Alpha Condé veut changer la Constitution : les Brassards Rouges annoncent une réunion d’urgence

27 juin 2019 à 22 10 24 06246
Lansana Diawara, Coordinateur National des Brassards Rouges de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le président Alpha Condé a mis fin au semblant de suspens sur sa volonté de changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020. S’abritant derrière une « proposition » de SON gouvernement, le chef de l’Etat a dit prendre acte de cette demande…

En réaction à cette ultime sortie de l’exécutif guinéen en faveur d’un changement de la Constitution, les Brassards Rouges de Guinée (une des structures opposées au changement de la Constitution) ont annoncé une réunion d’urgence.

Selon Lansana Diawara, Coordinateur National des Brassards Rouges de Guinée, dans 48 heures, les cinq antennes et l’ensemble des responsables de zone des Brassards Rouges de Guinée se réuniront dans un lieu public pour réagir à cette sortie du chef de l’Etat. En attendant « nous prenons acte », indique Lansana Diawara, qui dit n’avoir pas été surpris par cette position du président de la République.

« On savait parfaitement qu’il allait faire un pas de plus dans cette direction pendant cette CAN (coupe d’Afrique des Nations), en se disant que les jeunes sont concentrés au foot. Mais, cela ne va jamais nous distraire. Nous irons jusqu’au bout », a insisté le Coordinateur National des Brassards Rouges de Guinée.

A suivre !

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Manque d’électricité : l’Etat subventionne EDG à hauteur de 2 157 milliards (Conseil des ministres)

27 juin 2019 à 21 09 49 06496

Malgré le manque criard d’électricité en Guinée, suscitant des manifestations de protestation un peu partout à Conakry et dans la Guinée profonde, on apprend que les subventions du secteur ont augmenté beaucoup plus qu’on ne pouvait imaginer.

Dans son comte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 27 juin 2019, le Gouvernement annonce que les subventions de l’Etat guinéen à la société Electricité de Guinée ont augmenté « de 880 Mds à 2 157 milliards ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi :

Communiqué : Conakry, le 27 Juin 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 27 juin 2019 de 10h à 13h, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
  2. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL TENUES LES MARDIS 21, 28 MAI ET 25 JUIN 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a pris acte de la volonté librement exprimée par la totalité de membres du Gouvernement de s’inscrire résolument dans la dynamique du Référendum pour une nouvelle constitution reflétant l’aspiration légitime du Peuple de Guinée à se doter d’institutions et de lois plus adaptées à l’évolution de la situation socio-économique

Le Chef de l’Etat a rappelé les dispositions liées à la règlementation des changes faisant obligation à tous les acteurs économiques, en dehors des activités spécifiquement autorisées à cette fin, de procéder au libellé et au paiement des factures de prestations et de fournitures en Francs Guinéens.

Le Président de la République a insisté sur l’importance du programme en cours de réalisation des infrastructures communautaires sur financement de l’ANAFIC, tout en en rappelant les principes essentiels qui en régissent la mise en œuvre, à savoir :

–        Le choix des infrastructures à construire doit provenir des besoins préalablement exprimés par les populations à la base et répondre à leurs préoccupations

–        La préférence doit être accordée aux entreprises et coopératives locales dans l’adjudication des marchés de construction

–        Des programmes de formation doivent accompagner les entreprises concernées afin de promouvoir l’entreprenariat local

Le Chef de l’Etat a instruit les Membres du Gouvernement de faire un état des lieux des projets déjà lancés dans le cadre de l’ANAFIC afin de procéder à l’identification et à la correction des erreurs constatées et préparer la réalisation de la deuxième grappe de projets prévus

Le Président de la République a invité à la mise en place urgente d’une procédure règlementaire et d’une commission interministérielle destinées à l’indemnisation des personnes impactées par les projets publics,

Le Chef de l’État a invité les départements ministériels concernés à initier l’élaboration d’un projet de Loi relatif à la définition du concept de préférence nationale en matière d’adjudication de marché public aux sociétés de droit guinéen

                 Au titre du deuxième point de l’ordre du jour,
 Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues les mardis 21, 28 Mai et 25 juin 2019

Le Conseil a entendu successivement

Les Ministres coordonnateurs régionaux chargés du suivi du Programme des structures régionales pour le démarrage des activités de l’ANAFIC qui ont fait un rapport d’étape de leurs missions respectives et présenté un compte rendu succinct de l’exécution de cette première phase d’implantation et d’inauguration d’ouvrages dans les collectivités locales

Dans cette lancée, Conseil des Ministres s’est réjoui du franc succès de ces missions de terrain dont les résultats s’inscrivent dans la droite ligne de la vision et des ambitions du Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, à favoriser l’émergence équilibrée de la Guinée. En cela, il a félicité et encouragé les membres du gouvernement à rester toujours plus près des populations et donné des directives permettant la poursuite de ce programme dont l’impact sur la lutte contre la pauvreté, en particulier dans les collectivités locales, est considérable

Le Ministère de l’Economie et des Finances qui a soumis en seconde lecture   des projets de Décrets portant :

–        Attributions et organisation de la Direction Nationale du Contrôle des Marchés Publics et des Délégations de Service Public ;

–       Création, attributions, organisation et fonctionnement des organes de passation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public au sein des Autorités Contractantes.

Le Ministre a indiqué que dans le cadre de la réforme des marchés publics, la République de Guinée s’est dotée d’un nouveau cadre juridique qui consacre le recadrage institutionnel des fonctions de passation et de contrôle des marchés publics et délégations de service public.

Il s’agit, conformément aux orientations du Programme National de Bonne Gouvernance, de procéder à la révision de la Loi fixant les règles régissant la passation, le contrôle et la régulation des marchés publics et délégations de service public et de ses textes d’application.

Selon le Ministre, cette révision s’est inscrite dans une perspective de rationalisation de la gestion des dépenses publiques et d’amélioration de l’exécution des projets de développement. 

Le Ministre soutient que les principales modifications apportées par cette nouvelle loi concernent :

  • Le retrait du Contrôle des procédures de passation au niveau de l’Administration et Contrôle des Grands Projets et Marchés Publics (ACGPMP) ;
  • L’érection de la Direction Nationale des Marchés Publics (DNMP) en Direction Nationale du Contrôle des Marchés Publics et Délégation de service public (DNCMP/DSP) et ;
  • La création des services techniques compétents chargés de la passation des marchés au sein des Autorités Contractantes.

Dans ce contexte, le Ministre soutient l’élaboration des textes d’application, la révision du Code des Marchés Publics, la mise à jour des documents-types et la formation des acteurs de la commande publique ont été confiés à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) en application des dispositions de l’article 5 de la Loi L/2012/020/CNT du 11 octobre 2012.

Afin de matérialiser cette réforme, le Ministre rappelle que les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale ont accompagné le Gouvernement guinéen à travers le recrutement d’un consultant individuel pour évaluer et réviser le Code des marchés publics et les textes réglementaires.

En ce qui concerne le nouveau Code des marchés publics, le Ministre signale que la validation du projet est en cours de finalisation.

Au terme des débats, le Conseil a adopté ces deux projets de Décret

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts qui a présenté une Communication relative au recyclage des déchets d’équipements électriques, électroniques et des pneus usagés.

Dans son introduction le Ministre a indiqué la digitalisation croissante des sociétés et de leurs économies génère de plus en plus de déchets d’équipement électrique et électronique (DEEE).

Il a estimé que l’absence de solution durable en matière d’élimination et de traitement de ces déchets est devenue critique et constitue une menace grandissante pour l’environnement et la santé publique.

En effet, pour le Ministre, une grande partie des onze milliards de tonnes de déchets solides collectés chaque année dans le monde est composés de DEEE et de pneumatiques usagés.

Pour répondre à ce défi mondial, la Société Général de Surveillance (SGS) a créé une nouvelle solution appelée « SGS RENOVO » en partenariat avec la société africaine de recyclage « SAR ».

Le Ministre a soutenu que cette solution innovante répond au défi de la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques, elle s’appuie sur le principe de « responsabilité élargie des producteurs et de « pollueur payeur » en se basant sur les principales régulations internationales, telle que la convention de Bale. Cette convention régit le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination.

La République de Guinée, représentée par le Ministère de l’Environnement a signé avec la SGS Société Générale de Surveillance, le 16 juin 2016, un contrat de prestation de service pour la mise en œuvre du programme SGS Renovo en République de Guinée.

Cette signature faisait suite à la réception de l’offre soumise par SGS, suite aux consultations menées en vue d’identifier et de conclure un contrat avec une entreprise spécialisée dans la gestion des D3E pour accompagner la République de Guinée dans la mise en place d’un tel dispositif de programme intégré et autofinancement de la gestion écologique et rationnelle des déchets de type D3E.

Ainsi, le Ministre a estimé que les investigations menées ont permis d’identifier la SGS SA reconnue mondialement en matière d’inspection, de vérification, de certification ainsi qu’en matière d’encadrement institutionnel, et aussi la société africaine de recyclage (SAR) spécialisée dans la collecte et le recyclage des déchets avec laquelle le Ministère de l’Environnement a signé un protocole d’accord le 27 septembre 2018.

Ainsi, après consultations et à la demande du Ministère de l’Environnement, la SGS Renovo va apporter à la République de Guinée l’assistance nécessaire à la mise en place d’une solution de gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques ainsi que pneumatiques en Guinée, dans le respect des intérêts de l’Etat guinéen en matière de protection de l’Environnement, de création d’emplois et de mobilisation des ressources financières. Bien entendu dans le respect des accords multilatéraux sur l’Environnement auxquels la Guinée est partie notamment la convention de Bale.

Dans ce contexte, le Ministre a soutenu que la solution SGS Renovo comporte trois modules dont les deux premiers seront exécutés pour la Guinée par la SGS et le troisième par la SAR :

A cet égard, le Ministre a rassuré que la mise en place d’un tel programme permettra d’assurer un cadre de vie plus sein et une meilleure protection de l’environnement, et également de gérer des milliers d’emploi.

