Etat en charge de la Défense a rassuré les uns et les autres en indiquant qu’il fait état des dispositions permettant aux militaires de la Gendarmerie d’être juridiquement plus assurés lorsqu’ils ont à faire usage de leurs armes et de les protéger, à l’occasion des procédures pénales, contre ceux qui voudraient se venger de l’autorité publique en s’en prenant aux personnes physiques qui l’incarnent.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

D’ailleurs, Dr. Diané fait savoir que les dispositions du présent projet de loi renforcent les moyens d’action de ceux qui œuvrent quotidiennement à la sécurité de tous et précisent la nature des situations effectives dans lesquelles les militaires de la Gendarmerie sont amenés à devoir faire usage de leurs armes. « Elles traduisent également la volonté d’apporter des règles d’usage correspondant à chacune des situations auxquelles les militaires de la Gendarmerie sont souvent confrontés. L’encadrement de l’usage des armes par les militaires de la Gendarmerie est l’objectif principal visé par cette loi. Ainsi, la légitime défense n’est plus la seule contrainte qui pèse sur les gendarmes lorsqu’ils ont à faire usage de leurs armes ». Une grande avancée.

Enfin, le Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public, a été élaboré en application, selon le ministre de la Défense, notamment, de l’article 47 de la constitution guinéenne qui stipule en son alinéa 3 que : « … Le Président de la République peut, outre les fonctions spécialisées de défense de l’intégrité territoriale dévolue à l’armée, faire concourir celle-ci au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public dans les conditions définies par la loi. ».

« Il me semble normal de rappeler ici que depuis sa création, l’Armée guinéenne participe, à travers ses différentes composantes, à l’amélioration des conditions de vie du citoyen, en totale adéquation avec les choix de l’Etat visant à mettre à contribution toutes les potentialités disponibles au service du peuple. Les exemples ne manquent pas pour illustrer cette réalité : le Bataillon du Génie Militaire construit des ouvrages de franchissement, des bâtiments, des routes et participe à la production agro-alimentaire. Aussi, le service de santé des armées intervient régulièrement en faveur des populations civiles dans toutes les garnisons du pays.

Or, en l’absence d’un cadre juridique adéquat, ces nombreuses actions perdraient la visibilité qu’elles méritent. Pour les mêmes raisons, le Président de la République ne pourrait exercer dans des conditions claires l’une de ses prérogatives constitutionnelles. Il apparait clairement donc la nécessité de créer cet environnement juridique qui définit les domaines, les conditions et les procédures de participation de l’armée au processus de développement économique de la Nation ainsi que la mise en œuvre des programmes d’actions civilo-militaires ».

Dr. Mohamed Diané a rappelé que les forces armées, pour bien remplir leurs missions régaliennes, doivent s’appuyer sur des principes fondamentaux bien définis. Encore faudrait-il qu’elles soient bien organisées et bien équipées, évoluant dans un cadre juridique claire.

Pour le ministre de la Défense nationale, il est important de savoir que les Forces Armées guinéennes sont au service du peuple qui devient de plus en plus exigeant. Il est donc opportun de trouver des instruments juridiques adéquats permettant à nos Forces Armées non seulement de participer au développement socio-économique de la Nation, mais aussi de contribuer au maintien d’un environnement de sécurité dans notre pays.

Les députés, dans leur très grande majorité, ont apprécié et encouragé l’initiative du ministère de la Défense nationale de doter la Guinée d’une armée moderne, redimensionnée et bien équipée. Ils ont donc adopté les différents projets de loi soumis à leur appréciation.

Par le service de communication du Ministère de la Défense nationale

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DPE Fria : « toutes les conditions sont réunies pour organiser les examens »

25 juin 2019 à 23 11 25 06256

Selon le calendrier communiqué par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), les examens nationaux session 2019 débuteront le 4 juillet prochain. Les autorités éducatives de la préfecture de Fria disent être entièrement prêtes à organiser ces examens.

Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE
Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE

Dans un entretien qu’il a accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture de Fria, monsieur Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE rassure que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement des trois (3) examens nationaux, à savoir le certificat de fin d’études élémentaires (CEE), le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat unique. Mais, Ismaël Camara prévient que tous les enseignants n’auront pas la chance d’être pris à la surveillance, même s’ils en ont le souhait.

Concernant le niveau de préparation, monsieur Camara explique : « les listes des candidats avec PV à l’examen de fin d’études élémentaires et au BEPC sont venues et mises à la disposition des centres. C’est au baccalauréat qu’il reste à corriger ; mais, le gestionnaire de l’informatique est sur pieds d’œuvre. Les centres d’examens sont identifiés et nettoyés. Dans deux jours, nous allons finir de désigner les commissions de secrétariat de correction et de surveillance et afficher immédiatement pour que les concernés s’informent et s’apprêtent à temps. Le matériel aussi, la DPE est sur pieds d’œuvre pour en trouver », a-t-il confié.
« Chacun voudra être parmi les surveillants, et c’est notre souhait aussi ; mais, nous avons plus de 600 enseignants. Pour un examen, on ne peut utiliser qu’environ 200 surveillants. Ceux qui ont surveillé à l’entrée en 7ème ne pourront être pris au BEPC, la même chose au baccalauréat. Mais, malgré tout, il restera des non utilisés. Il y a aussi une catégorie d’enseignants qu’on ne peut pas prendre comme surveillants, parce que quand tu les surprends des fois dans les salles, tu verras qu’ils ne sont pas du tout à la hauteur. Donc, des enseignants pareils sont disqualifiés d’avance », précise-t-il.

En termes de statistiques, le chef de la section pédagogie a indiqué que la DPE de Fria présentera pour la première évaluation, usuellement appelée examen d’entrée en 7ème Année, 1 716 candidats en enseignement général dont 805 filles et 58 en franco-arabe (FA) dont 17 filles, répartis en neuf (9) centres.

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la violence : vers la mise en place des conseillers locaux de la jeunesse à Boké

25 juin 2019 à 20 08 07 06076

Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue son offensive en vue de l’insertion de la jeunesse. Une manière de prévenir les nombreux conflits qui naissent dans les communautés. C’est pour comprendre le contenu des documents juridiques concernant les conseillers locaux de la jeunesse qu’une réunion a mobilisé ce mardi, 25 juin 2019, à Boké, 50 jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La commune urbaine de Boké est parmi les 20 communes conflictogènes du pays. Comme dans les autres localités de la République de Guinée, où des violences sont souvent enregistrées, un conseil local de la jeunesse sera mis en place pour parler au nom des jeunes. Ces cinquante jeunes, venus de différents quartiers de la commune urbaine, vont se pencher sur les documents juridiques proposés par le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère de la Jeunesse.

Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse,
Mohamed Touré

Selon Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse, « l’activité s’inscrit dans le cadre de la présentation et la validation des documents juridiques concernant les conseillers locaux des jeunes dans les 20 communes conflictogènes de la Guinée. Nous allons présenter les différents textes que nous avons proposés aux jeunes de Boké, pour qu’ils puissent discuter et valider les documents en tenant compte des réalités locales ».

Mamadouba Tawel Camara
Mamadouba Tawel Camara

C’est le maire de la commune urbaine de Boké qui a présidé la rencontre. Mamadouba Tawel Camara a souhaité plein succès à cette initiative, surtout que Boké est connu pour les violences impliquant les jeunes. «Tout ce qui vise la paix et les jeunes est très important pour nous. Et si Boké est cité parmi les 20 communes conflictogènes de la Guinée, c’est très regrettable. Mais tout ça, c’est parce que les gens ont été frustrés. Et quand les jeunes se rendent compte que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte, il y aura toujours des incompréhensions qui feront en sorte que les jeunes soient dans des mouvements. Boké a connu plein de mouvements. Depuis 2017, il y a eu trop de casse. Et c’est pour atténuer cette situation que nous saluons cette initiative et vous avez le soutien des autorités locales », a dit le maire.

