La restriction des libertés des citoyens, constatée depuis plus d’une année, va crescendo en Guinée. La dernière en date est celle faite à l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH). Cette organisation, avec ses partenaires, s’est vue interdire de mettre en œuvre les activités du projet sur la « Prévention de la Violence et consultations communautaires », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’OGDH, en partenariat avec l’AVIPA (Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre) et la COJEDEV (Consortium des associations de Jeunes pour la Défense des Victimes de Violence, appuyée par la Coalition Internationale des Sites de Conscience (CISC), envisageait d’organiser des activités dans les quatre régions naturelles de la Guinée. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Prévention de la Violence et consultations communautaires ».

Dans une correspondance en date du 22 juillet dernier, adressée à Boureyma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, l’OGDH a expliqué le sens de sa démarche tout en lui demandant de « bien vouloir intervenir auprès des autorités concernées pour la réalisation effective de ces activité ».

Mais, dans une réponse en date du 05 août 2019, le ministre Boureyma Condé a annoncé la suspension des activités dudit projet qui est dans sa phase II. « Pour des raisons judiciaires, sociales, politiques et humanitaires et surtout des exigences de la justice transitionnelle, je vous demande de surseoir à l’exécution de ces activités en attendant que les tribunaux se prononcent sur les dossiers qui lui sont soumis dans l’intérêt de la paix et de la stabilité sociale sur notre territoire », soutient le ministre.

Voir ci-dessous les copies des échanges en les deux camps.

Courrier de l’OGDH

Réponse du ministre Bouréma Condé

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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