En raison de l’importance de la mise en place de SGS Renovo et la nécessité de son intégration au guichet unique, le Ministre a sollicité du Conseil d’apposer leurs accords pour le déclenchement de cette opération.

Au cours des débats, le Conseil a salué et soutenu cette approche de gestion des déchets d’équipement électriques et électroniques ainsi que pneumatiques en Guinée. Toutefois, le Conseil a instruit le Ministre de travailler avec le Ministre du Budget pour insérer cette nouvelle catégorie de taxe appelée Ecotaxe dans la loi rectificative des finances 2019.

Le Ministère de l’Energie qui a présenté au Conseil une Communication relative à la Convention de Concession et du Contrat d’Achat d’Energie du projet d’aménagement du barrage hydroélectrique d’AMARIA, signés entre le Gouvernement de la République de Guinée et la Société TBEA GROUP de Chine.

En introduction, le Ministre a indiqué que sa communication a pour objet, la présentation de la Convention de Concession du projet d’Aménagement Hydroélectrique d’Amaria, signé le 30 Avril 2019 sous la Haute Autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, entre le Gouvernement Guinéen et la société chinoise TBEA, pour son approbation par le Conseil en vue de sa transmission à l’Assemblée Nationale pour Ratification ; conformément aux dispositions de l’article 9.2 de la Loi L/97/012/AN ( Loi BOT).

Selon le Ministre, la signature de ces documents contractuels est l’aboutissement d’un processus démarré depuis le 30 avril 2017 avec la signature du Protocole d’accord portant sur la réalisation de l’aménagement hydroélectrique d’AMARIA sur le fleuve Konkouré et les lignes de transport afférentes en ‘’BOT’’ entre le Ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique et la société TBEA CO.

Et, le 30 décembre 2017, la République de Guinée, représentée par les Ministres du Budget, et celui des Mines et de la Géologie ont signé avec TBEA Group Co, LTD, une Convention de base, portant sur la réalisation d’un projet intégré comprenant :

  1. Une mine de bauxite,
  2. Une raffinerie d’alumine,
  3. Une route, un chemin de fer,
  4.  Un port en eau profonde,
  5. Des centrales hydroélectriques, dont notamment, l’aménagement hydroélectrique d’AMARIA.

Le Ministre a précisé qu’en exécution du protocole d’accord et de la Convention de Base, la société TBEA a élaboré et présenté l’étude de faisabilité du projet d’Amaria, lors de l’atelier de restitution tenu à l’hôtel Riviera de Conakry.

Cette étude a été validée par la partie guinéenne après la prise en compte dans le rapport final de toutes les recommandations et suggestions et le lancement des travaux a été effectué le 19 Janvier 2018, par Son Monsieur le Président de la République

Pour le Ministre, le projet sera une opportunité pour l’État d’anticiper sur les investissements qui portent sur le réseau de transport du système électrique du grand Conakry, afin d’assurer la sécurité et la flexibilité dans l’exploitation, conformément aux recommandations du Plan Directeur.

Cette communication a fait l’objet de beaucoup d’attention de la part des membres du Conseil, lesquels ont formulé quelques réserves pertinentes quant à la nature de cette convention sur le projet d’aménagement hydroélectrique d’AMARIA.

Etant donné que cette convention de concession construction du barrage d’AMARIA fait partie du projet intégré (mines, chemin de fer, port en eau profonde, aménagement hydroélectrique, postes et réseaux de transport d’énergie), le Ministre des Mines et de la Géologie et celui de l’Energie sont instruits d’assurer le suivi du dossier en ce qui concerne la question des risques financiers à prendre par l’Etat.

Le Ministère du Budget qui a soumis au Conseil une Communication relatives :au Cadrage Budgétaire 2019 révisé ;

Le Ministre a indiqué que sa communication a pour objet de partager avec le Conseil le cadrage budgétaire 2019 révisé tel qu’il résulte des modifications apportées aux prévisions initiales relatives aux recettes, aux dépenses et au financement, sur lesquels les autorités budgétaires et monétaires se sont accordées avec les services du Fonds Monétaire International dans le cadre du suivi du programme économique du gouvernement soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) sur la période 2017-2020.

Selon lui, les hypothèses macroéconomiques sont restées inchangées en 2019 : taux de croissance de 5,9% ; taux d’inflation en fin de période à 8,9%. Cependant, le taux de pression fiscale se situe à 14,5% contre15, 4% dans la loi de Finances initiale et le solde budgétaire de base est projeté à 0,6% du PIB, comparé à 0,9% initialement prévu.

Dans ce contexte, le Ministre a soutenu que la révision du cadrage budgétaire tient compte essentiellement des éléments ci-après :

–    L’appui budgétaire de la Banque Mondiale, initialement attendu pour 40 millions de dollars US passe à 100 000 millions de dollars US dans le projet de loi de finances révisé 2019 ;

–        L’appui budgétaire sous forme d’emprunts non affectés, initialement non prévu, a été mobilisé auprès du Qatar pour un montant de 60 millions de dollars US ;

–        Le produit de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange Guinée permettra d’encaisser en 2019 un montant non initialement prévu de 90 millions de dollars US ;

–        L’augmentation des subventions à EDG de 880 Mds à 2 157 Mds ;

–        L’organisation des élections législatives prévues courant 2019 ;

Sous réserve de lui conférer un caractère itératif en fonction de l’évolution des réalités socio-économiques du pays, le Conseil a approuvé le document de cadrage budgétaire 2019 révisé.

Au titre des questions diverses,

Monsieur le Premier Ministre, a exprimé ses vifs remerciements à l’endroit de Monsieur le Président de la République, des membres du gouvernement et de tous, pour l’immense capital de sympathie et de solidarité manifesté à l’occasion de la perte cruelle de sa maman.

Devant tout le Conseil, le Premier Ministre a réaffirmé sa totale reconnaissance et son entière loyauté à l’endroit du Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, tout en prenant l’engagement de constituer autour de celui-ci, le dernier rempart contre tous ses adversaires.

Le Conseil des Ministres 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Fin du suspens en Guinée : Alpha Condé prêt à changer la Constitution (Conseil des ministres)

27 juin 2019 à 21 09 21 06216

A l’occasion du conseil des ministres de ce jeudi, 27 juin 2019, le président Alpha Condé a mis fin au suspens sur sa volonté de changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020.

Dans son communiqué de compte rendu du conseil des ministres, le porte parole du Gouvernement a annoncé que « le Président de la République a pris acte de la volonté librement exprimée par la totalité de membres du Gouvernement de s’inscrire résolument dans la dynamique du Référendum pour une nouvelle constitution reflétant l’aspiration légitime du Peuple de Guinée à se doter d’institutions et de lois plus adaptées à l’évolution de la situation socio-économique ».

Or, comme on le sait, dans leur écrasante majorité, les Guinéens protestent contre cette volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au risque d’affaiblir les institutions comme ce fut le cas du Général Lansana Conté, deuxième président de la Guinée indépendante. Des manifestations sont organisées ici et là, ce qui a déjà coûté la vie à un de nos compatriotes dans la ville de N’zérékoré. Mais, le chef de l’Etat actuel semble déterminé à aller jusqu’au bout. Que sera la réaction des opposants au troisième mandat ?

Les membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) juraient sur tous les toits que le régime du président Alpha Condé ne survivrait pas à une telle annonce du président de la république. Aujourd’hui, c’est chose faite ! Car, comme on le sait, nos chefs d’Etat organisent les élections pour les gagner. Ce qui signifie qu’un vote référendaire n’a qu’une seule issue possible : la victoire du OUI à une nouvelle Constitution ! Et, au lendemain de l’adoption d’une nouvelle Constitution, le président sortant se portera candidat et sera évidemment élu président de la Nouvelle République, la quatrième de la Guinée indépendante…

A suivre !

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Lutte contre la torture : ce que les Nations unies demandent à la Guinée

27 juin 2019 à 20 08 19 06196

A l’occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de torture, célébrée le 26 juin, une grande mobilisation a eu lieu à Labé en faveur de la lutte contre la torture en Guinée. Organisée par la représentation du Haut-Commissariat des Nations aux Droits de l’Homme, la rencontre a connu la présence des autorités locales, des représentants du gouvernement guinéen, des forces de défense et de sécurité ainsi que des ONG évoluant dans le cadre de la protection des droits humains, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Patrice VAHARD, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée,
Patrice VAHARD

Patrice VAHARD, le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, a mis l’occasion à profit pour inviter chacun à s’engager dans la lutte contre la torture. Et, pour réussir ce combat, il appelle à l’application de la loi dans toute sa rigueur. « C’est à chacun d’entre nous de faire en sorte que la torture face partie du passé. Malheureusement, avec la situation de la torture en Guinée, beaucoup d’efforts restent à faire.

Des sensibilisations vont être faites, mais si la loi dans sa rigueur ne s’applique pas à ceux qui en abusent, la torture va se poursuivre. Je souhaite que cette journée soit une opportunité pour chacun d’entre nous de dire non à la torture et de défendre les droits de l’Homme quelle que soit la situation de cette personne », a déclaré le responsable onusien.

N’Fanmara Camara, secrétaire général du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté,
N’Fanmara Camara

Représentant le gouvernement guinéen, N’Fanmara Camara, secrétaire général du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, a reconnu que la Guinée a encore du chemin à parcourir dans le cadre de la lutte contre la torture. Selon lui, les autorités devraient s’investir davantage dans ce domaine en faisant en sorte notamment que l’application de la loi soit effective dans notre pays. « Eu égard à notre passé, le chemin est encore long, car le peu de résultat obtenu ne nous réjouit pas.