Ansoumane Sampou

Pour Ansoumane Sampou, un jeune du quartier Koréra, dans la commune urbaine, la jeunesse doit soutenir cette initiative. « Après avoir suivi cet atelier, nous attendons le retour de la mission pour mettre en place ce conseil local des jeunes de Boké. De toute façon, nous soutenons la non violence et nous sommes disposés à accompagner ce projet », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Kankan : le préfet emprisonne un chef de district pour l’avoir installé sur des chaises du PADES

25 juin 2019 à 19 07 27 06276

Lors de sa tournée dans les différentes sous-préfectures de Kankan pour lancer la construction des infrastructures financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), le préfet de Kankan a été accueilli dans la sous-préfecture de Tintin-Oulen, à 22 km de la commune urbaine. Aziz Diop et sa délégation ont été installés sur des chaises du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Une situation que le préfet n’a pas pu digérer. Il a fait emprisonner un responsable local avant de confisquer les chaises en question, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Selon nos informations, ce sacrilège s’est produit le jeudi, 13 juin 2019, dans le district de Djènè Madina, à 8 km de la sous-préfecture de Tintin-Oulen. Le préfet de Kankan, Aziz Diop, accompagné du sous-préfet et d’autres cadres de la préfecture, ont été reçus dans cette localité pour la pose de la première pierre d’une école financée par l’ANAFIC.

Mais, quand ils ont remarqué que les chaises sur lesquelles ils étaient assis sont du PADES de Dr Ousmane Kaba, la visite a mal tourné pour certains responsables locaux. Selon Kaba Kourouma, chef du district et responsable local du PADES, « quand le préfet et sa suite sont venus pour la pose de la première pierre, puisqu’il n’y avait pas d’autres chaises, des jeunes ont envoyé celles du parti PADES pour les réceptionner.

Mais, les jeunes ne savaient même que ce geste allait être un problème. Ils ont regardé les chaises, après ils se sont levé, ils ont demandé à ce qu’on amène très rapidement d’autres chaises, qu’ils ne veulent pas s’asseoir dans des chaises qui appartiennent à un autre parti. Très rapidement, nous avons cherché d’autres chaises à travers la localité. Après, ils ont pris place. Après, la notabilité nous a dit que ce n’est pas bon ce qu’on a fait. Mais, les imams ont demandé pardon en notre nom ».

Poursuivant son témoignage, Kaba Kourouma a raconté qu’après la pose de la première pierre, il a été convoqué à la préfecture de Kankan, en compagnie du maire et du sous-préfet, pour s’expliquer. C’est ce qui a abouti à son incarcération. « Après tout, le préfet m’a demandé de venir le trouver le lendemain à Kankan, avec le maire et le sous-préfet. Après, ils ont embarqué les chaises à bord de leur pick-up. Le lendemain matin, c’est-à-dire le vendredi 14 juin, le sous-préfet, le maire et le vice maire, ainsi que moi-même, nous sommes allés à Kankan chez le préfet. Quand on est arrivé sur les lieux, on n’a même pas trop parlé.

Dès que le commissaire de la police est venu, le préfet m’a demandé de le suivre au commissariat pour que je m’explique. Ils m’ont mis en prison. Les responsables du PADES ont alors commencé à faire des démarches pour me faire libérer. Le samedi soir, le commissaire m’a fait sortir. Je lui ai expliqué tout ce que je savais de l’histoire. Il m’a dit que je vais être libéré, mais qu’il faut que je paye de l’argent. Donc, j’ai dû payer 800.000 FG. Mais, toutes les dépenses que j’ai effectuées s’élèvent à 1.300.000 FG. Dans la soirée du dimanche 16 juin, j’ai été libéré », a expliqué le malheureux.

Les chaises sont encore visibles dans les couloirs du commissariat central de police de Kankan. Interrogé, le commissaire central Abdoulaye Sanoh, a refusé de se prêter aux questions de notre reporter. Selon lui, si le préfet lui confie quelque chose à garder, il le fait sans en parler avec la presse.

Rencontré à sa résidence il y a quelques jours, Aziz Diop n’a également pas souhaité commenter ces accusations qui pèsent sur lui.

Joint au téléphone, le sous-préfet de Tintin-Oulen, Demba Kourouma, a confirmé les informations avant d’ajouter que Kaba Kourouma, chef du district de Djènè Madina, a été démis de ses fonctions après cet incident « Il est notre collaborateur. Nous, nous pensions qu’on était ensemble. Mais, on a vu qu’on n’est pas ensemble. On a même compris que c’est lui qui est le responsable du PADES à Djènè Madina. Donc, quand il s’agit de recevoir une délégation du chef de l’Etat, c’est une mission purement et simplement du chef de l’Etat qui est en train de poser les actes dans les localités.

Là-bas, ils ont décidé de construire une école. D’abord, ça c’est un ouf de soulagement pour toute la population. Kaba Kourouma est sorti de ce cadre. Au lieu de conjuguer le même verbe que sa population, il se permet de faire installer les chaises du PADES. Moi, je ne savais pas que c’était les chaises du PADES. Quand la délégation a pris place, c’est un garde-corps qui a vu c’est écrit derrière PADES.

Donc, ça a été un acte qui ne m’a pas plu d’abord, mais aussi au préfet. Donc, il a été démis de ses fonctions. Ça a été mon souhait, celui du préfet et du représentant du ministre. Les chaises ont été bloquées. On ne peut pas travailler avec des situations comme ça là. On ne peut plus travailler avec lui, il est démis de ses fonctions. Dites ça haut à qui veut l’entendre… »

Selon nos informations, un autre chef de district a été nommé dans la foulée par les autorités administratives, en lieu et place de Kaba Kourouma.

Joint par rapport à cet incident, Mohamed Kaba, coordinateur régional du PADES à Kankan, a condamné cet acte avant de dire que des démarches vont être menées pour récupérer les chaises. « Nous allons passer voir le préfet et ensuite le commissaire central. Comme le commissaire avait dit que ce n’est pas lui qui avait pris les chaises, mais qu’on les lui a confiées, je passerai voir le préfet. Et suite à ça, je vais voir sur quel pied danser. En tout cas, on a payé 1.300.000 FG pour faire sortir Kaba Kourouma de la prison », a dit Mohamed Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Le préfet de Siguiri accusé par des citoyens : « il est venu pour brûler la préfecture »

25 juin 2019 à 19 07 11 06116

Des commerçants de Siguiri sont très en colère contre le préfet, Colonel Moussa Condé. Ils l’ont fait savoir hier lundi, 24 juin 2019, en investissant le bloc administratif de la préfecture. Ils protestaient ainsi contre le soutien apporté par le préfet au maire qui les a dépossédés de leurs magasins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plus de deux mois, le maire de la Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, est à couteaux tirés avec 145 commerçants, dépossédés de leurs places alors qu’il y a un contrat de bail qui les lie à l’Etat pour une durée de 20 ans. Lors d’un meeting animé dimanche à Siguiri, le Colonel Moussa Condé a lancé des propos qui n’ont pas été du goût des commerçants qui ont déjà saisi la justice.

« Lorsque tu signes 20 ans de contrat de bail avec l’Etat et que tu fais 4 ans ou 3 ans, la démolition des magasins est une condition de résiliation du contrat de bail. Vous avez fait un bail de vingt ans avec l’Etat, vous avez fait quatre ans ou cinq ans, l’Etat a démoli les magasins, c’est fini. Le contrat prend fin », avait-il lancé.

Des propos qui n’ont pas laissé indifférents les principaux concernés. Très en colère, les commerçants ont investi le bloc administratif de la préfecture pour dénoncer ces déclarations du préfet.

Selon Sacko Keïta, une manifestante, « nous sommes là pour répondre au préfet. Le meeting qu’il a tenu hier, ce n’était pas responsable de sa part. Là où nous gagnons notre pain, ils nous privent de nos magasins qu’on a obtenus par notre propre sueur et ils les donnent à leurs préférés. Pour nous, le préfet allait laisser la justice faire son travail. Ce préfet est venu pour brûler Siguiri », soutient-elle.

