65, 15% d’admis au BEPC à Dubréka : le DPE exulte et promet plus (interview)

Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka
Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka

La préfecture de Dubréka a enregistré un taux de 65, 15% d’admis au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) en Enseignement Général et Franco-arabe pour la session 2019. A cela s’ajoute le fait que la première de la région de Kindia (Djénabou Barry, ndlr) vient de Dubréka. Une situation qui réjouit à plus d’un titre Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka (DPE). Il l’a dit à l’occasion d’une interview accordée à un reporter de Guineematin.com le mardi dernier, 30 juillet 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : la 1ère de la région de Kindia vient de la préfecture de Dubréka. En tant que directeur préfectoral de l’éducation, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Mohamed Lamine Touré : j’avoue que le sentiment qui m’anime, il sera très difficile de l’exprimer. La langue de Molière n’étant pas la mienne, en m’exprimant dans cette langue, je rencontre assez difficultés. Mais, je dois m’efforcer. Je souhaite avoir l’assistance du créateur et de mes collègues ici présents pour arriver à exprimer ce que je ressens vraiment. C’est un sentiment de réconfort moral, de fierté. Parce que je suis premier. Oui, tout cela existe en moi aussi bien physiquement, moralement que sur le plan environnemental. C’est-à-dire que ça existe en moi, mais ça existe aussi en mes collaborateurs. Je veux parler de cette fierté, de cet honneur.

Guineematin.com : combien de candidats avez-vous présenté cette année au BEPC pour quels résultats ?

Mohamed Lamine Touré : au BEPC, je vais dépasser la phase des inscrits et m’arrêter à la phase de ceux-là qui ont effectivement composé. A l’enseignement général, on a présenté 8327 candidats ; au Franco-arabe, on en avait avait 274. A l’Enseignement Général, sur les 8327 qui ont composé, 5776 ont été admis. En franco-arabe, sur les 274 qui ont effectivement composé, 167 ont réussi. Par pourcentage, à l’Enseignement Général, on a eu 69, 37%. En franco-arabe, on a 60, 95%. Quand vous prenez la moyenne des deux pourcentages, vous trouvez un pourcentage de 65, 15%. Ce qui dépasse de 21 points le pourcentage national. C’est énorme, c’est grandissant, ça fait le bonheur et ça fait la fierté. C’est pourquoi, je dis que mon premier sentiment est un sentiment de fierté.

Guineematin.com : comment êtes-vous parvenus à obtenir un tel résultat ?

Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka

Mohamed Lamine Touré : avant d’arriver au comment nous sommes arrivés à ce résultat, je voudrais d’abord vous signifier et vous venez de le voir à travers les images, à travers les résultats, ce que Dubréka a été premier quantitativement, mais aussi qualitativement. J’ai les résultats devant moi. Quand vous prenez la première page des résultats, vous avez 21 inscrits sur la première page. Sur ces 21, dix huit (18) proviennent de Dubréka. Il n’y a que 3 qui viennent d’ailleurs, dont un candidat libre. Mais, au-delà de tout cela, la première de la région vient de Dubréka est du groupe scolaire Keitaya. Ce n’est pas une simple école, mais c’est un groupement d’écoles. Et, pour la petite histoire, cela vient confirmer une activité de l’école. Le fondateur a organisé une cérémonie de remise de satisfécits à laquelle j’étais invité et au-cours de laquelle moi-même, j’ai reçu un satisfecit. Et ce jour, j’ai eu l’honneur de décerner au nom du groupe scolaire Keitaya à cette jeune fille du nom de Djénabou Barry, qui s’est classée aujourd’hui première de la région. Ce résultat vient confirmer cette activité qu’on avait prise comme purement du théâtre. Ce n’était pas du théâtre. Moi-même, j’avais pensé que l’école veut tout simplement faire une cérémonie. Mais, à la sortie de ces résultats, j’ai compris qu’il fallait réaliser ce jour-là cette cérémonie, parce que cette fille-là mérite une reconnaissance. Et, c’est l’école qui a commencé à reconnaître ses efforts avant que la région ne les reconnaisse. Alors la question qui vient, c’est comment nous sommes parvenus à ces résultats. Vous savez que l’année scolaire 2018-2019 était une année pleine de balbutiements, pleine de secousses. Mais, je l’ai dit au cours de mes interviews antérieures, soit chez vous ou ailleurs, j’ai dit qu’au rendez-vous de la proclamation des résultats, on n’est pas encore pleinement au rendez-vous, mais j’ai dit que vous vous verrez les résultats de Dubréka. J’ai dit que les résultats de Dubréka vont étonner, comme ils sont en train de le faire. On n’a pas encore fait le clou, mais je suis passé au lendemain de la grève dans maintes écoles privées pour les remercier, les féliciter. J’avoue qu’au niveau de la préfecture de Dubréka, pas plus de 12 jours de cours n’ont été séchés, pour ne pas dire que les écoles privées de Dubréka ont carburé à 100% ; on va dire que c’est trop estimé. Mais, je peux dire qu’à 99% les écoles de Dubréka ont étudié et ont travaillé. Mais en plus, ils ont mis encore à profit ce qu’on a prorogé pour ceux-là qui étaient en retard. Et, ils ont travaillé durement. C’est un élément significatif ou une raison de cette réussite. Quand vous voyez les résultats, vous voyez émerger les écoles privées. Ensuite, viennent les écoles publiques qui ont aussi fourni des efforts, qui n’ont pas totalement séché les cours. Nos résultats reflètent cela. Oui, il y avait la grève en République de Guinée, mais à Dubréka, nous étions fiers, parce que les cours existaient et se tenaient.

Guineematin.com : quelles dispositions vous comptez prendre pour garder ce cap ou aller même au-delà les années à venir ?

Mohamed Lamine Touré : vous savez, il ne faut pas l’occulter, je suis à ma deuxième année ici, j’arrive de Kouroussa. J’avais dit que si j’avais fait deux ans ici, il n’y aurait pas eu un cours de chômer à Dubréka. Vous savez, on a dit que la guerre se prépare en tant de paix. Vous préparez bien la guerre en temps de paix, vous la remportez toujours pendant la guerre. J’avais dit que si j’étais là il y a deux ans avant le déclanchement de cette grève, Dubréka n’aurait pas eu à grever ou n’aurait pas senti l’effet sérieux de la grève ou la grève ne l’aurait pas impacté même à 40 pourcent. Et après une année seulement, on a commencé à me secouer, je n’avais pas pris le train. J’avoue que je ne dirais pas que Dubréka ne va pas s’aligner derrière les mots d’ordre de grève que je souhaite soient bannis. A partir de cet instant, que chacun prenne conscience que c’est le travail qui peut être récompensé. Je souhaite que Dieu nous éloigne de ces balbutiements, de ces grèves, de ces façons de sécher les cours. Le fait que je me familiarise avec Dubréka, avec les enseignants, le fait que je commence à travailler avec les enseignants de Dubréka, je crois que les années à venir, on verra que Dubréka va continuer à être plus calme. C’est pourquoi, nous allons renforcer notre stratégie, ce que nous avons mené pour être à ce niveau. Nous allons faire des analyses, voir les points de faiblesse, et pour les améliorer et voir les points forts pour les renforcer. Je finis par rendre grâce à Dieu, rendre hommage au professeur Alpha Condé, à son gouvernement conduit par Dr Ibrahima Kassory Fofana. Je rends aussi grâce à mon ministre, on n’a pas pu l’affadir, la volonté de présenter les vrais résultats. Et dans ces vrais résultats, nous nous pointons à l’horizon, c’est le fruit d’un vrai travail, un travail sérieux.

Interview réalisée à Dubréka par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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