Examens de sortie : « tous ceux qui n’ont pas la moyenne dans les travaux pratiques doivent échouer »

Mamadou Cellou Souaré, directeur général de l’ENPT de Kipé
Mamadou Cellou Souaré, directeur général de l’ENPT de Kipé

Après la phase théorique, les élèves, en fin de cycle dans les écoles techniques et professionnelles du pays, affrontent maintenant les épreuves pratiques des examens de sortie, session 2019. Entamées hier, lundi 1er juillet, ces épreuves se déroulent dans des bonnes conditions à l’ENPT de Kipé, selon les candidats et les encadreurs de ce centre, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com ce mardi, 02 juillet 2019.

Ils sont 504 candidats à affronter ces épreuves à l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications (ENPT) de Kipé. Ces candidats viennent de l’ENPT (323 candidats dont 115 filles) ; l’Ecole Nationale de Tourisme et de l’Hôtellerie (158 étudiants dont 126 filles) ; l’Ecole Polytechnique de Conakry (17 candidats dont 9 filles ; et le Centre National pour la Formation Touristique et Hôtelière de Kakimbo (6 candidats). Ces élèves, en fin de cycle, sont repartis dans 12 salles et vont composer dans différentes disciplines avec l’objectif de décrocher leur examen de sortie.

« Pour mon école, les disciplines qui sont les télécommunications et les nouvelles technologies, on a trois filières pour les télécoms, à savoir : le BTS en radio, le BTS en transmission et le BTS en communication et réseau. En Génie informatique, nous faisons la maintenance informatique réseau et l’informatique industrielle. Donc 5 filières pour le BTS et 5 filières pour le BEP Télécom. En ce qui concerne l’école de l’hôtellerie, ils ont hôtellerie, bar restaurant, hébergement et cuisine pâtisserie. Maintenant l’EPC a le BTS en maintenance informatique réseau, et le CENFOTH a le BEP en Télécom et le BTS en transmission », a expliqué Mamadou Cellou Souaré, directeur général de l’ENPT de Kipé.

Selon monsieur Souaré, « ces travaux pratiques consistent, en général, à évaluer les performances que les étudiants ont reçues pendant le cycle de trois années de formation, pour savoir s’ils ont acquis la compétence nécessaire leur permettant de s’insérer dans la vie socioprofessionnelle. On les met dans les salles de classe, ils font des montages électroniques ou des activités de maintenance des équipements sur lesquels ils ont eu la formation, tels que les ordinateurs, les récepteurs radio et TV ainsi que sur les réseaux téléphoniques, les installations des postes d’abonnés et autres. Et, en ce qui concerne les travaux pratiques, la note maximale c’est 14/20. Un étudiant qui a 14/20, c’est un étudiant qui a été parfait dans les travaux pratiques. En général, tous ceux qui n’ont pas la moyenne dans les travaux pratiques, ils doivent échouer », a-t-il indiqué.

Emmanuel Pogomou

Le directeur de l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications de Kipé se félicite du bon déroulement de ces épreuves pratiques dans son école, même s’il déplore un manque d’équipements dont souffre l’ENPT. Les candidats, eux-aussi, sont partagés entre satisfaction et optimisme. C’est le cas d’Emmanuel Poghomou, étudiant en maintenance réseau informatique. « J’affronte ces examens avec sérénité parce que la théorie s’est passée dans une atmosphère calme. Donc pour la pratique, ça s’est bien passé hier (première journée), on a été évalués en téléphonie, l’architecture des ordinateurs et puis le système d’exploitation, et aujourd’hui on doit voir la maintenance informatique, réseau informatique, la programmation informatique et le système d’exploitation. Je suis satisfait jusque-là du travail qu’on a fourni et j’ai l’espoir que je vais obtenir mon BTS », a-t-il dit.

Lucile Balamou

Même son de cloche chez Lucile Balamou, étudiante en programmation informatique. « Je suis prête à affronter l’examen d’aujourd’hui et j’ai confiance en moi pour obtenir mon BTS. Je me sens bien dans cette école, mais seulement on est en manque d’équipements. On aimerait bien qu’on nous aide à avoir des équipements pour pouvoir bien faire notre formation et que les unités industrielles nous aident à aller chez eux pour faire des pratiques. Par exemple, quand on parle de l’automatisme, on parle de tout ce qu’il y a dans les unités industrielles. Mais, on n’est jamais allé dans une unité industrielle pour faire quelques travaux pratiques. Donc nous lançons un appel pour qu’ils nous viennent en aide », a dit cette candidate.

A noter que ces épreuves pratiques vont durer quatre jours à l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications (ENPT) de Kipé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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