Même son de cloche chez Hadja Saran Keïta. « Au mois de ramadan, nous sommes venus trouver le préfet, il nous a dit de nous calmer jusqu’à la fin du mois saint. Hier, il a dit que nous n’avons pas compris le droit et que le bail est fini dès après la démolition des magasins. Il est venu pour brûler la préfecture de Siguiri. Il va le faire », martèle la bonne femme.

Les yeux sont désormais tournés vers le tribunal de première instance de Siguiri qui devrait statuer sur ce différend dans les prochains jours.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Incendie dans des magasins de la Pharmacie Centrale à Labé : les précisions du DG de la PCG

25 juin 2019 à 18 06 54 06546

Suite à l’incendie qui a ravagé deux magasins de stocks de la Pharmacie Centrale à Labé, le directeur général de la structure, Dr Moussa Konaté, s’est rendu sur le terrain pour s’enquérir de la réalité. Après son constat, il a rassuré les citoyens de la région qu’il y a eu plus de peur que de mal, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le directeur général de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG), Dr Moussa Konaté est arrivé à Labé au lendemain de cet incendie qui s’est déclaré dans deux magasins de stockage de produits et équipements, placés sous la responsabilité de ses services déconcentrés dans la région. Cette visite de terrain est intervenue au moment où l’opinion locale se posait beaucoup de questions.

« Dès notre arrivée, nous avons constaté que l’incendie a été très vite circonscrit, parce qu’il est rare de trouver l’incendie dans un compartiment et que le compartiment immédiat ne soit pas touché. On est venu avec beaucoup d’inquiétude comme on disait que l’entrepôt de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) a pris feu.

Mais, nous avons constaté qu’il ne s’agit pas de l’entrepôt de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) ou le dépôt relais de la PCG. Il s’agit en réalité de deux magasins mis à la disposition de l’unité logistique assurée à l’époque par la Pharmacie Centrale de Guinée, et dans lesquels étaient stockés les intrants pour la riposte contre Ebola. Aujourd’hui, le magasin qui a été victime d’incendie contenait le reste de ces intrants de la riposte contre Ebola, à savoir quelques sacs mortuaires, les équipements de protection individuelle et des solutions alcooliques, etc. », a-t-il expliqué.

Le responsable de la PCG se dit donc soulagé de constater qu’aucun médicament ou produit de santé en cours de distribution dans la région n’a été touché par cet incendie. « Les produits de santé qu’on utilise actuellement à Labé et qui sont en cours de distribution n’ont pas été touchés par cet incendie, parce que tout simplement les entrepôts qui sont dans l’enceinte de la Pharmacie Centrale de Guinée ne sont pas concernés par ce sinistre », a-t-il insisté.

Il semble aussi que cet incendie s’est déclaré dans ces magasins à Labé, au moment où la Pharmacie Centrale de Guinée envisageait des dispositions pour ramener le reste de ces intrants pour la riposte contre Ebola à Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Tierno Monénembo appelle les Guinéens à se mobiliser contre ce projet

25 juin 2019 à 18 06 23 06236
L’écrivain Thierno Monénembo et certains responsables du FNDC le 25 juin 2019 à la Maison de la presse de Conakry

Le célèbre écrivain guinéen, Tierno Monénembo qui a officiellement adhéré au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), s’engage dans le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi, 25 juin 2019, Monénembo est revenu en détails sur les raisons de sa démarche. Il était accompagné du coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sanoh, et de certains responsables de la structure, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette sortie médiatique de Tierno Saïdou Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Monénembo, intervient peu après son adhésion au FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution prônée par le pouvoir de Conakry, et dont l’objectif serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. L’écrivain est venu expliquer les raisons de son engagement dans ce combat. « Je suis là ce matin, parce que je partage profondément les principes et les idéaux de ceux qui ont pris l’initiative de créer ce Front National pour la Défense de la Constitution.

Je pense, en effet, que la Constitution n’est pas quelque chose d’important, c’est quelque chose de sacré. Tant qu’on jonglera avec les lois, tant qu’on jonglera avec la Constitution, c’est le principe même du pays, c’est les principes de l’Etat qui seront remis en cause. Donc, ce combat que nous commençons à mener maintenant, est un combat qui intéresse tout le monde, et d’abord et avant tout le peuple de Guinée », a expliqué le prix Renaudot, devant de nombreux hommes de médias.

Tierno Monénembo en a profité pour appeler à une prise de conscience citoyenne, afin de défendre la démocratie et favoriser l’alternance en Guinée. « Il faut créer une conscience citoyenne et une vigilance citoyenne. La démocratie c’est la vigilance, la démocratie n’est pas un don. La démocratie est un rapport de force permanent. Si on donne toute la force à un homme, c’en est fini pour le peuple, il va dévorer tout le monde. Il faut qu’il y ait un contre-pouvoir, et ces garde-fous viendront de la société civile. Il faut limiter le pouvoir de celui qui est au pouvoir. Si le peuple ne prend pas précaution, il sera en danger », a averti le natif de Porédaka, dans Mamou.

En outre, l’écrivain guinéen a invité le peuple à lutter contre toute forme de confiscation du pouvoir en Guinée. Pour lui, le combat engagé doit se poursuivre pour ramener les hommes politiques à l’ordre. « Nous, nous ne nous battons pas seulement contre les velléités d’Alpha Condé d’avoir un troisième mandat. Nous nous battons contre toute circonstance pareille qui surgirait plus tard. Il faut faire en sorte que plus jamais un chef d’Etat en Guinée n’ait l’intention de manipuler la Constitution pour ses intérêts personnels, et le combat commence maintenant. Notre Constitution est menacée, nous allons la défendre. Nul n’a le pouvoir de résister contre la colère du peuple », soutient-il.

Tierno Monénembo a également dénoncé les difficultés qui assaillent les citoyens guinéens, comme le manque d’eau et d’électricité, les problèmes de santé, le manque d’infrastructures, l’atteinte à la fraternité et à l’unité nationale, l’injustice…

Pour sa part, Abdourahmane Sanoh, coordinateur général du Front National pour la Défense de la Constitution, a salué le courage et la détermination qui ont prévalu à l’adhésion de Tierno Monénembo à ce front. « Je voudrais juste me réjouir de l’arrivée à nos cotés d’un intellectuel de haut niveau, comme notre frère Tierno Monénembo. C’est cet engagement qui manquait au peuple de Guinée, des hommes et femmes qui sont imprégnés de la vigueur et de l’objectivité pouvant animer et orienter le débat dans le sens de l’intérêt collectif.

Nous souhaitons que son image soit une image qui incite d’autres personnalités à faire comme lui, parce que la crise qui s’annonce pour notre pays est d’abord une crise de l’élite, ensuite une crise morale. L’expression d’une minorité face au peuple. Je voudrais donc lancer un appel à tous ceux qui hésitent encore, pour leur dire que le moment n’est plus à l’hésitation.

Ceux qui veulent modifier la Constitution pour leur intérêt personnel, qui nous prennent pour leur fond de commerce, qui n’ont aucun respect pour notre peuple, doivent savoir que notre détermination est totale et qu’aucune chance ne leur sera donnée pour atteindre leur objectif dangereux et indigne », a martelé l’activiste de la société civile.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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L’école primaire de Kobaya Plateau vandalisée : des citoyens se déchaînent contre le chef de quartier

25 juin 2019 à 15 03 39 06396

L’école primaire de Kobaya Plateau, dans la commune de Ratoma, a été vandalisée et plusieurs biens emportés dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 juin 2019. L’école en question, construite sur un domaine litigieux, aurait été attaquée par un groupe de jeunes, appuyés par des agents du commissariat central de Sonfonia, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les enfants de la nouvelle école primaire de Kobaya Plateau n’ont pas pu suivre les cours ce mardi. Leur école a été attaquée, les tôles et les portes de certaines salles de classe défoncées et emportées par des inconnus. Des tables-bancs ont été sortis de certaines salles de classe et éparpillés à la terrasse par les assaillants.

