La remise en liberté de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimouno, et les résultats catastrophiques au baccalauréat, session 2019, sont les principaux points débattus à l’occasion de l’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi, 10 août 2019. Les responsables de la formation ont salué la libération du président du Bloc Libéral tout en prodiguant des conseils aux leaders d’opinion, qui doivent « bien vérifier les informations avant de se prononcer », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé une semaine de détention à la maison centrale de Conakry, Dr Faya Millimouno, président du BL, a été remis en liberté hier, vendredi. Une décision de la justice guinéenne saluée par Ibrahima Kaba, membre de la coordination du PADES. « Hier soir, nous avons été informés de la libération de Dr Faya Millimouno. Nous sommes très contents de cette libération. Mais, il y a un point à préciser. Nous sommes en procédure judiciaire. Et cette procédure est très compliquée. On peut accorder une liberté provisoire sans la libération totale. Alors nous, nous sommes légalistes, nous sommes contents de la libération de Dr Faya Millimouno et nous lui apportons notre soutien total » a-t-il déclaré.

Cependant, Ibrahima Kaba n’a pas manqué de rappeler à l’ordre les leaders d’opinion qui doivent surveiller leur langage. « En tant que leader d’opinion, toutes les informations qu’un leader doit donner, doivent avoir une source claire. Pour éviter les problèmes, il faut être informé et il faut bien vérifier l’information avant de se prononcer. Et cela ne doit pas se limiter à Dr Faya Millimouno seulement, mais à nous autres leaders d’opinion » a-t-il conseillé.

Par rapport aux résultats catastrophiques au baccalauréat de 2019, le président de séance a déploré un échec historique, dont la responsabilité est partagée. « Nous avons constaté les résultats calamiteux du baccalauréat de cette année. Ces résultats ne sont que le reflet réel du niveau des enseignants qui sont en situation de classe. Ce problème peut être partagé à trois niveaux, à savoir : la famille, l’autorité scolaire et la conscience des apprenants. Nous constatons réellement la démission volontaire des parents dans la formation des enfants.

En même temps, nous constatons l’irresponsabilité de certains encadreurs dans les écoles. L’enseignement devrait être une priorité pour le gouvernement. Mais aujourd’hui, au lieu de financer dans le secteur éducatif, la préoccupation du gouvernement, c’est comment financer et organiser les mamayas qui ne servent absolument à rien. Or, l’éducation dépasse la politique, car c’est la vie de la nation qui est en danger », soutient l’opposant.

Pour surmonter ce handicap, monsieur Kaba propose de faire « un diagnostic du système éducatif pour identifier les vrais problèmes en vue d’envisager les solutions. C’est ce qui permettra d’éradiquer les maux dont le système éducatif guinéen souffre. Il faut aussi accorder un bon budget pour le secteur éducatif, car le budget alloué à notre système éducatif est très faible par rapport aux autres pays de la sous-région ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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