Ils sont plusieurs centaines de personnes (vendeurs, tailleurs, coiffeurs) à passer toutes leurs journées dans le marché de Matoto, l’un des plus grands de Conakry. Mais, ces hommes et femmes rencontrent d’énormes difficultés pour se mettre à l’aise, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pour faire leurs besoins biologiques, la plupart de ces personnes sont obligées de faire recours aux seules toilettes publiques du marché. Payer 1000 francs guinéens pour se mettre à l’aise. « Nous avons des toilettes publiques ici. Chaque fois que quelqu’un a besoin de se mettre à l’aise, il paye 1000 francs aux gérants. Eux aussi (les gérants, ndlr), cherchent de l’eau qu’ils mettent là-bas et du nettoyage des lieux », a expliqué maître Thierno Mamadou Diogo Bah, un tailleur qui travaille dans ce marché.

Une seule toilette publique pour tout ce beau monde, la situation est loin d’être évidente. Selon nos informations, il faut parfois beaucoup patienter pour pouvoir rentrer dans ces latrines. Et à l’intérieur, ce n’est pas confort. Ce citoyen qui se présente sous le nom de Sow Barry Kégnéko, en sait quelque chose.

« Le problème est que les toilettes sont remplies et l’odeur nous fatigue beaucoup. Et puis, quand il pleut, celui qui se trouve dans ces toilettes sera complètement mouillé parce que toit est troué et l’eau coule beaucoup. Quand vous êtes à l’intérieur aussi, vous voyez des insectes qui se promènent partout. Les gérants nettoient avec de l’eau de javel, mais ce n’est pas du tout suffisant », soutient-il.

Face à cette situation, certains commerçants ont pu se trouver des toilettes de fortune à côté de leurs magasins. C’est le cas d’Amara Camara, vendeur de pièces détachées. Mais, sa toilette ne peut pas accueillir ceux qui veulent aller à la selle. Et, cela lui pose problème de nos jours.

« Il y a une toilette chez nous ici. C’est le propriétaire du bâtiment qui l’a érigée pour nous ses clients. Et, c’est nous qui la gérons. Mais, le problème est que cette douche est faite juste pour ceux qui veulent uriner, pas pour ceux qui veulent aller à la selle. Malheureusement, certains venaient déféquer ici. C’est pourquoi, désormais, quiconque vient ici, on lui demande pour quel besoin il est venu avant de le laisser entrer », a-t-il laissé entendre.

A noter que les gérants des toilettes publiques de ce marché n’ont pas souhaité répondre à nos questions.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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