Selon Fatoumata Oularé, directrice de l’école, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’elle a entendu du bruit au niveau de l’établissement. Mais, elle dit avoir pensé au vent violent qu’il y a eu la nuit dernière. « Face à la persistance du bruit, les gens m’ont dit que c’est mon école qui était en train d’être attaquée. Alors, j’ai voulu sortir. Mais, il y avait quelqu’un derrière la cour qui m’a menacée, en me demandant ce que je cherchais là.

Il m’a demandé de rebrousser chemin. Quand il a commencé à faire jour, je suis venue constater que c’est effectivement mon école qui a été attaquée. J’ai alors alerté les autorités, mes chefs. Mon moral est très bas, parce que j’ai des enfants qui doivent passer les examens. Jusqu’à hier, je travaillais avec eux. Et, à quelques jours de l’examen, je me retrouve dans cette situation. Je suis déçue », a-t-elle fait savoir.

Parlant des pertes subies, la directrice a dit qu’elles sont énormes. « Les manuels ont été emportés, les murs sont démolis. Les maisons qui sont en construction ont leurs magasins à côté, où se trouvaient stockés les sacs de ciments, qui ont été aussi emportés, les fers à béton, les restants de tôles qui étaient là, beaucoup de choses ont été emportés », a-t-elle expliqué.

De son côté, Alpha Oumar 3 Diallo, 4ème vice maire de la commune de Ratoma et voisin de l’école, dit avoir été surpris par la descente musclée des policiers sur les lieux. « J’ai été accueilli par le gaz lacrymogène. Je suis venu trouver que la population était en train d’insulter. On m’a dit que c’est un minibus rempli de jeunes, encadrés par des hommes en uniforme, des policiers du commissariat central de Ratoma.

D’après certaines personnes, ce terrain est litigieux. Il y a des gens qui disent que le terrain leur appartient et qu’il n’appartient pas à l’Etat. Après le constat, j’ai informé certains membres de la population, et demain soir encore, on va nettoyer les salles de classe. J’ai dit à la directrice que les enfants doivent continuer…»

Suite à cette attaque, des citoyens qui accusent le chef de quartier de Kobaya d’avoir bradé ce domaine, en complicité avec certains commis de l’Etat et des coutumiers, sont allés agresser l’autorité locale à son domicile. « C’est à 6 heures du matin que j’ai été informé par Cellou Camara, président de l’APAE de Ratoma, de la casse de cette école.

J’ai appelé mon chef secteur adjoint qui m’a confirmé que la casse a eu lieu à 3 heures du matin. Il m’a dit que les gens sont venus avec des armes, qu’il y a eu des tirs de somation pendant que des jeunes cassaient l’école. Pendant que je m’apprêtais à aller faire le constat, une foule, accompagnée du chef de secteur, est venue m’agresser », témoigne Lansana Bissiri Sylla.

Le chef de quartier nie toute implication dans cette affaire. « Ce problème ne date pas d’aujourd’hui. C’est entre le secteur et la famille Soumah. Parce que c’est un domaine qui avait été donné aux Oulémas de Guinée. A l’époque, c’est Elhadj Ibrahima Sory Fadiga qui était secrétaire général de la ligue islamique, en même temps président de l’Association des Oulémas de Guinée.

La famille a été expropriée au profit de cette association. C’est cette association qui est venue faire la ceinture du domaine. Mais entretemps, l’association a abandonné le domaine. C’est tout ce que je sais. Je ne sais pas si l’Etat a repris l’endroit ou pas. Je ne suis mêlé en rien dans ce dossier. Si quelqu’un m’accuse d’avoir vendu le domaine, qu’il envoie les preuves de cette accusation ».

Face à cette situation, Fatoumata Oularé, la directrice de l’école concernée, lance un appel aux autorités pour qu’une solution soit urgemment trouvée. « Je demande à l’Etat de faire tout pour que le problème-là finisse une bonne fois pour toute, pour que les enfants et la population retrouvent la paix. Il y en a qui sont contre la construction de cette école, alors que c’est très important pour la population.

Ce n’est pas tous les parents qui ont les moyens d’envoyer leurs enfants dans les écoles privées. Cette école est la seule école publique ici. Vous voyez, en moins d’un an, j’ai eu plus de 700 élèves, alors que je connais des écoles qui sont créés depuis les années 60 et qui n’ont pas plus de 300 élèves », a-t-elle dit.

Selon nos informations, ce n’est pas la première fois que cette école est victime de ce genre d’attaque. Elle avait été attaquée aussi en janvier 2017. A l’époque, Yamoussa Soumah, le principal accusé dans ce dossier, avait été condamné à 8 mois de prison ferme.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Affaire salon VIP de l’aéroport de Conakry : les députés exigent le départ immédiat du DG de la SOGEAC

25 juin 2019 à 14 02 50 06506

Alors que les députés sont réunis en séance plénière pour examiner un certain nombre de textes, le problème les opposant au directeur général de la SOGEAC, Sékou Maï Diarra, s’est imposé sur les onze points inscrits à l’ordre du jour. Problème né du refus de ce dernier de laisser plusieurs députés, dont les premier et deuxième vice-présidents du Parlement ainsi que le leader de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, accéder au salon VIP de l’aéroport de Conakry. Les parlementaires ont demandé le départ immédiat du responsable de l’aéroport, rapportent deux journalistes de Guineematin.com qui sont à l’hémicycle.

C’est le président de l’Assemblée nationale qui a été le premier à évoquer le sujet à l’ouverture de la séance. Le chef du perchoir a déploré le comportement du Directeur général de la société gestion et d’exploitation de l’aéroport de Conakry, avant de tenter de rassurer ses collègues qu’une solution sera trouvée rapidement à ce problème.

« Chers collègues, je voudrais, avant de continuer sur les points inscrits à l’ordre du jour, déplorer le comportement du Directeur de la SOGEAC dans ses rapports avec les députés. Je voudrais rappeler que les députés ont certes, des véhicules RC mais ce sont des représentants du peuple. Leur liste a été communiquée à la direction générale de la SOGEAC pour que les agents chargés de recevoir les voyageurs, parmi lesquels il y a les députés, sachent que les députés représentent le peuple.

Ils relèvent d’une institution de la république… J’ai adressé une correspondance au ministère des transports à ce sujet et au Premier ministre pour attirer leur attention sur le fait qu’ils doivent ramener le DG de la SOGEAC à des comportements normaux. La procédure est en cours. Des dispositions seront prises à partir de demain pour faire approfondir les débats… », a dit Claude Kory Kondiano.

Mais, cette assurance du président du Parlement n’a pas réussi à calmer la colère des députés, toute tendance confondue. Finalement, c’est l’honorable Diouldé Sow, député uninominal de Pita et membre du groupe parlementaire Libéral-Démocrate qui a pris la parole pour lire une motion de l’Assemblée nationale.

« Eu égard aux attitudes irrespectueuses, désobligeantes et de défis du DG de la SOGEAC, l’Assemblée nationale de la République de Guinée, deuxième institution du pays, demande son départ. Cette situation inacceptable de la part d’un commis de l’Etat, fut-il le DG de l’aéroport, crée un précédent de nature à dévaloriser le statut de député. Le statut protocolaire du député, représentant la communauté nationale, est non seulement connu, mais aussi respecté à travers le monde entier. La Guinée ne peut pas faire l’exception. Nous demandons son départ pure et simple et immédiatement », a dit Honorable Diouldé Sow.

De son côté, le Chef du groupe Libéral-démocrate, Dr Fodé Oussou Fofana, par ailleurs Vice-président de l’UFDG, s’est adressé au président de l’Assemblée nationale en ces termes : « nous avons le ministre des affaires présidentielles à votre gauche, celui des la justice à droite. A mon humble avis, nous n’allons pas continuer de siéger tant que cette question ne trouve pas de solution.

