Examens nationaux : le PADES dénonce « les slogans creux qui ne reflètent absolument rien »

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Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) est très amer au sujet du système éducatif guinéen. Au cours de son assemblée générale d’hier, samedi 06 juillet 2019, la formation politique a dénoncé vigoureusement la politique éducative de notre pays, fustigeant « les slogans creux » des autorités lors des examens nationaux, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Alors que les autorités guinéennes brandissent cette année encore toute une batterie de mesures prises pour assurer la transparence des examens nationaux qui viennent de démarrer avec le Certificat d’Etudes Elémentaires, le PADES est loin d’être convaincu par ces annonces officielles. Le parti d’opposition, dirigé par Dr Ousmane Kaba, estime qu’il ne s’agit là que de slogans sans aucun effet sur le terrain. « Aujourd’hui, tout le battage médiatique concerne les examens comme si le système éducatif se résumait aux examens.

Il y a beaucoup de slogans : tolérance zéro ainsi de suite, ce sont les mêmes slogans qu’on a entendus depuis toujours. Mais, est-ce pourtant que notre système éducatif s’est amélioré ? Non ! Vous avez vu les échecs l’année passée. Je crois qu’il est important, parce que la question de l’éducation, au-delà des considérations politiques, nous intéresse tous. Nous avons des enfants des frères, nous avons des petits enfants, et ce sont ces enfants-là qui vont s’occuper de l’avenir du pays demain », a déclaré Mohamed Kaba, le coordinateur des affaires administratives du PADES.

Pour cet opposant, avec l’actuel système éducatif, c’est l’avenir de la Guinée même qui est en danger. « Pourquoi notre avenir est en danger ? Parce que notre système éducatif ne fonctionne pas bien. Il ne fonctionne pas bien et on est en train de nous tromper. Il faut qu’on revoie la politique éducative dans notre pays. Qu’on ait une véritable politique en matière d’éducation, qui tienne compte des articulations entre les différents secteurs de l’éducation, qui tienne compte des principales missions que chaque secteur doit jouer.

Si on ne le fait pas, on va créer des gens qui vont chômer et on va encore créer des problèmes. On aura dépensé l’argent du peuple pour rien. Donc, de grâce, qu’on arrête ces slogans creux, parce que ça ne reflète absolument rien. Ce que vous n’avez pas appris aux enfants, vous ne pouvez pas leur demander cela pendant l’examen, ça n’a aucun sens », estime monsieur Kaba, qui appelle les Guinéens à chercher à influencer pour que ce système éducatif puisse changer.

Par ailleurs, ce responsable du PADES s’est montré indigné face à l’organisation du hajj par les autorités religieuses de notre pays. Mohamed Kaba s’insurge contre la magouille qui caractérise ce processus et désigne les dirigeants du pays comme coupables de cette situation. « Il y a beaucoup de magouilles, beaucoup de corruption dans l’organisation du pèlerinage. Mais malheureusement, ce sont nos religieux qui le font. C’est une vérité absolue ! Il faut que cela change. Que ce soit ici, avant le départ des pèlerins, et même lorsque ces pèlerins se rendent aux lieux saints pour faire leur pèlerinage, ils sont victimes d’escroquerie.

Vous avez entendu le rapport qui a été remis au président de la République : sur plus de 7200 pèlerins l’année passée qui ont payé de l’argent pour qu’on leur immole leurs moutons, il y a eu moins de 300 de moutons achetés pour 7200 pèlerins. Même dans le pèlerinage il y a des problèmes. Ça veut dire que la gouvernance n’est pas bonne. Et quand la gouvernance n’est pas bonne, il faut changer cette gouvernance ; quand la gouvernance n’est pas bonne, on ne demande pas un nouveau mandat ; quand la gouvernance n’est pas bonne, on part et on laisse la place à ceux qui peuvent le gérer », a dit le coordinateur des affaires administratives du PADES.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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