Le fleuve Milo a encore enregistré un disparu. Les faits se sont produits dans l’après-midi d’hier lundi, 24 juin 2019, au quartier Banankoroda, dans la commune urbaine de Kankan. C’est en tentant de traverser à la nage le fleuve Milo qu’Abdoulaye Chérif a disparu dans le cours d’eau, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le fleuve Milo fait encore parler de lui dans la ville de Kankan avec la disparition de cet autre adolescent. Selon nos informations, ce sont trois enfants, tous âgés d’environ 13 ans, qui ont tenté de traverser le fleuve Milo. Le premier a pu le faire sans souci. Le second a été secouru par les pêcheurs artisanaux alors qu’il se noyait. Malheureusement, le troisième garçon n’a pas eu de chance.

Quelques minutes après la disparition d’Abdoulaye Chérif, de nombreux citoyens se sont rendus sur les berges du Milo, côté Banankoroda. Les pêcheurs artisanaux et les extracteurs du sable se sont massivement mobilisés et les recherches ont duré pendant 4 heures. Des recherches qui n’auront rien donné.

Mamady Kaba, un des secouristes, a dit ce qui a été fait pour tenter de retrouver le disparu. « Quand ils m’informaient, j’étais dans mon champ. Dès que je suis arrivé, j’ai mobilisé 14 personnes. On a mené les recherches partout, mais on ne l’a pas retrouvé. Nous allons continuer les recherches. Mais, nous pensons que c’est après demain (mercredi, ndlr) qu’on pourra retrouver son corps. Donc, tout le monde est informé, d’ici en passant par Madina jusqu’à l’abattoir. Je leur ai dit de m’informer si toute fois le corps est retrouvé », a-t-il expliqué.

Informés, les parents de la victime se sont vite mobilisés pour se rendre sur les rives du fleuve Milo, espérant retrouver leur fils. La mère du disparu, madame Aminata Kaba, était inconsolable. « Le matin, il est allé au travail. A 11h, il est revenu à la maison, il est rentré pour garer son vélo. Mais, je ne sais pas quand il est sorti. Maintenant, c’est étant toujours à la maison que son compagnon d’infortune est venu nous voir en pleurant, il nous a dit qu’ils n’ont pas pu sauver Abdoulaye. Depuis qu’on est venu, on ne l’a pas encore retrouvé », a dit la pauvre dame.

Interrogé par notre reporter, l’un des rescapés du drame, N’fa Kary Kourouma a dit qu’ils étaient venus au fleuve pour attraper des chiots. « On quittait chez un ami. Abdoulaye a demandé à un grand où on pouvait trouver des chiots. Le grand nous a dit que de l’autre côté de la rive du fleuve, là où on fabrique les briques.

Quand on est arrivé au fleuve, je lui ai dit de passer par le pont. Mais, il a dit que c’est la traversée qui est rapide. Alors, on s’est déshabillé et on s’est jeté à l’eau. A un certain niveau, le courant était devenu fort. Je me suis accroché à un tronc d’arbre. J’ai essayé de l’attraper. Mais malheureusement, il est resté au fond de l’eau », a-t-il expliqué.

Jusqu’au moment où notre reporter quittait les lieux, le corps d’Abdoulaye Chérif n’était pas retrouvé. Il faut signaler qu’en longueur de journée, les enfants passent leur temps à se baigner sur le fleuve Milo avec tous les risques de noyade.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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