Nous avons été humiliés et insultés. Qu’on aime le Président Cellou Dalein ou qu’on ne l’aime pas, il a été ministre des transports, Premier ministre et député de cette législature. Moi, je n’ai rien à avoir avec le DG de l’aéroport, c’est un commis de l’Etat. Mais, cette question doit être réglée maintenant. C’est pourquoi, je vous demande, Monsieur le Président de suspendre immédiatement ces débats et nous allons nous retrouver avec les ministres ».

L’Honorable Saïkou Yaya Barry de l’Alliance républicaine, a profité pour enfoncer le clou et exiger de l’exécutif le renouvellement des passeports des députés.

Le tollé dans la salle a fini par amener le président de séance, Claude Kory Kondiano, à suspendre les débats. Pour certains, il est hors de question de revenir dans la salle tant que la question n’est pas réglée.

Depuis l’hémicycle Abdallah BALDE et Mamadou Baïlo KEITA pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Décès du maire de Ratoma : témoignages de son épouse, son fils aîné et son frère

25 juin 2019 à 13 01 35 06356

Le décès de celui qui était jusque là maire de la commune de Ratoma a plongé sa famille dans une grande tristesse. Souleymane Taran Diallo, arraché à l’affection des siens dans la nuit du dimanche à lundi, 24 juin 2019, laisse un grand vide aussi bien dans sa famille biologique que politique (UFDG). Son frère, sa femme et son fils ainé, interrogés par un reporter de Guineematin.com hier lundi, ont exprimé leur chagrin face à cette douloureuse épreuve.

Décryptage !

Madame Diallo Djénabou Sylla (femme du défunt) : « j’ai perdu mon chéri ! J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon mari (pleurs). C’est à 4 heures 30 minutes qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Il ne se plaignait de rien avant, mais il était fatigué. Quand je lui dis d’aller à l’hôpital, il disait toujours qu’il a du travail, qu’après le travail, on allait partir à l’hôpital.

Mais, chaque fois je lui disais, toi on va t’attacher, t’amener à l’hôpital. Il ne se plaignait de rien. Il a piqué une crise, il est mort. On a parlé pour la dernière fois hier nuit, j’étais à un déplacement, je lui ai fait le compte-rendu. La nuit, il s’est levé et puis il est tombé dans le lit, même s’il se plaignait de douleur, il ne s’est pas plaint à moi. Mon mari, c’est un homme qui m’a aimé, il était tout pour moi ».

Alpha Oumar Taran Diallo, petit frère du défunt, inspecteur des impôts : « on m’a appelé à 4 heures du matin pour me dire que mon frère a piqué une crise et qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Mon grand frère est un monsieur jovial, gentil, rigoureux, un bon intellectuel. Et, c’était un pilier du parti, l’UFDG. Nous gardons de lui une compétence et une rigueur, l’amour de sa famille et de sa patrie guinéenne ».

Thierno Saidou Diallo, fils aîné du défunt maire de Ratoma : « c’est à 4 heures du matin que j’ai appris le décès de mon père. Il était allé à la clinique, c’est mon jeune frère qui m’a appelé pour me dire qu’il venait de décéder. Donc, je me suis rendu à la clinique pour constater qu’effectivement, il nous a laissés. Et là, on est parti à la morgue pour accompagner le corps. Je retiens beaucoup de choses de mon père. C’était un homme droit, intègre, avec beaucoup de principes.

C’est ce qu’il m’a inculqué. C’était un homme de valeur, un homme de conviction. C’était surtout quelqu’un de généreux, mais surtout qui avait d’énormes valeurs morales. Mon père était mon idole, c’était mon partenaire. Ce que je suis, la personne que je suis aujourd’hui, c’est grâce à lui. Il avait un sens de l’écoute. C’était mon ami, je pouvais me confier à lui».

A noter que Souleymane Taran Diallo est décédé à l’âge de 68 ans. Il laisse derrière lui une veuve et cinq enfants : 4 garçons et une fille.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18  

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New Jersey : Ibrahima Diallo et Mariam Bah convolent en noces le 6 juillet

25 juin 2019 à 13 01 12 06126

Les familles Diallo, Bah, Barry, Sow, … parents et alliés ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants : M. Ibrahima Diallo et Mlle Mariam Bah à New Jersey les 4 et 6 juillet 2019.

Au programme

Vendredi 4 juillet 2019 :

Le mariage religieux : à 13 heures à la mosquée Brooklyn, NY11213

Dimanche 6 juillet 2019 :

Réception : 20 heures à l’Hôtel Robert Treat/50 Park place/NEWARK.NJ07102

Contact : (973)477 0787 ou 862 287 5953

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Décès du maire de Ratoma : le témoignage de Bah Ousmane, président de l’UPR

25 juin 2019 à 12 12 52 06526

A l’image du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et de plusieurs autres personnalités du pays, le président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah, s’est rendu hier lundi, 24 juin 2019, au domicile de Souleymane Taran Diallo, le maire de la commune de Ratoma, décédé des suites d’une crise cardiaque. Le ministre conseiller du président Alpha Condé, à la tête d’une délégation de son parti, est allé présenter ses condoléances à la famille du défunt, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

« Souleymane Taran Diallo, est un camarade de promotion. Nous nous sommes connus au lycée. Et depuis, ce sont des relations d’amitié et de respect mutuel. Malgré nos différences idéologiques, nous sommes restés chacun sur sa ligne tout en gardant nos rapports d’amitié, de confiance et de respect mutuel. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches. Nous prions Dieu pour le repos de son âme », a déclaré Elhadj Ousmane BAH.

La délégation conduite par le leader de l’UPR a présenté aussi une enveloppe symbolique à la famille du défunt.

Avant de se rendre à la famille de Souleymane Taran Diallo, Elhadj Ousmane Bah et sa suite sont partis d’abord présenter leurs condoléances à la famille de Mamadou Moussa BAH, le directeur du siège de l’UPR, décédé aussi des suites d’une crise cardiaque, le dimanche 23 juin 2019.

A noter que selon nos informations, un symposium sera organisé dans la matinée du vendredi, 27 juin 2019, au Palais de peuple de Conakry, à l’honneur du maire, Elhadj Souleymane Taran Diallo. Ce responsable de l’UFDG sera inhumé le même jour après la prière de 14 heures au cimetière de Hamdallaye, auprès de sa mère.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Urgent : la Cour d’Appel de Conakry annule l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG

25 juin 2019 à 12 12 04 06046

C’est une nouvelle bataille que Bah Oury vient de remporter face au camp de son rival Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG. La Cour d’Appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, l’annulation de son exclusion du parti dont il était le premier vice-président jusqu’en février 2016, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Amadou Oury Bah l’avait déjà emporté en première instance face à l’actuelle direction de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, à sa tête Cellou Dalein Diallo. Le 03 mars 2017, le tribunal de Dixinn a prononcé l’annulation de son exclusion du principal parti d’opposition du pays. Le camp de Cellou Dalein a aussitôt saisi la cour d’appel de Conakry pour tenter de faire annuler cette décision. A l’issue des débats tenus devant cette cour, la juridiction a confirmé le verdict du TPI de Dixinn.

Mais, ce feuilleton judiciaire n’a pas encore trouvé son épilogue. Car les avocats du camp de Cellou Dalein Diallo ont déjà annoncé qu’ils vont se pourvoir en cassation devant la cour suprême. La décision de cette dernière juridiction sera susceptible d’aucun recours.

Bah Oury finira-t-il par réintégrer l’UFDG ? Attendons de voir !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Boké : des acteurs de l’éducation se penchent sur le Programme Décennal de l’Education (2019-2028)

25 juin 2019 à 11 11 26 06266

Plusieurs acteurs du système éducatif évoluant dans la région de Boké se sont concertés hier lundi, 24 juin 2019. C’était dans le cadre d’un atelier régional de partage du document du Programme Décennal de l’Education en Guinée (PRODEG 2019-2028). L’objectif est de doter la Guinée d’un programme de formation plus adéquat aux besoins des élèves et aux étudiants du pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier a regroupé des directeurs d’école, des chefs d’établissements, des directeurs d’institutions d’enseignement supérieur, les maires et d’autres cadres de l’éducation de la région administrative de Boké. La démarche visait à constater et amender le Programme Décennal 2019-2028 proposé par le département à travers une équipe qui avait été mise en place à cet effet.

