Ibrahima Bah, âgé de 30 ans, a été retrouvé mort et son corps pendu à un arbre ce jeudi, 18 juillet 2019, au secteur MoryKantéya, dans le quartier Nongo Centre. Pour l’instant, on n’en sait rien s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre. Selon ses proches, la victime souffrait auparavant d’une dépression mentale, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Ibrahima Bah habite au quartier Simbaya Gare. Mais, c’est à Nongo Centre qu’il a été retrouvé pendu à un arbre à l’aide d’une corde, ce jeudi matin. Une découverte surprenante pour son frère, Mamadou Oury Bah. « C’est à ma grande surprise que lorsque j’ai appelé son téléphone, un agent de la police a décroché pour me demander de les rejoindre à Nongo. C’est ainsi que je suis venu voir son corps pendu à un arbre. Tout ce que je sais, c’est qu’il était un peu malade, il souffrait d’une dépression mentale depuis une année et quelques mois. C’est professeur Doukouré qui était son médecin.

Ce dernier l’a traité jusqu’à ce qu’il a recouvré sa santé. Depuis lors, il a travaillait avec moi au marché de Madina. Il vendait là-bas des téléphones et des accessoires de téléphones. Hier, on était ensemble jusqu’à 17 heures, il est rentré à la maison. Aux environs de 19 heures, il est sorti de la maison sans dire au-revoir à quelqu’un. C’est lorsque je ne l’ai pas vu ce matin que j’ai décidé de l’appeler au téléphone. C’est un petit qui très religieux, ceux qui le connaissent peuvent le témoigner. Il jeûnait chaque fois », a-t-il laissé entendre.

Fodé Momo Camara, chef de quartier adjoint de Nongo Centre
Fodé Momo Camara, chef de quartier adjoint de Nongo Centre

Selon Fodé Momo Camara, le chef de quartier adjoint de Nongo Centre, c’est la première fois qu’une telle découverte est faite dans la localité. « C’est vers 7h30 qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y a un corps suspendu ici. Aussitôt, je me suis rendu ici. J’ai constaté les faits en compagnie du chef de secteur. J’ai appelé le maire pour l’informer, j’ai appelé le colonel Samoura, j’ai appelé le commissaire central, la BAC N°5 qui réside à Nongo ici. Donc, ils sont tous sur le terrain maintenant. Le médecin légiste est là pour connaitre effectivement de quoi il s’agit. A ma connaissance, depuis que je suis là je n’avais jamais constaté un cas pareil dans ce quartier », a dit le responsable local.

Malick Koné, Directeur central de la police judiciaire
Malick Koné, Directeur central de la police judiciaire

Interrogé sur le terrain, Malick Koné, le directeur central de la police judiciaire, est resté prudent. Il préfère attendre la fin des enquêtes pour dire s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre. « Ce qui est sûr, on a vu un corps suspendu avec une corde, on ne peut pas se prononcer là-dessus. Mais dès les premières informations, nous avons réunis la division des investigations criminelles, la médecine légale, les sapeurs-pompiers, deux OPJ requis pour venir sur les lieux.

Alors, nous avons procédé aux premières investigations. Ce qui nous amène naturellement à couper la corde et prendre les éléments, mettre le lieu en sécurité pour être à l’abri du public. Parce qu’il faut protéger aussi la population du regard. Il y a des risques de dégâts collatéraux notamment psychologiques. Alors, on a fait le travail. Le reste de l’enquête va se poursuivre avec la police judiciaire. On va communiquer le moment venu », a indiqué le responsable de la police judiciaire.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 622 07 93 59

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