Donc les autorités que nous sommes, nous sommes amenées à prendre cette réalité, en vue de nous mettre dans une dynamique de réflexion pour faire une proposition de politique allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations. A vous les forces de défense et de sécurité, vous ne pouvez pas lutter contre la torture si vous-mêmes vous n’êtes pas convaincus que c’est un acte inhumain. Mais au-delà du cadre institutionnel que l’État fait, il y a aussi l’obligation d’appliquer la loi, puisque l’impunité est la garantie de la répétition », a-t-il dit.

Il faut rappeler que la Guinée est signataire de la convention des Nations Unies contre la torture depuis 1989. Mais, malgré l’évolution du cadre juridique en la matière, la pratique reste toujours courante dans le pays.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : acteurs de la société civile et ONG échangent autour des droits de l’enfant

27 juin 2019 à 19 07 22 06226

La Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant luttant contre la Traite des Enfants en Guinée (COLTE/CDE), en partenariat avec Save the Children, se penche sur la Convention relative aux Droits de l’Enfant en Guinée. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé un atelier de partage et de vulgarisation des recommandations et observations finales de février 2019 sur ladite convention. L’atelier a pris fin ce jeudi 27 juin 2019, au siège du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Birahim Sidibé, manager du programme régional de Save the Children au Sénégal,
Elhadj Birahim Sidibé

Cette formation de trois jours était destinée à une trentaine de jeunes issus des associations de protection des droits de l’enfant. Dans son intervention, Elhadj Birahim Sidibé, manager du programme régional de Save the Children au Sénégal, a fait savoir que cet atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du comité des droits de l’enfant des Nations Unies.

Selon lui, « ce sont des recommandations qui ont été formulées à l’endroit de l’Etat guinéen et que la société civile, dans le cadre de sa mission de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations, a procédé pendant trois jours dans ces locaux au partage de ces recommandations entre organisations de la société civile ; mais surtout à l’élaboration d’un plan de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. C’est un plan qui va être mis en œuvre sur cinq (5) ans. Donc, d’ici à 2025, pour identifier ensemble des actions en termes de réponse directe comme guise de contribution de la société civile à la réalisation de ces recommandations, mais aussi des actions de plaidoyer à l’endroit de l’Etat qui est le responsable suprême de la réalisation des droits de l’enfant. Donc, plaidoyer à l’endroit de l’Etat, pour que l’Etat prenne les mesures en termes de loi, en termes de décret, en termes de mise en place d’un cadre institutionnel qui soit favorable à la réalisation du droit de l’enfant ».

Parlant de ces recommandations, monsieur Sidibé a laissé entendre qu’elles sont nombreuses : « Cela part de l’éducation, de la santé, de la protection, de la nutrition, de l’enregistrement des naissances. Bref, l’ensemble des problématiques des droits de l’enfant qui se posent en Guinée et que l’Etat ainsi que ses partenaires et l’ensemble des organisations de la société civile travaillent depuis des décennies maintenant.(…) Pour avoir été l’animateur en chef de cet atelier, je pense que les objectifs que nous nous sommes fixés ont été largement atteints. Parce que les objectifs ont été fixés à plusieurs niveaux : le premier objectif, c’était d’abord de rendre public, de partager ces recommandations qui il faut l’avouer restaient entre les mains de quelques organisations ou de quelques individus. Aujourd’hui, on a l’avantage que la société civile guinéenne, réunie ici au tour d’au-moins une trentaine d’organisations ont eu connaissance de ces recommandations qui sont formulées par le comité Droit des Nations Unies à l’endroit de l’Etat guinéen ».

De son coté, Mamadou Moudjitaba Diallo, coordinateur de la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant luttant contre la Traite des Enfants, initiateur du présent atelier, s’est réjoui de la tenue de cette formation. Selon lui, sa coalition qui a pour axe d’intervention, le domaine de l’enfance en Guinée, fait partie de ceux qui ont proposé ces recommandations. « Je vous rappelle que dans le cycle de suivi de cette convention relative aux Droits de l’enfant, chaque cinq ans, le gouvernement doit envoyer un rapport périodique, aller le présenter. Et, la société civile aussi doit élaborer un rapport, qu’on appelle rapport alternatif complémentaire, l’envoyer au comité des Droits de l’enfant de Genève et aller le présenter. C’est à l’issue de l’examen de ces deux rapports que le comité formule les recommandations à l’Etat guinéen pour améliorer le respect du droit de l’enfant dans notre pays. Donc, quand ces recommandations viennent, chaque cinq ans nous avons aussi le devoir de le partager avec les organisations intervenant dans le domaine de l’enfance en Guinée », a-t-il fait remarquer.

Abdourahmane Bah, trésorier du parlement des enfants
Abdourahmane Bah

Au nom des participants, Abdourahmane Bah, trésorier du parlement des enfants a remercié les initiateurs. Selon lui, ce type d’initiatives « permet de relever, en effet, le socle qui aujourd’hui pèse sur les enfants en Guinée. A notre niveau, ce que nous pouvons faire, c’est des séances de plaidoyers à l’endroit des autorités étatiques. Parce qu’il faut savoir aussi, c’est le contexte politique qui peut changer les choses, parce que nous à notre niveau, nous faisons des plaidoyers, nous nous adressons aux autorités étatiques, mais à la communauté. Parce que l’un des premiers maillons protecteurs des enfants, c’est la famille et puis vient la communauté et ensuite pour finir l’Etat intervient. Donc, il faut que toute cette échelle, au niveau de la société, puisse jouer son rôle pour l’émancipation des enfants en Guinée ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Colonel Thiégboro se déchaine : « même les aveugles ont été victimes de Qnet »

27 juin 2019 à 19 07 05 06056

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le dossier opposant la société Qnet au colonel Moussa Thiégboro Camara a été appelé au tribunal correctionnel de Dixinn ce jeudi, 27 juin 2019. L’officier de gendarmerie est poursuivi notamment pour vol, dénonciation calomnieuse, diffamation, abus d’autorité au préjudice de la société Qnet. Après le renvoi du dossier, le colonel Thiégboro a eu des mots très durs à l’endroit de Qnet qu’il accuse d’avoir escroqué même des aveugles dans notre pays.

Akoï Onivogui, Koffi Richard Kouassi et 5 autres responsables de la société de vente en réseau Qnet, sont partie civile dans ce dossier. Mais, avant l’ouverture des débats de fond, le tribunal devra examiner les exceptions soulevées dans ce dossier par les avocats de la défense.

A la fin de l’audience, le colonel Moussa Thiégboro n’a pas mâché ses mots à l’endroit de Qnet.

Colonel Thiegboro Camara
Colonel Thiegboro Camara

« Qnet est venu s’installer en Guinée contre toutes sortes de procédures administratives en la matière. Sans agrément, sans être sous la tutelle d’un département donné, cette société vient s’installer dans ce pays. Elle passe de porte-en-porte, en détruisant la conscience des gens, en faisant rêver les gens, en disant qu’ils vont gagner 200 dollars par semaine. Même les aveugles en ont été victimes. Si vous pouvez avoir 200 dollars par semaine dans une activité, est-ce que les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Allemagne, l’Italie, tous ces pays de droit allaient fermer les portes et fenêtres devant cette société ? Les chômeurs aux Etats-Unis sont plus nombreux que la population guinéenne. Mais, ils ont fermé la porte. Nous sommes dans un dossier ridicule. Comme le ridicule ne tue pas dans ce pays, moi je respecte le droit. Parce que, quoi qu’il arrive, le juge qui a reçu la citation, il a reçu un acte. Il a le droit d’ouvrir une information. Et puisque nous sommes tous justiciables, nous sommes dans un Etat de droit, je suis encore prédisposé de venir répondre… Je répondrais pour que la population guinéenne, la communauté internationale, comprenne qu’on était en danger », a martelé le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Université de N’Zérékoré : des enseignants justifient la nécessité d’une nouvelle Constitution

27 juin 2019 à 18 06 18 06186

Après l’institut de Faranah, l’université de N’zérékoré a accueilli des enseignants venus de Conakry, promoteurs d’un débat autour du changement de la Constitution guinéenne. Un important échange à ce sujet a eu lieu ce jeudi, 27 juin 2019, entre les enseignants et les étudiants. La démarche vise à élever le niveau du débat sur cette question qui divise nos compatriotes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’amphithéâtre de l’université de N’Zérékoré a été pris d’assaut ce jeudi matin pour suivre cette conférence-débat portant sur le changement constitutionnel. Une initiative portée par un groupe d’enseignants de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, composé de Juristes, de Sociologues et de Politologues.

Michel Jeannette Tolno

Selon le conférencier, Michel Jeannette Tolno, « quand on parle de changement constitutionnel, c’est d’abord un débat hautement ou éminemment juridique. Alors, avec les enseignants chercheurs de N’Zérékoré et les étudiants, nous étions venus pour échanger, dans le contexte actuel, est-ce qu’on peut partir pour un changement de Constitution ? Souvent, un problème se pose au niveau de la base légale du changement constitutionnel. Parce que les doctrinaires, certains disent que c’est à la naissance d’un Etat qu’on peut établir une nouvelle constitution, mais pas pendant que l’Etat est déjà là. On ne peut que réviser. Donc, nous étions venus pour dire non seulement la révision est possible, parce que ce n’est pas un texte ou un livre saint. Mais aussi, un changement est possible, lorsque l’actuelle Constitution ne répond plus aux attentes de la population. Et d’ailleurs, nous avons vu avec l’expérimentation, la pratique de cette constitution, on s’est rendu compte qu’il y a des difficultés, des incohérences, des contradictions. Les institutions qui ont été élevées au rang d’institutions républicaines à l’intérieur de la Constitution, il y a une inflation. Le nombre est assez élevé et ce qui donne un coup à notre économie. La perspective, c’est d’aller vers une Constitution dont l’impact sera bénéfique pour notre nation et en matière de développement », a-t-il dit.