Selon Sayon Camara, attaché de cabinet du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, « l’analyse sectorielle a relevé que notre programme d’enseignement de 2006-2016 avait des points forts et des points faibles. Partant de ce programme, il a été bâti six programmes prioritaires qui sont: un programme dédié à l’accès et à l’équité ; la pertinence et la qualité des enseignements et apprentissage; la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle; la réforme de l’enseignement supérieur; la gouvernance ; et le pilotage ».

Pour sa part, Moriba Sidibé, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a expliqué pour quelles raisons cet atelier est organisé à Boké, surtout que les efforts concourent aujourd’hui à qualifier davantage le système éducatif guinéen. « Aujourd’hui, le souci de tous les cadres de l’éducation, c’est comment qualifier l’éducation guinéenne. Ce programme a été discuté au niveau national, mais il fallait le ramener à la base pour que la base aussi fasse des remarques et les remonter », a fait savoir Moriba Sidibé.

Pour les participants, cet atelier est une satisfaction puisque le courant passe bien entre tous les acteurs. Pour Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur Préfectoral de l’Education de Boké, « c’est avec une réelle satisfaction que nous suivons cet atelier. Nous espérons être suffisamment outillés à la fin de cet atelier pour améliorer les conditions des élèves. On est en train d’écouter des bons amendements et je suis certain que dans les 10 ans à venir, le programme d’enseignement sera bien élaboré et que la communication sera plus facile ».

Précisons que ce même atelier se tient au même moment dans toutes les régions administratives du pays.

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Kankan : un adolescent porté disparu dans le fleuve Milo

25 juin 2019 à 10 10 41 06416

Le fleuve Milo a encore enregistré un disparu. Les faits se sont produits dans l’après-midi d’hier lundi, 24 juin 2019, au quartier Banankoroda, dans la commune urbaine de Kankan. C’est en tentant de traverser à la nage le fleuve Milo qu’Abdoulaye Chérif a disparu dans le cours d’eau, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le fleuve Milo fait encore parler de lui dans la ville de Kankan avec la disparition de cet autre adolescent. Selon nos informations, ce sont trois enfants, tous âgés d’environ 13 ans, qui ont tenté de traverser le fleuve Milo. Le premier a pu le faire sans souci. Le second a été secouru par les pêcheurs artisanaux alors qu’il se noyait. Malheureusement, le troisième garçon n’a pas eu de chance.

Quelques minutes après la disparition d’Abdoulaye Chérif, de nombreux citoyens se sont rendus sur les berges du Milo, côté Banankoroda. Les pêcheurs artisanaux et les extracteurs du sable se sont massivement mobilisés et les recherches ont duré pendant 4 heures. Des recherches qui n’auront rien donné.

Mamady Kaba, un des secouristes, a dit ce qui a été fait pour tenter de retrouver le disparu. « Quand ils m’informaient, j’étais dans mon champ. Dès que je suis arrivé, j’ai mobilisé 14 personnes. On a mené les recherches partout, mais on ne l’a pas retrouvé. Nous allons continuer les recherches. Mais, nous pensons que c’est après demain (mercredi, ndlr) qu’on pourra retrouver son corps. Donc, tout le monde est informé, d’ici en passant par Madina jusqu’à l’abattoir. Je leur ai dit de m’informer si toute fois le corps est retrouvé », a-t-il expliqué.

Informés, les parents de la victime se sont vite mobilisés pour se rendre sur les rives du fleuve Milo, espérant retrouver leur fils. La mère du disparu, madame Aminata Kaba, était inconsolable. « Le matin, il est allé au travail. A 11h, il est revenu à la maison, il est rentré pour garer son vélo. Mais, je ne sais pas quand il est sorti. Maintenant, c’est étant toujours à la maison que son compagnon d’infortune est venu nous voir en pleurant, il nous a dit qu’ils n’ont pas pu sauver Abdoulaye. Depuis qu’on est venu, on ne l’a pas encore retrouvé », a dit la pauvre dame.

Interrogé par notre reporter, l’un des rescapés du drame, N’fa Kary Kourouma a dit qu’ils étaient venus au fleuve pour attraper des chiots. « On quittait chez un ami. Abdoulaye a demandé à un grand où on pouvait trouver des chiots. Le grand nous a dit que de l’autre côté de la rive du fleuve, là où on fabrique les briques.

Quand on est arrivé au fleuve, je lui ai dit de passer par le pont. Mais, il a dit que c’est la traversée qui est rapide. Alors, on s’est déshabillé et on s’est jeté à l’eau. A un certain niveau, le courant était devenu fort. Je me suis accroché à un tronc d’arbre. J’ai essayé de l’attraper. Mais malheureusement, il est resté au fond de l’eau », a-t-il expliqué.

Jusqu’au moment où notre reporter quittait les lieux, le corps d’Abdoulaye Chérif n’était pas retrouvé. Il faut signaler qu’en longueur de journée, les enfants passent leur temps à se baigner sur le fleuve Milo avec tous les risques de noyade.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Examens nationaux : « les malhonnêtes seront traqués par l’autorité », prévient Balato Keïta

25 juin 2019 à 9 09 52 06526

Les examens nationaux, session 2019, se dérouleront du 04 au 19 juillet prochain. A une dizaine de jours du début de ces échéances, l’heure est aux derniers réglages dans les écoles et centres d’examens. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Amara Balato Keïta, le proviseur du lycée Kipé, dans la commune de Ratoma, est revenu sur les préparatifs du Baccalauréat unique dans son établissement. Il en a profité pour mettre en garde tous ceux qui tenteront de tricher pendant ces échéances contre les sanctions qui leur seront infligées.
Décryptage !

Guineematin.com : le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a communiqué récemment le calendrier des examens nationaux qui se dérouleront du 04 au 19 juillet 2019. Quel est aujourd’hui le niveau des préparatifs du Baccalauréat unique qui vous concerne particulièrement au lycée Kipé ?

Amara Balato Keïta : au lycée Kipé, comme partout ailleurs, aujourd’hui
nous sommes en fin des programmes. Les programmes ont été parcourus
comme cela se doit par les professeurs et leurs apprenants. Donc
aujourd’hui, au lycée Kipé, nous sommes préparés pour affronter les
examens nationaux. En ce qui nous concerne le Baccalauréat unique, les
élèves sont prêts pour les évaluations.

Les examens, comme partout ailleurs, se préparent très bien au lycée Kipé parce que c’est ici que je gère. Ça se prépare bien, les élèves ont déjà terminé, depuis samedi dernier, leur Baccalauréat blanc. Et, je suis sûr qu’on va se tirer d’affaire au Baccalauréat réel.

Guineematin.com : est-ce que tous les programmes sont bouclés dans votre école ?

Amara Balato Keïta : les programmes sont effectivement terminés parce
que de cours de rattrapage ont suivi le parcours habituel du programme. On a non seulement parcouru le programme avec des enseignants qui n’ont pas observé la grève, mais aussi après, les grévistes ont, à leur tour, tenu au respect de leurs engagements qui faisaient partie du protocole d’accord, c’est-à-dire les cours de rattrapage.

On a planifié les études par un emploi du temps additif qu’on a appelé emploi du temps de rattrapage. En dépit du temps ordinaire, il y a eu du temps qu’on s’est trouvé : quand l’enseignant lui-même n’a pas de cours, il planifie ses cours soit le soir ou les enfants viennent le matin. Voilà comment les cours de rattrapage ont été organisés et c’est ce qui nous a permis de terminer les programmes.

Guineematin.com : quelles sont les dispositions prises par votre établissement pour le bon déroulement de ces évaluations nationales ici ?

