Les citoyens des quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan sont frappés par des inondations monstres depuis les fortes pluies du mercredi, 21 août 2019. Plusieurs habitations ont été envahies par les eaux, notamment au quartier Missira où les routes sont coupées, rendant le déplacement quasi impossible sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Missira est l’un des 27 quartiers de la commune urbaine de Kankan, situé à l’extrême ouest de la ville dont la population est estimée à près de 10.000 habitants. A cette période des grandes pluies, l’accès au quartier est impossible. Malgré l’engagement de nombreux citoyens pour désenclaver la zone, les eaux stagnantes continuent d’y régner en maitres.

Sayba Kalé, propriétaire d’un bar-café, fait partie des sinistrés. « Nous saluons l’acte effectué par Amadou Yes, il s’est battu, mais nous sollicitons des autorités, particulièrement le Maire, nous lui prions de bien veiller sur le cas. Il n’y a pas de sortie qui tend vers le fleuve. Ils n’ont qu’à nous aider. Amadou Yes a fait son mieux, ça ne veut pas dire que c’est tout, puisque la situation de cette année est aussi dramatique que celle de l’année précédente. Ils doivent creuser des canaux de ruissellement des eaux usées. Il y a eu des inondations partout. Chez moi et chez mes voisins, les concessions ont été envahies », a-t-il expliqué.

A croire Makoya Condé, les eaux stagnantes représentent un réel danger pour la santé des riverains. « C’est situation est vraiment préoccupante. Il faut qu’on nous aide. En plus du fait que les eaux stagnantes nous bloquent l’accès du marché et autres lieux, elle représente un danger pour notre santé. Ici, on n’a pas d’eau potable, c’est celle du puits qu’on utilise. Donc, qu’on le veuille ou pas, c’est les eaux stagnantes qu’on utilise, elles détruisent l’image de notre maison », a-t-elle laissé entendre.

Cette inondation a aussi provoqué l’écroulement de certains bâtiments dont les propriétaires se retrouvent le plus souvent à la belle étoile. Selon Moussa Kaba, « chaque année la situation est la même. Quelques fois, ces eaux stagnantes sont à la base de l’écroulement de nos maisons. Deux de nos maisons sont parties comme ça, et c’était à notre présence. Parfois, nous enregistrons des blessés. Actuellement, nos routes sont bloquées, nous souffrons, nous ne pouvons rien faire sans l’aide des autorités, nous leur prions de bien vouloir nous aider ».

Les eaux stagnantes continuent de paralyser les petites entreprises de Missira, au grand dam de leurs propriétaires. Mamadou Djan Sall, gérant d’un atelier de peinture automobile, « cette eau ne bouge pas parce qu’il n’y a pas de caniveaux. C’est pour cela qu’il y a inondation. On ne gagne même plus de clients, ils m’ont tous fui, le passage est impraticable, impossible pour un véhicule d’entrer, et même ceux qui sont là, on ne sait pas comment les faire sortir. Le préfet était là l’année dernière, mais ça n’a rien apporté à notre sort ».

Selon nos informations, les responsables du quartier Missira ont adressé plusieurs demandes aux autorités communales pour les alerter sur les risques qu’ils encouraient. Mais, ces demande n’ont jamais connu de suite favorable.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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