Il avait joué au faux bravo en faisant espérer les guinéens de voir leur équipe cadette, valeureuse finaliste de la CAN de la catégorie en Tanzanie, disputer la coupe du monde au Brésil en octobre prochain. Comme à son habitude, il avait fanfaronné en se rendant d’urgence à Paris, mobiliser ses fameux avocats pour se rendre au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Zurich.

De retour à Conakry et prenant part à l’assemblée générale ordinaire de la Féguifoot à Labé, Antonio Souaré s’était fait applaudir par l’assistance en jouant au héros qui aura fait éviter les sanctions à la Guinée.

Menteur devant l’éternel, il avait plutôt évoqué le problème de l’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) sans jamais faire mention de la grave faute administrative de falsification de documents de voyage de deux joueurs dont s’étaient rendus coupables des dirigeants et entraîneurs de la fédération, encore moins évoquer le refus de la fédération à répondre à l’invitation du jury disciplinaire de la CAF avant son audience délibérante.

Et, ce n’est pas tout. D’Alexandrie où il se trouve avec le Sily National, Antonio Souaré, joint par une radio locale, continue à défendre l’indéfendable, même après la validation des sanctions imposées aux Cadets par le comité exécutif de la CAF.

Celui qui prétend connaître le football vient ainsi d’être confondu et humilié et certainement mal vu par les guinéens qu’il a pris pour des jouets en abusant de leur amour-propre, si ce n’est créer un incident diplomatique avec le Sénégal, voisin à l’autel du football.

La réalité, c’est qu’Antonio Souaré en veut à maître Augustin Senghor, le président de la Fédération Sénégalaise de Football depuis l’élection de ce dernier au comité exécutif de la CAF. Toujours prêt à se réfugier dans le mensonge et embarquer tout le monde dans son bateau. La corruption aura raison de ceux qui vont trainer les pieds.

La messe est dite, c’est bien les Cadets sénégalais qui vont prendre part à la coupe du monde au Brésil. Avec cette sanction et l’humiliante élimination du Sily national à la CAN en Egypte, la saison footballistique est terminée. À Antonio Souaré de dresser son bilan. Négatif sur toute la ligne.

Alors, merci de rendre le tablier afin que des guinéens plus méritants enfourchent le cheval pour continuer l’aventure.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien,

Depuis Abidjan

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