Ousmane Wora Diallo, recteur de l'Université de N'Zérékoré
Ousmane Wora Diallo

Le recteur de l’Université de N’Zérékoré, Dr Ousmane Wora Diallo, s’est dit honoré de la tenue de cette conférence mais aussi de l’importance du sujet abordé. « Je suis très honoré de recevoir cette délégation qui parle avec les enseignants et les étudiants sur la Constitution, un sujet majeur, d’actualité pour permettre aux uns et aux autres de comprendre non seulement ce que c’est la constitution, son contenu et ses contradictions afin de se positionner dans le débat pour que la Guinée puisse prendre en compte les opinions de tous ses enfants. Les étudiants et les enseignants sont toujours ensemble, chacun tirera le meilleur des profits de ce débat. Je crois que le débat est ouvert et franc. Donc, chacun a à gagner son compte dedans », a-t-il indiqué.

Fressou Doumbouya
Fressou Doumbouya

Au terme des débats, Fressou Doumbouya, étudiant sortant en licence 3, Mathématiques, dit avoir tiré profit de cette conférence. « Je remercie d’abord le maître conférencier, car il m’a donné beaucoup de notions. Il a enlevé beaucoup de lacunes de ma tête car on dit, une personne mal informée est un danger circulant. Au cours de cette conférence, même si je dois me donner l’audace de défendre ou de ne pas défendre la modification ou la révision de cette constitution, je dois être informé », a-t-il laissé entendre.

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Ratés du Syli à la CAN 2019 : Thierno Saïdou Diakité désigne un coupable

27 juin 2019 à 17 05 52 06526

Après deux sorties ratées de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019 (un nul 2-2 contre Madagascar et une défaite 0-1 face Nigeria), la déception est totale à Conakry. Le sujet occupe la Une des débats et tous les commentateurs déplorent la prestation du Syli national. Qu’est-ce qui explique cette situation ? A qui incombe la responsabilité des échecs ?

Pour en parler, Guineematin.com a donné la parole à Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif. Au cours de notre entretien, ce spécialiste du football est revenu sur les causes des ratés de l’équipe guinéenne avant de désigner un coupable.

Décryptage !

Guineematin.com : après deux matchs disputés au compte de la CAN 2019, la Guinée se retrouve avec un seul point, et voit sa qualification compromise. Quelle analyse faites-vous de la prestation du Syli national ?

Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

Thierno Saïdou Diakité : je suis vraiment déçu parce que figurez-vous, moi j’avais pronostiqué un match nul de 1 but partout, ce qui aurait permis au Syli de conserver intactes ces chances de qualification pour le second tour. Malheureusement, avec cette défaite, nos chances sont très réduites. Désormais, la Guinée doit impérativement battre le Burundi, le dimanche, à 16 heures pour espérer une qualification. Parce qu’en plus des deux premiers qualifiés par le groupe, les quatre meilleurs troisièmes des groupes vont se qualifier, c’est-à-dire, ils vont être repêchés.

Mais, cela dépend du goal average, c’est-à-dire la différence entre le nombre de buts inscrits et le nombre de buts marqués, alors qu’actuellement nous avons un goal différentiel négatif. Il va falloir battre au moins le Burundi par un écart de 2 buts pour améliorer notre goal average et être peut être parmi les quatre meilleurs troisièmes des six groupes. Vous voyez que nos chances sont très minces. La défaite d’hier à encore affecté les chances du Syli national de se qualifier.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché dans le jeu de l’équipe au cours de ces deux premiers matchs ?

Thierno Saïdou Diakité : ce qui n’a pas marché dans le jeu, moi j’impute l’entière responsabilité à l’entraîneur, qui n’a pas opéré des choix vraiment efficaces, adéquats. Son plan de jeu, son schéma tactique ne s’y est pas au tempérament de nos footballeurs. On a vu contre Madagascar qu’il a mis en place une équipe qui est passée à côté de son match. Et malheureusement, les lacunes constatées contre Madagascar ont été encore reconduites contre le Nigeria parce qu’on a compris que la défense était le talon d’Achille, le point faible de l’équipe.

Malheureusement, il n’a pas fait les changements escomptés, et il y avait un déséquilibre entre les différents secteurs du jeu : entre la défense, l’entrejeu, (milieu de terrain) et la ligne d’attaque. Regardez, en deux matchs, on a pu inscrire que deux buts et encaissé trois buts. Ce déséquilibre fait que notre équipe n’est pas efficace, le plan de jeu n’est vraiment pas opérant. Ce qui revient à dire qu’il faut revoir fondamentalement son système de jeu et qu’il puisse reconduire, avec quelques corrections, l’équipe qui a joué contre le Nigeria.

Guineematin.com : certains commentateurs pointent aussi du doigt la sélection même de Paul Put. Pensez-vous que les choix de l’entraîneur sont pour quelque chose dans ces échecs de l’équipe ?

Thierno Saïdou Diakité : absolument. Ça a des conséquences parce que les choix qu’il a opérés n’ont pas été efficaces et n’ont pas été judicieux. Il a laissé en Guinée des joueurs locaux qui avaient leur place parmi les 23. A l’étranger aussi, il a laissé des joueurs qui ont participé aux éliminatoires pour des raisons que lui seul pourra nous expliquer. Donc les choix opérés n’ont pas été judicieux, et cela se ressent sur les résultats techniques enregistrés par l’équipe sur le terrain. Donc il est entièrement responsable de ce qui nous arrive.

Guineematin.com : c’est bien de critiquer les choix de l’entraîneur, mais est-ce que les joueurs aussi n’ont pas une part de responsabilité ?

Thierno Saïdou Diakité : oui, les joueurs ont manqué d’engagement, de vivacité. Il y a un blocage qui ne dit pas son nom, on ne sait pas ce qu’il y a dans leurs têtes. Parce que des joueurs qui représentent le pays, qui sont sélectionnés et qui défendent le tricolore s et l’hymne national, ils doivent se battre à la limite de leurs moyens. Mais, à quelques exceptions près, tous les joueurs du Syli national n’ont pas joué avec le même engagement. Cette rage de vaincre, on ne l’a pas vu.

Guineematin.com : avec tous les problèmes que vous venez relever dans la prestation du Syli national, même si cette équipe parvenait à se qualifier pour les huitièmes de finale, est-ce qu’elle a vraiment des chances d’aller plus loin ?

Thierno Saïdou Diakité : cette équipe ne nous rassure guère, parce que les choix tactiques de l’entraîneur nous laissent douter. Même si nous parvenons donc à nous qualifier au second tour, ce que je souhaite, il n’est pas très évident que cette équipe dépasse cette étape.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de l’équipe et des supporters guinéens ?

Thierno Saïdou Diakité : je demande à nos compatriotes de continuer à soutenir le Syli national, un soutien inconditionnel. Le Syli nous représente, donc les joueurs jouent pour nous, ils ne jouent pas pour eux, mais de la Guinée parce qu’on parle de la Guinée. Et aux joueurs, de faire preuve de beaucoup plus d’engagement, d’être l’équipe conquérante qu’on a connu lors des éliminatoires : ils ont été premiers de leur groupe devant la côte d’Ivoire, la Centrafrique et le Rwanda. Donc qu’ils se remettent en cause et qu’ils puissent se racheter pour nous faire plaisir. A l’entraîneur, de corriger les lacunes qu’on continue d’observer dans le jeu et qu’il mette sur le terrain des véritables guerriers qui sont prêts à mourir pour vaincre l’adversaire.

Interview réalisée par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Qnet contre Colonel Thiégboro : la défense soulève la nullité de la procédure

27 juin 2019 à 16 04 19 06196

Le Colonel Moussa Thiégboro Camara, poursuivi entre-autres pour des faits de vol, dénonciation calomnieuse, diffamation, abus d’autorité, s’est présenté ce jeudi, 27 juin 2019, au Tribunal correctionnel de Dixinn. Le numéro un du secrétariat à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, est en conflit ouvert avec la société Qnet, représentée par Akoï Onivogui, Koffi Richard Kouassi et 5 autres, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Colonel Thiegboro Camara
Colonel Thiegboro Camara

L’officier de gendarmerie, le Colonel Thiégboro, est poursuivi pour des faits de vol, dénonciation calomnieuse, diffamation, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, et défaut de répondre à une réquisition, au détriment de la société Qnet.

Selon nos informations, des agents du service du Colonel Thiégboro Camara se sont rendus dans les locaux de Qnet, le lundi 5 mars 2018, où ils auraient pris des équipements. Ils auraient même séquestrés, sans mandat, certains travailleurs de cette société sise à Nongo, dans la commune de Ratoma.

C’est ce procès tant attendu qui s’est poursuivi ce jeudi à Dixinn. Mais, dès l’ouverture de l’audience, maitre Moussa Sovogui, l’avocat de la défense, a soulevé une exception en demandant au tribunal de déclarer l’action irrecevable par défaut de qualité de la partie civile.

« Dans cette procédure, il y a 7 plaignants. Mais, on ne voit que le nom d’Akoï Onivogui et Koffi Richard Kouassi. Les 5 autres n’ont pas été clairement identifiés. On ne connait pas leurs noms, leurs prénoms, leurs domiciles, leurs professions. Et même le prénom d’Akoï Onivogui, tantôt c’est Guilavogui, tantôt c’est Onivogui. Son nom n’est pas clairement identifié. L’article 657 du code de procédure pénal guinéen est la base légale. Cet article parle de nom, de prénoms, de domicile. Or, les 5 autres sont des inconnus et celui qui vous envois devant une juridiction doit être connu. Ensuite, rien ne justifie que les deux parties civiles ont mandat de représenter la Société Qnet. Voilà pourquoi on a demandé au tribunal de déclarer cette action irrecevable », a annoncé maître Moussa Sovogui.