Amara Balato Keïta : à notre niveau, nous gérons nos candidats, on les
accompagne dans leurs centres respectifs. Nous les préparons à travers des cours de révision que les enseignants tiennent ici pour les candidats. Ils reprennent ce qu’ils ont fait sous forme de sujets, ils révisent avec les élèves pour les initier à traiter les devoirs de ce genre. Il n’est pas dit que les sujets qu’ils proposent, à l’examen c’est ce qu’ils donnent, non ! Mais, il y a des Baccalauréats déjà passés, ils prennent dans ce réservoir de sujets, ils font réviser les enfants avec ça.

A travers des tels exercices, ils vont se tirer d’affaire je pense. Voilà les préparatifs chez nous. En plus, il y a la discipline qu’ils doivent observer dans les centres d’examen par ce que cette année, ça sera très rigoureux. On parle de téléphones et de commissions de rédaction pour ceux qui sont habitués à se constituer en commissions de professeurs malhonnêtes. Ceux qui le feront cette année, seront traqués par l’autorité. Rédiger les réponses et faire glisser ça quelque part pour les surveillants qui seront aussi malhonnêtes pour introduire dans les salles, ces actes ne seront pas tolérés.

Donc, toutes les dispositions idoines sont prises pour que les examens nationaux se passent dans des bonnes conditions. En un mot, notre ministère a adressé des correspondances pour traquer cette fois-ci tous les cas de défaillances, et je pense qu’étant averti, chacun va prendre ses dispositions pour éviter qu’ils ne soient.

Guineematin.com : vous dites que ceux qui vont tenter de frauder seront traqués, quelles sanctions encourent-ils au juste ?

Amara Balato Keïta : des sanctions qui ne se limitent pas au blocage de salaire, mais jusqu’à la radiation les attendent. Parce que c’est très malhonnête de blaguer avec l’avenir des futurs cadres, c’est blaguer avec le pays. Donc celui qui vole ou triche un examen, a trahi le pays. Et, ces dispositions-là sont le bienvenu parce qu’il faut qu’on soit sérieux avec les examens.

Guineematin.com : quelle est la particularité des examens de cette année ?

Amara Balato Keïta : il y a un écrit qui est venu, qui n’est qu’une mise en garde de ceux qui vont coordonner les examens, c’est-à-dire des surveillants jusqu’aux délégués. Il y a des choses qu’il faut éviter. Par exemple, le téléphone : même aux délégués le téléphone est interdit. Ils ne manipulent pas leurs téléphones quand ils sont dans les centres.

Ils peuvent rentrer avec leurs téléphones pour qu’ils soient joignables en cas de besoin par les autorités, mais ils ne peuvent pas faire usage quand ils se promènent dans la cour. Les surveillants, eux, n’ont pas droit au téléphone tant qu’ils sont dans les centres, pour éviter de communiquer avec le monde extérieur. Il est dit de ne pas venir avec le téléphone, à plus forte raison les candidats.

Guineematin.com : puisque nous sommes à la fin de l’année scolaire, dites-nous quelles sont les difficultés rencontrées cette année au lycée Kipé ?

Amara Balato Keïta : les difficultés qu’on a rencontrées, c’est la crise qu’a connu l’école guinéenne d’une manière globale, qu’on peut signaler comme difficultés. En dehors de cela, il y a eu le problème de craie qui s’est un peu posé aussi. La craie a manqué tout comme les fournitures telles que les cahiers de préparation. Si on pouvait quand même faire le nécessaire pour que ces cahiers soient un peu augmentés à l’ouverture prochaine, ça allait être une bonne chose.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit de vos candidats ?

Amara Balato Keïta : à mes candidats et aux autres qui vont vous lire, je leur dis de rester dignes, de rester eux-mêmes et de se contenter de leur savoir personnel, de ne pas tricher le jour de l’examen. C’est ça la responsabilité pour qu’ils soient fiers de leur réussite.

Entretien réalisé par Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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L’UFDG répond à Albert Bourgi : Cellou Dalein Diallo n’a pas besoin de ses conseils !

25 juin 2019 à 9 09 16 06166

Dans une interview accordée à africaguinee.com datée du 19 juin 2019, Albert Bourgi s’agace de la mise en lumière de sa contribution et de son soutien au projet catastrophique et mortifère de modification constitutionnelle en Guinée. Il tente de se dédouaner mais s’y prend tellement mal qu’il complique ce qui pouvait être simple, pour ne pas dire banal.

Tantôt accusateur, tantôt donneur de leçons, Albert Bourgi s’emmêle visiblement les pinceaux. Loin de la sérénité digne d’un magistrat de la carrure à laquelle il prétend, dans sa divagation, il mélange tout : « Je trouve que l’opposition, Cellou se discrédite en agissant de cette manière. On est opposant, on s’oppose, il y a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie ». Assimilant mal une ligne de défense désormais intenable et connue de tous les observateurs sérieux de la vie politique guinéenne de ces dix dernières années.

Une insinuation dont l’objectif est de biaiser un combat national

Dans cette entreprise, il ne dit pas que la liste transmise à la Cour pénale internationale est une initiative du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), une création spontanée, hétérogène et républicaine composée par l’ensemble des acteurs sociopolitiques de la Guinée et de sa diaspora. Le FNDC regorge en son sein d’ONG’s et associations issues de la société civile, de centrales syndicales, d’acteurs du secteur privé, d’artistes, de comédiens, de partis politiques de l’opposition parmi lesquels d’anciens alliés et soutiens d’Alpha Condé.

Trois forces majeures sont notables au sein du FNDC. D’abord, la prédominance d’une jeunesse audacieuse et consciente de la grandeur des défis démocratiques et rompue à l’usage des réseaux sociaux, donne une multidimensionnalité au combat. Ensuite, c’est la célérité avec laquelle les forces du FNDC s’implantent à travers toutes les préfectures de la Guinée et à l’international. Ce qui témoigne de la grande adhésion des guinéens de tous bords à ce groupe et au noble combat qu’il mène. Enfin et surtout, la détermination du FNDC ne souffre d’aucune ambiguïté. La transmission à la CPI de la liste des promoteurs et défenseurs de la violation de la constitution en est l’un des exemples les plus illustratifs.

Réduire ce Front républicain à Cellou Dalein Diallo est une manœuvre dilatoire qui, comme par le passé et avec l’entregent des conseillers occultes d’Alpha Condé, vise à donner l’impression que la contestation populaire et légitime du peuple de Guinée contre la violation des principes démocratiques fondamentaux serait une révolte ethnico-politique. Cellou Dalein Diallo et son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qu’Alpha Condé a tenté de peindre en organisation ethnique à coups de missives médiatiques et par ses réseaux mafieux, ne laisseront pas de nouveau l’avenir de la Guinée compromis par des ambitions égoïstes et dénudées d’intérêt pour les Guinéens dans leur majorité.

De même que l’ensemble des partis de l’opposition, l’UFDG assume totalement son appartenance au FNDC et y jouera pleinement sa partition ainsi qu’au sein de tous les mouvements citoyens ou politiques qui s’affirmeront dans la lutte contre le tripatouillage constitutionnel engagé en Guinée. Il n’y a aucune raison à en rougir ou à baisser la tête; bien au contraire. C’est au camp d’en face d’avoir cette attitude si tel devait être le cas.

Ridicule suggestion que celle de s’opposer autrement

Demander à Cellou Dalein Diallo et à l’opposition de s’opposer autrement au motif qu’il y’a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie relève du ridicule. D’autant plus que ce conseil émane d’un soutien à une gouvernance autoritaire, d’une personne comme lui qui connaît parfaitement bien la vigueur de la répression et des agissements antidémocratiques et anticonstitutionnels dont fait montre ce pouvoir.

Si non, il est impossible d’ignorer que depuis 2011, l’UFDG que dirige Cellou Dalein Diallo a usé de tous les moyens légaux et démocratiques face à ce régime autoritaire et répressif. Albert Bourgi souhaiterait-il que l’opposition agisse comme l’opposant Alpha Condé se questionnait sur la nature de la lutte (armée) contre Lansana Conté ?

