Conakry : acteurs de la société civile et ONG échangent autour des droits de l’enfant

La Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant luttant contre la Traite des Enfants en Guinée (COLTE/CDE), en partenariat avec Save the Children, se penche sur la Convention relative aux Droits de l’Enfant en Guinée. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé un atelier de partage et de vulgarisation des recommandations et observations finales de février 2019 sur ladite convention. L’atelier a pris fin ce jeudi 27 juin 2019, au siège du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Birahim Sidibé, manager du programme régional de Save the Children au Sénégal,
Elhadj Birahim Sidibé

Cette formation de trois jours était destinée à une trentaine de jeunes issus des associations de protection des droits de l’enfant. Dans son intervention, Elhadj Birahim Sidibé, manager du programme régional de Save the Children au Sénégal, a fait savoir que cet atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du comité des droits de l’enfant des Nations Unies.

Selon lui, « ce sont des recommandations qui ont été formulées à l’endroit de l’Etat guinéen et que la société civile, dans le cadre de sa mission de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations, a procédé pendant trois jours dans ces locaux au partage de ces recommandations entre organisations de la société civile ; mais surtout à l’élaboration d’un plan de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. C’est un plan qui va être mis en œuvre sur cinq (5) ans. Donc, d’ici à 2025, pour identifier ensemble des actions en termes de réponse directe comme guise de contribution de la société civile à la réalisation de ces recommandations, mais aussi des actions de plaidoyer à l’endroit de l’Etat qui est le responsable suprême de la réalisation des droits de l’enfant. Donc, plaidoyer à l’endroit de l’Etat, pour que l’Etat prenne les mesures en termes de loi, en termes de décret, en termes de mise en place d’un cadre institutionnel qui soit favorable à la réalisation du droit de l’enfant ».

Parlant de ces recommandations, monsieur Sidibé a laissé entendre qu’elles sont nombreuses : « Cela part de l’éducation, de la santé, de la protection, de la nutrition, de l’enregistrement des naissances. Bref, l’ensemble des problématiques des droits de l’enfant qui se posent en Guinée et que l’Etat ainsi que ses partenaires et l’ensemble des organisations de la société civile travaillent depuis des décennies maintenant.(…) Pour avoir été l’animateur en chef de cet atelier, je pense que les objectifs que nous nous sommes fixés ont été largement atteints. Parce que les objectifs ont été fixés à plusieurs niveaux : le premier objectif, c’était d’abord de rendre public, de partager ces recommandations qui il faut l’avouer restaient entre les mains de quelques organisations ou de quelques individus. Aujourd’hui, on a l’avantage que la société civile guinéenne, réunie ici au tour d’au-moins une trentaine d’organisations ont eu connaissance de ces recommandations qui sont formulées par le comité Droit des Nations Unies à l’endroit de l’Etat guinéen ».

De son coté, Mamadou Moudjitaba Diallo, coordinateur de la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant luttant contre la Traite des Enfants, initiateur du présent atelier, s’est réjoui de la tenue de cette formation. Selon lui, sa coalition qui a pour axe d’intervention, le domaine de l’enfance en Guinée, fait partie de ceux qui ont proposé ces recommandations. « Je vous rappelle que dans le cycle de suivi de cette convention relative aux Droits de l’enfant, chaque cinq ans, le gouvernement doit envoyer un rapport périodique, aller le présenter. Et, la société civile aussi doit élaborer un rapport, qu’on appelle rapport alternatif complémentaire, l’envoyer au comité des Droits de l’enfant de Genève et aller le présenter. C’est à l’issue de l’examen de ces deux rapports que le comité formule les recommandations à l’Etat guinéen pour améliorer le respect du droit de l’enfant dans notre pays. Donc, quand ces recommandations viennent, chaque cinq ans nous avons aussi le devoir de le partager avec les organisations intervenant dans le domaine de l’enfance en Guinée », a-t-il fait remarquer.

Abdourahmane Bah, trésorier du parlement des enfants
Abdourahmane Bah

Au nom des participants, Abdourahmane Bah, trésorier du parlement des enfants a remercié les initiateurs. Selon lui, ce type d’initiatives « permet de relever, en effet, le socle qui aujourd’hui pèse sur les enfants en Guinée. A notre niveau, ce que nous pouvons faire, c’est des séances de plaidoyers à l’endroit des autorités étatiques. Parce qu’il faut savoir aussi, c’est le contexte politique qui peut changer les choses, parce que nous à notre niveau, nous faisons des plaidoyers, nous nous adressons aux autorités étatiques, mais à la communauté. Parce que l’un des premiers maillons protecteurs des enfants, c’est la famille et puis vient la communauté et ensuite pour finir l’Etat intervient. Donc, il faut que toute cette échelle, au niveau de la société, puisse jouer son rôle pour l’émancipation des enfants en Guinée ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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