Me Lancinet Sylla

Comme on pouvait s’y attendre, la partie civile va contester cette demande. Selon maitre Lancinet Sylla, cette demande de nullité déposée par la défense est une fuite en avant. « Cette gymnastique utilisée par la défense pour éviter de poursuivre les débats au fond ne va pas prospérer dans cette procédure. C’est une fuite en avant. Il dit qu’il ne connait pas nos clients, il ne connait pas leur identité. Il s’agit des personnes qu’il a arrêtées et qu’il a privées de liberté. La défense soutient que les parties civiles ne sont pas clairement identifiées. Et que pour se faire, la citation directe doit être annulée. Juridiquement, ça ne tient pas la route. Parce que pour qu’une citation directe soit annulée, il faudrait que celui qui invoque l’annulation justifie d’un préjudice. Quel est le préjudice invoqué ici par le Colonel Moussa Thiégboro Camara ? Il dit tout simplement qu’il ne connait pas ces parties civiles. Cela ne va pas prospérer, car nos clients sont clairement identifiés », a martelé l’avocat.

Le dossier a été renvoyé au 11 juillet 2019 pour que le tribunal se prononce sur la demande de nullité soulevée par la défense.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Environnement marin et côtier : “Guinée écologie” forme des acteurs à Conakry

27 juin 2019 à 15 03 45 06456

Prendre en compte les aspects environnementaux, sociaux et juridiques notamment en ce qui concerne les études d’impact préalables, informer et former les acteurs non étatiques sur ces outils de gestion, tel est l’objectif d’un atelier de 2 jours qui a ouvert ses travaux ce jeudi à Conakry. Une vingtaine de participants issue du monde scientifique, des associations de protection de l’environnement et des médias prennent part à la rencontre.

Une initiative de l’ONG “Guinée écologie” en collaboration avec ses partenaires dont le PRCM, partenariat régional pour la conservation marine et côtière en Afrique de l’Ouest et la fondation pour la nature MAVA dans le cadre du “ Projet PRISE 2 relatif à l’atelier de sensibilisation et d’information des OSC sur les impacts des infrastructures et les outils de gestion environnementale”.

Rappelant le bien fondé et la particularité de cette rencontre, le Conseiller technique de “Guinée écologie” et facilitateur de cadre de concertation Mamadou Saliou DIALLO, dira que “l’objectif de la formation, est d”informer et sensibiliser les acteurs non étatiques (des leaders des ONG nationales, les journalistes, les cadres des entreprises de construction et des principaux bailleurs des infrastructures) en guinée sur les impacts des infrastructures et les outils de gestion environnementale”. Il poursuit en ajoutant que “ notre souci est que la question environnementale soit effectivement prise en compte dans la construction des infrastructures sur le littoral ».

C’est une formation qui se focalise sur les stratégies 3 et 4 du plan d’action. Elle consiste tout d’abord à mettre en place ou dynamiser les cadres multipartites des acteurs sur la construction des infrastructures et les impacts sur la zone côtière. Il s’agira ensuite de communiquer les informations et de partager les enjeux sur les impacts des infrastructures, discuter les options et proposer des textes réglementaires ou juridiques appropriés pour corriger les gaps et assurer leur mise en œuvre effective. A cette fin, il faudra produire des connaissances et mettre à la disposition des parties prenantes, des informations utiles à leur engagement et à la prise de décision, souligne t-il.

Sur les cibles du projet, il citera les herbiers marins, la mangrove et les tortues marines sur les zones côtières des 5 pays couverts par le projet précise M. DIALLO. Il s’agit du Sénégal, du Cap Vert, de la Guinée Bissau, de la Mauritanie, et la Guinée.

Pour approfondir les échanges, plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces travaux qui dureront 2 jours. IL s’agit de “l’Introduction et la documentation sur les grandes infrastructures côtières de la Guinée. Le cas des villes, Ports et Aéroports, Transports – Mines – Industries, l’état des lieux de la diversité biologique et des écosystèmes de la zone côtière guinéenne. Les impacts environnementaux et sociaux des infrastructures côtières en Guinée. Le cadre institutionnel, légal et règlementaire de la gestion de l’environnement en Guinée”.

La journée s’est poursuivie par la présentation des échanges fructueux en vue de favoriser l’engagement des participants à intervenir dans ces secteurs aussi préoccupant que la protection des espèces marines et la construction des infrastructures sur le littoral. Une situation qui a des effets comme l’érosion côtière, l’élévation du niveau de la mer et la dégradation des ressources halieutiques.

Une visite de terrain est prévue pour la journée de vendredi pour voir de près les impacts des agressions sur le littoral.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Détournement de deniers publics : Paul Moussa et Inza Bayo sortent de prison, leur procès en appel programmé

27 juin 2019 à 14 02 55 06556
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, deux anciens responsables de l’Office Guinéen de Publicité (OGP), ont recouvré la liberté ce jeudi, 27 juin 2019. Selon maître Alsény Sylla, un des avocats de la défense, ses clients, condamnés en première instance pour détournement de fonds et complicité, ont bénéficié « d’une main levée de mandat » leur permettant de rentrer à la maison jusqu’à l’ouverture du procès en appel.

Après leur limogeage, par un décret du président Alpha Condé, le jeudi 07 juin 2018, suivi d’une longue procédure judiciaire, Paul Moussa Diawara (ancien Directeur Général de l’OGP) et Inza Bayo, son ancien Directeur administratif et financier, avaient été condamné, le lundi 15 avril 2019, à cinq ans de prison ferme et au paiement d’un amende de 50 millions de francs guinéens chacun pour avoir détourné plus de 42 milliards de francs guinéens à la tête de l’office guinéen de publicité (OGP).

La condamnation de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo à 5 ans de prison ferme, par le tribunal correctionnel de Kaloum, avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les deux prévenus avaient été reconnus coupables des faits de détournement de fonds et complicité, sur près de 40 milliards de francs guinéens.

Joint au téléphone dans l’après-midi de ce jeudi, maître Alsény Sylla a confirmé l’information. « Paul Moussa et Inza Bayo ont bénéficié d’une main levée de mandat. La conséquence, c’est la liberté pour eux. C’est nous qui avions introduit cette requête auprès de la Cour d’Appel de Conakry. Le procès va continuer. Cette décision leur permet de retrouver leur ancien statut pénal, puisqu’ils comparaissaient libres », a expliqué l’avocat.

Le procès en appel des deux anciens responsables de l’OGP est programmé pour le lundi, 1er juillet 2019.

A rappeler que Paul Moussa Diawara, ex DG de l’OGP, avait été condamné, en même temps qu’Inza Bayo, son comptable, pour le détournement d’un montant de 39 milliards 679 millions 27 milles 698 francs guinéens. Chacun d’eux avait écopé de 5 ans de prison ferme. Les deux hommes avaient été également condamnés à rembourser le montant détourné, plus une amende de 50 millions chacun, et une somme de plus de 9 milliards de francs guinéens qu’ils doivent payer solidairement à titre de dommages et intérêts.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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40ème conseil annuel de l’AGPAOC : la Guinée honorée, à travers le port de Conakry

27 juin 2019 à 14 02 40 06406

Le Port Autonome de Conakry s’est distingué lors du 40ème conseil annuel de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC), tenu du 17 au 20 juin 2019 à Lomé. La délégation guinéenne, conduite par la DG du PAC, madame Touré Aïsssata Aribot, a raflé trois (3) prix au cours de cette rencontre, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Chaque année, les directeurs généraux des 20 pays membres de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) se réunissent dans un des pays membres de l’organisation, pour parler des acquis et de l’avenir des ports. Cette année, c’est la capitale du Togo (Lomé) qui a abrité la rencontre, organisée sous le thème : « Le rôle de l’Etat dans le transport maritime et portuaire ».

Une rencontre au cours de laquelle, la délégation guinéenne, conduite par dame Aïssata Aribot, directrice générale du Port Autonome de Conakry, s’est distinguée en raflant trois prix. « Le port de Conakry a été honoré à cette rencontre. Nous avons eu 3 prix : deux prix pour le port de Conakry et un prix pour l’ancien directeur général, monsieur Aliou Diallo, qui est actuellement le vérificateur général de la République. Pour le port, il s’agit du prix de la bonne tenue des statistiques portuaires. Quand on entend port, c’est les statistiques portuaires. Donc, la Guinée a remporté ça, et ensuite un autre prix pour l’assiduité à l’AGPAOC. C’est pour vous dire qu’aujourd’hui, dans les ports, il y a des avancées. Dans chaque port, tous les ans, ces rencontres-là se tiennent. Nous avons vraiment été honorés à Lomé », s’est-elle félicitée.

Selon la DG du Port Autonome de Conakry, plusieurs questions ont été abordées au cours de cette rencontre, dont celle sécuritaire. « Lors de cette rencontre de Lomé, on a eu l’opportunité d’être reçu par le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, qui a parlé de la sécurité dans les ports. Il nous a exhortés à tout faire pour maintenir la sécurité dans les ports. Selon lui, sans sécurité, il n’y a pas de port. Il a aussi parlé de piraterie dans le golfe de Guinée. Aujourd’hui les navires, on les attaque en mer, donc il faut une sécurité. Parce que les 80% des recettes des pays viennent du transport maritime et du commerce international.

Donc sans la sécurité, on ne parlera pas ni du commerce international, ni du trafic maritime. Et aussi, il a demandé à ce qu’on puisse remorquer les pays sans littoral, les pays de l’hinterland qui n’ont pas de façade maritime tels que : le Mali, le Burkina, le Niger et l’Afrique Central. Il nous a demandé de les assister parce qu’ils n’ont pas souhaité avoir ce sort-là. Mais, s’ils se retrouvent dedans, il faudrait que nous qui avons ces ports-là, nous les facilitions le trafic de leurs marchandises vers ces pays-là », a expliqué Aïssata Aribot.

« Nous avons eu à faire aussi l’élection du secrétaire général de notre association. La Guinée n’avait pas de candidat sous la main, mais c’est la Côte d’Ivoire qui est passée », a-t-elle souligné.