Cela peut s’entendre dans la mesure où les revendications légales pour l’instauration d’un Etat de droit ont coûté la vie à plus d’une centaine de guinéens, tous à la fleur de l’âge et causé des handicaps irréversibles à des centaines d’autres plongeant ainsi des familles entières dans la désolation.

Les journalistes, les organisations syndicales et de la société civile ne sont pas épargnés par la barbarie. Le régime meurtrier d’Alpha Condé que soutient Albert Bourgi tue des enfants dont le seul tort est, privés d’écoles à cause de la grève de leurs enseignants mal payés, d’avoir exigé la réouverture des classes. Ce même régime qui se graisse sur les maigres revenus des guinéens massacre des activistes et associations de défense des consommateurs lorsque ceux-ci osent demander une baisse du prix du carburant pour s’aligner au cours mondial, ou se plaignent des coupures intempestives de l’électricité, ou encore manifestent pour le respect de la constitution.

Des exemples où des Guinéens subissant l’injustice et l’arbitraire, vont jusqu’à se faire tuer pour avoir tout simplement pensé autrement qu’un régime fantoche, il y’en a à foison. Les rapports de Human Right Watch, de Reporters sans frontières, Amnesty International et de tant autres organisations humanitaires et de droits de l’homme ne contrediront pas ces affirmations.

Albert Bourgi s’en est-il une fois ému, ne serait-ce que par compassion humaine pour le peuple de Guinée ? A-t-il pour autant pris ses distances avec son ami dictateur, Alpha Condé ? Alors, non ! Merci pour ses conseils.

Cette lutte ne desserrera pas ! Elle ne faiblira point ! Par contre, elle se renforcera avec l’éveil des consciences qui va crescendo ! L’UFDG se battra auprès des guinéens jusqu’à l’avènement d’un régime démocratique capable de prendre sérieusement en compte les ambitions de libertés et de développement de notre pays.

Une convergence des luttes qui effraie le pouvoir en place

Une convergence des aspirations et des luttes des guinéens effraie tous les stratèges de ce pouvoir qui savent tous que l’UFDG est la meilleure riposte à leur politique politicienne. Après avoir englouti des millions de dollars dans des campagnes de diffamations contre Cellou Dalein Diallo, dans l’unique objectif de le peindre en leader d’une communauté et créer un faussé national, la manœuvre d’Albert Bourgi est naturellement compréhensible même si elle est de nouveau vouée à l’échec. Sa tentative de substituer à la lutte du FNDC et de la majorité des guinéens, une entreprise ethnique voire communautaire contre la personne du président de l’UFDG est une vieille recette qui ne passe plus.

La réalité qu’il feint d’ignorer aujourd’hui est toute autre. Les victoires de l’UFDG dans des zones historiquement étiquetées Alpha Condé lors des dernières élections locales prouvent à suffisance que les guinéens savent que Cellou Dalein Diallo est l’homme qu’ils leur faut pour diriger la Guinée.

Ces victoires auraient été encore plus éclatantes n’eût été l’implication d’une administration publique inféodée au régime et une fraude inouïe. La Mission d’observation électorale de l’Union européenne dresse un bilan extrêmement catastrophique des élections en Guinée depuis 2013.

Il y a des signes qui ne trompent guère. Le réalisme et la maturité des guinéens, toutes communautés confondues, ne cèdent et ne céderont plus à ces discours divisionnistes et mensongers. Cellou Dalein Diallo est un leader national dont les partisans dépassent largement son cercle de naissance. Ayant consacré toute sa vie aux guinéens, il a aujourd’hui le soutien de son peuple, transcendant tous les clivages et stéréotypes que de vils conseillers d’Alpha Condé tentent vainement de lui coller.

Cependant, par respect pour le travail remarquable du FNDC et pour éviter de donner l’impression de s’attribuer les succès de ce noble combat national, Cellou Dalein Diallo et l’UFDG ne peuvent se permettre d’emprunter cette voie voulue par Albert Bourgi et tous les conseillers d’Alpha Condé. Ils ne le feront pas, pas parce qu’ils ne seraient pas fiers d’en endosser la paternité, mais simplement parce qu’il n’y aurait pas d’honnêteté dans une telle démarche. Malheureusement le pouvoir et ses affidés ignorent tout du sens de l’honnêteté et de l’intégrité, des mots qui signifient beaucoup pour Cellou Dalein Diallo.

Albert Bourgi sait très bien que si les guinéens refusent une quelconque forme d’élection ou de référendum avec Alpha Condé, c’est en premier lieu parce qu’ils savent qu’il s’est doté d’une machine électorale basée sur la fraude à grande échelle qui fait automatiquement de lui vainqueur. Les élections sous Alpha Condé sont des mascarades dont les données incohérentes sont imposées comme résultats. A l’image de toutes les élections qu’il a organisées, un référendum serait entaché d’irrégularités comme la Guinée n’avait jamais connues.

Alpha Condé souffre sérieusement de manque de légitimité vis-à-vis de son peuple et devient de plus en plus un produit difficile à vendre. A tel point que les soutiens et amis d’alors commencent à le lâcher. Une règle à laquelle Albert Bourgi ne fait pas exception.

La crainte est aujourd’hui lisible chez plusieurs soutiens d’une modification ou d’un changement de constitution en vue d’octroyer à Alpha Condé un troisième mandat. Car la transmission des listes à la CPI ne laisse guère indifférents ces individus. Qu’ils œuvrent à visage découverts ou dans l’ombre, ils seront tous démasqués. Et la tentative de coup d’Etat constitutionnel, même si elle a toute les chances d’échouer, leur sera directement imputable.

LA CELLULE DE COMMUNICATION DE L’UNION DES FORCES DÉMOCRATIQUES DE GUINÉE (UFDG).

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CONAKRY : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ELECTIVE DES RESSORTISSANTS DE GOUGOUDJE (TELIMELE)

25 juin 2019 à 7 07 22 06226

L’Association pour le Développement de la Sous-préfecture de Gougoudjé (Prefecture de Télimélé) convie l’ensemble de ses ressortissants, amis et sympathisants à l’assemblée générale élective ce Dimanche 30 Juin 2019 à 10H à Soloprimo (Commune de Ratoma) chez El.Hadj Mamadou Saliou BALDE.

Créée en 1997 à Conakry, cette association a réalisé plusieurs activités avant de connaitre des moments de difficultés ces 10 dernières années. C’est suite à ces difficultés qu’une nouvelle génération a décidé de reprendre le flambeau.
Ainsi plusieurs rencontres d’échanges sur les problématiques de développement de la sous-préfecture suivi d’une révision des Statuts et règlement intérieur ont eu lieu depuis Avril 2019.
POSTES A POUVOIR DANS LE CONSEIL D’ADMINISTRATION:

  • 14 postes représentants les 7 districts (Gougoudjé Centre, Kaaba, Kaffimma, Koussi, Missidé Kébou, Hamdallaye et Ngouma)
  • 9 postes dans le bureau Exécutif
    Les 9 postes du bureau exécutifs sont :
  • Président
  • Vice-Président
  • Secrétaire Générale
  • Trésorier
  • Secrétaire Chargé de la formation, de l’emploi et de la promotion des compétences
  • Secrétaire Chargé de la communication et des relations extérieures
  • Secrétaire Chargé aux projets
  • Secrétaire Chargé du Sport et de la Culture
  • Secrétaire Chargé des affaires sociales et religieuses
    CRITERES D’ELIGIBILITE :
    Est éligible :
  • Toute personne originaire de la Sous-Préfecture de Gougoudjé
  • Jouir de ses facultés Physiques et mentales
  • Payer la caution votée par l’Assemblée Générale
  • N’être jamais associé ou reconnu coupable d’un détournement de biens collectifs
    Les candidatures sont à envoyer par mail : ibrahimasory02@yahoo.fr ou par message au : 621231804 /622570556/ 628183530/622887462
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