A noter que l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) a été créée en 1972, à Freetown. Et, madame Touré Aïssata Aribot, en tant que personne physique, est membre de cette organisation depuis 1988. Avant sa nomination à la direction générale du Port Autonome de Conakry, elle appartenait au comité des affaires administratives et juridiques de l’AGPAOC.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : le gouvernement veut doter chaque citoyen d’un numéro d’identification

27 juin 2019 à 14 02 32 06326

A la faveur d’une cérémonie organisée ce mercredi, 26 juin 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry, le gouvernement guinéen a procédé au lancement officiel du programme d’identification unique pour l’inclusion et l’intégration sous régionale (programme WURI/UNIR). Le lancement de ce projet (qui est entré en vigueur en décembre 2018 en Guinée) a eu lieu en présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, entouré de plusieurs membres de son gouvernement et des partenaires techniques et financiers de la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette cérémonie.

Depuis quelques années, la Guinée a fait de l’identification des citoyens une « priorité régalienne ». Cette ambition se matérialise dans le plan national de développement économique et social (PNDES), dans ses dispositions relatives à la « promotion de la bonne gouvernance au service du développement durable ».

En 2017, le pays a été choisi pour être dans la première cohorte des participants au programme d’identification unique pour l’inclusion et l’intégration en Afrique de l’ouest de la banque mondiale. Un programme qui a pour objectif de doter chaque résident en Guinée et chaque guinéen à l’étranger d’un document d’identification fiable, reconnu par le gouvernement et facilitant l’accès aux services.

Dans la pratique, il s’agit de mettre en place un registre national fiable et sécurisé des populations, interconnecté avec les services publics et privés auxquels ce programme favorise l’accès. Car, selon une étude de la banque mondiale, seuls 25% des adultes disposent de leur carte d’identité en Guinée.

Ibrahima Sory Keïta, coordonnateur du programme WURI en Guinée,
Ibrahima Sory Keïta, coordonnateur du programme WURI en Guinée

Pour Ibrahima Sory Keïta, coordonnateur du programme WURI en Guinée, ce programme qui court jusqu’au mois de juillet 2024, a une envergure sous régionale « parce qu’il va aider l’ensemble des pays de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) de faire en sorte que leurs ressortissants se sentent chez eux lorsqu’ils seront dans les autres pays de l’espace ».

De la même manière, ajoute-t-il, « c’est un programme inclusif parce qu’il va toucher toutes les composantes de nos pays (la CEDEAO). Car, il va aller vers l’homme dont la biométrie est liée … ».

Rachidi Radji, représentant résidant de la banque mondiale en Guinée,
Rachidi Radji, représentant résidant de la banque mondiale en Guinée

De son côté, Rachidi Radji, le représentant résidant de la banque mondiale en Guinée, a fait savoir que le programme WURI contribue ultimement à l’agenda de la CEDEAO qui vise la circulation des biens et des hommes, par rapport au contrat qui a été signé en 1979.

« Il n’est pas besoin de citer les avantages d’un tel outil pour la mobilité des acteurs et des biens, mais aussi à l’accès aux services par les citoyens. C’est clair que WURI est un programme structurant. Au-delà des composants qui ont été présentés, je voudrais aborder trois éléments que nous considérons très importants. Le premier, c’est partir sur l’existant, bâtir et aller vers l’unification, afin de doter chaque citoyen d’un numéro d’identifiant fiable. Et, que la base de données soit maitrisée par les Etats.

Le deuxième principe, c’est profiter de ce projet pour faire évoluer les cadres réglementaires. Car, l’identification numérique est une question de machine, mais avant d’être une machine ce sont des textes. Et, le troisième point sur lequel je voudrais insister, c’est la dimension inclusion. Nous pensons qu’avec cet outil, c’est l’opportunité pour les pays de rendre réel leur stratégie d’inclusion et permettre à tout citoyen de la ville et du milieu rural d’avoir cet outil qui fait de lui un agent inclusif de la croissance », a expliqué Rachidi Radji.

Mama Kanny Diallo, ministre du plan et de la coopération internationale,
Mama Kanny Diallo, ministre du plan et de la coopération internationale

Dans son discours de lancement de ce programme d’identification, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a indiqué que ce programme se propose de couvrir, à partir de 2024, plus de 80% de la population guinéenne. « Il s’agit, au terme du programme, de disposer d’un registre de la population et de l’état civil centralisés… La volonté du gouvernement guinéen de faciliter la détention, par les citoyens, de documents d’identification individuelle, découle du constat alarmant qu’en Afrique subsaharienne, plus de 500 millions de personnes n’ont aucune preuve juridique de leur identité.

En Guinée, cette catégorie constitue 75% des adultes. Donc, c’est pour relever ce défi que le gouvernement, en collaboration avec le groupe de la banque mondiale, a initié et négocié le programme WURI, avec une assistance financière de l’association internationale pour le développement, pour un montant global de 45 millions de dollars, dont la moitié en don. Car, sans un moyen fiable d’identification, il devient difficile d’exercer les droits fondamentaux d’accès à une gamme variée de services fournis par les secteurs publics et privés. Et ce, malgré les efforts déployés par le gouvernement pour améliorer significativement les conditions de vie des populations », a dit Mama Kanny Diallo,

La ministre en a profité pour témoigner la gratitude du gouvernement guinéen aux partenaires techniques et financiers, notamment le groupe de la banque mondiale « pour leur assistance soutenue au développement économique et social de la Guinée ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boké : Le Consortium SMB-Winning indemnise 91 personnes pour plus de 3 milliards dans la zone de CDM-Chine

27 juin 2019 à 14 02 02 06026

Communiqué : Alors que le Consortium SMB-Winning mène plusieurs grands projets miniers et d’infrastructures dans le pays, le Consortium s’attache à respecter et appliquer à la lettre le Code minier en vigueur, avec une politique RSE exigeante et ambitieuse en termes de compensation.

Ainsi, dans le cadre d’une deuxième vague de compensation, le Consortium a indemnisé mardi 25 juin 91 personnes à hauteur de 3 885 404 100 francs guinéens en raison des impacts suite à l’exploitation de la mine 30 dans la sous-préfecture de Tanènè, à la préfecture de Boké.

Le paiement de ces compensations s’est déroulé en présence de représentants de l’Agence de monitoring, d’expertise et de recherche appliquée (Amera Plus), d’un huissier de justice, du maire de Tanènè, M. Oumar Kalabane, ainsi que des présidents districts concernés.

Selon le maire de Tanènè, M. Oumar Kalabane : « Au-delà du paiement de ces compensations, le Consortium nous appuie dans l’identification et la mise en place projets créateurs de revenus pour les citoyens et les communautés. Cet appui est un élément essentiel qui en fait un opérateur apprécié dans la région ».

Pour Abdourahmane Sow, qui vient de recevoir une compensation : « Je souhaite consacrer cet argent à l’entretien de ma famille, l’éducation de mes enfants et à des activités génératrices de revenus. C’est une formidable opportunité pour l’avenir ».

D’autres personnes nous ont expliqué vouloir également investir dans la rénovation des routes, la réfection des maisons de culte et la construction de certaines infrastructures de base. Tous s’accordent à dire néanmoins qu’il faut accorder la priorité aux activités génératrices de revenus comme notamment la teinture, la saponification, le tissage en plus des activités agricoles.

Par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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« Loi dangereuse en Guinée » : les gendarmes autorisés à tirer (avec des armes de guerre)

27 juin 2019 à 13 01 00 06006

Réunis en plénière le mardi dernier, 25 juin 2019, les députés guinéens ont voté, à la majorité simple, le projet de loi portant sur l’usage des armes de guerre par la gendarmerie nationale. Les députés de l’opposition dénoncent une loi dangereuse, mais leurs collègues du pouvoir justifient l’adoption de ce texte par des « dangers » auxquels sont exposés les agents de sécurité dans leurs opérations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’Assemblée nationale.

Ce n’est certainement pas une nouveauté, puisque les gendarmes ont toujours détenu et même fait usage d’armes de guerre dans les opérations de maintien d’ordre. Mais la différence, c’est que c’est désormais légal. Ces agents de sécurité peuvent maintenant tirer sur des gens sans être passibles de poursuites judiciaires. Le texte a suscité une vive polémique entre les députés à l’Assemblée nationale. Le groupe parlementaire des Libéraux-démocrates, composé des élus de l’UFDG, a rejeté le projet de loi, soumis au Parlement par le gouvernement.

« Notre groupe parlementaire, après avoir constaté qu’aucune responsabilité pénale n’a été engagée contre les gendarmes qui ont fait usage illégal et disproportionné de leurs armes, ne peut voter ce texte en l’état. Notre conscience nous interdit d’oublier nos 104 victimes dont la plupart ont été tuées par balles. Monsieur le président, nous vous réservons donc de rejeter ce projet de loi relatif au port des armes par la gendarmerie nationale », a déclaré l’honorable Tafsir Baldé au nom de son camp.

De son côté, l’honorable Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance républicaine, a indiqué que l’unanimité ne s’est pas dégagée dans les rangs des députés de l’UFR autour de ce sujet. C’est pourquoi, « je laisserai chaque député voter selon son intime conviction », a-t-il dit, juste avant de passer au vote.

De son côté, le groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel a estimé qu’il est nécessaire et opportun d’adopter ce texte pour un certain nombre de raisons : « Avec la montée du banditisme, des braquages, des vols à main armée, … il y a des civils qui sont armés. Donc, il est important que nous ayons une gendarmerie nationale bien équipée (…) et permettre aux agents de porter les armes dans les conditions bien appropriées, bien éclaircies », a justifié l’honorable Michel Kamano, au nom du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

Après ces explications de vote, le texte a été adopté à l’unanimité des députés du RPG Arc-en-ciel et quelques-uns de l’UFR. Ceci, en présence du ministre de la défense nationale qui a savouré une « victoire », après avoir esquivé quasiment toutes les questions qui lui ont été posées par les députés, en faisant mine de les avoir oubliées.

Une loi qui « ne rassure pas »

Selon le rapport qui a été présenté par la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dans l’éventualité d’une attaque terroriste, d’une offensive lancée contre les militaires gendarmes en mission d’Etat, du vol à main armée et la désobéissance aux ordres d’arrêt par les conducteurs de véhicules, embarcations et autres moyens de transport, dont les occupants sont susceptibles de perpétrer dans leur fuite, « les forces de défense passent par la loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie nationale, afin que ce genre de situations soient mieux maitrisées ».

Cette loi comporte trois articles. Et, son article premier définit les conditions et les circonstances dans lesquelles les « militaires gendarmes doivent faire usage de leurs armes ».

La commission saisie au fond du Parlement invoque « des dangers » auxquels sont confrontés les agents de sécurité dans leurs missions de protéger les personnes et leurs biens dans « un environnement sécuritaire tumultueux ». Terrorisme, crimes organisés, trafic de drogue et autres produits toxiques, blanchiment d’argent et trafic d’êtres humains y sont cités à titre d’exemples.

Mais, pour l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates et vice-président de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée), « cette loi ne rassure pas. On n’a aucune garantie pour autoriser des gendarmes à porter des armes, puisque nous savons ce qui se passe dans ce pays ».

Certains observateurs y voient même une volonté d’intensifier la répression des manifestations dans le pays, dans le but exclusif d’étouffer les mouvements anti 3ème mandat pour l’actuel locataire du palais Sékhoutouréya. En tout cas, l’adoption de cette loi intervient à un moment où tous les mouvements de protestation contre le pouvoir sont interdits depuis plusieurs mois dans tout le pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Nigéria-Guinée : La loi impitoyable de la Coupe d’Afrique des Nations…

27 juin 2019 à 12 12 37 06376
Hélène Camara
Hélène Camara, citoyenne de N’zérékoré et supportrice du Syli national de Guinée

Par Saliou Samb : Le match Nigéria-Guinée a finalement été remporté par les Supers Eagles. Le Syli, pourtant meilleur que lors de la première rencontre contre Madagascar, n’est pas parvenu à réaliser l’exploit que tous ses supporters attendaient. La partie s’est encore jouée sur un coup de pied arrêté et, comme on pouvait le craindre, sur une énorme faute de coaching et de concentration…

Avant la rencontre, l’entraîneur Paul Put s’est défaussé sur Aly Keïta, le gardien de buts qui, au cours des éliminatoires, a impeccablement conduit l’équipe à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Put a refusé d’assumer ses erreurs commises aussi bien dans la sélection des 23 joueurs que dans l’équipe alignée face les Baréas de Madagascar. Contre le Nigeria, non seulement il a tenté de noyer le poisson avec un changement de gardien de buts – même s’il faut reconnaître qu’Ibrahima Koné (Pau, France) a fait un bon match – mais il a encore commis deux erreurs en s’entêtant à maintenir Mikael Dyrestam sur le flanc droit et surtout en procédant à un remplacement alors que l’arbitre de la partie venait de siffler un corner contre la Guinée. La suite, tout le monde la connaît : une action quasiment identique à celle qui a coûté le but contre Madagascar avec en prime le remplaçant Ousmane Sidibé (Béziers, France), pas dans le rythme, handicapé par la taille et qui se fait surprendre à l’engagement du Nigérian, au premier poteau.

Sur le déroulement même de la partie, jouée par une chaleur caniculaire, les joueurs guinéens se sont bien battus et auraient mérité au moins le point du match nul. Un fait, le plus constant, demeure depuis le début du tournoi ; les problèmes de concentration de certains joueurs sur les corners tirés par l’adversaire. Il faut dire cependant que tout n’est pas perdu : si la Guinée remporte son prochain match contre le Burundi, elle aura de très grandes chances de participer au second tour. Au mieux, elle sera deuxième derrière le Nigeria (si le Nigeria bat Madagascar avec un score supérieur à 2 buts). Au pire, avec 4 points, elle arrachera un des précieux tickets de meilleurs troisièmes. Voici les notes des joueurs.

Ibrahima Koné (8) : Le gardien de buts guinéen, lancé dans le grand bain par le coach Paul Put, a été sans doute l’un des meilleurs joueurs dans cette partie où il a enrayé au moins deux occasions du Nigeria. Il n’est pas fautif sur le but. Serein en dépit de l’enjeu, il a été décisif. Aly Keïta, mis sur le banc par Put, peut avoir du souci à se faire. Très bon match.

Mikael Dyrestam (4) : Encore une partie ratée pour le sociétaire de Xanthi (Grèce). Assez technique sur ses prises de balles, il n’a pas encore la fougue des matches au couteau de la Coupe d’Afrique des Nation. Visiblement dépassé par le rythme, trop tendre sur les adversaires, hésitant sur certaines relances pourtant simples, il n’a pas été à la hauteur ni dans l’impact physique, ni dans l’engagement. Offensivement, son apport a été quasiment inexistant. Il a été le maillon faible de l’équipe. Match à oublier.

Ernest Séka (7) : Il a apporté la combativité à l’axe central de la défense guinéenne, un apport que n’avait pas réussi à fournir Julian Janvier lors du premier match. Très vite dans son match, il a plus que bien tenu le choc face à Ighalo, d’ailleurs sorti par l’entraîneur nigérian. Beaucoup d’impact, imposant et correct dans les relances. Très bon match.

Simon Fallette (8,5) : Il a été excellent durant cette partie. Très impliqué, concentré, efficace dans ses interventions, intelligent, le défenseur de Francfort (Allemagne) a livré une belle copie. Offensivement, il a même préparé des actions à partir de la base, en prenant ses responsabilités et en faisant des relances propres. Son meilleur match depuis son arrivée en équipe nationale. Très bonne partie.

Issiaga Sylla (7,5) : Depuis le début de cette CAN, sur l’ensemble des deux rencontres le défenseur de Toulouse (France) est sans doute le meilleur joueur du Syli. Très offensif, physiquement au point, il a réussi à apporter à l’équipe sur son couloir, ce que Dyrestam n’est pas arrivé à faire sur le flanc droit. A ses qualités offensives, Sylla révèle une intelligence défensive qu’on ne lui connaissait pas auparavant. Très bon match.

Amadou Diawara (8) : Le milieu de terrain de Naples a été encore une fois à la hauteur de l’événement. Il a été toujours disponible comme point d’appui, en premier rideau juste devant la défense, mais le plus important est la qualité de ses relances. Très intelligent dans le positionnement, il a été bon. Très bon match.

Ibrahima Cissé (6,5) : Moins en vue que Diawara, il s’est bien battu dans cette partie assez disputée. Mais il n’a pas été flamboyant, obligeant Naby Keïta, pas totalement au point au plan physique, à fournir beaucoup d’efforts. Match correct.

Naby Keïta (6,5) : Handicapé par le manque de compétition, la star du Syli et joueur de Liverpool a néanmoins livré une partie correcte. Il été propre dans ses prises de balles et ses passes, mais il n’avait pas le coffre nécessaire pour changer le cours de la partie. Il a été beaucoup agressé par les adversaires. Eprouvé par le rythme, son remplacement en seconde période était logique. Match correct mais peu faire beaucoup mieux.

François Kamano (6) : Les productions mitigées et le faible rendement de l’attaquant de Bordeaux commencent à devenir un poids pour le Syli. Depuis le début de la CAN, on est très loin du joueur virevoltant et efficace devant le but que l’on a connu lors des éliminatoires. Kamano n’a pas livré une partie mémorable. Le potentiel est là, mais il n’a pas encore trouvé les bonnes marques. A encourager cependant.

Ibrahima Traoré (8) : Le capitaine du Syli a été l’un des meilleurs guinéens de la partie. Il a sans cesse harcelé les défenseurs nigérians par ses appels et ses dribbles. Très en jambes durant toute la partie. En dépit de la défaite, son activité constitue une très bonne nouvelle pour le Syli. Très bon match.

Sory Kaba (6,5) : Il a pesé sur la défense nigériane par son physique mais il n’a pas été à la hauteur de l’excellente partie livrée contre Madagascar. Il a aussi fait quelques mauvais choix dans la transmission du ballon, ce qui a permis aux défenseurs nigérians de se replacer et de le contrer. Globalement, Kaba a fait un match d’avant-centre sevré de bons ballons. A encourager.

Fodé Koïta (non noté) : Sur une des rares actions après son entrée en jeu, il choisit de contrôler le ballon de la poitrine alors qu’il aurait pu jouer de la tête. Le joueur de Kasimpasa (Turquie) a un potentiel qui devrait être mieux exploité contre le Burundi.

Ousmane Sidibé (non noté) : Une hésitation fatale sur le corner qui a amené le but mais il s’est repris par la suite. Sur le plan défensif, il a commencé par reculer avant de prendre ses responsabilités. Il remplace le maillon faible du Syli Dyrestam et contrairement à ce dernier il a réussi à muscler les interventions sur le flanc droit. Il serait bon de le motiver et de l’essayer.

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Vive tension à Labé : risque d’affrontements entre pro et anti 3ème mandat

27 juin 2019 à 11 11 36 06366
Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir à vie

La volonté du président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020, continue de créer des tensions en République de Guinée. Après les affrontements de N’zérékoré, le 13 juin 2019, avec un mort et plusieurs blessés, ce sont les citoyens de la ville de Karamoko Alfa Mo Labé qui sont inquiets, suite à une volonté des pro et anti 3ème mandat d’organiser des marches le même jour, dimanche 30 juin, avec le même itinéraire, a indiqué un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La ville de Labé frôle des affrontements aux conséquences incalculables entre le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui ont tous choisi la même date et le même itinéraire pour organiser des manifestations dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les autorités communales de Labé ont reçu les deux lettres d’information déposées par les structures antagonistes.

« Je vais à mon bureau pour prendre une décision. J’ai reçu les deux lettres », a indiqué au téléphone de Guineematin.com Mamadou Aliou Laly Diallo, le maire de la commune urbaine de Labé.

Pour le coordinateur du Front pour Samba Camara, l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC), il s’agit d’une provocation de la part des responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« C’est lorsqu’ils ont suivi notre spot qui passe en boucle sur les antennes de certaines radios locales que les responsables du FNDC ont décidé d’improviser une lettre d’information à la mairie. Ils se savaient pas que, nous aussi, nous avons déjà déposé notre lettre à la commune qui nous a donné un accusé de réception » a expliqué Samba Camara.

Cette version de Samba Camara a été en partie confirmée par le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Labé, Thierno Habib Bah.

« Notre antenne a été installée depuis longtemps. On n’avait pas programmé des manifestations à Labé, parce que personne ne faisait la promotion de la nouvelle constitution ici. Mais, nous avons suivi un communiqué du FARC qui passe depuis dimanche. Nous avons écouté la réaction des autorités locales. Mais, ayant constaté que le communiqué continue de passer en boucle, nous aussi, nous avons décidé de déposer une lettre à la commune » confirme Al Habib Bah.

Suffisant pour confirmer que le FNDC cherche une confrontation ouverte avec son adversaire d’en face.

« Nous prévenons les autorités communales que nous ne nous soumettrons pas à leur décision portant interdiction de notre manifestation, parce que nous estimons que nous avons suivi la voie légale, en déposant notre lettre d’information à la commune » a-t-il ajouté dans une émission qui passe en ce moment sur les antennes de GPP FM Foutah.

La décision de la mairie de Labé est attendue donc de pieds fermes par les deux camps. Il est à préciser que par rapport à cette journée, l’antenne régionale du FNDC a commencé à communiquer ce jeudi, 27 juin 2019, alors que le FARC communique depuis dimanche à travers un spot à caractère politique.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CAN 2019 : acculé, le Syli National doit « vaincre le Burundi ou périr »

27 juin 2019 à 11 11 22 06226

C’est la gueule de bois ce jeudi, 27 juin 2019, chez les fans du football en Guinée et pour la forte délégation présente en Egypte, au lendemain de la défaite du Syli national face au Nigéria. Pour cette 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, le Syli a connu un piètre et inquiétant démarrage. Un seul point pris pour le moment en deux matches joués. Le Syli est désormais dos au mur et devra sortir le grand jeu contre le Burundi pour espérer se hisser en huitièmes de finale.

C’est un silence de cimetière qu’on a vécu hier mercredi, dans les quartiers de Conakry au coup de sifflet final du match que la Guinée a perdu (1 à 0) face au Nigéria. Le Syli national, très attendu par les férus du football, a encore déçu son public.

Le match nul concédé samedi dernier face à Madagascar, qui est à sa première participation à une phase finale de la CAN, avait créé le doute dans l’esprit de nombreux observateurs devant un adversaire prenable. Les doutes se sont confirmés et laissent place désormais à l’inquiétude surtout que le Syli est plus que jamais e dos au mur : « vaincre le Burundi ou périr ».

Paul Put, le sélectionneur national, est largement responsable de cette situation. Ses choix, très critiqués par les observateurs avertis, ont été pour beaucoup dans les contreperformances du Syli. Le but concédé contre le Nigéria en est une illustration parfaite. Alors que les nigérians s’apprêtaient à jouer un corner, le technicien Belge fait sortir Julian Dyrestam, déséquilibrant ainsi sa défense, pour faire entrer Ousmane Sidibé. Ce dernier, placé au premier poteau, n’a rien vu venir. Une erreur de débutant.

A part le choix des joueurs, les positionnements tactiques de l’entraineur sont également questionnables au cours des deux matches.

Du côté des joueurs, la prestation a été pour le moins médiocre. Dans l’ensemble des deux matches de cette CAN, François Kamano, l’un des plus attendus, a plus que déçu. Rien ne lui a réussi et il continue de multiplier les mauvaises prestations avec le Syli. Pour sa part, Sory Kaba a alterné le bon (contre les malgaches) et le moins bon (face au Nigéria).

Ce visage est symptomatique de l’attitude de la quasi-totalité des joueurs guinéens durant ces deux sorties ratées. Apathiques, ils ont manqué de vivacité et de caractère face à des adversaires qui étaient pourtant à leur portée.

Tout n’est certes pas perdu. Mais, le Syli devra cravacher face aux Hirondelles du Burundi dimanche prochain pour s’ouvrir les portes des huitièmes de finale. Dans une CAN à 24 équipes, ce serait un crime de lèse-majesté pour le Syli National que de se faire éliminer au premier tour. Paul Put n’avait-il pas dit que son objectif était d’aller jusqu’en demi-finale ? Comme pour dire, « ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

En tous les cas, le Belge est attendu au tournant.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Front pour l’Adoption d’une nouvelle Constitution : Sékou Souapé et Souleymane Keïta annoncés à Labé

27 juin 2019 à 10 10 49 06496
Sékou Souapé

Sékou Souapé Kourouma et Souleymane Keïta aux noms évocateurs, puissants membres du Bureau Politique National (BPN) du RPG-Arc-en-ciel, sont annoncés dans la ville de Labé pour rehausser de leur présence la cérémonie de lancement des activités du Front pour l’Adoption par Référendum de la Constitution (FARC), prévue, dit-on, le dimanche prochain, 30 juin 2019, à travers un carnaval mobilisant 500 jeunes suivi d’un meeting au stade régional, Elhadj Saïfoulaye Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis quelques jours, un spot à caractère politique passe en boucle sur les antennes d’une radio locale pour annoncer le programme de l’organisation, le dimanche, 30 juin 2019, d’une cérémonie de lancement des activités du Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) à Labé.

Cet élément qui passe inaperçu pouvait relever de l’ordinaire s’il n’était pas question de Labé qui a vu naître et grandir, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Toute une symbolique pour le FARC et le Mouvement Djokken Alpha qui co organisent l’évènement d’une haute portée historique pour l’avenir de l’UFDG et la survie de l’opposition en République de Guinée.

Ce n’est, peut-être, pas pour rien que l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ne parvient pas à se déployer dans les préfectures de son ressort, depuis son installation il y a pratiquement un mois. Une structure de contre-pouvoir menée par la société civile mais qui est actuellement confrontée à un déficit de ressources humaines à l’intérieur du pays.

Car, partout, les structures de la société civile sont animées par des fonctionnaires ayant beaucoup d’intérêts à protéger avec l’administration publique dirigée par des commis qui ne laissent aucune place à la contradiction et aux débats d’idées.

Conséquence ? Chaque acteur concerné a peur soit de perdre son petit poste ou d’être muté dans une localité qu’il ne souhaite pas vivre.

De l’autre côté, les citoyens non scolarisés capables de mener la bataille à bon port sont presque tous absorbés et affiliés aux partis politiques dirigés par des leaders de leurs ethnies. C’est pourquoi, on dit souvent et à juste titre que le président Alpha Condé n’a rien en face pour lui tenir tête. A telle enseigne que bon nombre d’observateurs reste convaincu que le projet de la nouvelle constitution à une forte probabilité de chance de passer comme une lettre à la poste.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Abus de confiance : le commerçant, le pêcheur et les 100 millions

27 juin 2019 à 10 10 33 06336

Après avoir passé 3 mois et 2 semaines de détention à la prison civile de Conakry, Mohamed Diallo, pêcheur de profession, a été entendu hier, mercredi 26 juin 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. Il était poursuivi pour abus de confiance dans une affaire d’achat de poisson d’un montant de 100 millions de francs guinéens par le commerçant Moussa Diallo. Au terme des débats contradictoires, Mohamed Diallo a été situé sur son sort, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Moussa Diallo aurait remis à Mohamed Diallo la somme de 100 millions de francs guinéens, destinée à l’achat d’une certaine quantité de poisson devant être revendue. Depuis que cette remise a eu lieu, Moussa Diallo dit n’avoir jamais eu de compte-rendu de la part de Mohamed Diallo qui aurait disparu des radars.

Devant cet état de fait, le commerçant a porté plainte. Mohamed Diallo est aussitôt mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt le 14 mars 2019.

A la barre, Moussa Diallo a expliqué qu’il a remis ce montant pour que Mohamed Diallo aille acheter du poisson chez les pêcheurs afin de le revendre aux Coréens et revenir faire le compte-rendu. « On a conclu qu’il va acheter du poisson pour revendre aux Coréens, parce que ceux-ci en avaient besoin. J’ai pris ce montant à crédit pour lui remettre. Il est allé acheter plus de 10 mille tonnes de poisson. Il a livré cette quantité aux Coréens. Il a dissipé l’argent. Il a tout dépensé sans venir faire le compte-rendu », a expliqué le plaignant.

Dans ses prétentions, Moussa Diallo va réclamer la somme de 100 millions de francs guinéens à titre principal et 50 millions de dommages et intérêts.

De son côté, le prévenu n’a pas nié les faits d’avoir reçu ce montant de la part de Moussa Diallo. Mais, argue-t-il, ce montant a été bien utilisé pour acheter du poisson. « J’ai acheté du poisson et j’ai livré une quantité aux Coréens. J’ai financé aussi les pêcheurs pour qu’ils me livrent le produit. C’est en faisant ces activités que Moussa Diallo m’a fait arrêter », a expliqué Mohamed Diallo.

Dans ses réquisitions, le procureur Bakary Camara va apporter son appui au prévenu, en rappelant que Mohamed Diallo a été mis aux arrêts alors qu’il était en train de livrer le poisson aux Coréens. « Il a livré plus de 10 mille tonnes de poisson. C’est dans ça, qu’il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt. Aujourd’hui encore, on lui réclame les mêmes montants et des dommages et intérêts. Pour le ministère public, les faits d’abus de confiance ne sont pas constitués dans la mesure où il avait commencé à livrer certains tonnages de poisson », a dit Bakary Camara.

D’ailleurs, le procureur va solliciter la libération de Mohamed Diallo. « Qu’il vous plaise de renvoyer Mohamed Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué ».

Dans sa délibération, le tribunal va suivre les réquisitions du procureur en libérant Mohamed Diallo qui a passé 3 mois et 2 semaines de détention à Coronthie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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